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Les savoirs autochtones : quelle place dans la gouvernance mondiale du climat ?

by sur 24/11/2017

Prochaine séance du séminaire Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones coordonné par Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS, IIAC-LAIOS et Verónica González González, SNI-CONACYT/IIAC-LAIOS.

Séance 2 – 7 décembre 2017, 9h-13h. Salle Maurice et Denys Lombard, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris
Les savoirs autochtones : quelle place dans la gouvernance mondiale du climat ?

Intervenants :
arton1136-08575Jean Foyer (Chargé de recherche CNRS, Institut des sciences de la communication (ISCC) : « Objectiver les savoirs traditionnels, réenchanter la lutte contre le changement climatique »
Cette présentation explore comment la question des savoirs traditionnels des populations autochtones est entrée dans le champ de la gouvernance climatique ces dernières années en proposant une généalogie de cette « climatisation ». Cette dernière s’apparente à un processus de traduction débouchant sur des formes d’objectivation différentes, scientifisation et politisation notamment. Sur la base d’observations ethnographiques durant la COP21, on reviendra sur les trois grands récits qui lient changement climatique et savoirs traditionnels : celle du victime/héros résilient, celle de l’intégration des savoirs et enfin, celle de l’écologie sur-naturelle.

profil203Florent Kohler (Maître de conférences, Université François Rabelais et CREDA/IHEAL) : « L’intégration des savoirs autochtones dans les évaluations internationales au risque de l’essentialisation. A propos de l’IPBES, le ‘GIEC de la biodiversité’. »

L’IPBES (plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques) a, dès son origine, montré sa volonté d’intégrer les savoirs locaux et autochtones dans les évaluations (pollinisateurs, dégradation et restauration des terres, évaluations régionales). Cette volonté est venue buter sur deux obstacles : d’abord, les stéréotypes pesant sur les visions du monde indigène, pensées comme uniformes – lien sacré, Terre-Mère, Pachamama – et ensuite la difficulté pour les ethnologues et représentants autochtones d’expliciter leurs savoirs tout en respectant les modalités et surtout les finalités d’une évaluation destinée aux politiques. Le résultat est un compromis, qui reflète aussi l’effort des scientifiques pour considérer ces savoirs comme des données à part entière : une série d’exemples ad hoc, incapables de s’extirper de la dimension locale, et le passage sous silence d’aspirations autres que le maintien des traditions et des activités ancestrales.

Présentation générale du séminaire

À la suite des travaux réalisés dans le cadre du projet ERC/SOGIP sur les échelles de la gouvernance, depuis l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones (2007), nous poursuivons la réflexion sur les articulations entre « questions autochtones » et « processus globaux ». Les changements juridiques, politiques et sociaux découlant de cet instrument international font partie des évolutions d’un ordre global sensibilisé aux problèmes des peuples autochtones. Les caractéristiques de cette nouvelle gouvernance, les consensus et les contradictions sur lesquels elle s’appuie, les accords et les résistances qu’elle rencontre, se manifestent dans les villages et les communautés ainsi que dans les « lieux » apparemment « neutres » où sont prises les décisions globales. Dans une perspective comparative et à partir d’études de cas contextualisées, nous suivons les processus de reconnaissance légale, les enjeux de développement, les conflits de territorialité, les défis dans le champ de l’éducation, de la citoyenneté et de la participation politique, les disputes dans le domaine de la culture (patrimoine, musée, tourisme, propriété intellectuelle). Nous nous intéressons aux acteurs politiques se reconnaissant autochtones (organisations et individus), à leurs prises de position dans les scénarios de gouvernance planétaire, à l’impact des méga-agents du changement (parmi lesquels les firmes transnationales, les industries extractives). Le séminaire 2017-2018 s’appuiera également sur les travaux du Groupe de recherche internationale (GDRI-JUSTIP/CNRS) coordonné par Irène Bellier.

Prochaine séance

11 janvier 2018 : Après-coups de la violence (assassinats, vérité et justice) 

Edith Cloutier et Carole Levesque (Réseau DIALOG) : La violence envers les femmes autochtones : quels chemins de compréhension et d’action? 

Sabrina Melenotte (IIAC-LAIOS /FMSH) : Violences politiques et criminelles  vs. justices autochtones au Mexique 

Si vous souhaitez recevoir les nouvelles du séminaire veuillez envoyer un mail à ibellier@ehess.fr. Pour plus d’informations : consultez http://www.sogip.ehess.fr/

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