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Présentation-discussion du livre « Quel avenir pour les Pygmées à l’orée du XXIème siècle ? », coordonné par Patrick Kulesza et Marine Robillard

by sur 10/02/2020

Séminaire 2019-2020 Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones, coordonné par Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS (LAIOS/IIAC) et Sofia Dagna, doctorante à l’EHESS (LAIOS/IIAC).

La prochaine séance du séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones sera consacrée à la situation des peuples dits pygmées.

Cette séance est prévue le 13 février 2020, en salle 13 au 105 boulevard Raspail (EHESS) en présence de six auteurs du livre qui sera discuté.

QUEL AVENIR POUR LES PYGMÉES À LORÉE DU XXIème SIÈCLE

 

Présentation-discussion du livre coordonné par Patrick Kulesza et Marine Robillard

Contributions de 37 auteur.e.s (L’Harmattan, 2019)

Intervenant.e.s / 13 février 2020 / 9h à 13h – Salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris 

Patrick Kulesza : directeur du GITPA (Groupe international de travail pour les peuples autochtones) 

Marine Robillard : docteure en anthropologie (MNHN), ingénieure en écologie et aménagement du territoire, co-fondatrice du Bureau d’étude et de recherche Anthropolinks 

Susanne Furniss : ethnomusicologue, directrice de recherches au CNRS, Laboratoire d’éco- anthropologie (MNHN

Romain Duda : ethno-écologue, docteur en anthropologie (Universidad autonoma de Barcelona), associé au MNHN 

Zoé Quétu : doctorante en sciences politiques, Université de Bordeaux (LAM) 

François-Philippe Gallois : président du FONDAF (Foyer Notre Dame de la Forêt, association indépendante de droit camerounais,

Résumés des interventions 

Patrick Kulesza : Les Pygmées : qui sont-ils ? que subissent-ils, comment font-ils face ? La communication mettra en avant l’importance d’un ouvrage collectif faisant le point sur la situation des Pygmées dans la région centrale de l’Afrique. En collaboration avec Marine Robillard, trois questions ont présidé à l’organisation de ce volume qui rassemble les contributions de 37 auteur.es, spécialistes de la région, dont plusieurs Pygmées. La plupart des grands défis étant abordée, il est possible de réfléchir plus précisément à la question des droits des peuples autochtones en Afrique. 

Marine Robillard : Les Pygmées et les autres : terminologie, catégorisation et politique Cette intervention, issue d’un article co-écrit avec Serge Bahuchet, fait le point sur différentes terminologies employées pour rendre compte d’une réalité complexe, celle de populations forestières d’Afrique centrale. Elle montrera pourquoi la mise en synonymie des termes « Pygmées », « chasseurs-cueilleurs » et « autochtones » conduit à des erreurs épistémologiques et à des tautologies qui ne sont pas sans conséquences politiques aujourd’hui.

Zoé Quétu : Se mobiliser en tant que « pygmée » au Burundi : revendications identitaires et réappropriations des normes internationales L’objectif de cette communication est de comprendre ce que signifie le fait de se mobiliser en tant que « pygmée » au Burundi. Après une analyse du contexte d’émergence du terme de « pygmée » dans ce pays, la présentation s’intéressera à la manière dont les acteurs locaux se sont saisis des normes internationales afin de faire coïncider leurs revendications avec celles du mouvement des peuples autochtones. 

Susanne Fürniss : La diversité des musiques pygmées et leur ancrage dans les institutions endogènes Tout comme on dit facilement « les Pygmées », on entend largement parler de « la musique pygmée » qui – timidement, certes – se trouve régulièrement à l’affiche de certains festivals en Europe. Or, tout comme les gens regroupés sous ce générique, leurs musiques sont différentes et le sens de la pratique musicale et dansée dépend des institutions sociales et religieuses de chacun de ces peuples. L’intervention montrera tant la diversité que « l’air de famille » des musiques et les enjeux identitaires dans leur représentation sur une scène internationale. 

Romain Duda : Chasse, déclin de la faune, conservation, savoirs et perceptions des Baka Si le rapide déclin de la biodiversité dans le bassin du Congo affecte la subsistance, les savoirs et les pratiques des Baka, les politiques de conservation mises en place depuis 25 ans sont loin d’améliorer leur situation : elles tendent à limiter leur accès aux ressources, limite leur mobilité et favorise l’émergence de conflits fonciers et identitaires. Cette communication se propose d’analyser le regard que portent les Baka sur cette situation en se basant sur un travail de terrain de 18 mois, dans l’Est Cameroun. 

François-Philippe Gallois : Un internat de proximité : le Foyer des Bagyéli de Bipindi. La communication évoquera les principaux obstacles matériels à la scolarisation des enfants bagyéli : éloignement des écoles, malnutrition épisodique, pauvreté, problèmes de santé et les principaux obstacles culturels à leur scolarisation : manque d’autorité parentale, prévalence des activités en forêt, rapport au temps distendu, grande mobilité, ignorance du français. 

Plus d’infos en ligne: https://reseaupeuplesautochtones.org/2019/02/26/publication-du-livre-quel-avenir-pour-les-pygmees-a-loree-du-xxieme-siecle/

Capture d’écran 2020-01-17 à 14.55.45.png

https://www.facebook.com/perspectivesdroitspeuplesautochtones/

INFORMATIONS GENERALES 

Séminaire coordonné par Irène Bellier et Sofia Dagna Jeudi de 9 h à 13 h (salle 13, 105 bd Raspail 75006 Paris), les 14 novembre 2019, 12 décembre 2019, 29 janvier 2020, 13 février, 12 mars, 2 avril, 14 mai, 11 juin 

À la suite des travaux réalisés dans le cadre du projet ERC/SOGIP sur les échelles de la gouvernance, depuis l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (DNUDPA 2007), nous poursuivons la réflexion sur les articulations entre « questions autochtones », développement du/des droits et « processus globaux ». Les changements juridiques, politiques et sociaux découlant de cet instrument international font partie des évolutions d’un ordre global sensibilisé aux problèmes des peuples autochtones. Les caractéristiques de la gouvernance mondiale, les consensus et les contradictions sur lesquels s’appuie la gouvernance des questions autochtones comme les résistances qu’elle rencontre, mettent en tension ce qui s’observe dans les villages, les communautés ou encore dans les « lieux » apparemment « neutres » des institutions où sont prises les décisions globales. Dans une perspective comparative et à partir d’études de cas contextualisées, nous suivons les processus de reconnaissance légale, les impacts des politiques de « développement », les conflits de territorialité mais aussi les défis que pose la production des connaissances sur les autochtones, les savoirs autochtones, et la participation des autochtones à la prise de décision sur les affaires qui les concernent. Nous nous intéressons aux acteurs politiques se reconnaissant autochtones (organisations et individus), à leurs positionnements dans les scénarios planétaires, à l’impact des méga-agents du changement (parmi lesquels les firmes transnationales, les industries extractives). Le séminaire 2019-2020 s’appuiera sur les travaux du Réseau thématique international CNRS (RTI-JUSTIP Justice et Peuples autochtones) coordonné par Irène Bellier. 

Si vous souhaitez recevoir les nouvelles du séminaire, veuillez envoyer un mail à : ibellier@ehess.fr Pour plus d’informations : http://www.sogip.ehess.fr/; https://justip.hypotheses.org

Nous restons solidaires du mouvement social contre la destruction du système des retraites et contre les annonces de la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche. La séance sera annulée si le 13 février est jour de grève et de manifestation nationale.

 

 

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One Comment
  1. ONG ADPPAB permalink

    Merci de nous avoir informer.Malheureusement cette information ne nous a pas parvenu a temps. Priére de nous tenir informer a temps pour que nous puissions prendre part aux activités que vous meniez à l’endroit de ces peuples autochtones plus particulierement les Pygmées et le Peuls. Nous profitons aussi vous demandez de nous situer sur la prochaine activité. Nous comptons vous lire et en esperant avoir une suite favorable. Bien, à vous! Cordialement

    Celmar Cédric YAWILHIT DE GOYORO Coordinateur National de l’Organisation Action pour le Développement des Peuls, Pygmées Aka et Bayaka(ADPPAB). Organisation pour le développement et d’action culturelle Email: ongadecpa@yahoo.fr Tel: (+236) 72354148/ (+236) 75354148 Bangui RCA

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