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Comment les langages de l’autochtonie se diffusent-ils ?

by sur 18/01/2012

Séminaire Questions autochtones contemporaines

La deuxième séance du séminaire aura lieu jeudi 26 janvier, de 9 h à 13 h en salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail, 75006 Paris. Elle sera consacrée à une question « Comment les langages de l’autochtonie se diffusent-ils ? », autour de deux interventions.

Natacha Gagné, Université d’Ottawa et IRIS, présentera une communication intitulée : « La stratégie autochtone : ses trajectoires et ses résonances en Océanie » Cette communication propose d’envisager comment la stratégie autochtone, telle que reconnue à l’ONU, a gagné en légitimité ces dernières années, en examinant en particulier sa diffusion en Océanie. L’objectif est donc de suivre, très schématiquement, les trajectoires de la stratégie autochtone qui fit d’abord son apparition dans un contexte bien particulier, celui des colonies de peuplement de l’ancien empire britannique, et qui fut investie au fil du temps par d’autres populations, avec des histoires fort différentes tant au plan de la culture de la contestation que des traditions juridiques. Elle s’intéressera en particulier à la diffusion de la rhétorique de l’autochtonie et à l’intérêt porté aux luttes et à la stratégie autochtones chez les Maori de la Nouvelle-Zélande. Elle s’arrêtera ensuite sur la diffusion des « langages de l’autochtonie » au sein des populations des territoires français d’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française).

Mathieu Hillgers, Université Libre de Bruxelles, présentera une communication intitulée : « Penser l’autochtonie comme un capital : terrains africains » Depuis quelques dizaines d’années les rhétoriques liées à l’autochtonie s’intensifient dans plusieurs parties du monde. Dans cette présentation, il propose de partir de terrains africains pour développer une hypothèse : l’autochtonie constitue une forme de capital qui peut être investi et duquel on peut tirer un profit. Quelle est la structure de ce capital ? Comment fluctue-t-il et comment se stabilise-t-il ? Quand et comment ce capital peut-il être mobilisé et légitimé ? Cette approche de l’autochtonie conduit à relever un étrange paradoxe : revendiquer l’autochtonie n’est pas simplement affirmer « nous étions là avant » car être autochtone n’est pas uniquement, et dans certains cas, peut ne pas du tout être premier dans l’ordre des migrations. 

Les organisateurs : Jonathan Friedman, directeur d’études à l’EHESS; Natacha Gagné, professeure à l’Université d’Ottawa; Paula Lopez-Caballero, Professeur à El Colegio de México; Marie Salaün, maître de conférences à l’Université Paris-Descartes Contact : salaun@ehess.fr

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From → 2012, Archives

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