Accès en ligne aux communications de l’atelier Autochtonie, libre-détermination et mouvements sociaux à l’ère de la globalisation du 1er congrès de l’Association française d’ethnologie et d’anthropologie (AFEA) No(s) Limit(es).
L’inexorable quête d’autonomie des Mapuche dans le Chili actuel / Fabien Le Bonniec
L’institutionnalisation des « autonomies indigènes » en Bolivie / Laurent Lacroix
Cliquer ici pour consulter les résumés et télécharger les communications

Premier Congrès International « Les peuples autochtones d’Amérique Latine, XIXème- XXIème siècles ». Etat des lieux, perspectives et défis », du 28 au 31 octobre 2013 à Oaxaca au Mexique. |
Ce Congrès vise à renforcer la coopération et l’échange d’expériences entre chercheurs travaillant avec les peuples indigènes d’Amérique Latine, dans les champs de l’histoire, de l’ethnohistoire, de l’anthropologie et des sciences affines, ainsi que dans la conception et la mise en œuvre de politiques de développement social et/ou de conservation du patrimoine social. Elle cherche à favoriser le partage de connaissances, la mise en discussion de thèmes d’étude nouveaux ou classiques, les mises en perspectives épistémologiques et méthodologiques relatives à l’approche des questions autochtones en différents moments et lieux de leurs histoires. Les sessions seront divisées en symposiums thématiques qui déclineront les grands thèmes du Congrès :
– Mouvements sociaux et résistance
– Education
– Études autour le post-colonialisme
– Terre
– Territorialités
– Identités
– Indigénisme
– Multiculturalisme
– Inter-culturalisme
– Visions de la citoyenneté
– Ressources naturelles
– Migrations
– Genre
La 1ère circulaire du Congrès précise les dates, détails et formulaires d’inscription concernant les symposiums thématiques. Une 2nde circulaire concernera l’appel à communication libre dans les symposiums approuvés par le Comité organisateur. Page web du Congrès : www.congresopueblosindigenas.org Pour davantage de renseignements : congreso.pueblos.indigenas@gmail.com
« Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones »
Séminaire de recherche organisé par l’équipe SOGIP (ERC 249236)
2e jeudi du mois de 9 h à 13 h, du 8 novembre 2012 au 11 avril 2013,
salle du conseil A, R -1, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris. Ouvert à tous.
Responsables : Irène Bellier (IIAC/LAIOS), Laurent Lacroix(LAIOS-SOGIP)
Le séminaire de l’équipe SOGIP (ERC 249 236, IIAC /LAIOS) examine les perspectives ouvertes par l’adoption en 2007 de la Déclaration des Nations unies sur les Droits des Peuples Autochtones (UNDRIP). En constituant un nouveau sujet du droit international à la fois en deçà et par-delà des Etats nations constitués, la Déclaration élargit la réflexion sur les déclinaisons du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes (autodétermination, autonomie, consultation, participation aux prises de décision). Sa mise en œuvre interroge les contextes politiques et juridiques, globaux ou locaux, ainsi que l’histoire de la relation inégale qui s’est nouée entre peuples autochtones et Etats.
En étudiant la circulation des normes internationales, les manières dont elles sont appropriées, respectées ou contournées, les débats et mobilisations qu’elles suscitent, nous interrogeons les conditions de possibilité et les formes d’une autonomie politique. La reconnaissance globalisée des peuples autochtones pèse-t-elle sur leurs projets de société aujourd’hui ? Comment ? Ces interrogations nous invitent à examiner les « nouvelles pratiques » (de présence dans les institutions ‘officielles’, de reconstitution des institutions autochtones) qui se dessinent dans leur rapport avec les Etats comme avec les acteurs économiques globalisés, ainsi que les modalités d’expression de soi dans un espace qui ne se limite pas au territoire de la communauté.
Chaque séance sera le lieu d’une comparaison entre des configurations nationales et des situations distinctes examinées du point de vue ethnographique, afin de dégager les enjeux et les impacts de la Déclaration, grâce à la présentation d’études de cas, suivie d’une discussion critique.
Prochaine séance
8 novembre 2012 — Participation des peuples autochtones à la prise de décision
La question de la participation des peuples autochtones à la prise de décision sur les affaires qui les concernent, a été posée à l’issue de l’adoption de la Déclaration qui établit le « droit de participer à la prise de décisions sur des questions qui peuvent concerner leurs droits, par l’intermédiaire de représentants qu’ils ont eux-mêmes choisis conformément à leurs propres procédures, ainsi que le droit de conserver et de développer leurs propres institutions décisionnelles » (DPA, art.18). Elle fait l’enjeu de débats sur les scènes internationales (par ex. au Mécanisme expert à Genève) comme sur les scènes locales. Nous nous intéressons à la forme de ce débat et aux enjeux qu’il revêt dans le contexte de la construction d’une autonomie ou d’une autodétermination.
Qu’entend-on par « prise de décision » et comment les peuples autochtones participent-ils ? Quels sont les thèmes qu’ils souhaitent contrôler, qui les concerneraient, directement ou exclusivement ? Existe-t-il des (types de) dispositifs ou des espaces auxquels ils doivent recourir pour affirmer cette intentionnalité ?
Comment cela fonctionne-t-il ? Y a-t-il lieu de distinguer « pratiques étatiques » et « pratiques autochtones » ? Quel est le sens de cette distinction et comment l’interpréter dans une étude des échelles du pouvoir ? Quelles sont la portée, générale ou spécialisée, l’échelle d’intervention ou d’action, et la territorialité des institutions décisionnaires : celles pesant sur les populations autochtones, celles construites par les autochtones ?
Introduction d’Irène Bellier (IIAC/LAIOS-SOGIP)– Approche critique de l’étude des Nations Unies sur la participation des peuples autochtones à la prise de décision
Benoît Trépied (CNRS/CREDO, LAIOS-SOGIP)–Elus politiques et représentants coutumiers : quelle(s) place(s) pour les Kanak dans les institutions postcoloniales de Nouvelle-Calédonie ?
Cet exposé reviendra sur la question des fondements de la légitimité politique kanak en Nouvelle- Calédonie contemporaine. Ce territoire français du Pacifique Sud en voie de décolonisation compte en effet deux types de porte-parole kanak tendanciellement concurrents en son sein : d’une part les élus politiques légitimés par le suffrage universel, qui sont aussi des leaders nationalistes engagés dans le militantisme partisan en faveur de l’indépendance ; et d’autre part les responsables « coutumiers » reconnus par l’Etat français à divers échelons (« chefs de clan », « petits chefs », « grands chefs », bureaux des « aires coutumières », « sénateurs coutumiers »), qui mobilisent volontiers localement le registre des droits autochtones construits sur la scène internationale. Après avoir rappelé la façon dont ce clivage majeur entre la figure de l’élu kanak et celle du coutumier s’est constitué au fil du temps, nous examinerons les enjeux que soulèvent aujourd’hui les modalités de leur participation aux prises de décision politiques.
Jennifer Hays (LAIOS-SOGIP) – La prise de décision pour les San de la Namibie: concilier la tradition et l’histoire avec les demandes de la politique moderne
Les San, peuple autochtone de la Namibie, forment traditionnellement une petite société égalitaire de chasseurs cueilleurs, dont les décisions concernant le groupe sont prises par consensus. La loi namibienne, aujourd’hui, reconnaît des autorités traditionnelles, lesquelles sont choisies par leurs peuples pour les représenter. Bien que les San aient droit à ce mécanisme de reconnaissance d’autorités traditionnelles, les normes décrivant les processus de choix des dirigeants et définissant leurs rôles vis-à-vis de leurs communautés, sont basées sur les structures de leadership hiérarchique des groupes dominants. De facto, la capacité des dirigeants San à représenter les intérêts de leur peuple est limitée par des facteurs culturels, historiques, politiques, sociales et économiques. Au niveau gouvernemental, une Division de Développement San a été mise en place dans le Bureau du Premier Ministre, afin d’intégrer les San dans l’économie nationale. En explorant, les deux termes de cette représentation politique, celle dite « traditionnelle » et celle dans le gouvernement namibien, la présentation donnera un aperçu des limites de la capacité des communautés San en Namibie, à participer aux processus de décision dans les affaires qui les concernent.
Laurent Lacroix (LAIOS-SOGIP)– Consultation et prise de décision en Amérique latine. Réflexions à partir du conflit du TIPNIS, Bolivie.
Depuis quelques mois, un conflit d’une rare ampleur oppose l’Etat plurinational de Bolivie aux principales organisations autochtones du pays. Un projet de construction d’autoroute devant traverser le Territoire Indigène et Parc National Isiboro Securé (TIPNIS) est au cœur de la controverse, chacune des étapes du processus de consultation mis en place étant sujettes à la polémique. Important de par sa résonnance au niveau international mais aussi de par ses effets et ses répercussions pour chacun des acteurs impliqués, ce conflit nous invite à interroger les modalités d’application et la signification effective du droit à la consultation et au consentement des peuples autochtones en Bolivie et plus largement en Amérique latine.
Prochaines séances
13 décembre 2012 : Le développement « avec culture & identité » en questions : une problématique autochtone ?
– Guillaume Boccara (CNRS, CERMA-EHESS) – L’ethno-développement « adoucit les moeurs ». Réflexions sur le programme Origenes (Chili) comme modèle antipolitique.
– Céline Germond-Duret (Université Liverpool John Moores) – Projets de développement et représentation des peuples autochtones
– Jean-MichelSourisseau (CIRAD) – Autochtonie et émancipation en Nouvelle-Calédonie. Les enjeux du développement de la province nord
10 janvier 2013 — Institutionnalisation des autochtones : savoirs et droit
– Veronica Gonzalez – Les organismes spécialisés de l’ONU face aux problématiques autochtones. Les cas de l’OIT, l’UNESCO et la FAO (1919-2012)`
– Jennifer Rubis (UNESCO) – Savoirs autochtones
– Stephan Groth (Université de Gottingen)– Le Comité intergouvernemental de la propriété intellectuelle relative aux ressources génétiques, aux savoirs traditionnels et au folklore
14 février 2013 —la place des autochtones et de leurs propositions dans la réflexion et la gestion locale / globale de l’environnement (1)
introduction de Irène Bellier (IIAC/LAIOS) – Bref retour sur RIO+20
– Olivier Barrière (IRD) – Droit négocié, pluralisme juridique et régulation des ressources
naturelles (Maroc, Sénégal, Guyane)
– Nicolas Barbier (Université de Bourgogne) – Droit américain, terrains d’entente, conflits et solutions potentielles dans la cogestion du territoire et de l’environnement des Indiens Nez Perce
– Daniel Rodriguez, Juge de brousse en Nouvelle-Calédonie –
14 mars 2013—L’instanciation du droit comme distinction et habilitation des autochtones
– Leslie Cloud (SOGIP-LAIOS) – Bilan de la judiciarisation des droits des peuples autochtones au Chili depuis la ratification de la Convention 169 de l’OIT sur les droits des peuples autochtones et tribaux
– Karine Rinaldi – La reconnaissance des droits des peuples autochtones et tribaux par la Cour interaméricaine des droits de l’homme
– Marianne Wiben Jensen (IWGIA) – The African Commission’s Working Group on Indigenous Populations and its emerging impact in Africa
11 avril 2013 — la place des autochtones et de leurs propositions dans la réflexion et la gestion locale / globale de l’environnement (2)
Introduction de Martin Préaud (SOGIP-LAIOS)
– Stéphanie Guyon(SOGIP-LAIOS) & Gérard Collomb (IIAC/LAIOS) – Enjeux environnementaux et chefs coutumiers : Appropriation et gestion des zones de droits d’usage sur le littoral guyanais.
– Corinne Arnoult – le cas Sarayaku (Equateur) et l’accord de coopération avec la région Rhone-Alpes ; projet « frontières de vie.
– Peter Bille Larsen (University of Oxford/ University of Lucerne) – La conservation communautaire et les droits autochtones: quelques pistes anthropologiques
organisé par Irène Bellier, directrice de recherche au CNRS (IIAC/LAIOS),
Jessica De Largy Healy, postdoctorante,
Barbara Glowczewski, directrice de recherche au CNRS (LAS),
Marie Salaün, professeur à l’Université de Nantes (IRIS)
Prochaine séance à l’EHESS – amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris – de 10h à 17h
Mardi 6 novembre 2012 :L’Amazonie, enjeux de changements socio-économiques et climatiques. Luttes territoriales et recours aux nouvelles technologies
10 h-13 h : À partir de la projection du film Children of the Amazon (72’) de la réalisatrice Denise Zmekhol, nous aborderons les questions du changement socio-économique en Amazonie, en relation avec l’exploitation non durable des ressources de la forêt. Le film est l’occasion d’introduire le peuple Surui, de l’état de Rondonia au Brésil, et deux figures de la défense de l’Amazonie, Chico Mendes qui fut assassiné en 1988, et Almir Surui pour qui la défense de la forêt passe aujourd’hui par un partenariat technologique avec Google. Nous évoquerons dans cette matinée la construction de la relation entre droits humains et protection de la diversité, culturelle et biologique.
14 h-17 h :
À partir du film La amazonia en venta : el pueblo awajun y la lucha por preservar su territoria ancestral (35’) réalisé par IWGIA avec Ore-Media, Irène Bellier reviendra sur les problèmes posés par les concessions gouvernementales de territoire aux entreprises minières. Ce film court sera l’occasion d’aborder les questions relatives à la place du droit dans les luttes pour la protection de la forêt comme espace de vie, aux échelles locales, nationales et internationales, et de discuter du conflit entre les visions du Buen Vivir et le développement par la croissance.
A partir du film, Sisa Ñampi – Frontière de vie, (25’), du réalisateur Eriberto Gualinga, du peuple Kichwa-Sarayacu, nous découvrirons le projet de vie de tout un peuple qui, après avoir lutté contre l’industrie pétrolière, et déposé plainte en 2003 devant la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme, a vu ses droits reconnus. En Juillet 2012, l’Equateur a été condamné à indemniser le peuple Sarayacu pour ne pas avoir consulté ses membres, et pour les dommages causés par l’activité pétrolière. Parallèlement à ces luttes, en 2006, les Sarayacu s’engageaient dans la réalisation d’une immense frontière végétale de plus de 300 km de long, formée de cercles d’arbres à fleurs, un projet de partage des connaissances avec les prochaines générations qui les verront fleurir, et d’engagement pour la protection de la diversité du Vivant…
Thématique du séminaire
À la suite des années précédentes, nous proposons un séminaire de master et de recherche sous forme de 4 journées consacrées à l’analyse de films faits par, avec et sur des Aborigènes, des Amérindiens, des Polynésiens ou d’autres peuples qui ont participé à l’élaboration de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones (ONU, 2007). La dernière décennie a vu une accélération de films sur les situations et luttes autochtones, à caractère ethnographique, documentaire ou fictionnel, dans lesquels des peuples spoliés se dressent comme protagonistes de leur propre histoire. Depuis la création de YouTube et d’autres plateformes de partage, la population civile met en ligne de plus en plus d’images, à la fois messages politiques et divertissement : la Toile offre ainsi un nouvel outil d’appel à des soutiens, des campagnes de mobilisation contre les abus et de visibilité mondiale pour la mise en valeur des cultures et langues autochtones.
Les productions filmiques s’inscrivent dans une réappropriation de leur histoire par les peuples concernés qui explorent la colonisation et les problèmes contemporains tout en mettant en valeur leurs visions critiques, leurs savoirs, leurs patrimoines, leurs spiritualités et diverses formes de créativité. Face à cette prise de parole et de mise en scène, l’anthropologie est mise au défi et agitée de divers débats que nous évoquerons à l’occasion de chaque séance.
Séances suivantes :
Mardi 20 novembre 2012 : Polynésie française, politique, langues et culture
Mardi 11 décembre 2012 : Cinéma communautaire et Travaux d’étudiant.e.s
Conférence Débat avec Evaristo Nugkuag Ikanan, représentant du peuple Awajun (jungle péruvienne) le vendredi 26 octobre 2012 à 20h30 à Sèvres Forum, 2 rue Lecointre, 92310 Sèvres. Pour télécharger le programme, cliquer ici.
« Plus de 80 % des terres Amazoniennes Péruviennes sont attribuées à des Multinationales, sans aucun respect ni considération pour ceux vivants sur ces terres, qui ne bénéficient d’aucune compensation financière, et encore moins d’une redistribution de richesses afin d’améliorer l’éducation et la santé des peuples Amazoniens. Ils réclament d’exploiter eux-mêmes les ressources de leur environnement (connaissance des plantes médicinales) ou d’être directement associés dans les décisions.»
Programme détaillé de la soirée organisée à l’Espace Daniel Sorano, dans le cadre de la Journée internationale de solidarité avec les peuples amérindiens – 12 octobre 2012, Vincennes
Vendredi 12 octobre 2012, à partir de 19h à l’Espace Daniel Sorano (Théâtre), 16 rue Charles Pathé Vincennes (94).
Métro : Bérault ou Château de Vincennes (L1), RER : Vincennes, Bus : 46, 56, 112, 114, 115, 118, 124, 210, 215, 318, 325
PRORAMME
– 19h – Ouverture des portes – tables de presses, librairie amérindienne, vente d’artisanat de coopératives autochtones…
– 19h30 – Présentation de la soirée, co-organisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) et Terre et Liberté pour Arauco
PROJECTION :
– 19h45 – Projection du film : « Un été indien à Genève » – sur la première conférence à l’ONU en 1977 sur le racisme et la discrimination à l’encontre des peuples autochtones des Amériques – Documentaire de Pierrette Birraux-Ziegler (doCip) et Volkmar Ziegler – 1986 – 52min
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DÉBAT :
– 21h – Table ronde « 520 ans de résistances autochtones dans les Amériques » (en présence de représentants autochtones des trois Amériques et d’Océanie).
Modérateurs : Edith Patrouilleau (co-fondatrice du CSIA-Nitassinan), Sylvain Duez-Alesandrini (CSIA-Nitassinan) et Francis Geffard (Directeur de la collection Terre Indienne chez Albin Michel et co-fondateur du festival AMERICA)
Interventions des représentants autochtones suivants :
Bill Jimbo » SIMMONS, Choctaw des USA, membre du Conseil de gouvernance de l’American Indian Movement (AIM), représentant de AIM-West et ami du prisonnier politique amérindien, Leonard Peltier (Sioux-Lakota / Anishinabe), incarcéré aux Etats-Unis depuis 37 ans ; Ron BARNES, Inuit d’Alaska, juriste autochtone, membre de « Indigenous Nations and Peoples Coalition », spécialiste du droit à l’autodétermination pour les peuples autochtones ;
José MORALES, Maya K’itché du Guatemala, fondateur de OTM et représentant du Conseil paysan Kabawil, auteur de « Le génocide continué ? Violences, justice et réparations dans le Guatemala contemporain », in « Les violences génocidaires au Guatemala. Une histoire en perspective », ouvrage coordonné par Sébastien Jahan (dir.), Paris, L’Harmattan, 2012 ;
Llanquiray PAINEMAL, représentante Mapuche du Chili, qui interviendra sur la résistance du peuple Mapuche et la lutte des quatre prisonniers politiques de la Wente Winkul Mapu du Lof Chekenco qui sont actuellement en grève de la faim dans la prison d’Angol (Chili).
Rock HAOCAS, Kanak de Nouvelle Calédonie / Kanaky, représentant de l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) et du Parti Travailliste de Kanaky, donnera un éclairage sur les droits du peuple kanak dans les échéances du processus d’autodétermination de 2012 / 2014 dans le cadre des Accords de Nouméa.
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– 22h30 – Hommage à Leonard Peltier et aux prisonniers politiques autochtones en lutte (prisonniers mapuche de la communauté Wente Winkul Mapu du Lof Chekenco : Paulino Levipan Coyán, Daniel Levinao Montoya, Rodrigo Montoya Melinao / prisonniers de l’Autre Campagne zapatiste au Mexique : Alberto Patishtan Gómez, Francisco Sántiz
López, Alvaro Sebastian…)
— Chant traditionnel amérindien en honneur à Leonard Peltier et aux victimes de 520 ans de colonisation — par Bill « Jimbo » SIMMONS, en présence de Quetzal Tzab, responsable régional du Leonard Peltier Defense / Offense Committee (LPDOC), notamment pour les pays d’Amérique du Sud.
23h – Fin de la soirée.
Soirée co-organisée par le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan) et Terre et Liberté Pour Arauco, avec le soutien et l’aide de l’Espace Daniel Sorano, de Francis Geffard (Directeur de la collection Terre Indienne chez Albin Michel et co-fondateur du festival AMERICA), de Pierrette Birraux (co-fondatrice du Centre de Documentation, de Recherche et d’Information des Peuples Autochtones – doCip), du Collectif Guatemala, de l’Organisation Tohil Morales (OTM), du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL), des Trois Passants et du Leonard Peltier Defense /Offense Committee (LPDOC).
— tables de presse – librairie amérindienne – exposition de tableaux et de lithographies d’oeuvres réalisées en prison par
Leonard Peltier —
Pour de plus amples informations : CSIA-Nitassinan – tél. 0143730580. (Paf. 8 – tarif réduit : 6)
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Exposition Photographique Kogis (Colombie) – Tchendukua. Vous pourrez également découvrir, lors de cette soirée du 12 octobre à Vincennes, l’exposition photographique sur les Indiens Kogis (Colombie), réalisées par Eric Julien, Fondateur de l’association « Tchendukua – Ici et Ailleurs ». Exposition présentée à l’Espace Daniel Sorano (Galerie) – Vincennes, du 8 au 14 octobre 2012.
Source: http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article365
News mailing list: News@cicp21ter.org / https://listes.globenet.org/listinfo/news
Le GITPA Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones, Membre institutionnel de l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) vous communique le rapport élaboré par Claire Levacher :
« Les sociétés transnationales minières face au droit des peuples autochtones. Quels acteurs, pour quels enjeux » ?
Cliquer ici pour accèder au rapport
Cliquer sur chaque information ci dessous pour accéder aux Codes miniers et informations sur les mines
AMERIQUE DU NORD
CANADA
Code minier
Entente Voisey’Bay
Mine Baker Lake
Plan nord
ETATS-UNIS
Code minier
Mine Tuba city
AMÉRIQUE CENTRALE
GUATEMALA
Code minier
Mine Marlin
AMERIQUE DU SUD
CHILI
Code minier
Mine Pascua Lama
COLOMBIE
Code minier
Mine d’angostura
Mine de Marmato
Mine La Colosa
EQUATEUR
Code minier
Mine de Miramor









AFRIQUE
BOTSWANA
Code minier
Mine de Gope
RDC
Code minier
PACIFIQUE
AUSTRALIE
Code minier
Mine de la Péninsule de Gove
KANAKY-NC
Code minier
Mine de Goro
PAPOUASIE OCCIDENTALE
Code minier
Mine Grasberg
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Le GITPA Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones,
Membre institutionnel de l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA)
vous communique le rapport :
Monde Autochtone 2012
Le rapport annuel « Monde Autochtone » présente une revue des évènements marquants de l’année sur la situation des peuples autochtones et de leurs droits. Une soixantaine de représentants autochtones, d’universitaires et de chercheurs non-autochtones ont participés à cette publication.
Ce rapport est une source d’information essentielle et un outil de travail pour tous ceux qui souhaitent être informés sur l’état actuel de la situation des peuples autochtones dans le monde.
Le « Monde autochtone » est la traduction par le GITPA des rapports annuels d’IWGIA en anglais (Indigenous World) et en espagnol (El Mundo Indigena) présentés par IWGIA au cours de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones 2012 au siège des Nations unies à New York du 7 au 18 mai 2012.Pour consulter ces informations sur le site du GITPA, cliquez ici.
Le pdf du Rapport
Liste des traducteurs du réseau des experts du GITPA et des bénévoles
Viernes 5 y Sábado 6 de octubre de 2012
MUSEO NACIONAL DE ANTROPOLOGÍA, de la Cda de México
Conferencias magistrales y Paneles de discusión
ESCRITORES, EDITORES, ILUSTRADORES, PROMOTORES DE LECTURA E INSTITUCIONES EDUCATIVAS INTERESADOS EN LIBROS QUE PROMUEVAN EL RECONOCIMIENTO DE LA DIVERSIDAD CULTURAL Y LINGÜÍSTICA DE MÉXICO.
ENTRADA LIBRE
Consulta el programa en http://eib.sep.gob.mx/eedelib
¡¡Te esperamos!!
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Le GITPA et le SOGIP se sont associés à l’organisation du:

Que connaît-on vraiment, en France, de la production cinématographique amérindienne ?
Trop souvent, les mots “Indien” et “cinéma” n’évoquent dans l’esprit du spectateur que des films comme Danse avec les Loups, Little Big Man ou d’autres westerns véhiculant une vision passéiste, voire stéréotypée, de la réalité amérindienne, pourtant riche et complexe. Depuis une trentaine d’années, les Amérindiens de tout le continent américain se réapproprient leur image en réalisant et en produisant leurs propres films. Ils peuvent enfin parler en leur nom et montrer à quel point leur expression artistique est originale et spécifique. Faute de distributeurs, très peu de films autochtones sortent en France.
Or les membres de l’Association De La Plume à l’Écran (présidée par Sophie Gergaud, membre du réseau des experts du GITPA pour l’Amérique) sont convaincus qu’une meilleure diffusion des productions artistiques amérindiennes contribuerait à une meilleure compréhension des cultures amérindiennes contemporaines.
En présence d’invités amérindiens, l’équipe entièrement bénévole du Festival Ciné Alter’Natif offre une tribune à cet autre cinéma et permet d’en faire découvrir l’extrême variété(courts métrages, longs-métrages, fictions, documentaires) ainsi que la richesse artistique, drôle et percutante).
À Paris: projections de 3 films de réalisateurs amérindiens
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Centre culturel canadien
5 rue de Constantine -Paris 7e Jeudi 4 octobre -20h |
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e Lundi 8 octobre 20h30 |
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e Mardi 9 octobre 20h45 |
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REEL INJUN Avec Reel Injun, le cinéaste nous convie à un voyage fascinant au coeur de l’Amérique et du Grand Nord canadien. Ce road-movie, long métrage documentaire, retrace l’évolution de la représentation des Amérindiens de l’époque du cinéma muet jusqu’à nos jours. Avec des extraits de grands classiques et de films récents, agrémentés d’interviews de réalisateurs, acteurs, écrivainset militants célèbres, amérindiens ou non, Neil Diamond fait défiler les images stéréotypées des Indiens au cinéma. |
ONE MORE RIVER One More River est un documentaire sur le processus de prise de décisions des Cris du Québec alors qu’ils doivent statuer sur l’acceptation ou non d’un nouveau méga-projet hydroélectrique sur leurs terres. Ce témoignage dramatique jette un regard sans concession dans les coulisses du processus décisionnel et montre avec justesse la déchirure qui frappe les communautés cris. Neil Diamond, l’un des plus importants réalisateurs autochtones du Canada, est originaire de la communauté cri de Waskaganish, située sur la côte de la Baie James. |
MARCH POINT Depuis des siècles, les Swinomish dépendent de la pêche à la palourde et aux crabes. Avant la colonisation, la tribu habitait la vallée Skagit et ses rivières. Mais en 1885, par le traité de Point Elliott, le gouvernement fédéral leur retire une grande partie de leurs terres. En compensation, les Swinomish se sont vus accorder le droit à des soins élémentaires gratuits, des droits de pêche et une petite réserve. Mais à la fin des années 1950, deux raffineries pétrolières sont construites à March Point. Un lieu qui, d’après les traités, se situe pourtant sur leurs terres… |
Une conférence, projections, débats sur le thème de
« EAUTOCHTONES »: L’eau et les peuples autochtones
Lundi 8 octobre de 14h à 17h
Amphithéâtre de l’EHESS (École des Hautes Études en Sciences Sociales)
105 Bd Raspail –Paris 6e
Introduction de la conférence par :
Patrick Kulesza, Directeur du GITPA – Groupe International de travail pour les peuples autochtones www.gitpa.org
Irène Bellier, Directrice de recherche du CNRS, Directrice du programme de recherche : Echelles de gouvernance – les Nations unies les Etats et les Peuples Autochtones (SOGIP) www.sogip.ehess.fr, Vice présidente du GITPA.
Le droit à l’eau et les peuples autochtones : Panorama général et contexte international
Projection d’extraits de 5 films et débats
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Eau, Notre vie, notre espoir.
Promedios 2006 • Mexique • Documentaire • 60 mn |
« Comment l’or empoisonne la Guyane »
de Philippe Lafaix, 10′, 2005 |
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La privatisation de l’eau se mène, dans le monde entier, sous le contrôle de l’OMC, de la Banque Mondiale, du FMI et du Traité dit de Libre Commerce. Cette privatisation implique également celle des grands barrages et de l’énergie électrique qu’ils génèrent. Industries et gouvernements se sont déjà emparés de plus de 60% des grands fleuves du monde mais ils en veulent toujours plus… Grâce à une prise de conscience croissante de la société, diverses résistances commencent à émerger pour lutter contre l’appropriation de l’eau par quelques-uns. Surtout, des alternatives se font jour afin de garantir que l’accès à l’eau soit un droit humain.
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Ce montage de 10mn proposé par J.-P. Havard à partir du reportage de Philippe Lafaix diffusé sur Canal+ en 2005 montre très bien l’orpaillage en Guyane et ses effets dévastateurs sur les populations amérindiennes, empoisonnées par le mercure Intervention de Jean-Pierre Havard, président de Solidarité Guyane, |
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Clearwater
de Longhouse Media, 2012, 2’23 |
Battle of the Xingu
de Iara Lee (Brésil), 2011, 11′ |
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Ce projet de documentaire expose la relation unique qui lie les Amérindiens à l’eau du Puget Sound (Washington). Embarquons à leurs cotés pendant la pêche aux panopes (grand mollusque marin), lorsqu’ils écoutent les paroles des anciens, voyagent aux cotés des pêcheurs et enquêtent avec leurs jeunes, prenant conscience de la beauté de leur culture mais aussi de l’impact imminent de l’acidification des océans sur l’environnement Intervention de Tracy Rector (Seminole) et Solomon Calvert-Adrea (Seminole-Chocktaw) |
Au Brésil, plus de 10000 Amérindiens vivent au bord du Xingu et dépendent de cet affluent de l’Amazone pour survivre. Fervent défenseur du développement de la région, le gouvernement propose de construire ce qui serait le 3ème plus grand barrage hydraulique au monde, menaçant de détruire la biodiversité du bassin de la rivière Xingu et de déposséder ses habitants de leurs droits à un avenir durable. Ce film, réalisé par une Brésilienne d’origine coréenne, témoigne de la détermination des Amérindiens du Xingu à protéger leur mode de vie.
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Let’s Move
de Willard Napash, 2011, 4’42 |
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Les conditions de vie au village de Chisasibi (Baie James), près des plus grands barrages et réservoirs de la province…
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- a statement of recognition of Aboriginal and Torres Strait Islander peoples and their unique history, culture and connection to this land;
- removal of references to race, reflecting the nation’s fundamental belief in the importance of equality and non-discrimination; and
- acknowledgment that additional effort is needed to help close the gap in Aboriginal and Torres Strait Islander peoples disadvantage.
Mixtecos, los que no se creyeron el cuento oficial de la Independencia [1]
Aunque la historia oficial se empeña en olvidarlos, los pueblos indígenas son una compleja historia viva. El documental El fuego y las cenizas, de Francisco López Bárcenas, retrata con múltiples recursos, imaginación y minuciosidad el caso de los mixtecos en la guerra de Independencia de México. (Leer nota completa [1])
Reescribir la historia que nos niega [2]
Aunque los pueblos indígenas de la Mixteca aportaron una cuota de sangre para lograr la independencia de México, fueron despojados de tierras, lengua y cultura, y la historia oficial los ocultó. Sin embargo, los pueblos guardaron en la palabra su historia, que hoy sale a la luz. (Leer nota completa) [2]
Trailer El fuego y las cenizas
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[1] Mixtecos, los que no se creyeron el cuento oficial de la Independencia: http://desinformemonos.org/2012/09/mixtecos-memoria-viva-de-la-independencia-de-mexico/
[2] Reescribir la historia que nos niega: http://desinformemonos.org/2012/09/escribir-la-historia-desde-la-esperanza-que-nos-une/
[3] Image: http://www.youtube.com/watch?v=mR3EgjdujyU
Voici son adresse :
LEONARD PELTIER
#89637-132
USP Coleman I
U.S. Penitentiary
P.O. BOX 1033
COLEMAN, FL 33521, USA
Un des premiers cadeaux pour Leonard Peltier, cette année pour son anniversaire, vient du Rapporteur spécial des Nations unies sur les libertés fondamentales et les droits Humains des peuples autochtones, M. James Anaya, qui a rendu aujourd’hui son rapport sur sa visite in situ aux USA. Document qu’il va présenter officiellement devant la communauté internationale mardi prochain à la session du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, à Genève. Dans les recommandations de son rapport, James Anaya mentionne que la grâce présidentielle pour Leonard Peltier fait partie du chemin pour la réconciliation entre le gouvernement américain et les Nations amérindiennes.Pour pconsulter son rapport en anglais : http://www.ohchr.org/Documents/HRBo…
« Amnesty International considère Peltier comme un prisonnier politique dont les recours pour obtenir une réparation légale ont tous été épuisés. Le gouvernement des États-Unis a rejeté à plusieurs reprises les demandes d’un réexamen officiel. Amnesty International reconnait qu’un nouveau procès n’est plus une option possible et est convaincu que Peltier devrait être libéré immédiatement et sans condition. » – Déclaration faite par Amnesty International le 16 avril 1999, à Minneapolis (Minnesota – USA)
Groupe de Soutien à Leonard Peltier – LPSG-France
c/o Comité de Solidarité avec les Indiens des Amériques – CSIA
21ter Rue Voltaire, F-75011 – France
Téléphone : +33 (0)1 43 73 05 80 – Fax : +33 (0)1 43 72 15 77 (attn CSIA/LPSG-France)
Email : freepeltier@no-log.orgLeonard Peltier Defense Offense Committee (LPDOC) – PO Box 7488 Fargo, ND 58106, USA – Tél : 701/235-2206 – E-mail : contact@whoisleonardpeltier.infoWeb : www.whoisleonardpeltier.info
Regards croisés sur les catégorisations ethnoraciales : action publique et mobilisations en contextes nationaux
Samina Mesgarzadeh
(ETT/ ENS/EHESS ; CRAPUL/IEPI, Université de Lausanne)
samina.mesgarzadeh@unil.ch
Jonathan Miaz
(CRAPUL/IEPI – GSPE‐PRISME, Universités de Lausanne et de Strasbourg)
jonathan.miaz@unil.ch
Les catégorisations ethnoraciales peuvent constituer un enjeu majeur dans l’analyse de l’action publique et de la forme prise par certaines mobilisations (mouvements sociaux, associations, syndicats, etc.) dans des contextes nationaux contrastés.
Les catégorisations ethnoraciales sont appréhendées en sociologie de l’action publique à partir de terrains portant sur les politiques d’immigration et d’asile dans différents pays européens (Spire, 2008; Jubany, 2011; Darley, 2010), le système de protection sociale aux USA (Lens et Cary, 2010), les caisses d’allocation familiales (Eberhard, 2001) et de travaux sur la police en France notamment (Fassin, 2011). Elles suscitent l’attention tant pour leur implication dans la construction d’un problème public que pour leur mise en oeuvre. À cet égard, les auteurs observent par exemple des traitements et des décisions administratives différenciés selon les catégorisations forgées.
En sociologie des mobilisations, la question des catégorisations ethnoraciales se pose à deux niveaux. Premièrement, certains politistes s’interrogent sur les conditions de possibilité d’un cadrage « racial » des mobilisations en lien avec les contextes nationaux (Célestine, 2009) dans une approche ethnographique ‐ boycott opposant « Afro‐Américains » et « Coréens » aux USA (Kim, 2000) ‐ ou dans un questionnement sur les transformations du contexte politique en France (Escaffré‐Dublet et Simon, 2009 ; Bereni et Jaunait 2009). Deuxièmement, au prolongement des travaux américains sur l’intersectionnalité, des chercheurs s’interrogent sur le rôle des catégorisations ethnoraciales dans la construction ou la fragmentation des groupes mobilisés, un enjeu soulevé par l’émergence du féminisme noir (Dorlin, 2007).
L’objectif de cette section thématique est de décloisonner les réflexions sur les processus de catégorisations ethnoraciales à partir de questions transversales à la sociologie de l’action publique et la sociologie des mobilisations. Trois axes seront discutés :
1. Comment les catégories ethnoraciales sont‐elles construites dans l’action publique et les mobilisations ? Observe‐t‐on des circulations, des réappropriations ou des redéfinitions de ces catégorisations dans ces différents espaces ? Du point de vue de la construction de catégories ethnoraciales, on peut penser à des processus de catégorisations liés à la construction d’un problème public impliquant agents de l’action publique et/ou groupes mobilisés. Ces catégorisations ethnoraciales peuvent être explicites (dans les politiques d’affirmative action aux USA) ou implicites (« réfugiés » (Noiriel 1997), « immigrés », « étrangers » ; autant de catégorisations qui véhiculent un certain rapport au « national »). Le rôle du droit dans ce processus constitue aussi un angle d’attaque fécond.
2. Comment les catégories ethnoraciales s’actualisent‐elles sur différents terrains de l’action publique ou de mobilisations ? D’une part, on interroge la manière dont les pratiques des agents (fonctionnaires, « street‐level bureaucrats » ; dirigeants, adhérents et bénéficiaires d’associations, porte‐paroles, militants et sympathisants de mouvements sociaux) et les interactions (p. ex : interaction entre un fonctionnaire et un usager ou d’un permanent juridique avec un travailleur) participent à la construction ou à la redéfinition de ces catégorisations. D’autre part, à partir d’enquêtes de terrain, on interroge ce que ces catégorisations « font » à l’action publique ‐ dans les relations de guichet (Spire, 2008 ; Eberhard, 2001), dans le travail quotidien des « street‐level bureaucrats » (Lipsky, 2010) ‐ et aux mobilisations ‐ divisions ethnoraciales au sein des collectifs et leurs transformations dans le cours des mobilisations (Chauvin, 2009) ; concurrence entre causes (p. ex entre lutte syndicale et droit des immigrés et sans‐papiers (Plein droit, 2011). Enfin, on peut se demander dans quelle mesure les catégorisations ethnoraciales structurent les prises de rôle et les manières de les tenir dans les institutions et les mouvements sociaux.
3. Un dernier axe portera sur les questions méthodologiques et épistémologiques soulevées par l’observation et l’écriture sur les catégorisations ethnoraciales. Qu’observe‐t‐on concrètement ? En quoi nos propres catégories et shèmes de perception influent‐ils sur le repérage des catégorisations sur le terrain ? Comment passer des catégorisations observées à l’écriture (Mazouz, 2008)? Les contributions peuvent s’inscrire dans l’un de ces axes ou en aborder plusieurs de manière transversale.
Afin de favoriser la comparaison entre sous‐disciplines et contextes nationaux, les papiers ancrés dans des enquêtes de terrain précises seront privilégiées.
Les propositions de contributions (2 pages au maximum) comportant une présentation de la problématique, du terrain étudié et du protocole d’enquête doivent être adressées aux organisateurs (samina.mesgarzadeh@unil.ch; jonathan.miaz@unil.ch) au plus tard le 15 octobre 2012.
Bibliographie sélective
Bereni, Laure et Alexandre Jaunait, « Usages de la diversité (Editorial) », Raisons politiques, 35, 2009, pp. 5‐10.
Brotherton, David C. et Kretsedemas, Philip (eds.), Keeping Out The Other. A Critical Introduction to Immigration Enforcement Today, New York, Columbia University Press, 2008.
Célestine, Audrey, Mobilisations collectives et construction identitaire. Le cas des Antillais en France et des Portoricains aux Etats‐Unis, Thèse de science politique sous la direction de Denis Lacorne, IEP‐Paris, 27 novembre 2009.
Chauvin, Sébastien, « The Political Ethnography of Critical Processes : Describing Disruption in a Multiethnic Labour Group », Ethnographeast IV Conference, Leiden, The Netherlands, June 25‐27.
Darley, Mathilde, « Le pouvoir de la norme. La production du jugement et son contournement dans les lieux d’enfermement des étrangers », Déviance et Société, n° 34, 2010, pp. 229‐239.
Dorlin, Elsa, Black Feminism. Anthologie du féminisme africain‐américain. 1975‐2000, Paris, L’Harmattan, 2007.
Eberhard, Mireille, « Catégorisations ethnico‐raciales au guichet », Cahiers du Cériem, n° 8 déc. 2001.
Escaffré‐Dublet, Angéline et Patrick Simon, « Représenter la diversité en politique : une reformulation de la différence et de l’égalité par la doxa républicaine », Raisons politiques, 35, 2009, pp. 125‐142.
Fassin, Didier, La force de l’ordre. Une anthropologie de la police des quartiers, Paris: Editions du Seuil, 2011.
Jubany, Olga, « Constructing truths in a culture of disbelief: Understanding asylum screening from within », International Sociology, n° 26, 2011, pp. 74‐94.
Kim, Claire, Jean, Bitter Fruit: The Politics of Black‐Korean Conflict in New York City, New Haven, CT, Yale University Press, 2000.
Lens, Vicky et Colleen Cary, « Negotiating the discourse of race within the United States welfare system », Ethnic and Racial Studies, n° 33, 2010, pp. 1032‐1048.
Lipsky, Michael, Street‐Level Bureaucracy. Dilemmas of The Individual in Public Services, New‐York, Russell Sage Foundation, 2010 (1980)
Mazouz, Sarah, « Les mots pour le dire. La qualification raciale de l’enquête de terrain à l’écriture », in Fassin, Didier, Bensa, Alban, Les politiques de l’enquête. Epreuves ethnographiques, Paris : Bibliothèque de l’Iris, coll. Recherche, 2008, p. 81‐98.
Noiriel, Gérard, « Représentations nationale et catégories sociales. L’exemple des réfugiers politiques », Genèses, Année 1997, Volume 26, Numéro 1, pp. 25‐54.
Palidda, Salvatore (ed.), Racial Criminalization of Migrants in the 21st Century, Farnham, Ashgate Pulblishing Ltd., 2011.
“Etrangers, syndicats: “Tous ensemble”?”, Plein droit, n°89, 2011.
Spire, Alexis, Accueillir ou reconduire. Enquête sur les guichets de l’immigration. Paris: Raisons d’agir, 2008.
Spire, Alexis, Etrangers à la carte. L’administration de l’immigration en France (1945‐1975), Paris: Editions Grasset & Fasquelle, 2005.
Wacquant, Loïc, « For an analytic of racial domination », Political Power and Social Theory, 11, 1997, pp. 221‐234.
Wimmer, Andreas, « The Making and Unmaking of Ethnic Boundaries : A Multilevel Process Theory », American Journal of Sociology, 113, 4, 2008, pp. 970‐1022.
Indigenous World Forum on Water and Peace
FORO INDÍGENA MUNDIAL SOBRE EL AGUA Y LA PAZ
Information / Información
Who we are:
The Indigenous World Forum on Water and Peace is a coalition of Indigenous leaders, Indigenous organizations, academics and like-minded people globally who wish to protect water for future generations. It is a vision from the Elders, and has the support of 60 organizations globally (at the UN Permanent Forum on Indigenous Issues). This is a partnership between Indigenous peoples organizations, universities (UNBC, UVic), and non-government organizations (The Pacific Peoples’ Partnership,Ecosistemas and the Indigenous Environmental Network)
What we envision:
This project will have two components:
- A global forum that will gather together traditional Indigenous knowledge keepers, community members working to protect water and people from all nations, proposed for August, 2014 (location to be determined). The Global Forum responds to the need to develop sustainable water practices and to address conflicts over water, and will meet the Millennium Development Goals to address poverty, disease and child mortality.
- 2014 + – Post forum community capacity-building – the forum will be a catalyst for a new paradigm, the drop of water that ripples out to local communities to work together for healthy and clean water. Communities’ capacity will be built to find their own solutions to the challenges faced by water.
*****
Quiénes somos
El Foro Indígena Mundial sobre el Agua y la Paz es una coalición global de líderes y organizaciones indígenas, académicos y voluntarios en general, interesados en proteger el agua para las futuras generaciones. Es una visión desde los mayores, la cual tiene el patrocinio de más de 60 organizaciones internacionales y cuenta con la ayuda del Foro Permanente de Asuntos Indígenas de las Naciones Unidas. Es un equipo permanente, el cual mantiene el diálogo entre organizaciones indígenas locales, las universidades de British Columbia y de Victoria en Canadá, y las organizaciones no gubernamentales The Pacific Peoples’ Partnership, Ecosistemas e Indigenous Environmental Network).
Cuáles son los objetivos inmediatos del Foro
- Realizar un Foro global que reúna sabedores, activistas, médicos tradicionales indígenas, miembros de las comunidades que estén trabajando por proteger el agua y todo el que quiera reunirse con nosotros en Agosto 1, 2 y 3 de 2014 (lugar por confirmar). Este primer Foro responde a la necesidad de desarrollar prácticas sostenibles en torno al agua, señalando los conflictos de las distintas regiones, y de esta manera encontrar soluciones claras para enfrentar la pobreza, la enfermedad y la mortalidad en las edad infantil.
- 2014 + – Construir un Post-Foro Continuo a partir de las conclusiones y propuestas del Foro Indígena Mundial sobre el Agua y la Paz, socializando este nuevo paradigma en nuestras regiones y comunidades a fin de trabajar juntos por la salud y el agua limpia. Este Post-Foro Continuo buscará soluciones específicas a los retos que propone el agua en cada geografía y situación sociopolítica.
Tagged First Nations, Indigenous Knowledge, Indigenous World Forum on Water and Peace
DECOLONIZING FUTURE INTELLECTUAL LEGACIES
and ACTIVIST PRACTICES
The Second Major Conference of the Critical Ethnic Studies Association
September 19-21, 2013 (NOT 2012)
University of Illinois-Chicago
Plenary Speakers (To Date):
Taiaiake Alfred • Ricardo Dominguez • Nirmala Ervelles • Jin Haritaworn • Robin D.G. Kelley • Scott Kurashige • John Marquez • Mia Mingus • Emma Perez • Vijay Prashad • Jasbir Puar • Barbara Ransby • Beth Richie • Dorothy Roberts • Cedric Robinson • Steven Salaita • Ella Shohat • Alexander Weheliye • Patrick Wolfe • Jessica Yee
Conference Information:
Interrogating the limitations of ethnic studies today and counteracting these appropriations, CESA’s second conference has as its central goal the development of an approach to scholarship, institution building, and activism that is animated by the spirit of the decolonial, antiracist, and other global liberationist movements that enabled the creation of Ethnic Studies (Asian American Studies, Black Studies, Native American Studies, Arab-American Studies, Latino/a Studies, and Postcolonial Studies) and continues to inform its political and intellectual projects. An un-disciplinary formation, critical ethnic studies has decolonization not as its goal but sees decolonizing as a set of ongoing theories, practices, imaginaries, and methods in the service of abolishing global oppression. Thus, rather than focusing exclusively on critique, critical ethnic studies stands for decolonizing as a generative praxis of world-making.
We particularly seek proposals that do not romanticize social movements or prescribe a specific relationship between scholars and activists, but rather, call into question the emphasis on professionalization within ethnic studies and the concomitant refusal to interrogate the politics of the academic industrial complex or to engage with broader movements for social transformation. We hope to counteract the tendency of seeing the academic industrial complex as radically removed from the world and to provide a space to interrogate how the university transforms ideas into ideology, thought into action, and knowledge into power.
We invite panel and individual paper submissions on a wide range of topics that may include but are not limited to the following:
* Settler colonialism and white supremacy
* Critical genocide studies
* Queering ethnic studies
* Heteropatriarchy
* Race, colonialism, and capitalism
* Race and disability studies
* Intersections of transgender and ethnic studies
* Racial logics of immigration and border policing
* Critical imaginaries, alternate presents and futures
* Religion
* Sounds, images, and performances
* Contested archives
* Technologizing ethnic studies
* Professionalization, praxis, and the academic industrial complex
* Critical race studies
* Liberationist epistemologies
* Critical ethnic studies, un-disciplinarity, and relationships with
other fields
* Decolonization and empire
* Social movements and activism
We encourage submissions in traditional academic conference paper and panel formats, as well as alternative, creative, collaborative, and site-specific presentations, workshops, roundtables, etc., from academics, independent scholars, artists, cultural producers, activists, community workers, and others.
For submission guidelines and conference registration, or to become a member of CESA, please visit: http://www.criticalethnicstudies.org <http://www.criticalethnicstudies.org/>
*Final Submission Deadline is September 1st , 2012.
For questions regarding the conference please email
cesaconference@gmail.com <mailto:cesaconference@gmail.com>
For questions regarding CESA please email criticalethnicstudies@gmail.com
<mailto:criticalethnicstudies@gmail.com>
a través de su Seminario de Antropología Política
le invitan a la reunión con
Sarela Paz
La experiencia boliviana de consulta previa a pueblos indígenas.
(Prácticas, derechos y retóricas en el caso del TIPNIS).
Moderadores de los debates:
Magdalena Gómez (UPN) y François Lartigue (CIESAS-DF)
Martes 21 de agosto de 2012. 11:00 hrs.
Salón de Actos del Ciesas
Juárez No. 87. Col. Tlalpan
México D.F.
Coordinador: François Lartigue
Informes: Ma. del Carmen Orozco
Correo: seminariolartigue1@gmail.com
Animal politico, 9 de agosto de 2012 : http://www.animalpolitico.com/2012/08/dia-internacional-de-los-pueblos-indigenas-hay-algo-que-celebrar/
En entrevista para Animal Político, el etnólogo y director del programa ‘Nación Multicultural’ de la UNAM, José del Val, critica que la situación en cuanto al avance en derechos civiles de la comunidad indígena en México « no ha cambiado ni un ápice » en los últimos años.
Foto: Manu UresteLa Asamblea General de las Naciones Unidas estableció el 9 de agosto Día Internacional de los Pueblos Indígenas
“En México existe una ofensiva de despojo contra los pueblos indígenas como nunca se había dado en la historia del país”. Así lo afirma José del Val Blanco, director del Programa Universitario México Nación Multicultural (PUMC) de la UNAM, quien ante la conmemoración hoy del Día Internacional de los Pueblos Indígenas, considera que, en realidad, poco o nada hay que celebrar, pues la situación en cuanto al avance en derechos civiles de esta comunidad “no ha cambiado ni un ápice” en los últimos años.
“Las condiciones en que desarrollan su vida los pueblos indígenas en México siguen siendo lamentables en todos los órdenes de la realidad; y con esto me refiero a la imposibilidad de garantizar los derechos que constitucionalmente tienen, como por ejemplo, la educación, salud, vivienda, el empleo, o la cultura”, explica en entrevista con Animal Político el también antropólogo y etnólogo universitario, quien critica que, a pesar que en México viven 16 millones de personas de etnia indígena, más que una evolución en el reconocimiento y protección de sus derechos, “ha habido una involución”.
“Hay un discurso institucional de la Comisión Nacional para el Desarrollo de los Pueblos Indígenas (CDI) sobre la importancia de estos pueblos pero sus condiciones de vida no cambian ni un ápice. Es más, en la última década podemos decir que los indicadores nos muestran que no sólo no ha habido cambios, sino que se ha profundizado la miseria en algunos sectores”, afirma Del Val Blanco, que denuncia además la existencia de “un acoso sistemático” contra la comunidad indígena.
“En la última década los indicadores muestran que no sólo no ha habido cambios, sino que se ha profundizado la miseria de la comunidad indígena en México”
Foto: Manu UresteEn México hay 16 millones de etnia indígena.
“Recordemos que nosotros tenemos una guerra declarada en Chiapas con los zapatistas y no se ha resuelto nada. Y las leyes que se establecieron para establecer una solución no se han llevado a cabo y la presión sobre los zapatistas está siendo continua. Muchas veces la Comisión para el Desarrollo de los Pueblos Indígenas lo que hace es intentar fracturar la autonomía de los pueblos, para ver si ya los convencen de que sean como ellos quieren”.
Las mineras extranjeras, “neocolonianismo crudo”
Cuestionado sobre cuál es, en su opinión, la problemática que más afecta a la comunidad indígena, José del Val apunta de inmediato hacia las mineras extranjeras, a las que acusa de saquear los recursos naturales del país con el beneplácito del propio Estado mexicano.
“El problema mayor que tienen ahora los pueblos indígenas en México es la ofensiva brutal que las concesiones mineras tienen establecidas en los últimos años; estamos entrando a un momento de neocolonianismo crudo“.
En esta misma dirección, la ONG Amnistía Internacional denunció en su informe previo a la celebración en la ONU del Día Internacional de los Pueblos Indígenas que centrales hidroeléctricas, explotaciones mineras a cielo abierto, ductos y carreteras son algunos proyectos que los gobiernos siguen autorizando en territorios indígenas o sus proximidades sin tener consentimiento libre, previo e informado de estas comunidades. Además, en cuanto al caso de México se refiere, el organismo pro derechos humanos señaló que el gobierno mantiene abiertas las actividades extractivas en la mayor parte del territorio del pueblo wixárika, pese a no contar con la aprobación de los afectados.
“Aunque el gobierno anunció recientemente la cancelación de algunas concesiones mineras en una pequeña zona de Wirikuta, muchas otras siguen en vigor, y la mayor parte del territorio continúa abierto a las actividades extractivas”, indicó la ONG.
“Es una entrega vil del territorio -añade el etnólogo a lo expuesto por AI en su informe-. Porque cuando analizas la estructura de las concesiones mineras en México te das cuenta de que pagan unas cantidades irrisorias por renta de la hectárea, como de 25 centavos de dólar, y que además no pagan nada por lo que se llevan. Es un saqueo vil”.
“En México se está dando una ofensiva de despojo contra los pueblos indígenas como nunca antes había existido”
Foto: Manu UresteEn opinión del etnólogo José del Val no se respetan los derechos culturales del pueblo indígena.
“La educación es un desastre”
Otro de los grandes retos que afronta la población indígena es, sin duda, el de la educación. Y para ejemplo, tan solo un minúsculo botón: de acuerdo con un estudio realizado por autoridades del Estado de México sobre la violencia de género entre la población otomí de la comunidad de San Pablo Autopan, el 100 por ciento de los indígenas aseguraron que fueron educados “a golpes”.
A pesar de la estadística, la directora general de Educación Indígena de la Secretaría de Educación Pública (SEP), Rosalinda Morales Garza, se mostró optimista y explicó en entrevista para Notimex que si bien hubo situaciones adversas, como un presupuesto “inequitativo” de 200 millones de pesos anuales, niños y niñas indígenas sí mostraron avances en eficiencia educativa.
Al respecto, puso como ejemplo que la Evaluación Nacional del Logro Académico en Centros Escolares (Enlace) indicó un avance “progresivo y consistente en matemáticas y español” en alumnos de primarias indígenas desde 2006 a la fecha.
“La educación es un desastre -revira Del Val por su parte, que no comparte el optimismo moderado de Morales Garza-. Se generó un modelo de educación para los indígenas, independiente del modelo general, pero hay cerca de 50 mil maestros de educación bilingüe intercultural que no tienen la menor idea de qué es ser maestro. Además, las escuelas no tienen instalaciones adecuadas, ni bancas, ni nada. Es un verdadero desastre”.
Y a todo esto hay que sumar, enfatiza el antropólogo, la falta de oportunidades. “Porque cuando las hay, los expulsan del lugar. Es decir, si van a construir una presa o una carretera lo primero que hacen es correrlos. En vez de hacerlos socios y repartir las utilidades, el capital pasa por encima de ellos y los pisotean. Donde entra el capital, expulsan a los indígenas“.
”México no es un estado fallido, es un estado ausente”
Por último, el director del programa ‘Nación Multicultural’ de la UNAM llamó la atención sobre la situación que viven entidades como Oaxaca, Hidalgo, Chiapas, Durango o Chihuahua, “estados de una crudeza brutal para el pueblo indígena”, debido a que los gobiernos estatales no asumen su responsabilidad. Un ejemplo de esto, apunta, es la emergencia humanitaria que se vivió en la Sierra Tarahumara a comienzos de año, donde el etnólogo universitario cuenta con experiencia de trabajo.
“Con ese tipo de crisis, como la de los tarahumaras, se destapa una especie de voluntad filantrópica perversa. Se dice: ay, pobrecitos, tenemos que mandarles cobijas. Pero hay una institución encargada de los pueblos indígenas que no asume la responsabilidad. Entonces, en México lo que se ha perdido es la acción del estado. No existe. México no es un estado fallido, es un estado ausente”, concluyó.
Documento de Amnisty International, 9 de agosto de 2012 : amnistia
Puebla, México. El territorio y modo de vida de indígenas y campesinos está amenazado en la Sierra Norte de Puebla por una nueva modalidad de la vieja práctica de reordenación de la producción y de las poblaciones, para favorecer proyectos económicos capitalistas.
En los últimos dos años, un conjunto de organizaciones sociales de la Sierra Norte de Puebla ha identificado una serie de “nuevas amenazas” que se cierne sobre el territorio, y que tiene que ver con la concepción dominante de desarrollo. El modelo de desarrollo que se pretende imponer en la región tiene múltiples aristas que no sólo ponen en juego a la agrobiodiversidad tradicional sino, en general, al modo de vida indígena-campesino que resiste día con día y se reproduce en circunstancias subalternas. Cada una de estas amenazas constituye el despliegue del proceso de “espacialización” capitalista en la región.
A partir de la contaminación transgénica del maíz nativo detectada en la sierra desde el 2003, del avance de la explotación minera a cielo abierto que se ha desarrollado en tiempos recientes y de la reconversión productiva orientada a la generación de biocombustibles, las organizaciones de base en la región serrana han emprendido la resistencia organizada frente a una de las imposiciones más novedosas que amenazan con avasallar los agroecosistemas locales: la construcción de 50 ciudades rurales que han sido anunciadas por el actual gobierno estatal, y que se construirán a lo largo y ancho de Puebla.
El proyecto de ciudades rurales se enmarca en las políticas estatales de “combate a la pobreza” y tiene como objetivos centrales dotar a los nuevos habitantes de estos núcleos poblacionales de servicios como “agua, energía eléctrica, drenaje, alcantarillado, alumbrado público y calles, además de escuelas, establecimientos comerciales, centros de salud y espacios públicos”. Al instrumentar esta estrategia, se busca reducir el presupuesto que eroga el gobierno estatal para dotar de estos servicios a las poblaciones dispersas en las regiones rurales.
Es importante señalar que, hasta donde la información disponible permite advertir, este proyecto forma parte de una estrategia para abatir la “dispersión demográfica” de las comunidades campesinas e indígenas. Esto supone partir de un binomio: el de la dispersión-marginación. Por un lado, se asume que dotar de infraestructura básica a las comunidades dispersas implica un gasto que no resulta factible desde una racionalidad fundada en la lógica costo-beneficio. Por otro, se parte de un supuesto adicional: la población campesina-indígena es pobre debido a que está dispersa de manera caótica en caseríos.
La Sierra Norte del estado ha sido visualizada como el escenario del proyecto piloto. Éste se llevará a cabo en el municipio de Zautla, en San Miguel Tenextatiloyan, la comunidad que se encuentra a pie de carretera hacia la ciudad de Zacapoaxtla. El gobierno estatal anunció un presupuesto tripartito para desarrollar el proyecto: 200 millones de pesos, aportados por el gobierno estatal, el gobierno federal y Fundación Azteca. Además de la Sierra Norte, se consideran las otras dos regiones que tienen mayor presencia de población indígena: la Sierra Nororiental y la Sierra Negra.
Los antecedentes de las ciudades rurales en el estado se remontan a 1999. A raíz de las lluvias que se suscitaron en la sierra, provocando la destrucción de las parcelas y de muchos poblados, el gobierno estatal promovió, junto con la Fundación Amparo, la edificación de la Unidad Habitacional Manuel Espinoza Yglesias (UHMEY), en el municipio de Zacatlán. Los recintos se construyeron para ser habitados por los damnificados nahuas, totonacos y mestizos de diversos municipios afectados severamente por las lluvias. Las familias reubicadas tuvieron que dejar sus parcelas y sus comunidades de origen para vivir en casas de 40 metros cuadrados, que fueron construidas con materiales de muy baja calidad.
Doce años más tarde, ya sin el argumento de que se trataba de una política para enfrentar los “desastres naturales”, el proyecto de las ciudades rurales tomó como fundamento el proceso iniciado en Chiapas. Hasta el momento, la selección de las comunidades se ha hecho a partir de un análisis estadístico y geográfico, sin tomar en cuenta la opinión de las comunidades a las que se pretende reubicar. Sin embargo, una vez que se inicia el proceso, como en Zautla, se examinan la disponibilidad de la población, las oportunidades, los riesgos y los escenarios alternativos.
Uno de los primeros actores que se pronunció al respecto es el Centro de Estudios para el Desarrollo Rural (CESDER), ubicado en el municipio de Zautla. En un pronunciamiento dirigido a los gobiernos estatal y municipal, fechado el pasado nueve de mayo, el organismo declaró que existe una carencia de información oficial sobre los alcances del proyecto. Para establecer su postura, el CESDER ha tomado como fundamento la incertidumbre generada entre los pobladores de San Miguel Tenextatiloyan.
Por otro lado, las organizaciones de la región consideran esta iniciativa una ofensiva contra la milpa, la agricultura multifuncional, los territorios y el modo de vida campesino-indígena en su totalidad. Para los representantes de organizaciones como la Unidad Indígena Totonaca Náhuatl (UNITONA), que tiene presencia en 28 municipios de la Sierra Norte, indigna que “desde los ojos del poder” la vida rural no sea una forma de vida digna. Se sigue pensando a “lo indígena y a lo campesino, a lo que nosotros somos, como atraso”, como lo premoderno, anclado en el eterno presente de las sociedades sin historia.
Como ya se ha visto en Chiapas, la consecuencia de la edificación de las “ciudades rurales sustentables” es remover a la población ubicada en las rancherías y los parajes más dispersos y “alejados” de una junta auxiliar, una cabecera municipal y, sobre todo, de la nueva ciudad rural. Una vez removidas, las familias campesinas e indígenas son ubicadas en núcleos poblacionales compactos, que a su vez se construyen en torno de un conjunto de centros de prestación de servicios. Pareciera entonces que resuena un viejo discurso y una antigua práctica de origen colonial, ahora en la versión del camino que conduce al desarrollo.
Remover a la población y reubicarla implica abandonar la parcela: los huertos, cafetales y milpas dejan de ser el entorno de la vida cotidiana, pues la lejanía vuelve inviable “seguirlas trabajando”. Pensada en estos términos, la propuesta de las ciudades rurales sustentables es equivalente a desterritorialización y a la reconversión productiva. Al ya no poder trabajar su parcela, el productor se ve obligado a buscar otras opciones como sembrar en viveros familiares o prestar algún tipo de servicio.
Es importante señalar que, entre septiembre de 2011 y junio de 2012, ha cambiado en este estado el discurso oficial sobre las ciudades rurales. Ahora se habla de un “Sistema Microregional de Centros Proveedores de Servicios”. La diferencia consiste en que a diferencia de las ciudades rurales, en los sistemas microrregionales se busca identificar zonas estratégicas para concentrar servicios requeridos por la población campesina, esperando que ésta tienda, de manera “natural”, a desplazarse residencialmente en torno a estos centros, sin necesidad de ser removida por la fuerza. Sin embargo, la ambigüedad persiste debido a que el 27 de abril de 2011 Esteban Moctezuma, representante de Fundación Azteca, y la delegada de la Secretaría de Desarrollo Social (SEDESOL) en San Miguel Tenextatiloyan inauguraron una ciudad rural y no un sistema microregional.
Representantes de organizaciones campesinas consideran que nos encontramos frente a un cambio de discurso y a una persistencia del proyecto tal como fue concebido inicialmente. Tal vez este cambio discursivo se deba a la crítica que ha recibido el proyecto desde el ámbito académico, desde las organizaciones indígenas y campesinas y desde las organizaciones no gubernamentales. Pero quizá también influya el hecho de que, en Chiapas, hablar de ciudades rurales cada vez suena más a despojo y a descampesinización forzada o coaccionada.
Esto se puede constatar en el crecimiento de la resistencia organizada que empieza a fraguarse en Puebla frente a la imposición y el despojo. El pasado 19 de junio se realizó en la Benemérita Universidad Autónoma de Puebla (BUAP) el foro “Proyectos de muerte en Puebla”, en el que organizaciones sociales se pronunciaron contra las empresas mineras, las hidroeléctricas y las ciudades rurales. Allí, organizaciones indígenas y campesinas señalaron que las ciudades rurales allanan el camino a proyectos como los mineros, pues al remover a la población de sus tierras, las empresas inversionistas se enfrentan a una menor oposición por parte de la sociedad para el desarrollo de proyectos de minería a cielo abierto, que se multiplican vertiginosamente en la Sierra Norte del estado.
En el trasfondo de estas acciones gubernamentales se encuentra un proyecto que pretende imponer nuevas configuraciones territoriales para poder ejercer una soberanía dominante, misma que se corresponde con una visión hegemónica del desarrollo; una soberanía basada en las relaciones de producción capitalista, mediante los modelos de polos de desarrollo y de desarrollo territorial.
La consecuencia de todo lo señalado anteriormente es que se está gestando una serie de luchas campesinas e indígenas que trata de resistirse al despojo de sus comunidades y a la reubicación a las ciudades rurales; una resistencia que empieza a crecer y que se enmarca en los procesos de defensa del modo de vida indígena y campesino.
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El ancestral pueblo ch´ol baja de nuevo de la montaña a recordar la herencia que sus abuelas y abuelos, los tatuches les legaron: las 5405 hectáreas y 78 centiáreas pertenecientes a la comunidad de Tila.
Como hace más de 500 años, las mujeres, hombres, niños y ancianos choles siguen conservando y promoviendo su cultura, ejerciendo la libertad y el respeto mutuo, bajo el principio del trabajo colectivo; la tierra para ellas y ellos sigue siendo la fuente de vida a la que se han comprometido defender del extranjero invasor.
No han sido pocos los esfuerzos que la cultura ch´ol ha puesto de por medio, para no permitir el despojo de su territorio y la explotación de sus recursos naturales; muchos han sido los enemigos a los que han enfrentado y derrotado. Desde la conquista y la lucha de resistencia, la revolución mexicana en contra de la dictadura del porfiriato, pasando por la confrontación al sistema racista y caciquil en el estado de Chiapas, hasta su adherencia a la Sexta Declaración de la Selva Lacandona, para desafiar al capital, son una muestra de la dignidad que puebla los cielos y suelos choles.
Siempre al cobijo de las decisiones colectivas, la comunidad de Tila ha avanzado y defendido su territorio; recorriendo parajes, caminos, carreteras, calles y avenidas han logrado que se les reconozca lo que por derecho legítimo les pertenece. Sin embargo, el mal gobierno con la complicidad de todos los partidos políticos y con maniobras legalistas al servicio del capital, pretenden privatizar su territorio rico en recursos naturales y así destruir el tejido social y acabar con una forma de cultura basada en la solidaridad y el acuerdo colectivo, algo que contradice y confronta radicalmente a un sistema político, económico y social basado en el despojo, el desprecio, la represión y la explotación.
Hoy la movilización de los hombres y mujeres de maíz tiene su raíz histórica y representa no sólo que el Poder Judicial reconozca lo que legitimamente les pertenece, es sobre todo, la decisión de cientos de hombres y mujeres a no permitir el arrebato de su futuro y el de sus vidas, significa también la posibilidad de construir alternativas distintas de una vida digna frente a la dictadura del dinero, es tender los puentes necesarios para que las resistencias de las ciudades y los campos se encuentren, es de nueva cuenta traer a la memoria la rebeldía del General Emiliano Zapata y el principio de la tierra es de quien la trabaja, lo cual es recordarnos que sólo mediante el control de territorio y la posesión de los medios de subsistencia, es como los pueblos y las comunidades pueden alcanzar íntegramente el avance en su autonomía y autodeterminación.
Desde la Red contra la Represión y por la Solidariad, saludamos esta Caravana que hoy llega a la ciudad de México y respaldamos las acciones que nuestras compañeras y compañeros, de La Otra Campaña en Tila realicen para conquistar y defender su tierra y territorio, estamos convencidos que la razón les asiste y sea cual fuere el resultado judicial de estos días, seguiremos movilizándonos junto con ellas y ellos.
Son la tierra y la libertad las que animan estos pasos. Hoy Tila representa el anhelo de pueblos enteros que en el mundo día a día resisten frente al despojo, la explotación, el desprecio y la represión; el mundo que queremos nacerá de hombres y mujeres que dicen no a esta guerra de exterminio; la vida florecerá de la acción colectiva, la semilla de hace más de quinientos años sigue creciendo y emerge desde abajo y camina a la izquierda.
¡TIERRA Y LIBERTAD!
¡VIVA LA COMUNIDAD DE TILA!
¡VIVA LA OTRA CAMPAÑA!Contra el despojo y la represión… la solidaridad
Red Contra la Represión y por la Solidaridad (RvsR)
–
¡CONTRA EL DESPOJO Y LA REPRESIÓN: LA SOLIDARIDAD!
Red Contra la Represión y por la Solidaridad
Correo electrónico: redcontralarepresion@gmail.com
Página: http://www.redcontralarepresion.org/
facebook.com/redcontralarepresion
http://twitter.com/RvsRepresion
Teléfono: 55 78 07 75 y 55 78 47 11
Dirección: Dr. Carmona y Valle # 32, colonia Doctores, Del. Cuauhtémoc, México D. F. C.P. 06720
http://enlacezapatista.ezln.org.mx/2012/08/01/pronunciamiento-de-la-rvsr-con-motivo-de-la-caravana-de-la-otra-tila-a-la-ciudad-de-mexico/
Las acciones del Gobierno Federal actos mediaticos para garantizar el funcionamiento de los destructivos proyectos mineros y agroindustriales en la zona.
LOS ANUNCIOS RECIENTES DEL GOBIERNO FEDERAL SOBRE LA CREACIÓN DE LA RESERVA MINERA NACIONAL NO RESUELVEN EL PROBLEMA DE LAS CONCESIONES MINERAS Y AGROINDUSTRIALES EN WIRIKUTA
El Frente en Defensa de Wirikuta Tamatsima Wahaa, ante los recientes anuncios hechos por el Gobierno Federal como medidas que ha difundido para la protección a Wirikuta, manifestamos lo siguiente:
· Las medidas impuestas por el Gobierno Federal desde mayo del presente año, son totalmente insuficientes y podrían llegar a ser hasta contraproducentes.
· Las acciones del Gobierno Federal son actos mediáticos y estratégicos para garantizar el funcionamiento de los destructivos proyectos mineros y agroindustriales en la zona, así como para hacer creer que se han acabado las amenazas mineras en Wirikuta, lo cual está muy lejos de la realidad.
· Los anuncios del Gobierno Federal no constituyen una acción seria y responsable en cumplimiento de las obligaciones del Estado Mexicano para garantizar la efectiva protección del Patrimonio Natural y Cultural del Pueblo Wixárika y de la Humanidad.
· Siguen vigentes las 79 concesiones mineras que existían antes, ocupando las mismas 98,000 hectáreas, que constituyen el 70% del Área Natural Protegida de Wirikuta.
Fundamentamos nuestras afirmaciones en la siguiente exposición:
ANTECEDENTES:
El pasado 24 de mayo en el Museo Nacional de Antropología en la ciudad de México, el Gobierno Federal (con la presencia de cuatro Secretarios de Estado), anunció sin consultar ni informar previamente al pueblo Wixárika que en 45,000 hectáreas del polígono de Wirikuta (Área Natural Protegida por parte del Estado de San Luis Potosí) se decretaba una Reserva Minera Nacional (RMN), con objeto de establecer que ahí ya no se podrán otorgar nuevas concesiones mineras. Cabe aclarar que todavía no existe un decreto formal: por tanto, se desconocen en gran medida los verdaderos alcances de este anuncio.
Sin embargo, en estas 45,000 hectáreas no se tocaron ninguna de las concesiones ya existentes, particularmente de los proyectos de las empresas canadienses First Majestic Silver Corp (proyecto La Luz) y Revolution Resources (Proyecto Universo). Estos proyectos SIGUEN SU CURSO SIN NINGUNA AFECTACIÓN, como ellos mismos lo han declarado
ACERCA DE LOS ANUNCIOS RECIENTES:
· El 06 de julio pasado, la Secretaría de Economía anunció la cancelación de cinco concesiones mineras dentro del territorio reconocido como Wirikuta y el agregado de 30,000 hectáreas más a la Reserva Minera Nacional (RMN). Hasta este momento, el gobierno no ha proporcionado información sobre las concesiones canceladas ni los motivos de cancelación.
· Posteriormente, el 20 de julio la Secretaría de Economía, a través de la Dirección General de Minas, publicó en el Diario Oficial de la Federación (DOF) una serie de asignaciones mineras sin perjuicio a terceros, a favor del Servicio Geológico Mexicano, órgano desconcentrado de la Secretaria de Economía.
· Como puede verse en el mapa adjunto, la superficie a que se refieren estas asignaciones no amparan las superficies anunciadas por las Dependencias Federales con fechas 24 de mayo y 6 de julio pasados (75,000 en total), la superficie propuesta para la RMN suma 71,148 hectáreas y de estas solo 60,543 hectáreas se ubican dentro del área natural protegida de Wirikuta. Las restantes 10,605 hectáreas, están fuera de su perímetro. A la fecha no conocemos los resolutivos que indiquen cancelaciones de ninguna concesión minera, por lo contrario, se han conformado siete nuevos lotes mineros que formarían parte de la RMN en el territorio sagrado de Wirikuta.
· El 24 de julio, la Dirección General de Minas publicó en el DOF la cancelación de las asignaciones otorgadas al Servicio Geológico Mexicano 4 días antes, en virtud del desistimiento presentado por el Servicio Geológico Mexicano y con el objetivo de proponer al Ejecutivo Federal que se incorporen los títulos referidos en los términos que se establezca en el Decreto de Reserva Minera Nacional correspondiente, sin explicar los argumentos para estos términos y sin hacer más referencia al respecto.
· Los anuncios administrativos y mediáticos no significan modificación alguna a la situación de peligro en la que se encuentra Wirikuta, mucho menos la disminución de ninguna de las amenazas mineras y agroindustriales que imperan y que motivan nuestros reclamos en el territorio sagrado de Wirikuta. Al día de hoy, siguen vigentes las 79 concesiones mineras que existían antes, ocupando las mismas 98,000 hectáreas, que constituyen el 70% del Área Natural Protegida de Wirikuta.
· Pero existe algo más grave implicado en los recientes anuncios: las únicas superficies de Wirikuta que no estaban concesionadas, ahora se incluyen en una Reserva Minera Nacional (RMN) propiedad de la Nación. Estas tierras se reservaron en reconocimiento a la ley minera vigente, y no en reconocimiento a los derechos que reclamamos. Por lo tanto, estas 60,543 hectáreas, ahora, por pertenecer a una Reserva Minera Nacional, pueden ser objeto de exploraciones para precisar los minerales existentes, y posteriormente darse en concesión para su explotación. Otra administración puede en cualquier momento retirar la reserva hecha, es decir, esta medida en realidad no ofrece ninguna garantía de una real protección de este patrimonio del Pueblo Wixárika y de la humanidad.
· Los principales proyectos mineros que mantienen vigentes sus intenciones de exploración y explotación en Wirikuta son los de la empresa First Majestic Silver Corp (Proyecto La luz) y por otro lado, el de Revolution Resources (Proyecto Universo) los cuales abarcan por lo menos el 45% de la superficie total del Área Natural Protegida no han sido afectados por las nuevas disposiciones del Gobierno Federal a través de la Secretaría de Economía ni otra dependencia, además de que han omitido ser mencionados por las mismas autoridades, como si estos mega proyectos no existieran.
· En relación a estos anuncios, el pueblo Wixárika, a través del Frente en Defensa de Wirikuta Tamatsima Wahaa, encabezado por el Consejo Regional Wixárika, ha manifestado que la creación de la RMN no representa de ninguna manera el camino y solución más adecuada para la protección y reconocimiento al territorio sagrado de Wirikuta. Asimismo exige contundentemente la CANCELACIÓN DE TODAS Y CADA UNA DE LAS CONCESIONES Y/O ASIGNACIONES MINERAS DENTRO DEL TERRITORIO Y REGIÓN DE WIRIKUTA, en reconocimiento al derecho que les asiste y al que está obligado constitucionalmente el Estado Mexicano.
· Por último, recordamos al Gobierno Federal y a la sociedad civil que en reconocimiento de los derechos del pueblo Wixárika, los tribunales han otorgado la suspensión del proyecto de la empresa canadiense First Majestic Silver Corp., a través de su filial mexicana Minera Real Bonanza, concedida de Oficio y de Plano para que las autoridades competentes se abstengan de autorizar cualquier acto tendiente a la explotación de las concesiones hasta que se resuelva el fondo del asunto.
Frente en Defensa De Wirikuta Tamatsima Wahaa
Martes 31 de julio del 2012Contactos
Consejo Regional Wixárika
Santos de la Cruz
(33) 3485 0863
Asociación Jalisciense de Apoyo a Grupos Indígenas (AJAGI)
ajagi1@prodigy.net.mx
(0133) 38 25 68 86 y (0133) 38 26 61 03
Centro Mexicano de Derecho Ambiental (CEMDA)
Ursula Garzón
(55) 13532510
Conferencia de prensa: Salida de la Caravana del Ejido Tila hacia la Ciudad de México
Estimadas/os:
Les convocamos a que asistan a la conferencia de prensa y ceremonia tradicional que realizarán representantes del Ejido Tila en el marco de la salida de su Caravana hacia la Ciudad de México Las/os ejidatarios han decidido realizar una Marcha y Mitín ante la Suprema Corte de Justicia de la Nación con la finalidad de exigir el respeto a su Territorio y la ejecución del amparo 259/1982, que el Pleno resolverá como incidente de inejecución 1302/2010 y que se encuentra en la lista para su discusión el día 2 de agosto del presente año.
La conferencia de prensa se realizará el próximo lunes 30 de julio, a las 11 de la mañana, en la plaza catedral de San Cristóbal de Las Casas, Chiapas.
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Salida del ejido Tila muy temprano para estar llegando en San Cristobal de las Casas antes de las 10 de la mañana.
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11 de la mañana. realizaremos una ceremonia en la plaza de la catedral para pedir por el buen camino y realizacion de nuestros trabajos. De ahi daremos una palabra en una conferencia de prensa. Luego tomaremos camino hacia la ciudad de mexico.
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11 de la mañana. En la ciudad de Mexico en las oficinas del Centro de Derechos Humanos Miguel Agustin Pro realizaremos una conferencia de prensa, donde nos acompañaran Magdalena Gomez y Gilberto Lopez y Rivas. Ahí daremos nuestro posicionamiento porque la Constitución y los Derechos Humanos internacionales amparan y protegen nuestro ejido y principalmente nuestra historia como pueblo indígena.
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9 de la mañana. Nos concentraremos en el monumento a la Revolucion simbolo de la memoria de lucha de los Pueblos de Mexico para que la Tierra sea de quien la trabaje. De Tierra, Libertad Justicia y Ley. En esos mismos momentos en nuestro territorio ch’ol del pueblo de Tila se estarán concentrando los ejidatarios y ejidatarias porque también marcharan.
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10 de la mañana. Ciudad de Mexico. Partiremos en marcha hacia la Suprema Corte de Justicia de la Nación para ahi realizar mitin para decir nuestra palabra de exigencia por el respeto a nuestra tierra y territorio, como campesinos ejidatarios y como indígenas ch’oles.
- 10 de la mañana. Ejido Tila. En la misma hora que en Mexico nuestros compañeros y compañeras familias de ejidatarios y ejidatarias realizaran también marcha y mitin en el poblado de Tila porque muchos son los que quieren ir en la caravana pero por nuestra condicion economica no es posible porque somos cientos de familias, osea miles de hombres, mujeres, ancianos y niños. Por eso la fuerza de nuestro Pueblo indígena ch’ol se estará manifestando en Tila y en la distancia estaremos juntos elevando nuestra exigencia desde Tila hasta las puertas de la Suprema Corte de Justicia de la Nación.
Jueves2 de agosto.
- Ese día que está enlistado la resolución del incidente de inejecucion de sentencia 1302/2010, sobre el amparo 259/1982 que ampara y protege nuestra tierra, estaremos en espera de la resolución de la Suprema Corte de Justicia a las afueras.
Les invitamos a que visiten la página de denuncia pública donde se encuentra el comunicado.
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San Cristóbal de Las Casas, Chiapas, México
26 de julio de 2012
Nota informativa
Retrasan cumplimiento de amparo a favor de Alberto Patishtán
El retraso del cumplimento de la sentencia por parte de las autoridades penitenciarias federales, pone en riesgo los derechos a la protección judicial del profesor tsotsil Alberto Patishtán Gómez (en adelante Alberto Patishtán). Por lo tanto este Centro de Derechos Humanos exige el pronto cumplimiento de la sentencia de amparo, así como la libertad inmediata del Alberto Patishtán, privado de su libertad desde hace 12 años.
Después de nueve días en que el Juez Quinto de Distrito con sede en Tuxtla Gutiérrez, Chiapas, enviara vía correo postal, las notificaciones a las autoridades indicadas para el cumplimiento de la sentencia de amparo a favor de Alberto Patishtán, no existe constancia de que las autoridades responsables las hayan recibido.
Ante esta situación, el día de ayer el Juez Quinto de Distrito, pidió al administrador del Servicio Postal mexicano de Tuxtla Gutiérrez, para que en veinticuatro horas remita los acuses de recibo de las notificaciones enviadas al Comisionado del Órgano Administrativo Desconcentrado Prevención y Readaptación Social de la Secretaría de Seguridad Pública Federal, a la Directora General del Centro Federal de Readaptación Social No. 8 Nor-Poniente con sede en Guasave, Sinaloa, así como al Centro Estatal para la Reinserción Social de Sentenciados No. 5 de San Cristóbal de Las Casas, quienes tienen la obligación jurídica de acatar la sentencia a favor de Alberto Patishtán.
Así mismo el Juez Quinto de Distrito dio a conocer que a fin de evitar dilaciones en la impartición de justicia, remítase vía estafeta, a las autoridades responsables las copias certificadas de la sentencia dictada por el Segundo Tribunal Colegiado de Circuito del Centro Auxiliar de la Octava Región, con sede en Cancún, Quintana Roo, para que se dé cumplimiento inmediato al acto jurídico.
Centro de Derechos Humanos Fray Bartolomé de Las Casas, A.C.

Minorities, Nations and Cultural Diversity
The Challenge of Non-Territorial Autonomy
9-10 November 2012, Queen’s University, Belfast, Northern Ireland
The European Centre for Minority Issues (Flensburg, Germany), jointly with The School of Politics, International Studies and Philosophy at Queen’s University Belfast, and the Department of Central & Eastern European Studies, University of Glasgow call upon interested scholars to participate in a multidisciplinary conference on the challenges of Non Territorial Autonomy (NTA) in a world of nation-states.
Cultural diversity is the norm in a world of nation-states. A recurrent problem is how to organise what are in fact, multi-ethnic and multi-nation states so that majorities and minorities are able to coexist and effectively participate in the life of the state, bolstering allegiance without suffering cultural alienation and without resorting to territorial secession. Multicultural liberal democracies sincerely champion equality and individual human rights, but often have considerable difficulties in accommodating culturally diverse minority communities. Territorial representation is only possible when minority communities inhabit a compact territorial space, yet in the majority of cases, minority communities do not reside compactly, making any territorial representation impossible. This situation often causes intractable problems for the functioning of democratic polities, and requiring modalities of non-territorial autonomy (NTA) as a solution.
The aim of this conference is to examine in theory, empirically and through the work of legal practitioners, the challenges, and possible solutions offered by different models of NTA for the effective participation of minorities in public life. Non-Territorial autonomy takes variety of different forms, such as Consociationalism and National Cultural Autonomy, but also forms of representation that de-territorialises self-determination, as in the case of indigenous communities, the juridical autonomy as with religious communities, or in the practice of some models of multiculturalism. We invite theoretical and comparative papers and case studies on NTA models that build upon theoretical consideration and/or consider empirical case studies.
The organising committee would like to welcome papers addressing the following issues:
- Can NTA serve the goals of European integration? Can such models be incorporated into the EU minority protection framework?
- Does NTA help resolve protracted territorial conflicts? Examples include, but are not limited to Bosnia, Kurdistan or Israel/Palestine?
- What are the limits and/or possibilities of implementing NTA models in liberal democracies?
- Can NTA models rejuvenate multiculturalism?
- Can models of NTA enhance the integration of Diasporas?
- What are the opportunities for Indigenous self-determination within the NTA framework?
- Can models of NTA help the effective participation of minorities in post-colonial states? And, can NTA models help eliminate the cultural residues of colonialism?
This list is not exhaustive.
MODE OF APPLICATION
Applicants should submit a 300 word abstract and a short biographic statement (max 300 words) indicating institutional affiliation and if they wish to be considered for the early career subsidy at the website http://www.conferencepro.eu/nta
THE DEADLINE FOR THE SUBMISSION OF PAPER PROPOSALS IS FRIDAY 21 SEPTEMBER 2012.
The selection committee will confirm the selection of speakers and make an offer and early career grant to selected candidates by 10 October 2012
CONFERENCE ORGANISATION
We aim to attract innovative contributions that develop theoretical arguments while embedding these in the context of case studies, thus we particularly welcome early career scholars to apply. For more information on the conference see [web page]
- Please note that the organisers would like to limit the number of presenters to around 40, presenting in a total of 14 panels in simultaneous 2 hour slots of two or three panels over the two days of the conference.
- Plenary speakers will be nominated by early September and their names will appear in the conference web page.
- An optional conference dinner will take place on Friday 9 November 2012.
- The proceedings of the conference will be published in an edited volume.
Please note that the conference WILL NOT organise accommodation. The list of hotels, hostels and Bed & Breakfast will be placed at this website in the second half of August.
EARLY CAREER TRAVEL GRANTS
We will be able to offer £400 travel/accommodation grant to between 8 and 10 paper givers to support early career scholars, i.e. doctoral students within six months of submission and the holders of PhDs, awarded after September 1 2009. The preference to access grants will be given to affiliates of institutions outside the EU, although relevance and innovation of the paper will principally inform the decision of the selection panel.
If you would like to apply for a travel/accommodation grant, please state this clearly when submitting your paper proposal.
Questions regarding research on non-territorial autonomy and the remit of the conference should be addressed to ntaconference@qub.ac.uk indicating in the heading of your email CONFERENCE REMIT.
If you have any further questions, please email ther same address putting CONFERENCE APPLICATION and YOUR NAME in the header. Emails not addressed in this way will be significantly delayed.
We are looking forward hearing from the interested candidates.
Kindest regards,
The organisers
El Proyecto Etnicidad y Raza en América Latina, Universidad de Princeton,
con Auspicio de la Fundación Ford y El Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social
a través del Seminario de Antropología Política
le invitan a la sesión de presentación de los resultados mexicanos del proyecto PERLA
Proyecto sobre Etnicidad y Raza en América Latina.
(Proyect on Race and Ethnicity in Latin America)
Presentación general y discusión de los resultados sobre México.
Ponentes:
René Flores
(Universidad de Princeton)
Edward Telles
(Universidad de Princeton)
Regina Martínez Casas
(CIESAS-DF
Émiko Saldivar
(Universidad de California en Santa Bárbara)
Comentaristas:
Alicia Castellanos
(UAM-Iztapalapa)
Mariana Mora
(CIESAS-DF)
Moderador: François Lartigue
Lunes 4 de septiembre de 2012
10:00 hrs.
Organizadores:
Regina Martínez Casas y François Lartigue
Sala Juárez
Juárez 87. Col. Tlalpan. México D.F
Mayores informes: Ma. del Carmen Orozco
22 de julio de 2012
A las autoridades Públicas del Estado Costarricense, a los Movimientos Sociales nacionales e internacionales; a las Iglesias y Pastorales Indígenas; a los medios de comunicación colectiva y a la opinión pública, costarricense y mundial.
DENUNCIAMOS: Que el pasado 18 de julio del 2012, entre 7:30 y 8:00 am de la mañana, en Puente de Salitre, territorio bribri, un grupo de 5 ( cinco ) No indígenas (sikuas) entre ellos Edwin Guevara Mora, Rafael Salas Salazar su esposa María Isabel Vargas Cascante, Gabriel Pineda Taylor y Carlos Humberto Gómez, gritando insultos racistas, ofensas y amenazas de muerte, ingresaron violentamente armados, a la finca recuperada por indígenas ( dentro del territorio Bribri) y golpearon con palos a la compañera MAGDALENA FIGUEROA MORALES (52) y a su hijo HAMNER FIGUEROA FIGUEROA (27), indígenas bribris, y miembros del FRENAPI, dejándolos muy mal heridos.
De inmediato se movilizaron al lugar hermanos indígenas de las comunidades vecinas para enfrentar a los agresores NO indígenas, quienes al mirar la gran cantidad de hermanos bribris que brotaron de todas partes, huyeron cobardemente en distintas direcciones y a la fecha no hay regresado. Los sikuas viven fuera del territorio indígena, dicen que en el Cantón Buenos Aires.
Magdalena y Hamner, fueron llevados al Centro Hospitalario en la Ciudad de Buenos Aires (de Puntarenas) cabecera cantonal, y, con el Dictamen médico se interpuso la denuncia penal en la Fiscalía de la misma Ciudad. No se pudo realizar el examen medico forense pues el Poder Judicial NO cuenta con este servicio en la Zona Sur del país y le dieron una cita para el 22 de agosto del 2012, violándose la inmediatez y cadena legal de la prueba.
Cuando fuimos desalojados violentamente de la Asamblea Legislativa de Costa Rica, el pasado 09 de agosto del 2010 “por el delito” de pedir que se apruebe ó archive la Ley de Autonomía, que lleva 19 años de esperar su aprobación; como FRENAPI Acordamos no volver más a suplicar a los Poderes del Estado / Gobierno, sino que iniciar por nuestros propios medios los procesos de construcción de la Autonomía, garantizados en los Convenios Internacionales de los Derechos de los Pueblos Indígenas, y, que obligan al Estado de Costa Rica, que los ratificó.
Dentro de este proceso por construir Autonomía en nuestros Territorios Indígenas, acordamos la recuperación de todas nuestras tierras, usurpadas por NO indígenas, de manera ilegal y a vista y paciencia del Estado / Gobierno, en violación a la Ley Indígena (#6172) que dice: “…los territorios indígenas son exclusivos para las comunidades indígenas que las habitan……Todo traspaso ó negociación de tierras dentro de los territorios entre indígenas y NO indígenas es absolutamente nulo….con las consecuencias legales del caso. (Art. 3º)” y “….solamente los indígenas podrán construir casas, talar, explotar los recursos naturales….ó plantar cultivos…dentro de los límites de su territorio…(Art. 6º).”
La exigibilidad en el cumplimiento de todos nuestros derechos como Pueblos Indígenas, provoca molestia a quienes, usurpan y violan esos derechos ó aplican malas políticas públicas dentro de nuestros territorios (salud, educación, juventud, economía, consulta de todos proyecto, autoridades propias, derecho propio, etc.).
Con esta agresión en Puente de Salitre, ya son tres las acciones violentas de NO indígenas (sikuas), que en este año 2012 sufrimos, todas con heridos, insultos y amenazas de muerte, además de persecución de funcionarios públicos y finqueros – empresarios privados; la primera, fue en febrero en el Colegio de Térraba (teribe); la segunda, en mayo contra Pablo Sibar (Enrique Rivera, Sergio Rojas, Carmen Villanueva y), de los Pueblos Teribe – Bribri y Cabécar, todos miembros del FRENAPI. Estas agresiones y amenazas están denunciadas ante autoridades, y ante la opinión pública. Recibimos mucha solidaridad, sin embargo los delitos siguen en la impunidad, además existen acciones cómplices de funcionarios y policías que se movilizan incluso dentro de nuestros territorios para perseguirnos y acosarnos, apoyando a los No Indígenas, como es el caso de empleados de la estatal Comisión Nacional de Asuntos Indígenas -CONAI, que sirve a los intereses del Estado y a los No indígenas.
Nuestros Pueblos Viven y la Lucha Sigue y Sigue!!, este es nuestro lema, vamos por la autonomía, no abandonaremos la tierra recuperada, y, la que vamos a recuperar, así nos cueste la vida!!
Somos los dueños originarios de esta Madre Tierra y las leyes Nacionales e Internacionales amparan y reconocen nuestros derechos milenarios, que tenemos desde antes de que se establecieran los Estados / Gobiernos actuales.
RESPONSABILIZAMOS a la Presidenta de la República, Laura Chinchilla, a los demás Magistrados de los otros Poderes del Estado, por esta violencia en contra de nuestros derechos humanos; les solicitamos intervenir, investigar y detener las agresiones, así como castigar a los responsables.
LLAMAMOS a la Comunidad Nacional e Internacional a enviar Cartas a los Poderes Públicos de Costa Rica (a la Casa Presidencial; despachopresidenta@casapres.go.cr), a visitar las Embajadas de CR, para exigir el cese de la violencia contra nuestros Pueblos Indígenas y contra la impunidad de estas agresiones; exigiendo se cumplan y respeten nuestras tierras/ territorios y todos nuestros derechos humanos.
Territorio Bribri de Salitre, 21 de julio del 2012
Por el FRENTE NACIONAL DE PUEBLOS INDIGENAS:
Sergio Rojas Ortiz.
Miembro de la Coordinación Nacional
FRENAPI
Los indígenas de una zona marginal de Colombia se enfrentan al Ejército y a las FARC y obligan a repensar la estrategia contra la violencia
Foto : Un grupo de indígenas lleva detenido a un supuesto miembro de las FARC al que capturaron en Belén, en el Cauca, el miércoles. / LUIS ROBAYO (AFP)Los indígenas tomaron sus bastones de madera y empujaron a los militares. Les arrojaron tierra en la cara y los amenazaron con machetes. “¡Váyanse con su guerra a otra parte!”, les gritaron el pasado martes desde las empinadas montañas de Toribío, departamento del Cauca. Los indígenas no quieren al Ejército, ni a la guerrilla de las FARC, intercambiando tiros en sus territorios ancestrales. Por eso echaron a los militares del cerro Berlín, conocido como las Torres. En los enfrentamientos, un indígena murió tiroteado por un soldado por no atender una orden de alto en un retén en el municipio de Caldono.
Tras estos hechos, en las ciudades políticos, analistas y periodistas de las ciudades discutían, cuando alguien escribió en Twitter: “Llora un soldado y Colombia se conmueve; muere un indígena y a nadie le importa”. En parte, tiene razón. Pero la revuelta de estos indígenas puede cambiar las cosas. Ahora, importa. Por primera vez, el Estado colombiano está obligado a implicarse en los problemas de estas personas. El Estado ha desembarcado en el Cauca y eso cambia el panorama en la lucha contra la guerrilla.
La belleza del Cauca es extraordinaria. Allí nacen las tres cordilleras y los ríos Cauca y Magdalena que atraviesan el país. En ese entorno vive un millón y medio de personas. El 64% es pobre (Banco Mundial). De estos, el 36% vive en la miseria absoluta. Y de los desheredados, 300.000 son indígenas paeces y guambianos.
En este departamento surgieron grupos guerrilleros de indígenas como el Quintín Lame, como respuesta a los ataques de civiles armados contra dirigentes indígenas. Por sus condiciones geográficas, la zona del Cauca es ideal para la lucha armada. Aquí nacieron las FARC. Desde estas montañas, el grupo M-19 logró poner en jaque al Estado. Los paramilitares de las Autodefensas Unidas de Colombia (desmovilizados entre 2003 y 2006) enviaron allí a sus más sanguinarios matones para hacer masacres como la que ocurrió en la zona del Naya, en 2001, donde asesinaron a más de cien indígenas y campesinos.
Estos pueblos están cansados de verse atrapados en la guerra
Ahora están cansados de verse atrapados en la guerra. Ven a la guerrilla, los paramilitares y la fuerza pública como invasores. En palabras del Consejo Regional Indígena del Cauca en una declaración cuando se enfrentaron a la policía: “Desmontamos las trincheras de la policía para que su presencia no afecte a la población civil, mientras la guerrilla deja minas antipersona y no tiene ninguna consideración por la gente que no hace parte de la guerra”.
Todos saben que quien controla el Cauca puede cambiar para siempre el conflicto armado colombiano. No sólo porque el área es ideal para el tráfico de armas, sino por sus extensos cultivos de coca y marihuana cripy, la de más alta calidad en Colombia. Al igual que en el resto de las zonas cocaleras del país, los narcos que han llegado al Cauca mezclan la coca con cultivos lícitos, especialmente plátano, con lo cual la erradicación mediante aspersión aérea es casi una quimera. Y sobre el terreno es imposible. Nadie sabe con qué actor armado se va a topar detrás de un cerro.
“El Cauca es el departamento que concentra el mayor número de acciones armadas de Colombia, es un territorio estratégico para la guerrilla”, dice Carlos Franco, ex Director Programa Presidencial de Derechos Humanos. “El 80% de las acciones armadas se concentran en cinco departamentos del territorio nacional, y el Cauca es uno de esos”, añade.
Colombia tiene una de las más modernas Constituciones en defensa de los indígenas. La Carta Magna de 1991 les dio una autonomía sin igual. Con la letra en la mano los indígenas decidieron expulsar a los militares. Esa autonomía indígena debe darse “de conformidad con sus propias normas, siempre que no sean contrarios a la Constitución”, por eso el presidente, Juan Manuel Santos, instó a la Fiscalía para que actúe contra los que sacaron por la fuerza a los militares las Torres. Según el Código Penal es “violencia contra servidores públicos”.
Muchos creen que la desconfianza entre el Estado y los indígenas está seriamente lesionada. Es en este contexto que ha emergido la figura del juez español Baltasar Garzón, a quien los indígenas han reclamado para facilitar el diálogo. Para Iván Orozco, profesor de la Universidad de Los Andes, “es necesario crear puentes y en ese sentido la propuesta de que Garzón entre como mediador es buena”. El presidente Santos, que ha mostrado su admiración por Garzón, no quiere delegar un tema tan sensible en un extranjero.
El diálogo ya ha comenzado. El Estado sabe que reforzar la presencia del Ejército y Policía empeorará las cosas. Pero los días pasan y la mecha encendida en el Cauca cada vez se acerca más a un barril de pólvora.
Le musée du quai Branly lance un appel international à candidatures pour l’édition 2012-2013 des bourses d’étude pour la documentation des collections du musée du quai Branly . Cinq bourses, parmi lesquelles la bourse du Cercle Lévi-Strauss qui s’inscrit dans ce programme, sont offertes cette année. Les candidats devront adresser leur dossier avant le 15 septembre 2012.
Pour en savoir plus : http://www.quaibranly.fr/fr/enseignement/bourses/bourses-des-collections/appel-a-candidatures-des-bourses-des-collections-2012-2013.html
Bien cordialement.
André Delpuech
Conservateur en chef du patrimoine
Responsable de l’unité patrimoniale des collections des Amériques
*Musée du quai Branly
222, rue de l’Université
75343 Paris Cedex 07
Tél. 33 (0)1 56 61 52 53 ou 70 09
Fax 33 (0)1 56 61 71 31






























