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Séminaire : Après-coups de la violence au Canada et au Mexique

by sur 08/01/2018
La prochaine séance du séminaire Perspective comparatives sur les droits des peuples autochtones portera sur les après-coups de la violence (assassinats, vérité et justice): 11 janvier 2018, de 9h à 13h, salle BS1_28, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris

Après-coups de la violence (assassinats, vérité et justice)

 

Edith Cloutier (Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or) et Carole Levesque (Réseau DIALOG, INRS)

« La violence envers les femmes autochtones : quels chemins de compréhension et d’action? »

À la suite de demandes répétées de la part des principales organisations de femmes autochtones du Canada devant la multiplication des cas de disparitions de femmes autochtones, le gouvernement canadien a enfin annoncé en décembre 2014 la tenue d’une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées; cette enquête est toujours en cours. Dans la foulée, en octobre 2015, une série de dénonciations pour des situations de racisme, d’abus et d’agressions perpétrées à l’encontre de femmes autochtones de la ville de Val-d’Or faisait la une des médias nationaux et internationaux. Une seconde commission, cette fois-ci québécoise, a débuté en décembre 2016. La présente conférence fera état des contextes sociaux, politiques et juridiques ayant conduit à la mise en œuvre de ces initiatives gouvernementales et examinera les réponses et pistes d’action déjà offertes.

 

Sabrina Melenotte (LAIOS/IIAC/FMSH)

« Violences politiques et criminelles vs. justices autochtones au Mexique »

 Les chiffres officiels de la lutte contre le narcotrafic au Mexique font état de plus de 235 000 morts et 32 000 disparus depuis 2007, faisant du pays le cadre du deuxième conflit armé le plus meurtrier après la Syrie. Les autochtones en paient un lourd tribut, comme le confirme le rapport de l’ONU sur les droits des peuples autochtones de novembre 2017. Pour autant, la communication portera sur la surprenante créativité politique et les réactions citoyennes des autochtones face aux violences politiques et criminelles. Après avoir mené des recherches doctorales sur le conflit armé au Chiapas et l’organisation politique des zapatistes dans une municipalité tsotsil de la région des Hautes-Terres, je mène désormais de nouvelles enquêtes ethnographiques dans l’État du Guerrero, fortement marqué par les violences criminelles contemporaines. Ces deux États ont vu émerger des justices autochtones qui contrastent avec l’impunité régnante, et s’expriment par des expériences d’autonomie politique, de police communautaire ou de proposition d’une candidate autochtone aux élections présidentielles de 2018.

Séance suivante du 8 février 2018 :

Ré-appropriation de soi : ethnogenèse, diaspora

Diego Muñoz Azocar (post-doctorant, EHESS-Marseille) : Hau Māori Rapanui. Le chantier politique de l’île de Pâques.

Eric Glon (Université de Lille) : Ce que (re)nommer les lieux nous dit des territoires autochtones. Un exemple canadien.

Si vous souhaitez recevoir les nouvelles du séminaire veuillez envoyer un mail à ibellier@ehess.fr

Pour plus d’informations : consultez http://www.sogip.ehess.fr/

 

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