L’École des Hautes Etudes en Sciences Sociales à Toulouse
Lundi 5 mars, de 10h à 12h
Crédits : © Vacheron Constantin
Mise en scène de l’Indien: contradictions de la patrimonialisation au Mexique, entre folklorisation et codification de l’ethnicité
Elizabeth Araiza est enseignante-chercheure auprès du Colegio de Michoacan (Mexique) ; elle développe actuellement le projet de recherche intitulé : « Construction de l’identité ethnique dans les formes d’expression artistiques et esthétiques. Étude anthropologique dans la Meseta purépecha ».
- Lieu : Université de Toulouse-le-Mirail – MDR
Panamá. Redacción y EFE. El Gobierno panameño y líderes del grupo indígena ngäbe-buglé no han logrado alcanzar un acuerdo para definir la explotación de los recursos hídricos en tierras comarcales, en momentos en que el grupo indígena presiona con aumentar los bloqueos en varias carreteras.
Policías panameños intentan limpiar un tramo de la carretera Interamericana, bloqueada por un grupo de indígenas el pasado 5 de febrero.
Ayer, un grupo de indígenas mantenía cerrado un carril en el puente sobre el río Changuinola, en la carretera Interamericana, como medida de presión ante la reapertura del diálogo sobre la solicitud indígena de impedir proyectos hidroeléctricos en la comarca ngäbe-buglé y las áreas anexas.
Tras una pausa de diez días, el Ejecutivo, la coordinadora indígena y la Iglesia católica y evangélica reanudaron esta semana un diálogo sobre el problema. LEER MÁS: http://www.nacion.com/2012-03-01/Mundo/panama-no-ha-logrado-acuerdo-con-indigenas-.aspx
Séminaire central du CREDA – vendredi 2 mars 2012 ,12h30-14h00
Amphithéâtre IHEAL, 28 rue Saint-Guillaume, 75007 Paris.« Evo Morales (2005-2012), continuités et changements dans l’histoire bolivienne » ?
Marie-Danièle Demélas et Jean-Pierre Lavaud .La doctrine du gouvernement d´Evo Morales se nourrit d´une fable historique simple et efficace. Depuis plus de 500 ans, des peuples autochtones sont colonisés, exploités et maintenus en sujétion par une caste blanche venue d´ailleurs. Leurs richesses leur sont volées et leur culture niée ou bafouée. Que la colonisation espagnole ait pris fin avec les guerres d´indépendance au début du 19e siècle n´a rien changé : les Espagnols ont été remplacés par d´autres étrangers, capitalistes voraces (Chiliens, Anglais, Nord-Américains…) qui, en alliance avec l´oligarchie nationale, se sont alimentés, et continuent de s´engraisser des richesses locales à la faveur de politiques économiques libérales, puis néolibérales.
Les conséquences politiques d´un tel diagnostic s´impose : il faut rétablir la suprématie des peuples autochtones par des mesures de récupération des ressources nationales, en restaurant leur autonomie leur culture et leurs valeurs ancestrales. C´est ce à quoi son gouvernement s´emploierait avec succès, marquant ainsi une rupture sans équivalent dans l´histoire de la Bolivie.
Le sujet de cet exposé est de montrer, que dans un certain nombre de domaines, ce gouvernement s´inscrit dans la continuité des précédents et qu´en dépit de changements il existe des constantes tant dans les manières de gouverner que dans les configurations sociales qui en résultent.
ARMAND COLIN / RECHERCHES
DU POINT DE VUE DE L’ETHNICITÉ PRATIQUES FRANÇAISES
Sous la direction de Chantal Crenn et Laurence Kotobi
En librairie le 22 février 2012 348 pages – 25 €
· Une réflexion sur la citoyenneté et les relations interethniques au sein de la société française.
· Une approche pluridisciplinaire (anthropologues, géographes, sociologues, économistes, juristes) sur
la question.
· Une interrogation sur les pratiques françaises à travers de nombreuses études de cas (auprès des
Roms, à Sangatte, en milieu scolaire, dans le champ de la santé, dans l’univers de l’animation professionnelle…)
Depuis une vingtaine d’années, les discussions tantôt politiques, tantôt scientifiques autour du « modèle républicain français d’intégration » témoignent implicitement d’un malaise face à cette question, tout en les occultant dans la pratique. Crise économique, chômage, ségrégation urbaine associée à une répartition territoriale des inégalités sociales, ou encore la manière dont la xénophobie se banalise dans le discours politique sont quelques-uns des facteurs qui ont fait apparaître des pratiques et discours discriminatoires où « la culture d’origine » est souvent surinvestie et appréhendée de manière négative.
Aussi la question de l’« ethnicité », réduite à sa dimension politique étaticonationale, a-t-elle pour effet de limiter la compréhension de la réalité des relations interethniques.
Plutôt que de s’intéresser aux prétendus « problèmes » que l’immigration pose, cet ouvrage interroge les enjeux auxquels ceux-ci renvoient: on considère alors que la différence des populations nommées « immigrées » ou « deuxième génération » ou « gens du voyage » existe peu en tant que telle, qu’elle est le résultat de rapports sociaux sociologiquement et historiquement construits.
Service de presse Armand Colin : Irène Nanni 01 44 39 42 21 inanni@armand-colin.fr
Les auteurs Chantal CRENN est maître de conférences en anthropologie à l’université de Bordeaux III, IUT Département Carrières Sociales et chercheure à l’UMI 3189 ESS-CNRS-Bamako / Dakar / Ouagadougou / Marseille.
Laurence KOTOBI est maître de conférences en anthropologie au Département d’Ethnologie et d’Anthropologie sociale de l’université Bordeaux-Segalen et chercheure à l’UMR 5185-ADES-CNRS / université Bordeaux-Segalen.
AU COEUR DU DÉBAT sur l’IMMIGRATION et les MINORITÉS ETHNIQUES en FRANCE METROPOLITAINE et OUTRE-MER
session de l’ERSIPAL du Vendredi 2 mars 2012 – 14h-16h 
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salle Paul Rivet 5ème étage, IHEAL, 28 rue Saint Guillaume, 75007.
L’urbain et le rural en Bolivie : Dichotomie ou interconnexion ? Regards croisés de deux études de terrains
De la communauté au village : Se faire « vecinos » comme forme de lutte politique
Claude Le Gouill (CREDA-IHEAL)
Si la Bolivie est souvent considérée comme un pays fortement rural, notamment pour la vitalité de ses organisations paysannes-indigènes, la majorité de la population (55%) vit cependant en zone urbaine. Les organisations rurales sont-elles mêmes très largement connectées au monde urbain. Il est ainsi possible d’étudier aujourd’hui ces mouvements paysans-indigènes sans même se rendre dans les « communautés ». En effet, dans la lutte croissante entre organisations et cadres de ces mouvements, le monde urbain joue un rôle fondamental d’articulation, au sein du corporatisme bolivien, entre société civile, Etat et ONG. Il s’est créé dans les zones rurales un « champ du développement » où les différents acteurs et institutions s’affrontent afin de mettre en place leurs propres projets de développement, indispensables à toute légitimité politique. La lutte entre organisations paysannes-indigènes pour le contrôle du monde rural passe ainsi par une « course au développement » et par la construction de réseaux, et le contrôle de ceux-ci, entre le monde rural et le monde urbain. Afin d’expliquer ce processus, nous nous plongerons dans l’étude de terrain réalisée entre 2006 et 2011 dans la région du Nord Potosi.
Si les dernières décennies ont engendré un important exode rural, le phénomène de concentration urbaine n’est cependant pas nouveau dans le pays. Durant la colonisation espagnole, les communautés indigènes furent regroupées dans des reducciones afin de mieux contrôler cette population, de l’évangéliser et de la soumettre à l’impôt sur la terre et au travail forcé dans la mine de Potosi. Ces centres urbains coloniaux deviennent rapidement les lieux du pouvoir au sein du monde rural, d’où nait la population métisse. Notre exposé prendra, pour expliquer ce phénomène, l’exemple de la reduccion de San Pedro de Buena Vista. A partir de ce cas précis, nous montrerons comment les communautés indigènes ont redéfini leur espace religieux et de développement autour de ce nouveau centre de pouvoir, non sans tension avec la population métisse.
La réforme agraire de 1953 marque un nouveau tournant dans la relation entre centre urbain métis et communautés indigènes. Le travail de terrain réalisé dans la communauté de Chiro K’asa entre 2009 et 2011 nous montre un exemple tout à fait pertinent de ce processus. Née dans les années 1960 avec la construction d’une route, cette communauté proche de San Pedro de Buena Vista a connu un fort processus d’urbanisation, impulsé par ses propres membres, jusqu’à devenir aujourd’hui un lieu de « contre-pouvoir » à la domination métisse du village colonial. Cette urbanisation a favorisé la création d’une école, d’un collège, mais aussi l’arrivée de nombreuses ONG et d’une église évangélique, permettant la formation de nouveaux leaders paysans-indigènes. Ceux-ci impulsèrent de nouvelles revendications et de nouvelles formes d’autonomie vis à vis de San Pedro de Buena Vista. Ce processus d’intégration à la société nationale et au marché économique fut cependant à l’origine d’une désintégration de la communauté en interne, jusqu’à provoquer une « guerre civile » entre groupes opposés de leaders. La multiplication des appareils de socialisation, qu’ils soient politique, religieux ou technique, deviennent en effet des « outils de distinctions » au sein de la communauté. Les individus et groupes naviguent entre des valeurs contradictoires et adoptent celles qui leur semblent les plus positives dans la construction de leur propre identité et dans leur opposition au groupe concurrent. Deux groupes se sont ainsi formés, l’un lié aux ONG catholiques et au syndicalisme paysan-indigène, l’autre à l’Eglise évangélique et à l’organisation traditionnelle communautaire. La « course au développement » menée par ces différents leaders prend ainsi un aspect religieux de « contrôle des biens du Salut ». Chaque groupe cherche à définir ses projets de développement selon son identité et à les articuler à leurs croyances religieuses par la ritualisation de l’espace communautaire. Ces différentes représentations reposent cependant sur des schèmes culturels communs, encrés dans la conscience collective. Si la communauté peut se déchirer en interne, elle s’unie cependant face au monde extérieur dans une même identité locale, afin d’affronter la population métisse, et de conquérir des espaces de pouvoir dans l’échiquier politique régional.
Cet exposé montrera ainsi la relation croissante entre le monde rural et le monde urbain en Bolivie. Celle-ci peut venir d’un exode rural, mais aussi d’une stratégie d’urbanisation promue par la communauté elle-même, comme ce fut le cas à Chiro K’asa. Ce phénomène permet dès lors d?attirer les institutions et la société extérieure vers la communauté, en se les réappropriant, afin de construire leur propre intégration à la modernité. Cet exposé montrera aussi l’importance du changement d’échelle durant l’enquête. A travers l’étude de terrain réalisée, nous montrerons ainsi les choix et stratégies employés par le chercheur afin de s’intégrer à ce monde rural conflictuel.
L’envers de la « ville aymara ». Migration rurale, mobilité intra-urbaine et mobilisations politiques à La Paz et El Alto
L’entrée en politique du monde rural en Bolivie est souvent analysée au prisme de la ville de El Alto, la « ville rebelle » qui serait peuplée de migrants issus des communautés aymaras de l’Altiplano. Cette vision d’un monde rural transposant en milieu urbain ses traditions de lutte et ses formes collectives d’organisation sert non seulement à expliquer l’explosion démographique de la ville, mais aussi les mobilisations politiques contre la privatisation des ressources naturelles et des services de base qui y ont eu lieu.Franck POUPEAU – CNRS (CSU-CRESPPA, UMR 7217) Directeur de recherche associé à l’IHEAL
Cet exposé présentera le « pluralisme méthodologique » utilisé pour développer une perspective sociologique sur les inégalités urbaines et sur les transformations sociales qu’elles révèlent : ethnographie des quartiers populaires, cartographie des données statistiques, questionnaires auprès d’un échantillon représentatif des résidents, etc. En questionnant le schéma interprétatif de la migration rurale, et en s’appuyant notamment sur l’indicateur constitué par les inégalités socio-spatiales d’accès à l’eau et aux services urbains, l’enquête permet de mettre en évidence l’importance des stratégies familiales d’installation dans les zones périphériques en expansion.
Si elle s’attache aux effets des transformations morphologiques sur les rapports sociaux et, en particulier, sur les positionnements identitaires et politiques, l’enquête s’inscrit aussi dans une prise en compte fine des trajectoires individuelles ou familiales des résidents. Elle révèle alors l’envers de la « ville aymara », à travers l’importance des principes d’identification territoriaux, des aspirations urbaines et des mobilisations pour les services de base qu’elles sont susceptibles de générer.
Le CERI
VOUS INVITE A UN
SEMINAIRE DE RECHERCHE

Savoirs indigènes
avec
Miruna Achim, Universidad Autonoma Metropolitana, Mexico
From Rustics to Savants. The Uses of Native Knowledge in the Mexican Enlightenment
Scott L. Pratt, University of Oregon
Lessons in Place: Indigenous Philosophies and North American Thought in the Nineteenth Century
Discutante : Catharina Guenzi, EHESS
Séance mutualisée avec le séminaire « Pratiques du voyage et constructions savantes du monde (XVIe-XXe siècles) », dirigé par Marie-Noëlle Bourguet (Université Paris VII) et Isabelle Surun (Université Lille III).
Séminaire de recherche M1/M2/D1 dirigé par Romain Bertrand (CERI-Sciences Po) et Stéphane Van Damme (Sciences Po).
5 mars 2012 10h00 – 13h00
Salle du conseil
56 rue Jacob 75006 Paris
Tél.:+33(0)1 58 71 70 00
Séminaire de recherche Calendrier Evènements 2012
Séminaire Questions Autochtones Contemporaines, (IRIS-EHESS) 23 février
L’autochtonie comme stratégie
Claire Levacher (IRIS) : « Les mots de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie, du nationalisme kanak aux droits des peuples autochtones. »
Dans l’acception onusienne du terme, l’autochtonie ne serait apparue que tardivement en Nouvelle-Calédonie. Elle est pourtant présente dans les discours des leaders indépendantistes, dès les années 1970, discours qui font appel au champ lexical de l’autochtonie et de l’antériorité pour légitimer la revendication nationaliste kanak. Cet exposé propose de revenir à l’origine des usages de la notion d’autochtonie en Nouvelle-Calédonie. Dans quel contexte émerge-t-elle ? Pourquoi ne se situe-t-elle pas alors dans le cadre onusien ? Comment et pourquoi s’effectue un glissement de sens au début des années 2000 ? En suivant les modalités de son usage, nous interrogerons le rôle de l’Etat dans les stratégies adoptées par les Kanak pour exister politiquement. Comment les langages de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie se développent-ils en regard des contraintes imposées par l’Etat?.
Maité Boullosa Joly, Université d’Amiens (UPJV) « Etre autochtone en Argentine : pour un éloge de la complexité »
L’Argentine est un pays d’Amérique du sud particulier où l’indigène a été invisibilisé. En effet, après l’indépendance en 1816, la construction de l’identité nationale au 19ème siècle s’est faite sans composante indienne. Dans cette intervention, nous décrirons ce contexte historique spécifique et nous montrerons, à partir de l’ethnographie de deux villages du Nord-Ouest argentin, la façon dont les revendications indiennes ont émergé dans ce pays à partir de la fin des années 1990, en analysant l’importance des revendications territoriales dans ce processus. Nous verrons ensuite combien il est complexe pour les villageois de notre région d’étude de s’auto-reconnaître Indien dans un contexte national où l’Indien a longtemps été associé au « barbare » en opposition à la « civilisation » dont l’Europe était la représentante. En étudiant les trajectoires sociales des militants autochtones locaux, nous mettrons en lumière les facteurs qui peuvent favoriser l’inscription dans le militantisme indianiste. Nous décrirons la façon parfois ambiguë avec laquelle les appartenances identitaires peuvent être interprétées par les villageois ainsi que les résistances et les conflits locaux qu’elles peuvent générer.
Nous sommes heureux de vous inviter pour la seconde séance de l’ERSIPAL 2012.
Vendredi 17 février – 14h-16h, pour rencontrer :
Nadège Mazars (CREDA-IHEAL)
La santé gérée par les autochtones dans le Cauca colombien.
Socio-histoire d?un contre-public.
Discutant: Guillaume Boccara (CNRS-MASCIPO)
Ce sera à l’IHEAL, 28 rue Saint-Guillaume, salle Paul Rivet 5e ét.
Résumé:
En 2009, l?AIC, organisme de santé contrôlé par le Conseil Régional Indigène du Cauca (CRIC), administrait l?affiliation de 250 000 personnes sur toute la Colombie, et gérait un budget annuel de 23 millions d?euros transmis depuis l?État pour rembourser les centres de santé auxquels les affiliés ont recours. La participation à ce système de santé n?en a pas moins été initialement problématique car elle implique la gestion d?un accès à la santé qui n?est ni universel, ni respectueux des particularités culturelles et qui a été construit sur des principes néolibéraux de concurrence et d?efficience.
Elle s?est cependant poursuivie, et si nous ne chercherons pas ici à répondre au pourquoi de cette participation a priori paradoxale, nous tenterons de comprendre comment cette gestion a été rendue possible. Car la création de l?AIC et son fonctionnement sous contrôle des autorités du CRIC et des autorités locales autochtones n?ont pu se faire que grâce à l?existence à la fois d?un savoir-faire propre, en termes techniques, médicaux et politiques, et d?un groupe de cadres et de praticiens locaux (les agents communautaires en santé) directement liés au CRIC et formés avec et par l?organisation.
Un concept nous est ici utile, celui de contre-public proposé par Nancy Fraser (mais qui rappelle aussi celui d?espace public oppositionnel, développé par Oskar Negt et Alexander Kluge). Le contre-public désigne une arène d?interaction discursive de laquelle émerge un discours distinct de celui dominant, ici dans le champ de la santé. On se penchera donc sur la formation sociale de ce contre-public en revenant sur l?expérience dans les années 1980 du programme de santé du CRIC et sur la trajectoire d?un certain nombre d?agents que l?on retrouve aujourd?hui dans l?AIC.
Séminaire 2011-2012 organisé par Capucine Boidin, Carine Chavarochette et David Dumoulin
Le site de l’ersipal, programme 2011-2012:
L’année 2011-2012 sera consacrée à la « pratique du terrain ». Seront abordées les dimensions financières, institutionnelles et épistémologiques de la « pratique du terrain ». En particulier nous explorerons la manière dont d’autres disciplines, la géographie et les sciences politiques, conçoivent ce qu’est un « terrain ».
| Sauf indication donnée, les séminaires auront lieu : IHEAL – 28 rue Saint Guillaume 75007 – 5ème étage Métros Sèvres Babylone, Rue du Bac, St Germain des près |
Invitation
Lundi 13 février 2012 (11h-15h), EHESS, Amphi du 105 bd Raspail, 75006 Paris
« Terres spoliées, terres cartographiées »
Patagonie, les couleurs de la discorde (2009, 52′), documentaire de José Maldavsky. Le film décrit la lutte d’une famille mapuche, en Patagonie argentine, contre le propriétaire de United Colors, Luciano Benetton., pour récupérer une terre de 525 hectares achetée par Benetton en 2002, au Président d’alors, Carlos Menem. En jeu, deux visions opposées de ce que représente la terre, territoire ancestral pour les premiers, Mapuche, source de prospérité pour le second, et ses avocats. En question, les politiques de développement aujourd’hui, que nous aborderons dans une perspective comparative au Chili et en Argentine.
Close to our ancestors, (2011, 24’) , documentaire (EN-FR) réalisé par CTA et IPACC. Le film présente un projet de cartographie culturelle participative, au Gabon (Afrique), conduit avec les populations pygmées-Babongo. Il met en scène et fait parler les populations locales, implique des acteurs du développement, et ouvre sur les questions des savoirs locaux, des usages de la forêt, et la politique des parcs nationaux.
Séminaire mensuel
Images et politiques de l’autochtonie : fantasmes et réalités
- Irène Bellier, directrice de recherche au CNRS (TH)
- Barbara Glowczewski, directrice de recherche au CNRS (TH)
- Marie Salaün, maître de conférences à l’Université Paris-Descartes (TH)
2e lundi du mois de 11 h à 15 h (amphithéâtre François-Furet, 105 bd Raspail 75006 Paris), du 14 novembre 2011 au 14 mai 2012. Pas de séance le 9 avril
Séminaire ouvert aux chercheurs, doctorants, masters (1 et 2) et auditeurs libres, notamment désireux de partager leur expérience d’engagement dans la réalisation de fims et/ou la société civile.
Le Séminaire d’Anthropologie Américaniste est organisé par
. le Centre EREA du LESC – centre Enseignement et recherche en ethnologie amérindienne du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (UMR7186)
. le Laboratoire d’anthropologie sociale (UMR7130)
. le CERMA – Mondes américains : sociétés, circulations, pouvoirs, xv-xxie siècles (MACIPO, UMR8168)
Institut des Amériques, 175 rue du Chevaleret ou 6 rue Clisson – 75013 Paris
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– Vendredi 10 février 2012 – de 11h à 13h (8e étage, Salon des Amériques)
Fabiana MAIZZA – docteur en anthropologie de l’Université de São Paulo (usp).
Entre l’idéal et la pratique : note sur les mariages jarawara
L’exposé se propose d’examiner en détail la manière dont les Jarawara – établis sur le moyen Purus (état d’Amazonas, Brésil) et appartenant à la famille linguistique arawá – utilisent et manipulent leur système de parenté, en soi typiquement amazonien. Dans cette société cognatique et endogame, le système dravidien ne résulte pas en un réseau symétriquement divisé sur un mode diamétral. Alors que dans le modèle canonique les différents parcours qui lient Ego à Alter sont cohérents entre eux, ce n’est pas le cas ici, où quelques « mariages incorrects » ont produit une « torsion » du réseau. On se penchera donc plus précisément sur ce que les Jarawara appellent des « mariages incorrects », à savoir ceux qui se nouent entre parents parallèles ou appartenant à des générations différentes. Ces mariages s’inscrivent cependant dans un réseau dont la nature même offre aux conjoints les moyens d’une argumentation visant à « légitimer » leur union. Nous verrons ainsi comment et pourquoi, chez les Jarawara, tous les mariages, même « irréguliers », sont corrects du point de vue des époux, et si ceux-ci parviennent ou non à imposer leur point de vue, et à qui.
– Vendredi 17 février 2012 – de 11h à 13h (8e étage, Salon des Amériques)
Klaus HAMBERGER – Maître de conférences à l’ehess, Laboratoire d’anthropologie sociale
Le modèle topologique des sociétés amazoniennes
L’exposé se propose d’esquisser, à travers une analyse comparative de l’organisation sociale et spatiale au Brésil central, en Amazonie du Nord-Ouest et en Guyane, un modèle topologique commun aux sociétés amazoniennes. Ce modèle, à la fois androcentré et allocentré, repose sur l’identification du centre avec l’extérieur : le centre de l’espace social se définit autant par l’absence des femmes que par la présence des Autres (affins, rivaux, visiteurs, ennemis, etc.). L’espace social est ainsi structuré par l’interaction entre deux axes d’opposition – hommes/femmes et nous/autres – dont chacun peut adopter, selon les cas, une forme diamétrale ou concentrique.
Cette topologie est la plus manifeste lorsqu’un dualisme concentrique des sexes se combine avec un dualisme diamétral entre affins ou co-affins, comme dans les villages du Brésil central. Toutefois, elle reste intacte lorsque le dualisme entre les sexes devient diamétral (en même temps que la distance entre affins augmente), comme en Amazonie du Nord-Ouest, ou lorsque celui entre affins devient concentrique (en même temps que la distance entre les sexes se réduit), comme en Guyane.
Pour comprendre la logique sous-jacente à ce modèle topologique, nous envisagerons l’espace masculin sous trois aspects : en tant que résidence des célibataires, en tant que lieu d’accueil des non-humains, et en tant que lieu de passage initiatique. Au terme de ces analyses, nous tenterons de montrer que la position centrale des hommes correspond à une fonction de médiation entre les femmes et les Autres.
– Vendredi 9 mars 2012 – de 11h à 13h (8e étage, Salon des Amériques)
Céline VALADEAU – ater à l’université Bordeaux II, associée au Centre erea du lesc
Des plantes et des entités étiologiques : les articulations logiques de la pensée diagnostique chez les Yanesha (piémont amazonien du Pérou)
Chez les Yanesha, la personne se construit en partie grâce à l’administration répétée de plantes « de soin », pare’shemats. En partant de la perception yanesha du vivant, des espèces végétales et des entités étiologiques, il s’agira de comprendre comment s’organise une partie de leur système nosologique. L’organisation de l’univers végétal – en particulier celui de ces plantes de soin, qui apparaissent « humanisantes » – sera d’abord examiné au travers des mythes et d’une étude du système nomenclatural, mettant en évidence un mode de catégorisation signifiant. Celui-ci sera alors mis en perspective avec les différentes maladies induites par les entités étiologiques, les activités thérapeutiques des plantes et les modes de préparation des remèdes. Nous verrons comment il est dès lors possible de concevoir des schémas de catégorisation transversaux qui permettent de comprendre les logiques du discours diagnostique, dont nous analyserons certains exemples.
– Vendredi 23 mars 2012 – de 11h à 13h (8e étage, Salon des Amériques)
Ernst HALBMAYER – professeur à la Philipps-Universität de Marburg et directeur du département d’anthropologie sociale
Lutter contre les guêpes chez les Yupka : du cycle de vie au « fracassement » de l’année
Si les applications de fourmis et de guêpes jouent un rôle central dans les sociétés caribes, on observe toutefois des différences significatives entre ces pratiques selon que l’on se trouve chez les Caribes des Guyanes, chez ceux du Haut Xingu ou chez les Yupka du nord-ouest du Venezuela. En partant de ces logiques différentes, on présentera les usages que les Yupka font des guêpes et la place qu’elles occupent dans leur mythologie. Il ne s’agit en effet pas tant ici d’accroître le pouvoir individuel ou l’énergie vitale de l’initié, ni d’assurer au chasseur l’accès au monde des animaux. C’est plutôt en relation avec la naissance, la mort et les moments de transition entre les saisons que les guêpes détiennent un rôle primordial.
SAA calendrier des séances suivantes, les vendredis :
6 avril – de 11h à 13h – Salon des Amériques
13 avril – de 11h à 13h – Salon des Amériques
11 mai – de 11h à 13h – Salon des Amériques (attention, changement de date)
25 mai – de 11h à 13h – Salon des Amériques
8 juin – de 11h à 13h – Salon des Amériques
22 juin – de 11h à 13h – Salon des Amériques
Cherán, de la barricada al gobierno autónomo
Cobertura Especial: Jaime Quintana, Isabel Sanginés y Gloria Muñoz
Jeudi 15 mars 2012 | Montréal (Québec, Canada)
Les identités autochtones
Aboriginal identities
Publié le mercredi 18 janvier 2012 par Loïc Le Pape
RÉSUMÉ
La Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone sollicite des propositions de communications pour son huitième colloque annuel des jeunes chercheurs, dont le thème est « Les identités autochtones ». L’activité se tiendra à l’Université du Québec à Montréal les 2 et 3 mai 2012. Ce colloque est ouvert aux étudiants de même qu’aux chercheurs ayant terminé leurs études depuis moins de 10 ans. Les propositions de communication doivent nous être acheminées au plus tard le 15 mars 2012 par courrier électronique, à l’adresse suivante : chaire.autochtone@uqam.ca.
ANNONCE
La Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone sollicite des propositions de communications pour son 8e Colloque annuel des jeunes chercheurs, dont le thème est « Les identités autochtones ». L’activité se tiendra à l’Université du Québec à Montréal, les 2 et 3 mai 2012.
Présentation
Depuis les années 1970, de nombreuses études théoriques ont modifié le champ d’application du concept d’identité. Celui-ci s’est en effet détaché d’une perspective uniquement ethnique pour prendre en compte les interactions que les différents groupes entretiennent entre eux. Au Canada, comme dans les autres pays de l’ancien Empire britannique, la situation coloniale a complexifié la question identitaire autochtone. Elle a, par exemple, généré un important métissage, qui, à certaines époques, a alimenté certaines angoisses identitaires ; elle a aussi conduit à l’inscription des critères de l’indianité dans un carcan juridique qui joue encore un rôle déterminant dans la manière de penser l’identité des Premières Nations. Ce colloque se propose d’examiner différentes manifestations de la construction identitaire autochtone au Canada ainsi que dans d’autres régions du monde (États-Unis, Australie, Nouvelle-Zélande…).
Nous encourageons les propositions de communication abordant cette question dans une approche historique, mais souhaitons aussi ouvrir le questionnement aux réalités contemporaines, que ce soit dans une perspective anthropologique, politique, juridique, économique, géographique ou même philosophique.
Dans le but d’orienter les propositions, voici une liste des thématiques qui pourraient être
abordées lors de ce colloque :
- le rôle et la place des historiens dans le processus de construction des identités autochtones;
- la judiciarisation de l’identité autochtone (« Loi sur les Indiens ») et la classification de l’identité autochtone (« Premières nations », « Métis », « Inuit »);
- les rapports entre colonialisme et identité autochtone (politique de civilisation, assimilation, émancipation, etc.);
- le rôle des identités autochtones dans les revendications politiques (souveraineté, autonomie) et territoriales (gestion du territoire);
- la préservation et la valorisation de l’identité culturelle autochtone (langue, culture, tradition, religion, artisanat, etc.);
- l’articulation des diverses identités autochtones : identité clanique; identité « communautaire» ou « villageoise » ou de la « bande », identité « nationale » et panindianiste (« panprovincial » ou « pancanadienne »);
- la reconnaissance et la protection de l’identité autochtone par la communauté internationale (Déclarations des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, droit des minorités, etc.).
Il s’agit ici de suggestions et nous demeurons ouverts à d’autres propositions qui pourraient se rattacher au thème central.
Modalités de participation et d’évaluation
Conçu comme une tribune pour la relève en études autochtones, ce colloque est réservé aux «jeunes chercheurs», catégorie qui englobe ici :
- les étudiants à la maîtrise ayant complété leur mémoire ou dont les recherches sont suffisamment avancées pour en faire une présentation formelle ;
- les étudiants au doctorat ;
- les stagiaires postdoctoraux ;
- les chercheurs qui ont terminé leur doctorat depuis moins de dix ans.
Les propositions de communication doivent nous être acheminées par courrier électronique, à l’adresse suivante : chaire.autochtone@uqam.ca
au plus tard le 15 mars 2012
Les candidat(e)s prendront soin de préciser le titre de leur communication et de fournir un résumé (maximum 400 mots) qui présentera notamment la problématique centrale de la communication. Ils y joindront aussi un CV, en indiquant leur niveau de scolarité, leurs coordonnées complètes et le nom de leur directeur ou directrice de recherche dans le cas des étudiant(e)s à la maîtrise ou au doctorat. Veuillez noter que les communications devront présenter des résultats de recherche concrets et non seulement des projets de recherche.
Les propositions de communications qui nous seront soumises seront évaluées par un comité de sélection composé d’étudiants et du directeur de la Chaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone.
Mots-clés
- identités, autochtones, loi sur les Indiens
Fichiers attachés
Lieu
- Montréal (Québec, Canada)
Date
- jeudi 15 mars 2012
Contact
- Isabelle Bouchard
courriel : chaire [point] autochtone (at) uqam [point] caChaire de recherche du Canada sur la question territoriale autochtone
Département d’histoire (Local A-6135)
Université du Québec à Montréal
Case postale 8888, succursale Centre-Ville
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Claude Le Gouill (ERSIPAL-CREDA) fera une intervention au séminaire des doctorants du CERMA
le vendredi 3 février, de 15h à 17h, EHESS, salle 10, 105 Bd Raspail, 75006 Paris.
« La construction des identités dans les Andes boliviennes. Une réflexion à partir du dualisme organisationnel ayllu/syndicat dans le Nord Potosi »
The Center for Latin American Studies (CLAS) and the Program on Human Rights (PHR) at Stanford University are announcing a call for papers for the:
SPRING CONFERENCE, « HUMAN RIGHTS OF INDIGENOUS PEOPLES IN LATIN AMERICA »
MAY 8, 2012
ENCINA HALL, STANFORD UNIVERSITY
Indigenous peoples around the world have often been dispossessed of their land, leading to ongoing conflict over control and usage of land and resources. Indigenous peoples in Latin America are no exception; they are among the most disadvantaged and vulnerable peoples in the region. Indigenous peoples in Latin America rank highest on underdevelopment indicators such as incarceration, illiteracy, unemployment, poverty and disease. They face discrimination in schools and are exploited in the workplace. Their sacred lands and artifacts are plundered from them. In many Latin American countries, indigenous peoples are not even permitted to study their own language.
The Stanford Spring conference « Human Rights of Indigenous Peoples in Latin America », invites scholars from all disciplines to examine the common trends, actors, challenges and changes among indigenous populations in Latin America and the Caribbean. We encourage submissions from the liberal arts, social sciences, professional fields and sciences to address interdisciplinary issues including economic development and globalization, bio-piracy, cultural rights, poverty and discrimination, and injustice. In addition, we would like to explore how agents of change utilize various methodologies to analyze these interdisciplinary issues and propose potential solutions to counter discriminatory practices.
Guidelines and Dates:
We welcome abstracts from all disciplines for panel discussions and presentations relating to the conference theme. Abstracts of up to 250 words should be sent in Microsoft Word format. Please include your name, phone number, title and institutional affiliation in your e-mail.
Abstracts may be sent to Kristina Stevens at: lasconference2012@gmail.com by Friday, March 9th, 2012.
Final copies of completed papers may be sent to lasconference2012@gmail.com by Friday, April 6th, 2012.
Papers should be approximately 3,000-5,000 words. There are no specific guidelines in regards to the format of your submission. However, please keep in mind that presentations should be no longer than 15 minutes in length.
Alì, Maurizio. (2010). “En estado de sitio: los kuna en Urabá. Vida cotidiana de una comunidad indígena en una zona de conflicto”. Universidad de Los Andes, Facultad de Ciencias Sociales, Departamento de Antropología. Bogotá: Uniandes. ISBN 978-958-695-531-7.
En estado de sitio es el resultado de una investigación etnográfica conducida con el objetivo de documentar la vida diaria de la comunidad indígena kuna de Arquía, a partir del contexto conflictivo en el cual se desarrolla su cotidianidad. Los kunas habitan la región del Urabá, al noroccidente de Colombia, cerca de la frontera con la República de Panamá, en una de las áreas del mundo con mayor riqueza y diversidad de especies animales y vegetales: un “paraíso verde” que, durante los últimos años, ha sido el epicentro de una crisis humanitaria muy grave. A pesar de la información de origen institucional que se niega a admitirlo, el Urabá se encuentra, todavía hoy, en estado de guerra. En la región están presentes grupos armados cuyo objetivo es el control de sus trochas, ríos y selvas, que se han vuelto rutas estratégicas utilizadas para el narcotráfico y el contrabando. Alrededor de los territorios kunas todavía se combate, todavía se mata, todavía hay desapariciones y violencia: el paisaje ecológico y social en que se desarrolla su cotidianidad está sufriendo daños irreversibles.
In a State of Siege reports the results of ethnographic research conducted with the aim of documenting the daily life and ecological wisdom of the indigenous community of the kuna of Arquía from the perspective of their context in a conflict zone and how their daily life unfolds. The kunas live in the region of Urabá in the northwest of Columbia near the border with Panama, in one of the richest and most biodiverse areas of the world for both plant an animal species, a veritable paradise which in recent years has become the epicenter of a grave humanitarian crisis. Despite systemic denial, Urubá now finds itself in a state of war. Armed groups are present in the region who seek control of its trails, rivers and forests which have become strategic routes used for smuggling and trafficking of drugs. Surrounding kuna territories there is still armed combat, killings, disappearances and violence; the ecological and the social landscapes in which every day life takes place are suffering irreversible damage.
Contenido: Contenido.—Introducción.—La investigación.—I. El Urabá: región, población, colonización y conflictos.—II. Los kunas de Makilakuntiwala o “los que están acorralados”.—III. Hambre y territorio en Makilakuntiwala.—IV. Los kunas, entre crisis identitaria y crisis alimentaria: ¿guardar bosques o aguantar hambre?.—V. Los atentados al territorio ancestral: de conexiones e interconexiones en Urabá.—VI. Territorio y violencia paramilitar en Makilakuntiwala.—VII. De indios bravos e indios mansos.—VIII. Conclusiones: apuntes sobre un estado esquizofrénico.—Bibliografía.
Editorial: Universidad de los Andes, Centro de Estudios Socioculturales e Internacionales – CESO, Departamento de Antropología
Edición: Primera edición
Fecha de publicación: Octubre de 2010
Cubierta: Rústica pegada
Formato: 17 x 24
Paginas: 196
Colección: Colección Prometeo
Idioma: Español
Disponible en/ Available on
Amazon (Español): http://www.amazon.es/estado-sitio-cotidiana-comunidad-conflicto/dp/9586955311/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1327083035&sr=1-3
Amazon (English): http://www.amazon.com/estado-sitio-cotidiana-comunidad-conflicto/dp/9586955311/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1327083551&sr=1-1
Publicación de las Mesas de Trabajo
- Acercamiento Histórico del Arte y la Cultura en Centroamérica
- La participación de las mujeres en los movimientos estudiantiles y en el feminismo académico
- Alimentación y consumo en Centroamérica
- La religión de los mayas, rasgos y desarrollo histórico
- Alteridad, imágenes y memoria
- Configuraciones de espacios. Historia Social y Ambiental
- Literatura de Chiapas y Centroamérica, siglos XIX y XX
- Discursos y narrativas de la memoria en Centroamérica ¿entre historia, política y ficción?
- Los afrodescendientes en la conformación del imaginario colectivo
- El papel de las mujeres centroamericanas y mexicanas en los procesos migratorios rurales y urbanos
- Nuevos retos y nuevos caminos en el rescate y uso de los archivos
- Exilios, memorias y revolución en Centroamérica durante el siglo XX
- Patrimonio histórico y cultural. Rituales, tradiciones y saberes locales
- Guatemala luchas sociales y levantamientos campesinos en la segunda mitad del siglo XX
- Procesos territoriales en Chiapas y Centroamérica
- Guerra Fría y anticomunismo en Centroamérica
- Realidad histórica de Chiapas. Una perspectiva desde la crónica
- Rebeliones indígenas, a 300 años de la rebelión de los zendales
- Historia de los procesos pol¡ticos en los siglos XIX y XX. Las Relaciones Internacionales
- Historia ambiental
- Historia económica
- Etnohistoria de Centroamérica y el sur de México
- Historia y Género en Centroamérica
- La Historia y su enseñanza
- Cambios y continuidades en espacios sagrados naturales en el sur de México y Centroamérica
Séminaire Questions autochtones contemporaines
La deuxième séance du séminaire aura lieu jeudi 26 janvier, de 9 h à 13 h en salle M. & D. Lombard, 96 bd Raspail, 75006 Paris. Elle sera consacrée à une question « Comment les langages de l’autochtonie se diffusent-ils ? », autour de deux interventions.
Natacha Gagné, Université d’Ottawa et IRIS, présentera une communication intitulée : « La stratégie autochtone : ses trajectoires et ses résonances en Océanie » Cette communication propose d’envisager comment la stratégie autochtone, telle que reconnue à l’ONU, a gagné en légitimité ces dernières années, en examinant en particulier sa diffusion en Océanie. L’objectif est donc de suivre, très schématiquement, les trajectoires de la stratégie autochtone qui fit d’abord son apparition dans un contexte bien particulier, celui des colonies de peuplement de l’ancien empire britannique, et qui fut investie au fil du temps par d’autres populations, avec des histoires fort différentes tant au plan de la culture de la contestation que des traditions juridiques. Elle s’intéressera en particulier à la diffusion de la rhétorique de l’autochtonie et à l’intérêt porté aux luttes et à la stratégie autochtones chez les Maori de la Nouvelle-Zélande. Elle s’arrêtera ensuite sur la diffusion des « langages de l’autochtonie » au sein des populations des territoires français d’Océanie (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française).
Mathieu Hillgers, Université Libre de Bruxelles, présentera une communication intitulée : « Penser l’autochtonie comme un capital : terrains africains » Depuis quelques dizaines d’années les rhétoriques liées à l’autochtonie s’intensifient dans plusieurs parties du monde. Dans cette présentation, il propose de partir de terrains africains pour développer une hypothèse : l’autochtonie constitue une forme de capital qui peut être investi et duquel on peut tirer un profit. Quelle est la structure de ce capital ? Comment fluctue-t-il et comment se stabilise-t-il ? Quand et comment ce capital peut-il être mobilisé et légitimé ? Cette approche de l’autochtonie conduit à relever un étrange paradoxe : revendiquer l’autochtonie n’est pas simplement affirmer « nous étions là avant » car être autochtone n’est pas uniquement, et dans certains cas, peut ne pas du tout être premier dans l’ordre des migrations.
Les organisateurs : Jonathan Friedman, directeur d’études à l’EHESS; Natacha Gagné, professeure à l’Université d’Ottawa; Paula Lopez-Caballero, Professeur à El Colegio de México; Marie Salaün, maître de conférences à l’Université Paris-Descartes Contact : salaun@ehess.fr
Le GITPA Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones, Membre institutionnel de l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA) est heureux de vous souhaiter une bonne année 2012 et vous communique le rapport :
Monde Autochone 2011
Le rapport annuel « Monde Autochtone » présente une revue des évènements marquants de l’année sur la situation des peuples autochtones et de leurs droits. Une soixantaine de représentants autochtones, d’universitaires et de chercheurs non-autochtones ont participés à cette publication. Ce rapport est une source d’information essentielle et un outil de travail pour tous ceux qui souhaitent être informés sur l’état actuel de la situation des peuples autochtones dans le monde. Le « Monde autochtone » est la traduction par le GITPA des rapports annuels d’IWGIA en anglais (Indigenous World) et en espagnol (El Mundo Indigena) présentés par IWGIA au cours de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones 2011 au siège des Nations unies à New York du 16 au 27 mai 2011.
Synthèse du Rapport
Liste des traducteurs du réseau des experts du GITPA et des bénévoles
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Gouverner le vivant
Savoirs, Cultures et Politiques de la Biodiversité
Séminaire de recherche proposé par
Sarah Benabou (Projet R2DS « Mesurer pour conserver », Centre A. Koyré), Valérie Boisvert (IRD, UMR GRED), Christophe Bonneuil (CNRS, Centre A. Koyré), Elise Demeulenaere (CNRS, Eco-anthropologie & Ethnobiologie), Jean Foyer (CNRS, ISCC) et Frédéric Thomas (IRD, PALOC)
Mercredi 11 janvier 2012 (17h-19h, Muséum national d’Histoire naturelle, Amphi de paléontologie)
Vingt ans après, que sont les droits (de propriété intellectuelle) des populations autochtones et locales devenus ?
Jean-Dominique Wahiche (MNHN, UMR Eco-anthropologie & Ethnobiologie)
Jean-Patrick Le Duc (MNHN, chargé des affaires internationales)
Discutant : Frédéric Thomas (IRD, UMR Paloc)
La séance rappellera brièvement l’histoire de l’étrange compromis postmoderne de Rio en 1992 qui a prétendu pouvoir poser sur une même table d’opération les puissants droits de propriété intellectuelles des industriels et les vagues droits communautaires de populations autochtones sur leurs savoirs traditionnels. Elle examinera, ensuite et principalement, les derniers avatars (protocole de Nagoya et sa mise en place dans les réglementations nationales, code éthique de respect du patrimoine culturel et intellectuel…). On s’interrogera enfin sur le devenir de la protection des savoirs traditionnels fondée sur l’outil APA (Accès et Partage des Avantages), alors que le protocole de Nagoya est une belle façon diplomatique de refermer la page des APA pour faire place à une gouvernance mondiale de la biodiversité par les paiements pour services écosystémiques (mécanismes REDD+ notamment). Comment les savoirs traditionnels et les droits des populations autochtones et locales vont-ils se recomposer dans ce nouveau régime ?
Ce séminaire est accueilli par le Muséum national d’Histoire naturelle.
Il est soutenu financièrement par l’UMR PALOC (IRD-MNHN), l’ISCC (Institution des Sciences de la Communication du CNRS) et la région Ile-de-France (projet Centre Koyré R2DS : « La mise en nombre dans la gouvernance globale de la biodiversité »)
- Communiqué du 4 janvier 2012 de la UNIPA, la principale organisation du peuple Awa (sud de la Colombie), au sujet des agressions et des violences dont les autochtones proches de la frontière équatorienne sont victimes au sein même de leurs territoires: lire en espagnol.
- France Inter (6 janvier 2012) Ailleurs : Etat d’urgence pour les autochtones d’Attawapiskat, en Ontario. Écouter ce reportage de 3 min. Au Canada, beaucoup s’inquiètent du sort des Indiens d’une petite localité dans le Nord de l’Ontario, Attawapiskat, au bord de la Baie James. Près de 25 familles de cette communauté autochtone vivent dans des maisons ou des abris de fortune. Plus de détails sur cette émission…
- Fin 2011, l’Institut International pour la Plannification de l’Education (IIEP-UNESCO) a publié son Rapport sur les tendances sociales et éducatives en Amérique Latine. Le thème de l’année 2011 porte sur la situation éducative des peuples autochtones et afrodescendants (en espagnol).
Modelo educativo zapatista destaca a nivel internacional sistemaunonews.com-
Antony Flores Mérida. InfoChiapas.17/01/2012. De 1994 a la fecha, los municipios y zonas autónomas en Chiapas han fundado aproximadamente 500 centros educativos o escuelas “en resistencia”, que han incidido en la agenda política regional y nacional destacó un informe elaborado por el Sistema de Info…
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JOURNEE D’ETUDE, 12 janvier 2012 :
« Catégories et représentations de classes des groupes sociaux au Nord et au Sud. Le travail des entrepreneurs d’identité », Journée d’étude,









