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Avis de soutenance de thèse sur l’éducation comme moyen d’ouverture et de défense dans la communauté tupinamba de Bahia au Brésil

AVIS DE SOUTENANCE

 Thèse de doctorat en co-tutelle préparée à l’EHESS (Ecole doctorale 286) 

Institut interdisciplinaire d’anthropologie du contemporain – IIAC

Candidate : LE BOULER Nathalie (membre du Réseau Peuples Autochtones)

Titre de la thèse :

« Apprendre et enseigner avec les Autres : L’éducation comme moyen d’ouverture et de défense dans la communauté tupinamba de Serra do Padeiro (Bahia, Brésil) »

Résumé

Le sujet de cette thèse de doctorat porte sur le processus et sa consolidation ultérieure en tant que projet d’éducation scolaire dans la communauté tupinamba de Serra do Padeiro (Terra Indígena Tupinambá de Olivença, Bahia-Brésil). Les différentes phases et transitions de la trajectoire de la lutte Tupinamba sont examinées afin de mettre en place un système éducatif différencié, qui a nécessité une réorganisation constante suite à la perte du territoire autochtone et au désir de fournir une éducation formelle aux nouvelles générations comme moyen de renverser positivement la situation contemporaine. La thèse cherche également à mettre en évidence la violation des cadres juridiques concernant les peuples autochtones en tant que dimension extrêmement importante pour la compréhension de ce projet éducatif. Dans ce contexte, les relations interethniques ont un effet direct sur le processus en question. La particularité représentée par le projet d’éducation formelle de la communauté de Serra do Padeiro sera mis en évidence pour être guidée par les encantados – entités principales de leur cosmovision – qui agissent comme des « agents éducatifs » et, de façon complémentaire, pour accueillir l’Autre, dans ce cas, des étudiants non-autochtones. Outre les discours des Tupinamba sur les avantages du Colégio Estadual Indígena Tupinambá de Serra do Padeiro – CEITSP pour la région, il est également décrit comment se met en place, au quotidien, un enseignement qualifié de « doublement différencié » – pour être autochtone et pour accueillir des non-autochtones – et comment les savoirs « traditionnels » et « occidentaux » sont choisis et systématisés dans ce contexte. La thèse vise enfin à montrer que la communauté de Serra do Padeiro transmet ses enseignements au cours de la lutte pour ses droits, en configurant ainsi un modèle éducatif pouvant être étendu au-delà de ses propres frontières, à partir d’une adaptation à d’autres contextes sous de nouveaux paramètres de relations interethniques.

 

Jury

  • Mme Irène Bellier (Directrice de thèse), CNRS
  • Mme Edilene Dias Matos (Directrice de thèse), Universidade Federal da Bahia
  • Mme Claudia Damasceno Fonseca, EHESS
  • Mme Maria Rosario de Carvalho, Universidade Federal da Bahia – UFBA
  • Gersem José dos Santos Luciano, Universidade Federal do Amazonas – UFAM
  • Spensy Kmitta Pimentel, Universidade Federal do Sul da Bahia – UFSB
  • Jose Roberto Severino, Universidade Federal da Bahia – UFBA

Date: Mercredi 10 juillet 2019 à 13 h 00 (heure au Brésil)

Lieu: Université fédérale de Bahia, Av. Adhemar de Barros, s/n° – Ondina, Salvador -BA, 40170-110, Brésil.

Le résumé de thèse est disponible sur le site de l’EHESS:(https://www.ehess.fr/fr/liste/soutenances)

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Violence envers les femmes autochtones au Mexique et au Guatemala

Prochaine séance du séminaire organisé par I. Bellier et E. Ricaud Oneto:

« Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones »

13 juin 2019, de 9h à 13h, EHESS, Salle 13, 105 bd Raspail, 75006 Paris.

Violence envers les femmes autochtones     

 

Rosalva Aída Hernandez CastilloProfesseure et anthropologue, CIESAS: Violence de genre, militarisation et criminalisation des peuples autochtones au Mexique

Resultado de imagen para Rosalva Aída Hernández CastilloDans cet exposé, je voudrais réfléchir à l’impact de « la guerre contre les drogues » sur les corps et les territoires des peuples autochtones du Mexique. En prenant comme référence analytique les histoires de femmes victimes de violences sexuelles dans des régions militarisées et paramilitarisées, ainsi que les histoires d’exclusion de femmes autochtones emprisonnées dans le contexte de la guerre contre les drogues, j’aspire à démontrer les liens qui connectent l’occupation du corps des femmes autochtones, par leur violation, leur emprisonnement et leur contrôle, avec l’occupation de leurs territoires et la dépossession de leurs ressources naturelles. Ce sont des processus qui surviennent de manière simultanée et qui répondent aux logiques néocoloniales du capitalisme. En outre, il est clair que les inégalités de genre et de « race » sont fondamentales à la reproduction de cette chaîne de phénomènes.

 

Sofia Dagna, Doctorante à l’EHESS, LAIOS-IIAC: Stratégies de défense de femmes autochtones face à la violence institutionnelle

femmes mayas k'iches.jpgLa présentation se concentre sur l’analyse de la violence institutionnelle de l’État et des autorités locales, qui s’exerce à l’encontre des femmes autochtones organisées au Guatemala. Leurs luttes sont traitées comme une forme de dissidence, et leur action est alors criminalisée. Les agressions sont le fruit de logiques patriarcales et racistes historiquement présentes dans les structures de l’État guatémaltèque. À partir de récits de femmes autochtones qui s’auto-définissent comme des « défenseures des droits humains », la communication évoquera leurs stratégies qui se basent sur l’appropriation d’instruments juridiques nationaux et internationaux, sur la « réparation émotionnelle » et sur l’action politique directe. L’étude de cas porte notamment sur l’organisation de femmes maya k’iche au Guatemala et leur circulation dans les espaces locaux, régionaux et internationaux qui leur permet de se légitimer et de porter leurs revendications.


Pour préparer le séminaire… conseils de lecture (textes disponibles sur l’ENT (EHESS) et sur demande : emmanuelle.ricaud-oneto@ehess.fr)

1) Violence de genre, militarisation et criminalisation des peuples autochtones au Mexique

Hernandez Castillo, Rosalba Aída, 2017, « Activisme et anthropologie juridique féministe au Mexique », Recherches féministes, vol. 30, nº 1, pp. 81-100.

Hernandez Castillo, Rosalva Aída, 2013, « Femmes autochtones détenues et criminalisation de la pauvreté au Mexique », Recherches amérindiennes au Québec, Vol. XLIII, n° 2-3, pp. 21-30.

2) Stratégies de défense de femmes autochtones face à la violence institutionnelle

Sieder, Rachel, 2017, “Entre la participación y la violencia: Justicia de género y gobierno neoliberal en Chichicastenango, Guatemala” in Rachel Sieder (ed.), Exigiendo justicia y seguridad: Mujeres indígenas y pluralidades legales en América Latina, CIESAS, México: 119-160.

Cumes, Aura, 2012, “Mujeres indígenas, patriarcado y colonialismo: un desafió a la segregación comprensiva de las formas de dominio”, Anuario Hojas de Warmi, nº 17.

Langues autochtones, savoirs et territoires de vie, au Musée du Quai Branly

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Rencontre avec Irène Bellier et Nigel Crawhall

le 18 mai 2019 à 17h au Musée du Quai Branly

Deux spécialistes des droits des peuples autochtones et de leurs savoirs élaborent un dialogue sur l’Amérique et l’Afrique. Ils traitent de perspectives articulées sur les problématiques de la diversité, des conceptions du monde, des systèmes de savoirs et de transmissions. La relation entre « eux » et « nous » (autochtones / occidentaux) est au cœur de la rencontre.

bellier.pngAvec Irène Bellier, anthropologue, directrice de recherches au CNRS (IIAC/LAIOS-Ehess) et Nigel Crawhall, linguiste, chef de section à l’UNESCO.

 

En savoir plus sur le site. 

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Retrouvez la médiathèque et le salon de lecture Jacques Kerchache sur Facebook.

INFORMATIONS PRATIQUES 
Accès : Situé au rez-de-chaussée dans le hall, le salon de lecture Jacques Kerchache est accessible à tous les visiteurs du musée. 37 quai Branly – portail Debilly ou 218 rue de l’Université – 75007 Paris – RER C Champ de Mars, Bus 42, 92, 80, 63 – Métro ligne 9 Alma Marceau ou Iéna.
Horaires : Du mardi au dimanche de 11h à 19h ; jeudi, vendredi et samedi jusqu’à 21h. Fermé le lundi.

 

Systèmes alimentaires autochtones et souveraineté alimentaire

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 Séminaire « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones », jeudi 9 mai 2019, de 9h. à 13h., Salle 13, 105 bd Raspail, 75006 Paris

Systèmes alimentaires autochtones et souveraineté alimentaire

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Anthropologie de la mine et droits des peuples autochtones / EHESS 11 avril

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11 avril 2019, de 9h à 13h

EHESS – Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

Anthropologie de la mine

Publication du livre : Quel avenir pour les Pygmées à l’orée du XXIème siècle ?

Le GITPA annonce la parution d’un nouveau livre dans sa collection Questions autochtones

QUEL AVENIR POUR LES PYGMÉES À L’ORÉE DU XXIÈ SIÈCLE ?

Qui sont-ils, que subissent-ils, comment font-ils face ?

Patrick Kulesza, Marine Robillard
Préface de Serge Bahuchet
L’Harmattan / Collection: Questions autochtones 

Sans aucune concession au sérieux scientifique, ce travail est un ouvrage de diffusion et un véritable manifeste politique. Et notre souhait est que, en effet, les décideurs politiques le lisent. Il est impératif que soient reconnues la diversité culturelle des « Pygmées », la complexité de leur histoire et des situations qu’ils affrontent, pour qu’enfin ils aient droit à la parole, à la dignité et au libre choix de leur futur. c’est tout le but de cet ouvrage. (extrait de la préface de Serge Bahuchet)

 Sommaire du livre
 Autres titres dans la Collection Questions autochtones (GITPA)

Journées d’études « Luttes autochtones : formes et pratiques filmiques »

Ce cycle de rencontres (Paris, 27-28 février, 8-9 avril et 2-3 mai) réunit cinéastes, militants, chercheurs en études cinématographiques et chercheurs en sciences sociales, et propose une première cartographie des formes et des pratiques filmiques des luttes autochtones – particulièrement en Amérique du Nord et dans le Pacifique. Ces journées d’études s’inscrivent dans le cadre du projet de recherche « For a Global Study of Filmic Practices within Autochthonous Struggles », hébergé à La Fémis et financé par l’IRIS Études Globales de l’Université PSL.
Journée d’études | Colloquium

LE CINÉMA AUTOCHTONE CONTRE L’OCCUPATION

27 février 2019 — La Fémis — 6 rue Francœur, 75018 Paris — Salle Demy, premier étage

28 février 2019 — INHA — 2, Rue Vivienne, 75002 Paris — Salle Vasari, premier étage

 

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Questions autochtones en Amérique : comparaison Nord-Sud

Séminaire mensuel IdA-ENS : Perspectives transaméricaines

L’Institut des Amériques et l’ENS ont le plaisir de vous inviter à la 6e séance de leur séminaire.

Ce séminaire se propose de confronter les visions de chercheurs travaillant sur les différents territoires et aires culturelles des Amériques et de la Caraïbe.

Il se tient à l’École Normale Supérieure (Paris) de 18h à 20h le premier mardi de chaque mois.

Session du 5 mars 2019, 18h-20h

Questions autochtones en Amérique : comparaison Nord-Sud

Irène Bellier

disc. Benoît de l’Estoile

Inscription gratuite mais obligatoire : https://urlz.fr/8MPz

29 rue d’Ulm 75005 Paris

Salle Paul Langevin

Textes à lire en amont :

Consulter le texte 1 – Consulter le texte 2 – Consulter le texte 3 – Consulter le texte 4

http://www.institutdesameriques.fr/fr/content/seminaire-perspectives-transamericaines

Droits des peuples autochtones et droit extractif: enjeux de la consultation

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Résumés des interventions du Séminaire du 31 janvier 2019 (formato pdf)

Séminaire 2018-2019 Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones

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Coordonné par Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS (IIAC-LAIOS) et Emmanuelle Ricaud Oneto, doctorante à l’EHESS (IIAC-LAIOS)

 29 novembre 2018, de 9h à 13h. Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris

Droits des peuples autochtones : 

Vers une extension des droits humains aux non-humains ?

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Photo : Nathalie Le Bouler Pavelic


Intervenant.e.s :

Alexandre Surrallés, Directeur de recherches au CNRS (Laboratoire d’anthropologie sociale)

Nathalie Le Bouler Pavelic, Doctorante UFBA/EHESS (IIAC/LAIOS)

Célia Tupinamba, Représentante Tupinamba (Membre ONU-Femmes, Présidente de l’Associação dos Indios Tupianambá da Serra do Padeiro-AITSP et professeur au Colégio Estadual Indígena Tupinambá de Serra do Padeiro)

Jéssica Tupinamba, Représentante Tupinamba (Colégio Estadual Indígena Tupinambá de Serra do Padeiro-CEITSP)

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Résumés des interventions:

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Université Nomade : Savoirs autochtones et politiques publiques

La 15ème édition de l’Université Nomade se tiendra du 24 au 28 septembre 2018, à l’EHESS, 105 Boulevard Raspail, 75006 Paris.

 

SAVOIRS AUTOCHTONES ET POLITIQUES PUBLIQUES: EXPERIENCES INTERNATIONALES

Le programme est disponible sur le site de JUSTIP (Justice and Indigenous Peoples Rights) : https://justip.hypotheses.org/universite-nomade

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Les droits des peuples autochtones à l’épreuve du tourisme

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Séminaire Perspective comparative sur les droits des peuples autochtones

17 mai 2018, 9h-13h : Salle AS1_08
54 boulevard Raspail, 75006 Paris

La rencontre de « l’autre » : les droits des peuples autochtones à l’épreuve du tourisme

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Intervenants :

Magali Demanget (Maîtresse de conférences, U. Paul-Valéry Montpellier) :

Tourisme, magie et « autochtonie ». Images ethniques et pluralité des appartenances dans les hautes terres mazatèques (Mexique)

Depuis plusieurs dizaines d’années, l’anthropologie du tourisme a conduit à ne plus considérer ce phénomène social sous le seul angle négatif d’agent corrupteur des traditions locales. Suivant cette perspective, nous montrerons comment, dans le municipio Huautla de Jimenez (Sierra mazateca), les acteurs politiques locaux se sont emparés de la rencontre touristique pour en faire la matière de leurs politiques culturelles. Ces initiatives se sont tout d’abord inscrites dans les nouvelles dispositions des politiques indigénistes, pour composer plus récemment avec un programme de développement touristique gouvernemental (celui des pueblos mágicos), lui-même inspiré d’orientations plus globales. En partant d’une approche dialogique et multiscalaire, on s’interrogera sur les consensus, mais aussi les luttes et fractures qui émaillent les opérations de mise en images de soi, tout comme sur les décalages entre les productions touristiques et les appartenances des habitants.
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Aurélie Condevaux (Maîtresse de conférences, U. Paris I)

Usages marchands de la culture et propriété intellectuelle : les enjeux pour le tourisme dans les sociétés « autochtones »

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Du Chiapas au Rojava, expériences d’autonomie

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Séminaire Expériences de l’anticapitalisme. « Que faire ? »
Vendredi 4 mai 2018 de 9 h à 13 h à l’EHESS, 105 bd Raspail 75006 Paris, salle 10

Du Chiapas au Rojava, expériences d’autonomie

On a comparé l’expérience du Rojava, soit un Kurdistan libertaire, révélé à l’opinion occidentale en 2014, à l’expérience des communautés autonomes du Chiapas, nées de l’insurrection zapatiste du 1er janvier 1994. Toutes deux ont en commun d’expérimenter à leur manière des alternatives à l’État-nation, fondées sur la démocratie directe, l’auto-organisation, le refus du capitalisme, l’écologie, l’égalité entre femmes et hommes. Cette séance sera l’occasion de mettre l’accent particulièrement,  d’une part, sur le lien entre rituel et politique, i.e. entre le temps traditionnel et le temps révolutionnaire, d’autre part, sur des possibilités d’une émancipation micro-politique par l’écologie sociale.

Avec la participation de

Rocío Noemí Martínez

Entre tradition et autonomie : rituel, réciprocité et nouvelles configurations du politique dans la commune autonome zapatiste de San Pedro Polho

Les peuples originaires développent, dans leurs pratiques du rituel, des formes de politique et de communication qui leur permettent de se reconnaître dans un territoire commun avec des histoires partagées à travers le temps. A cet effet, je vais essayer de cerner les formes du politique impliquées dans un rituel maya tsotsil nommé k’in tajimol (les jeux du soleil). Ce rituel, qui fait la jonction entre la fin et le début de l’année dans le calendrier tsotsil, donne à voir un « moi collectif » incarné par les autorités de la fête liés aux ancêtres notamment à une mère ancienne (autorité principale des morts). Les morts (les ancêtres) sont une référence indispensable pour la manière d’agir des vivants dans la reconfiguration et le type de relations établies entre la tradition et l’autonomie. Elles sont associées à des propositions inédites quant à la pratique politique du « Bon Gouvernement » chez les peuples indiens du Mexique, qui construisent également de nouvelles relations entre indiens et non-indiens.

Rocio Noemi Martinez présentera à cette occasion des extraits de son film K’IN TAJIMOL, un carnaval maya-tsotsil à la la commune autonome zapatiste de San Pedro Polho (CD Film, 2014)

Rocío Noemí Martínez est historienne de l’art et anthropologue, enseignante à la FCS/Université Autonome de Chiapas (UNACH) et membre du seminaire Wallerstein, Université de la Terre, SCLC.

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et de

Engin Sustam 

Les rituels d’une révolution moléculaire du confédéralisme démocratique dans l’espace kurde : Bakûr et Rojava

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Séminaire : Après-coups de la violence au Canada et au Mexique

La prochaine séance du séminaire Perspective comparatives sur les droits des peuples autochtones portera sur les après-coups de la violence (assassinats, vérité et justice): 11 janvier 2018, de 9h à 13h, salle BS1_28, 54 boulevard Raspail, 75006 Paris

Après-coups de la violence (assassinats, vérité et justice)

 

Edith Cloutier (Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or) et Carole Levesque (Réseau DIALOG, INRS)

« La violence envers les femmes autochtones : quels chemins de compréhension et d’action? »

À la suite de demandes répétées de la part des principales organisations de femmes autochtones du Canada devant la multiplication des cas de disparitions de femmes autochtones, le gouvernement canadien a enfin annoncé en décembre 2014 la tenue d’une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ou assassinées; cette enquête est toujours en cours. Dans la foulée, en octobre 2015, une série de dénonciations pour des situations de racisme, d’abus et d’agressions perpétrées à l’encontre de femmes autochtones de la ville de Val-d’Or faisait la une des médias nationaux et internationaux. Une seconde commission, cette fois-ci québécoise, a débuté en décembre 2016. La présente conférence fera état des contextes sociaux, politiques et juridiques ayant conduit à la mise en œuvre de ces initiatives gouvernementales et examinera les réponses et pistes d’action déjà offertes.

 

Sabrina Melenotte (LAIOS/IIAC/FMSH)

« Violences politiques et criminelles vs. justices autochtones au Mexique »

 Les chiffres officiels de la lutte contre le narcotrafic au Mexique font état de plus de 235 000 morts et 32 000 disparus depuis 2007, faisant du pays le cadre du deuxième conflit armé le plus meurtrier après la Syrie. Les autochtones en paient un lourd tribut, comme le confirme le rapport de l’ONU sur les droits des peuples autochtones de novembre 2017. Pour autant, la communication portera sur la surprenante créativité politique et les réactions citoyennes des autochtones face aux violences politiques et criminelles. Après avoir mené des recherches doctorales sur le conflit armé au Chiapas et l’organisation politique des zapatistes dans une municipalité tsotsil de la région des Hautes-Terres, je mène désormais de nouvelles enquêtes ethnographiques dans l’État du Guerrero, fortement marqué par les violences criminelles contemporaines. Ces deux États ont vu émerger des justices autochtones qui contrastent avec l’impunité régnante, et s’expriment par des expériences d’autonomie politique, de police communautaire ou de proposition d’une candidate autochtone aux élections présidentielles de 2018.

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Séminaire LAIOS 21 décembre 2017 : Irène Bellier « Conflits de savoirs et d’usages en territoire autochtone » (Colombie)

Irène Bellier « Conflits de savoirs et d’usages en territoire autochtone (Colombie) »

La prochaine séance du séminaire du LAIOS « Globalisation : normes et tensions » vous invite à voyager en compagnie de réalisateurs autochtones qui se sont emparés de la caméra pour évoquer leurs situations au Nord de la Colombie.

Jeudi 21 décembre 2017, 14h-17h

EHESS, 54 boulevard Raspail, salle AS1_08

Consacrée à la question des conflits de savoirs et d’usage, la séance s’appuiera sur la présentation du film Resistencia en la linea negra, réalisé par Amado Villafana Chaparro, Saul Gil et Sivestre Gil Salabata (2011), durée 1 :24, sous-titré en français.

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Synopsis :

Pourquoi ne pouvons-nous plus ramasser les coquillages au bord de la mer ? Pourquoi nous enlever les pierres de quartz « gardiennes » ? Pourquoi détruisent-ils les coeurs de la Mère Terre? Pourquoi nous faisons-nous assassiner ? Transgressant leurs normes traditionnelles, les autorités wiwas, koguis et arhuacas de la Sierra Nevada de Santa Marta décident de se présenter au monde. À travers un voyage révélateur, et partant d’une intimité rarement divulguée publiquement, une équipe de réalisateurs autochtones se saisit de caméras pour montrer au monde les actions que leurs autorités spirituelles – les Mamos – ont entreprises pour faire face aux graves menaces pesant sur leur territoire ancestral.

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Les savoirs autochtones : quelle place dans la gouvernance mondiale du climat ?

Prochaine séance du séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones coordonné par Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS, IIAC-LAIOS et Verónica González González, SNI-CONACYT/IIAC-LAIOS.

Séance 2 – 7 décembre 2017, 9h-13h. Salle Maurice et Denys Lombard, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris
Les savoirs autochtones : quelle place dans la gouvernance mondiale du climat ?

Intervenants :
arton1136-08575Jean Foyer (Chargé de recherche CNRS, Institut des sciences de la communication (ISCC) : « Objectiver les savoirs traditionnels, réenchanter la lutte contre le changement climatique »
Cette présentation explore comment la question des savoirs traditionnels des populations autochtones est entrée dans le champ de la gouvernance climatique ces dernières années en proposant une généalogie de cette « climatisation ». Cette dernière s’apparente à un processus de traduction débouchant sur des formes d’objectivation différentes, scientifisation et politisation notamment. Sur la base d’observations ethnographiques durant la COP21, on reviendra sur les trois grands récits qui lient changement climatique et savoirs traditionnels : celle du victime/héros résilient, celle de l’intégration des savoirs et enfin, celle de l’écologie sur-naturelle.

profil203Florent Kohler (Maître de conférences, Université François Rabelais et CREDA/IHEAL) : « L’intégration des savoirs autochtones dans les évaluations internationales au risque de l’essentialisation. A propos de l’IPBES, le ‘GIEC de la biodiversité’. »

L’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) a, dès son origine, montré sa volonté d’intégrer les savoirs locaux et autochtones dans les évaluations (pollinisateurs, dégradation et restauration des terres, évaluations régionales). Cette volonté est venue buter sur deux obstacles : d’abord, les stéréotypes pesant sur les visions du monde indigène, pensées comme uniformes – lien sacré, Terre-Mère, Pachamama – et ensuite la difficulté pour les ethnologues et représentants autochtones d’expliciter leurs savoirs tout en respectant les modalités et surtout les finalités d’une évaluation destinée aux politiques. Le résultat est un compromis, qui reflète aussi l’effort des scientifiques pour considérer ces savoirs comme des données à part entière : une série d’exemples ad hoc, incapables de s’extirper de la dimension locale, et le passage sous silence d’aspirations autres que le maintien des traditions et des activités ancestrales.

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Seminario Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones : à 10 ans de l’adoption de la Déclaration des Nations unies

Le séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones reprend ses travaux le 9 novembre, EHESS, salle BS1_28 : 54 bd Raspail 75006 Paris de 9:00 à 13:00

9 novembre 2017 Les droits des peuples autochtones, 10 ans après l’adoption de la Déclaration des Nations unies : quelles perspectives ?

Intervenants :

Irène Bellier (CNRS) : Introduction au séminaire.

Des discours aux pratiques politiques : qu’en est-il des droits des peuples autochtones ?

 

Nigel Crawhall (UNESCO) :

L’engagement de l’Afrique avec l’ONU sur les questions autochtones.

La (nouvelle) politique de l’UNESCO en regard des peuples autochtones.

 

Information générale:

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Journée d’étude De « l’Indien » à « l’autochtone », EPHE (Paris), 7 mars 2017

Sogip

Journée d’étude De « l’indien » à « l’autochtone » Appréhension de l’altérité et circulation de modèles classificatoires

Mardi 7 mars – Salle 115 – EPHE, 190, av de France – Paris 13e

vignette-indiens-je-7marsOrganisée dans le cadre de l’Axe 1                « Américanisation et américanité : dynamiques spatio-temporelles et enjeux multiculturels »

À partir de l’époque de la conquête, les occupants du continent américain ont fait l’objet de diverses classifications de la part des Européens. Ce processus, qui s’est accentué au cours du 19e siècle, a débouché sur la construction d’une image de l’indien qu’on peut dire générique, mais qui assume cependant des contours différents selon les projets nationaux. La journée d’étude vise à ouvrir un espace de discussion entre anthropologues et historiens, spécialistes de plusieurs pays américains, autour cette thématique à partir de quatre axes de réflexion. Tout d’abord, il s’agit d’explorer, dans une perspective comparative, la constitution de la…

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Publication SOGIP : Quelle éducation pour les peuples autochtones ?

Sogip

9782343108636rSous la direction de Irène Bellier et Jennifer Hays
Ed. SOGIP / L’Harmattan, collection Horizons autochtones.
ISBN : 978-2-343-10863-6, 28 €, 296 pages

De nombreux mécanismes internationaux sont censés garantir un droit à l’éducation pour chacun. Cependant, les peuples autochtones sont partout en lutte pour trouver une place et une voix, dans les systèmes éducatifs qui sont dessinés par les institutions dominantes pour les populations majoritaires. Certes l’éducation formelle peut donner accès aux compétences requises pour faire partie d’une société, travailler et participer à l’espace public, mais cette éducation-là est aussi associée à la disparition des cultures et des langues autochtones comme à la désuétude des savoirs traditionnels. L’éducation représente ainsi un immense paradoxe.
Partout dans le monde, les peuples autochtones se sont mis à réfléchir à l’éducation qu’ils souhaitent pour leurs enfants et à produire des savoirs sur leur propre société. Ils mettent en place des écoles et des centres…

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Solidarité avec le peuple maseual de la Sierra norte de Puebla (Mexique)

Cuetzalan, Puebla, 13 décembre 2016

APPEL À LA SOLIDARITÉ AVEC LE PEUPLE MASEUAL DE LA SIERRA NORORIENTAL DE PUEBLA (MEXIQUE)

Version en anglais cuetz_call

Version en espagnol cuetz-_planton_esp

Dans la Sierra Nororiental de Puebla, les peuples maseual et totonakú luttons depuis plus de dix ans contre les entreprises minières et hydroélectriques. Depuis le 19 novembre, à Cuetzalan, nous, du peuple maseual, répondant à l’appel de notre organisation ALTEPE TAJPIANIJ (« les gardiens du territoire ») nous veillons à ce que la décision populaire soit respectée et à ce qu’on ne construise pas une sous-station électrique. Nous avons installé un campement, de toile et de plastique, où depuis novembre résident des dizaines d’hommes et de femmes.

Nous campons pour protester contre la décision de la Commission Fédérale d’Électricité (CFE) de construire une ligne à haute tension qui doit travers toute notre municipalité, y compris des zones densément peuplées. Cette « Ligne à haute tension de Cuetzalan – Embranchement de Teziutlan II – Tajin », doit aboutir à cette sous-station où seraient installés les transformateurs.

Dans une assemblée d’Altepe Tajpianij, en septembre dernier, nous avons appris les graves dommages à la santé que produisent les champs électromagnétiques émis par ces lignes à haute tension : un taux significativement plus élevé de leucémie chez les enfants de moins de quatre ans et aussi une plus grande incidence de la maladie d’Alzheimer pour les personnes âgées qui vivent à moins de cent mètres des lignes. La municipalité de Cuetzalan possède un Plan d’aménagement intégral élaboré par un comité de citoyens. Ce plan, qui a été adopté en 2010 par la municipalité et approuvé ensuite par le gouvernement de l’état de Puebla, interdit les mégaprojets miniers, hydroélectriques et pétroliers sur le territoire municipal. Le maire actuel s’était engagé à ne pas permettre la construction de cette ligne, mais à la fin du mois de septembre dernier, il a changé d’avis et a délivré le permis.

Au cour d’une réunion suivante d’Altepe Tajpianij, le 25 octobre, nous avons exigé que le maire respecte le plan, et sa parole, et annule le permis. Au contraire, il a organisé une assemblée, à laquelle étaient convoquées les autorités des villages, pour qu’ils approuvent la construction de la ligne. La présidente du comité qui veille à l’application du plan d’aménagement a expliqué pourquoi on ne pouvait pas continuer les travaux. Et les autorités des villages autochtones n’ont pas accepté d’appuyer un projet « sans consulter ceux qui nous ont élus ».

Sans tenir compte de la volonté populaire, l’entreprise INGETEAM, responsable de construire la sous-station, a accéléré les travaux. Le 19 novembre, nous étions plus de mille personnes rassemblées dans le chef-lieu. Nous avons écouté le rapport sur le projet, fait par le comité qui veille au respect du plan d’aménagement. Puis nous, en tant que peuple maseual, avons décidé de mettre un terme à cette construction, de façon populaire et définitive. Immédiatement après, tous ceux qui participaient à l’assemblée, nous nous sommes dirigés vers le terrain où on prétend construire la sous-station, nous l’avons occupé et nous organisons des quarts de garde pour empêcher la poursuite des travaux. Et ça continue comme ça ! Les volontaires de garde, nous apportons notre casse-croûte avec nous et des familles apportent aussi de la nourriture. Nous avons construit une petite cabane en bambou où on fait des présentations et des discussions. Jusqu’à ce jour, les autorités municipales n’ont pas osé interrompre une action qu’elles savent appuyée par un grand nombre de citoyens dans cette municipalité très majoritairement maseual.

Samedi le 10 décembre, Journée Internationale de la Terre-Mère, nous avons voulu montrer l’essence de notre lutte pour la vie, grâce à l’action symbolique la plus forte qui existe pour nous, le peuple maseual : nous avons semé du maïs, ce maïs de printemps que nous appelons tonalmil, « maïs du soleil ». En plus de ceux qui font les tours de garde dans le camp, dorénavant les esprits gardiens du maïs protégeront aussi nos semis jusqu’à la récolte en août, et protégeront aussi la terre, consacrée par cette semence. À cette occasion, nous nous sommes souvenus qu’il y a plus de deux cents ans, nos ancêtres maseual ont fait la même chose pour défendre nos terres communales qu’un grand propriétaire voulait leur enlever ; ils ont semé un grand champ de maïs à Xocoyolo. La lutte a été dure, mais, à cette occasion comme à bien d’autres, nous avons réussi à conserver notre territoire.

NOUS ADRESSONS CE MESSAGE À TOUS LES PEUPLES AUTOCHTONES QUI LUTTENT COMME NOUS POUR LA DÉFENSE DE LEURS TERRITOIRES CONTRE DES MÉGAPROJETS MINIERS, HYDROÉLECTRIQUES OU PÉTROLIERS, AFIN QU’ILS NOUS MANIFESTENT LEUR APPUI.

Au nom du peuple maseual

ALTEPE TAJPIANIJ (« LES GARDIENS DU TERRITOIRE »)

(Vous pouvez envoyer vos messages d’appui à l’adresse électronique suivante : altepetajpianij@gmail.com)

***********************

Pour en savoir plus:

Texte de Pierre Beaucage, Leonardo Durán Olguín, Ignacio Rivadeneyra Pasquel :

en espagnol:  la-lucha-y-la-fiesta_sierra-norte

en français: la-lutte-et-la-fete-sierra-norte

 

 

Séminaire « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones » – Séance 3, 12/01/2017

Intervenants

–Irène Bellier, directrice de recherches au CNRS, anthropologue (IIAC/LAIOS-EHESS)

–Claire Charters, Professeure de droit international, Auckland University, conseillère du président de l’Assemblée générale des Nations unies pour le renforcement de la participation des peuples autochtones dans les Nations unies

–Veronica Gonzalez Gonzalez, sociologue (CONACYT/LAIOS)

–Alexandra Xanthaki, professeure en droit (Brunel University, Londres)

 

Sogip

Nous avons le plaisir de vous inviter à la troisième séance pour l’année 2016-2017 du séminaire

Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones

organisé par Irène Bellier (IIAC/LAIOS) et Veronica Gonzalez (CONACYT/LAIOS)

12 janvier 2017 de 9h à 13h, salle du Conseil A, bât. Le France, 190, av. de France 75013 Paris

Séance 3 : La participation des représentants autochtones aux affaires qui les concernent : un enjeu politique ou une question de procédure ?

Les Nations unies représentent l’arène politique où les discussions et les avancées concernant les peuples autochtones ont été les plus abouties. La collaboration de cette organisation avec le mouvement autochtone transnational a été indispensable pour induire, depuis cinquante ans, des effets de reconnaissance des droits de ces collectifs aux quatre coins du monde. Les outils élaborés à son sein ont eu des effets indiscutables pour la gouvernance des « affaires autochtones » en ouvrant la voie…

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Hommage à Rodolfo Stavenhagen – 7 novembre 2016

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Sogip

Rodolfo Stavenhagen nous a quittés, le 5 novembre 2016. Il nous laisse dans la tristesse, et dans la conscience qu’il est possible de s’engager pour un monde où tous les mondes peuvent s’exprimer. Pour un monde où la liberté de pensée cohabite avec le respect des différences culturelles, où les citoyens sont égaux aux citoyennes, où les peuples autochtones sont reconnus à leur juste place.

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Site Web SOGIP : Actualités

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Sogip

  • Séminaire SOGIP « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones »  2016-2017.sogip

2ème jeudi du mois de 9 h à 13 h, EHESS, Paris. Ouvert à tous.

Dates des séances :

10 novembre 2016 : Autour de l’ouvrage « Les indiens d’Amazonie face au développement prédateur. Nouveaux projets d’exploitation et menaces sur les droits humains » (GITPA / L’Harmattan, 2015).

8 décembre 2016 : Territoires autochtones et cartographie mondiale.

12 janvier 2017 : la participation autochtone au sein des Nations unies aux affaires qui les concernent.

9 février 2017 : Peuples autochtones, musées et circulation/restitution des objets.

9 mars 2017 : Contrastes contemporains en matière de justice et de droits des peuples autochtones : le déplacement forcé des populations ; la Déclaration américaine des droits des peuples autochtones.

30 mars 2017 : Quelle éducation pour les peuples autochtones ? Rencontre autour de deux ouvrages parus en 2016.

Plus d’informations : http://www.sogip.ehess.fr/spip.php?article632

 

  • Conférence finale…

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Publication du dossier « Éducations autochtones contemporaines »

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Les Cahiers de la recherche sur l’éducation et les savoirs viennent de publier le dossier « Éducations autochtones contemporaines » (n. 15) coordonné par Marie Salaün et Bruno Baronnet, membres du réseau de recherche « Peuples autochtones » au sein de l’Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie (AFEA).

Ce dossier rassemble dix textes anthropologiques sur des expériences actuelles en Namibie, au Canada (Québec et Nunavik), au Mexique, en Equateur, au Pérou, au Brésil, en Guyane française,  en Nouvelle-Calédonie et à Hawai’i.

Dossier : Éducations autochtones contemporaines

Le dossier est en ligne sur Revues.org : http://cres.revues.org/2861

Commande par voie postale : revue.cres@yahoo.fr 

Contrat doctoral à l’EHESS : « Droits des peuples autochtones »

Formation EHESS : Anthropologie sociale et ethnologie

Thème de recherche : Droits des peuples autochtones

Unité de recherches : LAIOS    /     Site : Paris Ecole doctorale : ED 286

Directrice de thèse : Irène Bellier, directrice de recherches au CNRS, en Anthropologie politique

Thème de la thèse : La mise en œuvre des droits des peuples autochtones (pueblos indigenas/indigenous peoples) : institutions de gouvernement (propre, hybride, étatique), usages du territoire, justice.

situacao-atual-dos-indios-no-brasilZone au choix : Afrique ; Amériques Nord, Centre ou Sud ; Asie ; Océanie ; Territoires français d’Outre-Mer

En 2007, la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (2007) définissait un nouveau cadre de prise en considération des situations sociales, économiques, culturelles, politiques et juridiques des sociétés locales identifiées comme « peuples autochtones » (aboriginal ; originarios ; sheduled tribes, etc), selon des terminologies certes distinctes selon les pays mais qui précisent cette expression qui fonctionne comme «catégorie politique relationnelle» (Bellier, 2013). Au cœur du dispositif de reconnaissance en égalité de droits et d’émancipation, se pose la question des rapports au territoire et des institutions de gouvernement des collectifs autochtones, par lesquelles leurs représentants peuvent participer à la prise de décision sur les affaires les concernant ou exercer leur droit à l’autodétermination dans une pluralité de situations, qui n’engagent pas nécessairement la séparation de l’État. L’adoption, en 2014, d’un Plan d’action global à l’échelle du système des Nations unies met à l’agenda des pays concernés la définition de Plans d’action nationaux. Simultanément, dans le contexte de la globalisation actuelle, des pressions contradictoires s’exercent sur les territoires réclamés ou attribués aux communautés autochtones, dont l’exploitation est convoitée par des acteurs miniers ou agro- industriels. Cela ouvre un nouveau champ de réflexions sur les articulations entre justice sociale, justice spatiale, justice climatique

On assiste à différentes formes de reconstruction culturelle et d’affirmation des institutions autochtones parallèlement à l’énoncé de nouvelles conditions pour leur participation aux affaires nationales et internationales. Cela ouvre plusieurs perspectives de recherches en anthropologie sur l’entrée en politique, les usages du politique et du droit par les peuples autochtones, la décolonisation des systèmes de gouvernement, l’émergence de nouvelles élites, le leadership féminin, la transformation des organisations sociales, la circulation des discours, des expériences et des pratiques.

La thèse analysera dans une perspective d’anthropologie politique, ouverte au droit (droit international, droits de l’homme, droits des peuples autochtones), les redéfinitions des organisations sociales, politiques, institutionnelles en regard de l’histoire, de l’arrivée de nouveaux acteurs (sur les territoires locaux et dans le champ des droits des peuples autochtones), des situations de conflit qui se traduisent par une criminalisation des mouvements sociaux ou par la mise en place de formes de justice alternative. Le/a candidat(e) s’intéressera aux mécanismes du marché et à la nature des protections légales sur le territoire (in/sécurité juridique ou alimentaire) ; à la mise en œuvre des processus de consultation en vue d’obtenir le consentement libre, préalable et informé des populations concernées ; aux situations de négociation avec les autorités étatiques ou régionales et avec les industriels ; à la place qui y est faite aux représentants autochtones, et aux jeux politiques internes qui en découlent.

Le travail sera réalisé sur la base d’enquêtes de terrain solides, reliant les échelles locales, nationales et globales, dans un pays ou un peuple déterminé et autour d’une problématique de recherche.

Mots-clés : institution de gouvernement, consultation, consentement, participation ; relation au territoire ; lutte politique ; acteurs transnationaux

Informations pratiques : Cette thèse sera inscrite à l’EHESS, Paris. Au sein du LAIOS, elle sera dirigée par Irène Bellier, anthropologue spécialiste des questions relatives aux droits des peuples autochtones. Une codirection interne à EHESS, ou une cotutelle avec une autre université peut être envisagée. La thèse requiert une connaissance de la langue du pays et possiblement de celle des populations autochtones étudiées. Dans la perspective d’enquêtes de terrain approfondies, une connaissance préalable de celui-ci sera appréciée.Le contrat doctoral aura une durée de trois ans, débutant en octobre 2016 La rémunération mensuelle sera de : 1684,93€ (brut)

  • –  Le/a candidate sera titulaire d’un master 2 en anthropologie ou en sciences sociales, et présenter un vrai intérêt pour les questions juridiques et politiques.
  • –  Le dossier de candidature doit être transmis à Irene Bellier (ibellier(at)ehess.fr) : jusqu’au 15 juillet 2016, et comprendre

o Une lettre de motivation
o Si possible le mémoire de master 2, incluant un résumé
o Un CV, incluant les données de contact à distance (mail et skype)
o Une proposition de recherche doctorale incluant une bibliographie indicative

  • –  Le dossier peut être rédigé en Français, Anglais ou Espagnol.
  • –  Après entretien, le dossier complet sera adressé à la formation doctorale qui sélectionnera la meilleure proposition.

Nouvel ouvrage sur l’éducation dans les villages du peuple San de Namibie

Jennifer Hays vient de publier Owners of Learning. The Nyae Nyae Village Schools over Twenty-Five Years (2016). Un résumé du livre est disponible sur le site de Basler Afrika où l’on peut acquérir l’ouvrage.

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Jennifer Hays est professeure de l’Université de Tromsø (The Arctic University of Norway) et travaille depuis 1998 avec les autochtones du peuple San, également appelés les Bushmen ou au Botswana, Basarva, par les non-San. En général, les communautés préfèrent utiliser le nom de leur propre groupe. Dans ce livre, Jennifer utilise le terme Ju|’hoansi lorsque elle se réfère au groupe linguistique. 
Sa thèse de doctorat en anthropologie (State University of New York
, 2007) examine les questions liées à la transition des enfants et les jeunes des 
Nyae Nyae Ju|’hoansi au système d’éducation formel. Ses publications récentes et
domaines de recherche explorent les questions liées aux droits des autochtones 
et à l’éducation, les savoirs autochtones, et les droits à la terre ainsi que
 les moyens de subsistance économique. Membre de l’équipe SOGIP.

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Cliquer ici pour voir ce flyer en format pdf (réduction de 20% avant le 30 juin)

Quand l’identitaire chasse le politique: les droits ancestraux en droit constitutionnel / Canada, Argentine, Chili

Dialogue des Amériques

Conférence organisée par l’Institut des Hautes Études de l’Amérique latine et la Chaire d’études du Québec contemporain, Paris 3 – Université de Montréal.

Intervenants :

Jean Leclair, professeur titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal.

Leslie Cloud, juriste, spécialisée en droits de l’homme, droit d’asile et droit international des peuples autochtones.

Modérateur :

Philippe Faucher, professeur de science politique, Université de Montréal, titulaire de la chaire Québec contemporain en France.

Amphithéâtre de l’IHEAL (1er étage) – 28 rue Saint-Guillaume 75007 Paris- Stations de métro : Rue du Bac (12), Sèvres-Babylone (10) ou Saint-Germain-des-Prés (4).

Entrée gratuite dans la limite des places disponibles et inscription obligatoire à l’adresse suivante : evenements-iheal@univ-paris3.fr

Source: Agenda IHEAL-Université de Paris

leclairv20Jean Leclair, professeur titulaire, Faculté de droit, Université de Montréal.

Cette conférence abordera la question constitutionnelle et son rôle structurant sur la dynamique politique canadienne (aussi bien au niveau fédéral que provincial ou même municipal). Après une brève explication de ce qui distingue le rapport entre peuples autochtones et allochtones, du rapport entre Canadiens et population immigrante (ce que l’on appelle souvent le rapport de nation à nation vs les accommodements raisonnables), cette conférence soulignera l’extraordinaire complexité d’un rapport dit de « nation à nation » où interagissent la nation canadienne et quelques 620 Premières nations, et ce, dans le contexte d’un État fédéral qui compte aussi des provinces.

Spécialiste du fédéralisme le professeur Leclair a rédigé plusieurs études sur la gestion de l’environnement dans la structure fédérale canadienne et sur les fondements constitutionnels du bijuridisme canadien. Jean Leclair s’intéresse depuis plus de dix ans à la question de la (re)configuration des rapports politiques entre peuples autochtones et gouvernements, mais également à leur reconfiguration au sein même des communautés autochtones.

Du droit des gens aux droits des peuples autochtones, limites et défis d’une reconnaissance constitutionnelle au Chili et en Argentine.

arton36-75ff0Leslie Cloud, juriste, spécialisée en droits de l’homme, droit d’asile et droit international des peuples autochtones.

Plusieurs décennies après les indépendances chilienne et argentine, le droit des gens, l’ancêtre du droit international continuait de régir les relations entre certains peuples autochtones et les jeunes Républiques. Une fois conquis militairement les territoires autochtones autonomes, ces deux États vont engager tout au long du XXème siècle des processus d’internalisation, visant à réduire ce rapport inter-national à une relation de dépendance nationale. Après avoir présenté dans une perspective comparative et historique, les mécanismes de nationalisation de la question autochtone au Chili et en Argentine, nous nous intéresserons aux obstacles constitutionnels et aux stratégies légales et juridictionnelles mises en place par ces deux États pour empêcher la reconnaissance d’un droit à l’autodétermination des peuples autochtones dans la perspective d’un rapport de nation à nation.

Leslie Cloud mène actuellement un doctorat en droit public à l’IHEAL, Université Paris III. Sa recherche doctorale porte sur les défis de l’État chilien face aux droits des peuples autochtones où elle interroge les limites de l’État de droit dans un contexte de pluralisme juridique et prône la nécessité d’une interprétation interculturelle des droits de l’homme. De 2010 à 2014, elle a participé au programme de recherche comparative SOGIP (LAIOS-EHESS) sur les échelles de la gouvernance et les droits des peuples autochtones. Leslie est membre du Réseau thématique de recherche Peuples Autochtones au sein de l’Association Française d’Ethnologie et d’Anthropologie.

Autour de la langue maya et Whatsapp, avec Hilario Chi Canul, linguiste et traducteur du Yucatan (Mexique)

Dans le cadre de la venue d’Hilario Chi Canul à Paris,  nous avons le plaisir de vous inviter à une conférence le 22 mars 2016, à 19h à l’INALCO (65 rue des Grands Moulins):

U jóok’ol t’aan / La salida del habla : apprentissage, socialisation et nouvelles dynamiques des langues amérindiennes – le cas du maya

ainsi qu’à la journée d’étude FABRIQ’AM, le 31 mars, 105 Boulevard Raspail : 
Du hip hop à Whatsapp : nouvelles formes de communications chez les Amérindiens
Le programme de cette journée d’étude internationale est en ligne sur le site du Groupe d’enseignement et de recherche sur les Mayas et la Mésoamérique
 
Hilarihilarioo Chi Canul est un linguiste maya de la péninsule du Yucatan et titulaire d’une maîtrise en ethnolinguistique au sein du programme PROEIB Andes à Cochabamba en Bolivie. Retourné au Mexique, où il est professeur de maya à l’université du Quintana Roo, il a développé des travaux de recherche en anthropologie linguistique ainsi que des expériences pédagogiques pour la revitalisation du maya yucatèque de l’intérieur: dans les maisons, entre les générations, et via les nouveaux media. Hilario Chi Canul est également très actif sur la scène de diffusion régionale et internationale du maya. Il a travaillé comme traducteur et coach de maya yucatèque dans plusieurs  productions filmiques, notamment Apolcalypto de Mel Gibson. Il a participé à l’élaboration du scénario de la première telenovela en maya Baktun, où il incarne à l’écran le protagoniste principal. Il anime WasK’oop, un groupe whatsApp international en maya où échangent de nombreux migrants mayas yucatèques des Etats-Unis et locuteurs d’horizons proches et lointains.
Hilario a récemment traduit en langue Maya le livre Max et le Maximonstre.
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Plus d’information : Valentina Vapnarsky, Directrice du Centre EREA du LESC (CNRS & UPO), tel: 01 46 69 26 06

 

Appel à communication Figures de l’autochtonie – JE CANTHEL 7 juin 2016

Appel à communication

Figures de l’autochtonie

Journée d’étude du CANTHEL « Jeunes chercheurs »,

coordonnée par Marie Salaün 

7 juin 2016, Université Paris Descartes, Sorbonne-Paris-Cité.

En français, le terme « autochtonie » est nimbé d’un brouillard sémantique. Le terme « autochtone » désigne, étymologiquement, celui qui vient de la terre même (du grec autos/khthôn). L’autochtonie engage la définition de l’altérité, et chaque société semble éprouver ce besoin de marquer la distinction entre ceux qui sont d’« ici » en opposition à ceux qui viennent d’ailleurs, les allochtones. Si les critères sur lesquels s’établit la frontière varient d’une société et d’une époque à l’autre, la catégorie n’en est pas moins universelle, mobilisée par le groupe majoritaire comme ressort d’une légitimité fondée sur une antériorité d’occupation. Cette forme universelle de rapport politique est à l’oeuvre dans la notion de « capital d’autochtonie » entendu comme ensemble de ressources symboliques liées à la reconnaissance de l’appartenance à un territoire particulier, mais aussi en filigrane des débats autour de la possibilité d’une « identité nationale » ou des discours des mouvements politiques populistes, quand elle n’est pas au principe de pratiques génocidaires.

5x4xjgpzDans le même temps, « autochtone » est le terme qui a été choisi pour traduire en français indigenous/indígena dans le droit international consacré en 2007 par l’adoption d’une Déclaration sur les droits des peuples autochtones à l’ONU, le terme « indigène » renvoyant trop explicitement au statut, en droit colonial, des populations assujetties exclues du bénéfice de la citoyenneté dans l’empire colonial français. Si le principe de l’antériorité d’occupation d’un territoire est là aussi au fondement de l’affirmation d’une légitimité, là s’arrête la comparaison avec la première acception du terme. Alors que dans son sens grec l’autochtonie est mobilisée par un groupe majoritaire pour définir sa relation aux minorités, elle engage ici les contours d’une catégorie légale qui correspond à un ensemble de minorités démographiques ou sociologiques particulières, marginalisées par le fait colonial aux plans politique, économique, culturel, et qui demandent réparation.

La question de l’autochtonie, au-delà de ce flou sémantique, est difficile à penser en sciences sociales. Parce qu’il essentialise la différence, naturalise les clivages sociaux et déshistoricise, l’argument autochtoniste est à la fois un objet privilégié pour ceux qui entendent mettre au jour la dimension processuelle de la construction des identités et un objet piégé, car la mise au jour des manipulations auxquelles donne lieu la mobilisation de la notion a nécessairement une portée éthique.

Cette journée d’études organisée par le CANTHEL (Centre d’anthropologie culturelle de l’Université Paris Descartes), se propose de réunir des contributions de jeunes chercheurs et chercheuses (doctorants/jeunes docteurs/postdoctorants) qui explorent, depuis leurs enquêtes empiriques respectives, la notion d’autochtonie d’un bout à l’autre de ce continuum sémantique.
Le premier axe de questionnement interroge le sens grec de la notion. En quoi la « crise des migrants » engage-t-elle une redéfinition du rapport autochtones/allochtones en Europe aujourd’hui ? Quelle place pour ce rapport dans l’argumentaire moral autour de la notion d’identité nationale ? A l’heure des réflexions sur les conditions de la nationalité française, quid de la consubstantialité du sol et du soi ?
Le second axe interroge la notion au sens onusien. Jusqu’où peut-on dire que la reconnaissance des « peuple autochtones » marque l’avènement d’interactions postcoloniales marquées par des transactions hégémoniques radicalement nouvelles ? Les principes de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones définissent-ils en pratique, là où ils sont appliqués voire là où certains aspirent à ce qu’ils le soient, une nouvelle condition indigène du 21ème siècle ? Dans quelle mesure le « capital d’autochtonie » rendu possible par le droit international infléchit-il désormais les stratégies de reconnaissance des peuples et États concernés ?

Modalités de soumission
Les propositions de communication seront envoyées sous la forme d’un résumé d’environ 300 mots accompagné d’une courte biographie, à l’adresse suivante : marie.salaun@parisdescartes.fr

Calendrier
Date de clôture de l’appel : jeudi 31 mars 2016
Retour des avis : jeudi 14 avril 2016
Journée d’étude : mardi 07 juin 2016, au Centre universitaire des Saints-Pères, 45, rue des Saints-Pères, 75006 Paris.

Poste de professeur-e en études autochtones

PROFESSEURE OU PROFESSEUR EN SOCIOLOGIE (ÉTUDES AUTOCHTONES)

Poste menant à la permanence

Le Département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais sollicite des candidatures en vue de pourvoir à un poste de professeur en études autochtones.

La personne recherchée est titulaire d’un doctorat en sociologie ou dans une discipline connexe et est spécialisée dans les études autochtones dans une perspective de développement territorial. Les domaines de recherche privilégiés sont : la gouvernance territoriale, la gestion des ressources naturelles, la migration autochtone et les rapports de genre. Une expérience de recherche sur le terrain sera également considérée comme un atout.

La personne dont la candidature sera retenue fera preuve d’une perspective critique en études autochtones et elle reconnaîtra la pluralité des approches théoriques et méthodologiques au sein du champ des études autochtones. Cette personne montrera également une sensibilité aux dimensions historiques, culturelles, sociales et politiques dans ses travaux et sera disposée à œuvrer au sein d’une équipe multidisciplinaire en sciences sociales. Cette personne devra avoir un programme de recherche actif en études autochtones tant au niveau national qu’à l’international, posséder une bonne expérience d’enseignement de niveau universitaire, ainsi que des aptitudes à l’encadrement d’étudiants à tous les cycles. Elle devra également faire preuve d’une très bonne connaissance de la langue française écrite et orale.

Traitement : Selon les dispositions de la Convention collective

Site de travail : Gatineau

Entrée en fonction : le 1er mai 2016 ou selon toute entente à cet effet avec l’Université

Les personnes intéressées sont priées de faire parvenir leur candidature accompagnée d’un curriculum vitae détaillé, des attestations d’études pertinentes et de trois lettres de recommandation avant 16 h 30 le 12 février 2016, à l’attention de :

Monsieur Martin Robitaille, directeur
Département des sciences sociales
Université du Québec en Outaouais
Case postale 1250, succursale Hull
Gatineau (Québec) J8X 3X7

Courriel : martin.robitaille@uqo.ca
Téléphone : 819 595-3900 (2614)
Télécopieur : 819 595-2384

Conformément aux exigences relatives à l’immigration au Canada, ces postes sont offerts en priorité aux citoyens canadiens et aux résidents permanents. L’Université du Québec en Outaouais souscrit aux programmes d’accès à l’égalité en emploi et d’équité en matière d’emploi, et invite les femmes, les membres des minorités visibles, des minorités ethniques, les autochtones et les personnes handicapées à présenter leur candidature.

Plus d’informations : http://uqo.ca/docs/9369

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