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parution du livre Peuples et savoirs autochtones à l’épreuve des (dé)mesures

by sur 16/12/2020

Cet ouvrage collectif prend comme point de départ les normes établies ou transgressées au sein des relations entre peuples autochtones, États, marchés et organisations sociales. Il appréhende la démesure et l’excès de pratiques et de projets qui pénètrent les territoires des peuples autochtones et met en lumière la colonialité du pouvoir, la construction d’hégémonies nationalistes et l’oppression historique. Les études de cas présentées dans ce livre abordent les défis liés aux savoirs et aux pouvoirs des peuples autochtones face à diverses démesures, mais aussi les expériences d’organisation de sujets dotés de ressources politiques et culturelles et de droits collectifs pour y répondre.

Peuples et savoirs autochtones à l’épreuve des (dé)mesures, sous la direction de Bruno Baronnet et Sabrina Melenotte, collection Horizons autochtones, L’Harmattan, Paris, 2020, 288 pages.

Commande en ligne sur le site de L’Harmattan

Sommaire

Sabrina Melenotte et Bruno Baronnet, Introduction. Les sciences sociales à l’épreuve des (dé)mesures (pp. 7-23)

Irène Bellier, Les échelles de la gouvernance des peuples autochtones, la mesure et le manque (pp. 25-44)

Première partie : LES DROITS AUTOCHTONES FACE À LA (DÉ)MESURE DE L’ÉTAT

Sabrina Melenotte, Violences politiques et criminelles au Mexique: les justices autochtones entre des feux croisés (pp. 47-66)

Anna Schmit, Démesure néolibérale, souveraineté des peuples et lutte des femmes autochtones de Colombie pour le droit à disposer d’elles-mêmes (pp. 67-85)

Leslie Cloud, L’État de droit au Chili à l’aune des droits des peuples autochtones ou le reflet d’une démesure (pp. 87-105)

Verónica González González, Les demandes d’autodétermination des peuples autochtones du Mexique: vers de nouvelles souverainetés ? (pp. 107-121)

Deuxième partie : DES PROJETS (DÉ)MESURÉS DE DÉVELOPPEMENT À L’ÉPREUVE DU POUVOIR

Annick Thomassin, Coloniser la bureaucratie ? Rapports de pouvoir, savoirs scientifiques et savoirs insulaires dans le détroit de Torrès, Australie (pp. 125-143)

Sofia Cevallos, Peuples autochtones et démesure des projets de développement en Équateur: le cas de l’Initiative Yasuní-ITT (pp. 145-159)

Claude Le Gouill, L’État plurinational de Bolivie sous la présidence d’Evo Morales: la fin d’un développement démesuré ? (pp. 161-178)

Marie Salaün, Les Kanak au Québec. L’expérience de jeunes autochtones calédoniens en formation aux métiers de la mine à Rouyn et à Sept-Îles (pp. 179-197)

Troisième partie : MESURES ET DÉMESURES DANS L’ENSEIGNEMENT DES SAVOIRS AUTOCHTONES

Bruno Baronnet, Les enjeux de l’éducation autochtone face au racisme structurel au Mexique (pp. 201-220)

Raphaël Colliaux, Partir pour mieux revenir. L’école en Amazonie péruvienne (pp. 221-234)

Silvia Macedo, Pratiques d’éducation scolaire des Amérindiens au Brésil (pp. 235-249)

Léa Lefèvre-Radelli, Décolonisation des savoirs universitaires et réappropriation culturelle : perspectives critiques sur la notion de savoirs autochtones au Québec (pp. 251-265)

Épilogue: L’ANTHROPOLOGIE INDIGÉNISTE DANS SA DÉMESURE

Rodolfo Stavenhagen, L’anthropologie mexicaine: un projet de nation (pp. 269-286)

Couverture : Œuvre de Saúl Kak, Zoques contra hidrocarburos (Les Zoques contre les hydrocarbures). Elle a été élaborée en 2017 au Chiapas et donnée à l’Université de la Terre où elle est exposée. Artiste plasticien et cinéaste mexicain, Saúl Kak est né au Chiapas en 1985, dans la communauté zoque d’Esquipulas Guayabal. Ses peintures murales et sur toile retracent l’histoire et le parcours de son peuple ainsi que les luttes actuelles contre le forage de puits de pétrole qui menacent le territoire et la survie de cette culture mésoaméricaine. Engagé dans la défense des migrants et des autochtones, Saúl Kak milite au sein du Centre de langue et de culture zoque qui participe au réseau du Congrès national autochtone (CNI), proche du mouvement zapatiste. Ses œuvres sont exposées dans la galerie d’art Muy à San Cristobal de Las Casas ainsi que dans plusieurs villages autochtones comme à Nuevo Carmen Tonapac, où des familles zoques ont été déplacées après l’irruption du volcan Chichonal en 1982. http://www.galeriamuy.org/saul/

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