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Nouvelles publications sur les peuples autochtones (Lettre d’Information du GITPA)

by sur 01/07/2013


Cahier Photo

BOSA Bastien, 2013, Itinéraires aborigènes. Histoire des relations raciales dans le Sud-Est australien, Karthala, 664p.

Fruit d’une longue enquête menée tant sur le terrain que dans les archives, cet ouvrage donne une image inédite des Aborigènes d’Australie, bien au-delà des clichés éculés qui continuent de prévaloir. À rebours des conceptions primitivistes qui situent cette population hors du temps et l’enferment dans une altérité radicale, il montre comment elle est au contraire prise dans l’histoire. L’auteur place au coeur de son analyse les contradictions, les ruptures et les à-coups de la vie sociale que tend à éluder l’ethnologie, dans un mouvement d’épuration du réel.
S’appuyant sur l’étude de destins singuliers et sur la description de cas concrets, il rend compte du caractère crucial du rapport colonial dans lequel ont été insérés les Aborigènes par le truchement de la coercition et de la violence institutionnelle. Il incite à repenser les questions des minorités, de la subalternité, de la race et de la domination, dans le double contexte d’une société industrielle et d’une situation postcoloniale. Ce faisant, il enrichit la réflexion sur les politiques de discrimination positive et sur la capacité d’action des assujettis. Mais surtout il nous fait rencontrer des personnes et partager des existences concrètes, là où trop souvent l’ethnologie nous enferme dans une vision holiste, organique et volontiers misérabiliste des Aborigènes australiens.


BELLIER Irène (sous la direction), 2013, Peuples autochtones dans le mondeLes enjeux de la reconnaissance. L’Harmattan, Collection Horizons autochtones, 369p.

Cet ouvrage a été conçu à partir d’un atelier international consacré aux peuples autochtones, à leur reconnaissance  et aux enjeux de l’autodétermination. Leur reconnaissance internationale ouvre toute une série de questions sur la place des peuples autochtones dans le monde aujourd’hui, sur les luttes menées pour les respecter comme êtres humains, comme citoyens, comme peuples, égaux et différents. La première partie du livre porte sur le legs colonial et les enjeux politiques et sociaux des processus de catégorisation, la seconde aborde les évolutions du champ juridique et des constitutions à travers des contributions d’anthropologues, de sociologues, de juristes et d’acteurs autochtones portant sur les cinq continents.

RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC, Relocalisation  et résilience autochtone. 225p.

À la surface de la planète, les déplacements forcés de populations existent en si grand nombre et dans une telle variété qu’une vatégorie générique demeure difficile à trouver. Par ailleurs, les différences qui permettent de distinguer  » la relocalisation » de « la migration forcée » ou même « d’un déplacement volontaire » sont parfois ténues. Plutôt que de se perdre en conjectures ou dans une typologie stérile, nous avons choisi de retenir, pour les cas amérindiens et inuits qui nous intéressent, la notion de » relocalisation », en la définissant comme une opération au cours de laquelle un groupe se déplace dans un espace-temps donné, sous la pression plus ou moins forte d’un autre groupe, habituellement maître du pouvoir. Introduction par Frédéric Laugrand.

SALAÜN Marie, 2013, Décoloniser l’école? Hawai’i, Nouvelle-Calédonie. Expériences contemporaines,
PU Rennes, 304p.

Comment penser une éducation postcoloniale ? Cet ouvrage analyse empiriquement deux cas de décolonisation inachevée dans le Pacifique, et deux modèles nationaux a priori incomparables : celui des États-Unis d’Amérique à Hawai’i et celui de la France en Nouvelle-Calédonie. L’institutionnalisation récente d’un enseignement des langues et cultures autochtones est un angle privilégié pour saisir la portée du mot d’ordre d’une « décolonisation » de l’école.

SCOTT James C., 2013, Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 530p

Depuis deux mille ans, les communautés montagneuses d’une vaste région d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs – environ 100 millions de personnes –, se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des « barbares » par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l’État, synonyme de travail forcé, d’impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d’auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu’à choisir d’abandonner l’écriture pour éviter la consignation, synonyme d’appropriation de leur mémoire et de leur identité. Poursuivant les intuitions et travaux de Pierre Clastres et Michel Foucault, l’auteur nous propose une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la « civilisation » ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoire, populations, frontières ? Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la disparition de la rebelle Zomia paraît inéluctable. Mais son histoire nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d’oppression, et que le sens de l’histoire n’est aussi pas univoque qu’on le croit.

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UNION AFRICAINE, 2013, Manuel sur la promotion et protection des droits des populations / communautés autochtones à travers le système africain des droits de l’homme, 85p

Depuis les dix dernières années, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (commission africaine) a pris des mesures audacieuses pour comprendre, expliquer et aborder la situation des droits humains des communautés autochtones en Afrique. Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones (Groupe de travail) a été le point d’ancrage institutionnel de ces efforts. À travers différents séminaires de sensibilisation, missions/pays et visites d’étude, le Groupe de travail a engagé les acteurs étatiques et non-étatiques dans les défis spécifiques auxquels sont confrontées les communautés autochtones sur le continent. Bien que ces initiatives aient considérablement contribué à une large sensibilisation sur la thématique, la Commission Africaine n’en reste pas moins préoccupée par la capacité limitée des groupes autochtones à se servir des normes émergentes en matière des droits de l’homme, face aux violations des droits auxquelles sont confrontées leurs communautés. Le manque d’informations de qualité, bien synthétisées et simplifiées sur la manière dont fonctionne la Commission africaine pour défendre les droits collectifs et individuels, à travers son mandat de promotion et de protection persiste encore. Le présent Manuel de formation est conçu pour pallier cette insuffisance. Ce manuel est appelé à être un outil de formation à l’intention des militants des droits des populations autochtones en Afrique. Il est également destiné à être un instrument pratique à utiliser dans la formation des praticiens du droit, des journalistes activistes et des fonctionnaires travaillant sur les droits des populations autochtones en Afrique. L’utilité de ce manuel ne se concrétisera que lorsqu’il sera mis en application, en faveur du renforcement des capacités des populations autochtones à s’engager de manière constructive et durable dans le système africain des droits de l’homme.
Accès au pdf

 UNION AFRICAINE /IWGIA, 2013, Séminaire de sensibilisation aux droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est, 51p.

Cette publication donne un aperçu des présentations faites lors du séminaire régional de sensibilisation organisé par le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones en République du Congo du 22 au 25 août 2011. Un des objectifs de ce séminaire était d’informer les acteurs clés d’Afrique centrale et de l’est sur l’approche de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour la promotion des droits des peuples autochtones.
Le séminaire s’est penché, entre autres, sur les points suivants:
– Le rôle du Groupe de travail de la Commission africaine dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique et la jurisprudence pertinente de la Commission africaine sur la question.
– Les développements positifs et les défis rencontrés pour la reconnaissance et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
– L’impact du changement climatique sur la vie et le bien-être des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
– La contribution économique du pastoralisme en Afrique.
– Le rôle des différents acteurs dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones.
Accès au pdf.

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Veuillez noter que la nouvelle adresse courriel du GITPA est : gitpa@orange.fr

 

Lire en ligne la lettre semestrielle d’information du GITPAhttp://www.gitpa.org/Qui%20sommes%20nous%20GITPA%20100/lettre%202-2013.htm

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