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Festival Ciné Alter’natif – 4, 8 et 9 octobre à Paris

by sur 28/09/2012

Le GITPA et le SOGIP se sont associés à l’organisation du:

Que connaît-on vraiment, en France, de la production cinématographique amérindienne ?
Trop souvent, les mots “Indien” et “cinéma” n’évoquent dans l’esprit du spectateur que des films comme Danse avec les Loups, Little Big Man ou d’autres westerns véhiculant une vision passéiste, voire stéréotypée, de la réalité amérindienne, pourtant riche et complexe. Depuis une trentaine d’années, les Amérindiens de tout le continent américain se réapproprient leur image en réalisant et en produisant leurs propres films. Ils peuvent enfin parler en leur nom et montrer à quel point leur expression artistique est originale et spécifique. Faute de distributeurs, très peu de films autochtones sortent en France.
Or les membres de l’Association De La Plume à l’Écran (présidée par Sophie Gergaud, membre du réseau des experts du GITPA pour l’Amérique) sont convaincus qu’une meilleure diffusion des productions artistiques amérindiennes contribuerait à une meilleure compréhension des cultures amérindiennes contemporaines.

En présence d’invités amérindiens, l’équipe entièrement bénévole du Festival Ciné Alter’Natif offre une tribune à cet autre cinéma et permet d’en faire découvrir l’extrême variété(courts métrages, longs-métrages, fictions, documentaires) ainsi que la richesse artistique, drôle et percutante).

À Paris: projections de 3 films de réalisateurs amérindiens

Centre culturel canadien
5 rue de Constantine -Paris 7e
Jeudi 4 octobre -20h
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e
Lundi 8 octobre 20h30
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e
Mardi 9 octobre 20h45

REEL INJUN
de Neil Diamond (Cri – Canada), 2010, 88′

Avec Reel Injun, le cinéaste nous convie à un voyage fascinant au coeur de l’Amérique et du Grand Nord canadien. Ce road-movie, long métrage documentaire, retrace l’évolution de la représentation des Amérindiens de l’époque du cinéma muet jusqu’à nos jours. Avec des extraits de grands classiques et de films récents, agrémentés d’interviews de réalisateurs, acteurs, écrivainset militants célèbres, amérindiens ou non, Neil Diamond fait défiler les images stéréotypées des Indiens au cinéma.
Un débat en présence des producteurs Ernest Webb (Cri) et Catherine Bainbridge suivra la projection

ONE MORE RIVER
de Neil Diamond (Cri- Canada), 2004, 91′

One More River est un documentaire sur le processus de prise de décisions des Cris du Québec alors qu’ils doivent statuer sur l’acceptation ou non d’un nouveau méga-projet hydroélectrique sur leurs terres. Ce témoignage dramatique jette un regard sans concession dans les coulisses du processus décisionnel et montre avec justesse la déchirure qui frappe les communautés cris. Neil Diamond, l’un des plus importants réalisateurs autochtones du Canada, est originaire de la communauté cri de Waskaganish, située sur la côte de la Baie James.

MARCH POINT
de Annie Silverstein, 2008, 56′

Depuis des siècles, les Swinomish dépendent de la pêche à la palourde et aux crabes. Avant la colonisation, la tribu habitait la vallée Skagit et ses rivières. Mais en 1885, par le traité de Point Elliott, le gouvernement fédéral leur retire une grande partie de leurs terres. En compensation, les Swinomish se sont vus accorder le droit à des soins élémentaires gratuits, des droits de pêche et une petite réserve. Mais à la fin des années 1950, deux raffineries pétrolières sont construites à March Point. Un lieu qui, d’après les traités, se situe pourtant sur leurs terres…

Une conférence, projections, débats sur le thème de
« EAUTOCHTONES »: L’eau et les peuples autochtones
Lundi 8 octobre de 14h à 17h
Amphithéâtre de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales)
105 Bd Raspail –Paris 6e

Introduction de la conférence par :

Patrick Kulesza, Directeur du GITPA – Groupe International de travail pour les peuples autochtones www.gitpa.org
Irène Bellier, Directrice de recherche du CNRS, Directrice du programme de recherche : Echelles de gouvernance – les Nations unies les Etats et les Peuples Autochtones (SOGIP) www.sogip.ehess.fr, Vice présidente du GITPA.

Le droit à l’eau et les peuples autochtones : Panorama général et contexte international

Projection d’extraits de 5 films et débats

Eau, Notre vie, notre espoir.
Promedios 2006 • Mexique • Documentaire • 60 mn
« Comment l’or empoisonne la Guyane »
de Philippe Lafaix, 10′, 2005
La privatisation de l’eau se mène, dans le monde entier, sous le contrôle de l’OMC, de la Banque Mondiale, du FMI et du Traité dit de Libre Commerce. Cette privatisation implique également celle des grands barrages et de l’énergie électrique qu’ils génèrent. Industries et gouvernements se sont déjà emparés de plus de 60% des grands fleuves du monde mais ils en veulent toujours plus… Grâce à une prise de conscience croissante de la société, diverses résistances commencent à émerger pour lutter contre l’appropriation de l’eau par quelques-uns. Surtout, des alternatives se font jour afin de garantir que l’accès à l’eau soit un droit humain.

Ce montage de 10mn proposé par J.-P. Havard à partir du reportage de Philippe Lafaix diffusé sur Canal+ en 2005 montre très bien l’orpaillage en Guyane et ses effets dévastateurs sur les populations amérindiennes, empoisonnées par le mercure

Intervention de Jean-Pierre Havard, président de Solidarité Guyane,

Clearwater
de Longhouse Media, 2012, 2’23
Battle of the Xingu
de Iara Lee (Brésil), 2011, 11′

Ce projet de documentaire expose la relation unique qui lie les Amérindiens à l’eau du Puget Sound (Washington). Embarquons à leurs cotés pendant la pêche aux panopes (grand mollusque marin), lorsqu’ils écoutent les paroles des anciens, voyagent aux cotés des pêcheurs et enquêtent avec leurs jeunes, prenant conscience de la beauté de leur culture mais aussi de l’impact imminent de l’acidification des océans sur l’environnement

Intervention de Tracy Rector (Seminole) et Solomon Calvert-Adrea (Seminole-Chocktaw)

Au Brésil, plus de 10000 Amérindiens vivent au bord du Xingu et dépendent de cet affluent de l’Amazone pour survivre. Fervent défenseur du développement de la région, le gouvernement propose de construire ce qui serait le 3ème plus grand barrage hydraulique au monde, menaçant de détruire la biodiversité du bassin de la rivière Xingu et de déposséder ses habitants de leurs droits à un avenir durable. Ce film, réalisé par une Brésilienne d’origine coréenne, témoigne de la détermination des Amérindiens du Xingu à protéger leur mode de vie.
Let’s Move
de Willard Napash, 2011, 4’42
Les conditions de vie au village de Chisasibi (Baie James), près des plus grands barrages et réservoirs de la province…

voir la programmation détaillée

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