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Vient de paraître De las luchas indias al sueño americano. Experiencias migratorias de jovenes zapotecos y tojolabales en Estados Unidos, Alejandra Aquino Moreschi

Sinopsis: A partir de una investigación multisituada con jóvenes zapotecos y tojolabales, se analiza el paso de la militancia en las luchas indias a la migración trasnacional y la experiencia de estos nuevos migrantes una vez establecidos en Estados Unidos. La migración de estos jóvenes se enfoca como un desplazamiento geográfico, político y subjetivo. Porque los jóvenes no sólo se trasladan miles de kilómetros desde sus pueblos para atravezar la frontera,también experimentan un cambio profundo de sus subjetividades personales y políticas con respecto a la generación anterior. Ellos, a diferencia de suspadres, piensan que la vía política, bajo todas sus expresiones, ha fracasado como alternativa para alcanzar una vida mejor; y en cambio, la migración les parece el único destino posible en un país con altos índices de desempleo y un campo debastado por tres décadas de políticas neoliberales.
El análisis del paso de la militancia a la migración trasnacional, permite hacer visible algunos de los grandes retos que enfrentan las comunidades ante la partida de sus jóvenes. Pero también, arroja luz sobre los desafios que los jóvenes migrantes tienen al incorporarse a circuitos globales de trabajo bajo un régimen capitalista de acumulación flexible en el que experimentarán nuevas formas de explotación, precariedad, estigmatización y racismo, pero también de resistencia y afirmación personal.
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Dans les années quatre-vingt-dix, la population indienne intègre massivement les flux migratoires entre le Mexique et les États-Unis. L’émigration vers le Nord devient pour des milliers de jeunes un projet à la fois économique et de vie, qui va produire de nouvelles subjectivités et perspectives d’avenir. Ces migrations constituent un défi pour les communautés indiennes, notamment celles qui ont pour projet collectif l’exercice de leur autonomie, principe basé sur la participation de tous les membres de la communauté et qui n’a de sens que dans la mesure où il y a des gens disposés à l’assumer et à la construire au quotidien. Le défi est tout aussi grand pour les jeunes migrants qui s’insèrent pour la première fois dans un marché du travail de type capitaliste, où ils doivent faire face à l’exploitation, à la précarité et au racisme.
Mon travail de recherche se situe à l’intersection de deux sujets d’investigation: les mouvements indiens qui ont surgi au Mexique dans les années 1980 et 1990 (zapatisme et communalisme oaxaquénien) et la migration aux États-Unis d’hommes et de femmes y ayant directement ou indirectement participé. Autrement dit, je m’interroge sur le passage du militantisme à la migration transnationale, et sur l’expérience de ces nouveaux migrants de l’autre côté de la frontière.
Je soutiens que le passage du militantisme à la migration transnationale représente un déplacement à la fois spatial, politique et subjectif. On passe ainsi d’un modèle dans lequel les luttes pour la reconnaissance de leurs identités représentaient, pour toute une génération d’acteurs indiens, une alternative politique mais aussi un projet de vie, à un modèle où ces luttes perdent leur centralité : c’est-à-dire qu’elles cessent de mobiliser et/ou de faire sens pour certains jeunes Indiens chez qui l’émigration transnationale s’impose alors comme l’unique horizon possible.
Ce travail nous permet d’explorer aussi, d’un point de vue ethnographique et sociologique, quelques questions d’ordre analytique et politique qui sont en jeu au moment de franchir la frontière entre le Mexique et les États-Unis. On peut entre autres remarquer : le contrôle de la mobilité des migrants sans papiers ; l’intégration de la main d’œuvre étrangère dans des marchés du travail globalisés et ethniquement segmentés, comme par exemple les services d’aide aux personnes, l’agriculture ou les services de nettoyage gérés par des entreprise de sous-traitance ; l’impact de la mondialisation sur les subjectivités produites ; la non-reconnaissance dans les sociétés d’origine ; et les nouvelles formes d’action collective qui voient le jour dans la migration et dans l’expérience de l’affirmation personnelle.
Pour finir, d’un point de vue méthodologique, cette recherche permet une approche nouvelle et utile pour enquêter dans le contexte de la mondialisation : l’ethnographie multi-située, dans laquelle il ne s’agit pas seulement d’effectuer un travail de terrain dans les lieux d’origine et de destination, mais aussi d’en suivre les acteurs dans leurs divers déplacements et passages de frontière. Cette approche s’avère particulièrement pertinente, surtout à un moment où beaucoup de migrants mexicains voient leur maintien sur le marché du travail étasunien dépendre de leur flexibilité à se déplacer d’un endroit à un autre, expérience que l’on ne peut comprendre que si l’on en suit les acteurs.

Trois ouvrages de Rodolfo Stavenhagen en langue anglaise autour des peuples autochtones

by

Réseau Peuples Autochtones a ajouté a sa sélection d’E-books les trois ouvrages de Rodolfo Stavenhagen publiés en janvier dernier aux éditions Springer, qui ont pour titres Pioneer on the Rights of Indigenous People, The Emergence of Indigenous Peoples, et Peasants, Culture and Indigenous Peoples: Critical Issues.

Ces livres recueillent les principaux articles et rapports du professeur mexicain qui, à 80 ans, recevra le 16 avril prochain un hommage dans le cadre du Colloque organisé pour les 40 ans du Centre d’Etudes Sociologiques qu’il a fondé au Colegio de México. La trajectoire académique de Rodolfo Stavenhagen recevra prochainement un nouvel hommage universitaire, à l’initiative de la Chaire Carlos Montemayor, à Cuernavaca (Morelos) où il réside près de Mexico.

Lors de sa dernière visite à Paris en juin 2011, Rodolfo Stavenhagen a donné une conférence au séminaire SOGIP « L’institutionnalisation des droits des peuples autochtones : possibilités et problèmes ». Consulter le texte de la conférence en français (pdf).

Rodolfo Stavenhagen (2013) Pioneer on the Rights of Indigenous People.

Springer Briefs on Pioneers in Science and Practice No.2.

Presented by Úrsula Oswald, London – New York: Springer-Verlag.

En savoir plus sur ce libre…

Rodolfo Stavenhagen (2013) The Emergence of Indigenous Peoples.

Springer Briefs on Pioneers in Science and Practice, vol.3, Subseries with Texts and Protocols, vol.1

(New York – London: Springer-Verlag).

En savoir plus sur ce libre…

Rodolfo Stavenhagen (2013) Peasants, Culture and Indigenous Peoples: Critical Issues.

Springer Briefs on Pioneers in Science and Practice, vol.4, Subseries with Texts and Protocols, vol.2

(New York – London: Springer-Verlag).

En savoir plus sur ce libre…

Pioneer on Indigenous Right présente des textes publiés entre 1965 (« Seven Falacies about Latin America ») et 2009 (« Making the Declaration Work »)Peasants, Culture and Indigenous Peoples comprend différents articles sur les droits des peuples autochtones, comme des rapports rédigés entre 2003 et 2007. Rodolfo Stavenhagen revient sur son expérience en tant que « mécanisme » de l’ONU dans l’article « The United Nations Special Rapporteur on the Rights of Indigenous Peoples (2012) ». The Emergence of Indigenous Peoples contient des articles écrits pour la plupart dans les années 2000, comme « Struggle and Resistance: Mexico’s Indians in Transition (2006) » publié aux Etats-Unis en 2010. On notera aussi un Post-Scriptum « The Stavenhagen Collection of Pre-Hispanic Art »Consulter le sommaire de ces ouvrages et une bibliographie de Rodolfo Stavenhagen sur le site de l’éditeur.

   

Vient de paraître Manuel sur la promotion et protection des droits des populations / communautés autochtones à travers le système africain des droits de l’homme

La COMMISSION AFRICAINE DES DROITS DE L’HOMME ET DES PEUPLES
et
IWGIA : INTERNATIONAL WORK GROUP FOR INDIGENOUS AFFAIRS

publient le

Manuel sur la promotion et protection des droits des populations / communautés autochtones
à travers le système africain des droits de l’homme

Depuis les dix dernières années, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (commission africaine) a pris des mesures audacieuses pour comprendre, expliquer et aborder la situation des droits humains des communautés autochtones en Afrique.
Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones (Groupe de travail) a été le point d’ancrage institutionnel de ces efforts.
À travers différents séminaires de sensibilisation, missions/pays et visites d’étude, le Groupe de travail a engagé les acteurs étatiques et non-étatiques dans les défis spécifiques auxquels sont confrontées les communautés autochtones sur le continent. Bien que ces initiatives aient considérablement contribué à une large sensibilisation sur la thématique, la Commission Africaine n’en reste pas moins préoccupée par la capacité limitée des groupes autochtones à se servir des normes émergentes en matière des droits de l’homme, face aux violations des droits auxquelles sont confrontées leurs communautés.

Le manque d’informations de qualité, bien synthétisées et simplifiées sur la manière dont fonctionne la Commission africaine pour défendre les droits collectifs et individuels, à travers son mandat de promotion et de protection persiste encore.
Le présent Manuel de formation est conçu pour pallier cette insuffisance.
Ce manuel est appelé à être un outil de formation à l’intention des militants des droits des populations autochtones en Afrique. Il est également destiné à être un instrument pratique à utiliser dans la formation des praticiens du droit, des journalistes activistes et des fonctionnaires travaillant sur les droits des populations autochtones en Afrique. L’utilité de ce manuel ne se concrétisera que lorsqu’il sera mis en application, en faveur du renforcement des capacités des populations autochtones à s’engager de manière constructive et durable dans le système africain des droits de l’homme.

Télécharger le document

Appel à Contributions – Conférence interdisciplinaire sur le thème « Autochtonie, Performance et Mondialisation » – date limite :30 avril

 Le Projet « Indigeneity in the Contemporary World » accueillera, du 24 au 27 octobre 2013, une conférence internationale interdisciplinaire à Londres, Royaume-Uni. Cet événement est intitulé: « In The Balance : Indigeneity, Performance, Globalization, » (En Suspens : autochtonie, performance, mondialisation), et a pour objectif d’explorer la puissance de l’autochtonie, utilisée comme force culturelle et politique, mais aussi sa position précaire, dans notre monde aux connections multiples mais de plus en plus inégales. Deux événements dédiés au travail d’artistes Premières Nations se tiendront en parallèle à la conférence : un festival international qui s’étendra sur trois semaines, et une exposition au cours de laquelle seront présentés des spectacles.

Principaux intervenants : Faye Ginsburg, Michael Greyeyes, Tracy Devine Guzmán et Margaret Werry.

Les propositions d’intervention sont à envoyer le 30 avril 2013 au plus tard.

Pour un résumé de l’Appel à contributions, cliquer ici: Appel à contributions Indigeneity, Performance, Globalization

Pour plus d’informations sur la conférence et sur les propositions d’intervention, se reporter à l’appel à contributions en pièce jointe. Des informations supplémentaires seront publiées ultérieurement sur le site http://www.indigeneity.net/conference/

ou par courriel, (en anglais si possible), à Dani Phillipson: dani.phillipson@rhul.ac.uk

Appel à communications « Amérindianités et savoirs » 19-21 mars 2014

Colloque international
« Amérindianités et savoirs »

Université de Poitiers, 19-21 mars 2014
Organisé par le MIMMOC1 et le CRLA2, centres de recherche de l’Université de
Poitiers, avec la collaboration du CRHIA3 et du CECIB4, en partenariat avec l’IEAQ et
la chaire Pres Limousin-Poitou-Charentes d’Études sur le Canada.

DATE LIMITE DE SOUMISSION
Les propositions de communication (titre, résumé et présentation de l’auteur) sont à
envoyer avant le 15 novembre 2013 aux organisateurs :
– André Magord, <andre.magord@univ-poitiers.fr>
– Michel Riaudel, <michel.riaudel@univ-poitiers.fr>

Programme de l’appel à projet : Amérindianités et Savoirs Appel

Notre proposition de rencontre internationale s’inscrit dans le prolongement des deux précédentes journées « Amérindianités » de 20128 (Poitiers). Puisqu’elle vise à mettre très concrètement en regard et en dialogue notre monde occidental et ceux des Amérindiens, nous avons jugé opportun de l’articuler autour d’un terrain commun, celui des savoirs, tout autant un domaine d’innovation et de décentrement que le socle de nos activités universitaires. Savoir de l’autre, savoir sur l’autre, modalités de production, de validation et d’expertise des connaissances, propriété  intellectuelle et collective…, la dimension des savoirs est à la fois ce qui nous constitue en tant que chercheurs, citoyens, hommes, et par où éventuellement nous nous distinguons.
Pour cadrer néanmoins un sujet aussi vaste, le colloque privilégiera trois axes de discussions :
1) les conditions de la connaissance réciproque de l’autre, Amérindiens et « Occidentaux » ;
2) la place des Amérindiens dans ces lieux institutionnels de production de savoir que sont l’Université et les établissements d’enseignement supérieur ;
3) le rapport entre connaissance scientifique et savoir traditionnel.

Projection « Berohoky Mahadu », Musée du Quai Branly, 12 avril 18-20h

La prochaine réunion du Séminaire de L’Amérique latine par l’image et pour l’image
aura lieu le vendredi 12 avril, à l’horaire habituel de 18h à 20h,
dans la belle salle de cinéma du Musée du Quai Branly.
A cette occasion, Patrick Deshayes et Hélios Figuerola-Pujol auront le plaisir de vous présenter le film réalisé par des cinéastes amérindiens :
Berohoky Mahadu, le peuple du grand fleuve

Le film présente deux principaux événements culturels des Iny Karaja : la présence des masques et le rite de passage des jeunes garçon à l’âge adulte (2009, 52’)

Prochain séminaire FRAO – Alban Bensa : La pensée naturaliste kanak déracinée par l’abstraction chrétienne – 11 avril 15-17h EHESS Paris

Dans le cadre du séminaire de la Formation à la recherche dans l’aire océanienne

Alban BENSA

(directeur d’études EHESS)

interviendra sur le thème suivant :

La pensée naturaliste kanak déracinée par l’abstraction chrétienne

le jeudi 11 avril de 15h à 17h

salle 5, 105 bd Raspail 75006 Paris

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Présentation de l’ouvrage Peuple Saramaka contre Etat du Suriname – mardi 9 avril 10h EHESS

Séminaires SOGIP – 9 et 11 avril : L’émergence d’une société civile autochtone au Québec, avec Carole Levesque (DIALOG) et Edith Cloutier (RCCAQ); La place des autochtones et de leurs propositions: Guyane, Equateur, Pérou et Viet Nam

by
Séance exceptionnelle du séminaire « Perspectives comparatives sur les peuples autochtones » mardi 9 avril – de 15h à 18h à l’EHESS, Salle du conseil A, R -1, bâtiment Le France, 190-198 avenue de France, 75013 Paris.

L’émergence d’une société civile autochtone au Québec et au Canada

Février 2013

Nous aurons le plaisir d’écouter la conférence à deux voix que donneront

Edith Cloutier– Directrice du Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or et Présidente du Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec (RCAAQ).

Carole Levesque – Professeure, Institut national de la recherche scientifique et Directrice de DIALOG-Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones

Résumé: au Québec, un projet de transformation sociale et identitaire est en marche, porté par le mouvement des Centres d’amitié autochtones. Favorisant les relations transversales entre l’État et le citoyen plutôt que la confrontation, l’expérience autochtone urbaine traduit une conception ouverte du politique. Le but premier est de favoriser la réappropriation d’un droit de parole individuel et collectif, droit qui est encore brimé à l’extérieur et souvent même à l’intérieur des communautés. Une telle réappropriation nécessite cependant la construction préalable d’une vision renouvelée de la démocratie, une vision qui intègre autant des manières de faire spécifiques aux Autochtones que des mécanismes de régulation sociale qui soient davantage en phase avec le fonctionnement interne des sociétés autochtones, modernes et historiques. Le projet de société proposé ajoute au projet autonomiste autochtone de nouvelles dimensions et laisse place à de nouveaux acteurs.

A noter également : 7ème séance du séminaire SOGIP « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones »,

le jeudi 11 avril 2013 de 9 h à 13 h (salle du conseil A, R -1, bâtiment Le France, 190-198 avenue de France, 75013 Paris), Ouvert à tous.

 La place des autochtones et de leurs propositions dans la réflexion et la gestion locale / globale de l’environnement : Guyane, Equateur, Viet Nam/Pérou

Dans la continuité de la séance de février sur la relation entre « peuples autochtones » et « environnement », nous réfléchissons aux conditions de possibilité d’un agencement approprié entre institutions autochtones et gestion locale de l’environnement. Comment les expériences de gestion locale environnementale sont-elles connues, comprises ? Comment la participation des autochtones à la gestion des ressources, naturelles et culturelles, d’un territoire est-elle discutée, organisée ? Que peut-on tirer de certaines expériences de gestion environnementale par des peuples autochtones sous forme d’administration de parcs nationaux ou d’aires protégées ? Quel est l’impact de ces expériences au niveau régional ou international, et tout simplement dans la vie des populations concernées ?

Peter Bille Larsen (University of Oxford/ University of Lucerne) – La conservation communautaire et les droits autochtones : quelques pistes anthropologiques

Que peut-on tirer de certaines expériences d’administration autochtone de parcs nationaux ou d’aires protégées ? Les questions d’équité sociale dans le domaine de la conservation constitueront le centre de notre réflexion. Celle-ci reposera sur deux études de cas qui seront appréhendées dans une perspective comparative : un projet de co-gestion mené au Viet Nam dans les années 1990 et une enquête anthropologique réalisée plus récemment dans une réserve communale de l’Amazonie Péruvienne. À première vue, ces deux expériences reposent sur des catégories et des approches de gouvernance différentes, voire opposées. Cette communication propose une lecture anthropologique alternative pour entamer une lecture critique de la normativité récente dans le domaine de la conservation.

Stéphanie Guyon (SOGIP-LAIOS) & Gérard Collomb (IIAC/LAIOS) – Enjeux environnementaux et chefs coutumiers : Appropriation et gestion des zones de droits d’usage sur le littoral guyanais

A travers l’analyse de deux cas emblématiques (la controverse sur la protection des tortues marines et l’appropriation des zones de droit d’usage), cette intervention croisée portera sur les enjeux identitaires sous-jacents aux revendications amérindiennes sur l’environnement en Guyane. La Réserve naturelle de l’Amana a été créée en Guyane pour protéger les tortues marines que les biologistes estiment aujourd’hui menacées, notamment par le prélèvement des œufs par les villageois kali’na. L’interdiction de ce prélèvement a suscité la revendication d’un droit au libre ramassage des œufs, appuyée sur la référence à des pratiques ancestrales. Mais, derrière cet enjeu, Amérindiens et conservationnistes s’efforcent avant tout d’imposer un « point de vue » : les uns, pour interdire toute prédation humaine sur un animal au fort potentiel symbolique, selon une lecture occidentale/globale de la nature, les autres pour faire reconnaître une identité et une territorialité. A travers cette controverse, prétexte plus qu’enjeu véritable, chaque partie s’efforce d’installer sa lecture du monde dans un champ de légitimité (Gérard Collomb). Dans le cadre du décret d’avril 1987, les Amérindiens de Guyane française ont dans certaines conditions pu obtenir des Zones de Droits d’Usage Collectifs. Initialement prévues par leurs concepteurs pour favoriser les activités de subsistance et d’auto-alimentation des Amérindiens (pêche, chasse et cueillette), les ZDUC, dans le contexte du littoral guyanais, n’ont pas nécessairement une importance économique majeure pour leurs bénéficiaires dont beaucoup ont une activité salariée. En revanche, l’appropriation des ZDUC s’inscrit dans les stratégies de reconnaissance des collectifs autochtones. A travers l’exemple de la gestion et de la mise en valeur de la ZDUC du village lokono de Balaté, nous verrons que la référence à une « terre » collective et les sociabilités familiales entretenues sur la zone constituent un enjeu majeur dans la stratégie d’affirmation d’une identité lokono. (Stéphanie Guyon).

Irène Bellier (IIAC/LAIOS) – Retour sur Rio+20.  Commentaires par Martin Préaud (SOGIP-LAIOS).

Séminaire coordonné par : Irène Bellier, Directrice de Recherche au CNRS, LAIOS-IIAC et Laurent Lacroix, postdoctorant LAIOS-SOGIP, membres du Réseau Peuples Autochtones de l’Afea.

Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales (EHESS) SOGIP (ERC 249236) Scales of governance: the UN, the States and Indigenous Peoples http://www.sogip.ehess.fr 190, avenue de France Paris 75013- tel : + 33 (1) 49542198 (secrétariat)

Deux prochains séminaire d’Anthropologie Américanistes IdA – 5 et 19 avril

  • Vendredi 5 avril 2013 de 11h à 13h Institut des Amériques (Salon des Amériques)

Alfonso Manuel OTAEGUI — doctorant EHESS et Université de Buenos Aires, associé au LAS
« Ceux qui nous manquent ». Les disputes, la migration et la nostalgie dans la communauté ayoreo de Jesudi (Chaco paraguayen)

Les gens de Jesudi ne sont pas toujours là. Certains Ayoreo partent travailler dans des fermes lointaines durant des semaines ou des mois, d’autres quittent la communauté à la suite de disputes familiales ou conjugales, ou encore de tensions entre unités résidentielles, parce qu’ils ne se s’y sentent plus à l’aise. « Se sentir à l’aise » ne va pas de soi pour les Ayoreo : c’est un sentiment qu’il faut rechercher, un état de paix sociale qu’il faut maintenir. Dans ce sens, migrer leur permet de résoudre les tensions. Le type de migration le plus fréquent – quoique le moins visible en termes d’organisation de la société – est ainsi le fait d’individus, qui se déplacent entre les communautés ou entre des fermes mennonites. Or, ce type de migration met en scène quelques traits majeurs de la vie sociale ayoreo : les réverbérations d’un lien coupé. Lorsqu’une personne est partie et qu’une autre ressent son absence, plusieurs niveaux s’entrecroisent, d’ordre affectif, social, économique et même physique : le concept de santé implique en effet l’accomplissement des rôles attendus et la participation active à la vie sociale. Nous verrons que la nostalgie – jnusietigai, trait identitaire des Ayoreo – est un point de repère de l’organisation sociale et que la tristesse et l’affaiblissement corporel ne sont pas des états distincts.

  • Vendredi 19 avril 2013 de 11h à 13h Institut des Amériques (Salon des Amériques)

Agnès BERGERET — anthropologue, associée au Centre de recherche et de documentation sur les Amériques (CREDA, IHEAL)
La mère dévorante et l’éthique du « donner à manger » chez les Mayas-Q’eqchi (Guatemala)

Le mythe de la mère dévorante chez les Q’eqchi’ est aussi celui de la mère dévorée : il narre la première tentative d’infanticide, mais aussi le premier matricide par le découpage du corps de la Mère, sa cuisson et sa dévoration, en un double mouvement qui fait sa particularité. Le séquençage de deux versions du récit permet de comprendre ce mythe comme fondateur de la séparation des tâches entre l’épouse (la cuisine) et l’époux (la chasse), d’une part, et de la relation entre parents et enfants, d’autre part. Cette dernière s’exprime en particulier dans l’obligation de « donner à manger » (wa’tesink). Or, cette obligation est au coeur de nombreuses institutions q’eqchi’ contemporaines, sous diverses déclinaisons. Au-delà des relations de filiation, on la retrouve dans le prêt d’animaux domestiques, dans le prêt de travail et dans les repas cérémoniels, mais aussi dans les relations avec les entités supérieures. Ces mythes, qui se révèlent d’une grande actualité, permettent aussi, non sans tensions, d’organiser la médiation des valeurs q’eqchi’ avec l’agriculture commerciale.

Nous en profitons pour signaler qu’Agnès Bergeret interviendra à nouveau — le même jour et toujours à l’Institut des Amériques — dans le Groupe de travail sur les récits bibliques et les narrations indigènes du GERM, de 15h à 17h (Salon des Amériques) sur le thème « « Du premier amour au mouvement des astres ». Un mythe q’eqchi’ entre héritages mayas et aménagements chrétiens » (voir programme joint).

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Institut des Amériques * – 175 rue du Chevaleret – 75013 Paris
(8ème étage, salon des Amériques)

Prochain séminaire Racialisation et mondialisation – Greg Kerr Rhétorique raciale dans l’Histoire de l’habitation humaine – 8 avril NYU Paris

Séminaire New York University Paris – MSH Paris Nord – Université de Paris 1

« Racialisation et mondialisation »

Greg Kerr, « Rhétorique raciale dans l’Histoire de l’habitation humaine de Viollet-le-Duc »

Discutant : Laurent Baridon (Université de Lyon 2)

Le lundi 8 avril  2013 de 17h30 à 19h30 à NYU Paris, 56 rue de Passy, 75016 Paris. Métro : La Muette ou Passy

Conférence en français. Entrez libre. La séance est consacrée à la discussion d’un texte consultable sur le site http://nyufresearch.wordpress.com/

Greg Kerr est l’auteur d’une étude sur les relations entre poésie et utopie au dix-neuvième siècle en France (Dream Cities: Utopia and Prose by Poets in Nineteenth-Century France (Londres: Legenda, 2012)). Ses recherches actuelles portent sur le fonctionnement de la rhétorique raciale en France au dix-neuvième siècle dans divers domaines (écrits architecturaux, roman, photographie et historiographie). Titulaire d’un doctorat en études françaises de l’Université de Dublin, Trinity College, il est maître de conférences en français à l’université d’Oxford en 2009-2010 et depuis 2010 à l’université Lancaster.

Programme du séminaire :

27/05/2013      Anne-Emmanuelle Hoareau, « Du renforcement des catégories racialistantes à une mythologie du métissage: le cas de l’île de La Réunion »

10/06/2013      Renaud Hourcade, « Race, mémoire et construction de la différence : le jeu des identités dans les mobilisations mémorielles autour de l’esclavage colonial » 

Intervention de Sarah Radcliffe à l’IHEAL (Paris) : «El etno-desarrollo desde la perspectiva de las mujeres indígenas»

by

SÉMINAIRE CREDA / CERMA 2012-2013 : Racialisation, État-Nation et Capitalisme en Amérique latine et ailleurs (II) Dominations / Résistances

17 avril 2013  /  10:30 – 12:30

Amphithéâtre de l’Institut des Hautes Etudes de l’Amérique Latine, 28, rue Saint Guillaume, 75007, Paris (Métros: Sèvres-Babylone ou Saint-Germain-des-Prés)

 Sarah A. Radcliffe  (University of Cambridge)

 «El etno-desarrollo desde la perspectiva de las mujeres indígenas»

Sarah A. Radcliffe es profesora del departamento de Geografía en la Universidad de Cambridge (Inglaterra). Se interesa en los procesos de exclusión social interseccional en la gobernabilidad de desarrollo desde un marco poscolonial y de género. Es autora, coautora o editora de Indigenous Development in the Andes: Culture, Power, and Transnationalism (Duke University Press, 2009), Culture and Development in a Globalizing World (Routledge, 2006), Remaking the Nation. Identity and Politics in Latin America (Routledge, 1996).

 Lectures proposées pour préparer la séance du séminaire :

2008 [pdf] « Governance, citizenship and Ecuadorian indigenous women » [Las mujeres indígenas ecuatorianas bajo la gobernabilidad multicultural y de género], in P Wade, F Urrea, & M Viveros (eds) Raza, etnicidad y sexualidades: ciudadanía y multiculturalismo en América Latina. Univalle /La Universidad Nacional, Bogota, Colombia. pp. 105-136

2010 [pdf] « Epílogo: Historias de vida de mujeres indígenas a través de la educación y el liderazgo: Intersecciones de raza, género y locación’  [Indigenous women’s life-histories through education and leadership: Intersections of race, gender and location] » in Celebraciones centenarias y negociaciones por la nación ecuatoriana. V Coronel and M Prieto (eds.), pp. 317-348. Quito: FLACSO, Sede Ecuador and Ecuador Ministry of Culture.

Coordination du séminaire : Guillaume Boccara (CNRS, CERMA, EHESS, boccara@ehess.fr), Christophe Giudicelli (CERMA, EHESS & CNRS, Université de Rennes 2, giudicel@ehess.fr) & Capucine Boidin (IHEAL, capucine.boidin@gmail.com)

Vidéo

Projection « Les hyperfemmes » au Festival du Cinéma Brésilien de Paris – 20 avril Cinéma L’Arlequin

Lors du Festival du Cinéma Brésilien de Paris, du 16 au 23 avril au cinéma l’Arlequin (76 rue de Rennes, 75006), projection du documentaire « Les hyperfemmes », sur des rituels féminins du peuple Kuikurosamedi 20 avril à 15h45.  

Les hyperfemmes kuikuro Brésil

La bande-annonce est disponible en portugais sur youtube (nous n’avons pas encore la version VOSTF) :

Veuillez trouver une petite présentation du documentaire ici: Les hyperfemmesLa programmation complète du festival est sur le site Internet : http://www.festivaldecinemabresilienparis.com
Il est proposé aux étudiants du Centre Edgar Morin et de l’Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain dbénéficier d’un tarif de groupe à 4€ la place à partir de 15 personnes, et de réserver à l’avance des places pour les séances par retour de mail, pour ce film ou tout autre film de notre programmation
Cartes UGC Illimité et Gaumont acceptées.
15e Festival du Cinéma Brésilien de Paris
du 16 au 23 avril au cinéma l’Arlequin (75006)
Association Jangada

Compte-rendu de l’ouvrage de Céline Germond-Duret « Banque mondiale, peuples autochtones et normalisation »

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Avatar de Marion DupuisSogip

Couverture_BanqueMondiale_mini-1Un compte-rendu de l’ouvrage de Céline Germond-Duret « Banque mondiale, peuples autochtones et normalisation » (Karthala/IHEID 2011)  par Sabine Kradolfer est paru en mars 2013 sur le site ethnographiques.org

Dans cet ouvrage, issu de recherches menées dans le cadre d’une thèse de doctorat, l’auteure s’intéresse, dans une perspective critique, aux politiques de développement telles qu’elles sont pensées et mises en place par la Banque Mondiale. L’approche adoptée vise à dépasser l’analyse en termes de succès ou d’échec de programmes ou de politiques en matière de développement, pour s’interroger sur les effets secondaires plus ou moins néfastes qui leur sont inhérents. Ainsi, loin de s’arrêter sur l’efficacité (ou non) des interventions de développement qui représentent l’objectif principal de la Banque, l’auteure pousse l’analyse au-delà des évaluations quantitatives. Elle s’interroge sur les conséquences (sociales, environnementales, politiques, etc.) de différents projets axés sur l’aide aux populations défavorisées et, en particulier, les peuples autochtones ; conséquences…

Voir l’article original 49 mots de plus

Présentation le 9 avril de l’ouvrage « Peuple saramaka contre État du Suriname » de Richard Price

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Nous avons le plaisir de vous inviter à la présentation de l’ouvrage de Richard Price:

Peuple saramaka contre État du Suriname, combat pour la forêt et les droits de l’homme

Le Mardi 9 avril 2013 à 10h : Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales (EHESS), Salle Maurice et Denis Lombard, 96 boulevard Raspail, 75006 Paris.

Au programme de cette présentation, en présence de l’auteur :

Introduction : Myriam Cottias (CNRS, CRPLC-CIRESC), directrice de la collection « Esclavages ») & Elisabeth Cunin (IRD, URMIS)

Commentaires : Irène Bellier (CNRS, IIAC/LAIOS) & Odile Hoffmann (IRD, URMIS)

 Cet ouvrage a pour sujet le combat du peuple Saramaka (descendants d’esclaves africains auto-libérés qui vivent dans la forêt tropicale de la République du Suriname) pour tenter de protéger son mode de vie en se saisissant des instruments juridiques internationaux des Droits de l’Homme. 

Richard Price, Peuple saramaka contre État du Suriname, combat pour la forêt et les droits de l’homme, Paris,  Karthala IRD, collection « Esclavages »  du CIRESC, 2012.

Vous pourrez trouver une présentation de l’ouvrage sur le site Internet du CIRESC.

Projection de « Océanie » au musée du quai Branly

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Après une représentation en langue ancienne, les comédiennes hawaïennes expliquent à Ariane Mnouchkine la légende fondatrice.

La Société des Océanistes et le musée du quai Branly présentent dans le cadre du Cinéma des Océanistes
Océanie de Charles Belmont
(2001, France, 87 minutes, Key Light Productions-RFO)
« Après les Médiateurs du Pacifique, j’ai eu envie de retourner en Nouvelle-Calédonie filmer les Océaniens, réunis autour d’un thème commun à tous les peuples du Pacifique, « parole d’hier, d’aujourd’hui, de demain ». Deux mille danseurs, chanteurs, musiciens, comédiens accostèrent de tout le Pacifique. En faisant ce film, j’ai essayé de trouver un langage qui nous soit commun (artistes/cinéastes) et de faire en sorte que chacun se reconnaisse : qu’avons-nous à voir avec ces gens géographiquement les plus éloignés de nous, et qu’ont-ils à voir entre eux, éparpillés dans l’immense Pacifique ? Le dialogue que j’ai instauré dans le film entre Ariane Mnouchkine et Marie-Claude Tjibaou est emblématique de cet échange. » Charles Belmont.
Le jeudi 4 avril 2013 de 18h à 20h
 
La séance sera suivie d’un débat en présence de Marielle Issartel, monteuse du film et Isabelle Leblic, ethnologue, LACITO-CNRS.
 
* Musée du quai Branly222 rue de l’Université, 75007 Paris.

Prochain colloque CERHIO « Les sociétés indiennes entre classifications ethnographiques et mémoire collective » 21-23 mars 2013, Rennes

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Le Centre de recherches historiques de l’Ouest (CERHIO) vous invite à un colloque international sur le thème « Les sociétés indiennes entre classifications ethnographiques et mémoire collective (époque coloniale-début XXe siècle / XXIe siècle) » les 21, 22 et 23 mars 2013 à l’amphithéâtre Victor Bash (L3).       TELECHARGER LE PROGRAMME (PDF)

Dennis Banks, militant amérindien, co-fondateur de l’American Indian Movement

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 Orenda dennis banks 2013
DENNIS BANKS, « Nowa Cumig » (Anishinabe / Chippewa des USA), leader de l’American Indian Movement (AIM)Dennis Banks
Dennis Banks, dont le nom traditionnel est Nowa Cumig, «celui qui est au centre», né le 12 avril 1937, est membre de la nation Anishinabe/Chippewa. Admirateur de la lutte des Black Panthers, Dennis Banks fonde en 1968 l’AIM à Minneapolis. Pour obtenir la restitution de leurs terres et la reconnaissance de leurs droits de chasse et de pêche, l’AIM opte pour des actions symboliques qui captivent l’attention du peuple américain. Comme l’occupation de Wounded Knee, ce hameau du Dakota-du-Sud où en 1890 le gouvernement américain mit fin à trois siècles de guerres indiennes par un terrible massacre. Près d’un siècle plus tard, de février à mai 1973, Dennis Banks, le stratège, d’autres leaders de l’AIM et 300 Sioux Oglalas tiennent tête à l’armée américaine et au FBI. Ils dénoncent le racisme et la corruption dont ils sont victimes. L’affrontement meurtrier, filmé par les télévisions, est une victoire morale : le pays découvre que les conditions de vie dans les réserves les apparentent au tiers-monde. Mais c’est un demi-échec politique : les promesses gouvernementales ne sont pas tenues. «Cette action était nécessaire. Nous nous sommes dressés contre le gouvernement. C’était une gloire magnifique de voir les enfants et les vieux combattre ensemble.»
Traqué par le FBI, Dennis fuit en Californie. Là, le gouverneur démocrate l’amnistie sous la pression des stars de Hollywood, Marlon Brando en tête. L’acteur lui prête un mobile home pour héberger sa famille. Etudiant puis enseignant à l’université indienne, Dennis s’initie à sa culture d’origine. En 1984, pour en finir avec l’exil, il se rend aux autorités du Dakota-du-Sud. Mais pose ses conditions au FBI. «Ils me recherchaient depuis onze ans, alors j’ai négocié !» Il obtient d’emporter en prison sa pipe sacrée et de construire dans le pénitencier une hutte de sudation. Libéré quinze mois plus tard, il s’investit dans la lutte contre l’alcool et la drogue, maux endémiques des réserves. 
Contre les stéréotypes, Dennis Banks croit à l’éducation, aux «écoles de survie» créées dans les réserves par l’AIM. Elles associent à une formation classique une initiation aux religions et aux langues indiennes. «On m’a retiré de ma famille quand j’étais très jeune et on m’a envoyé dans un pensionnat militaire. C’était la politique du gouvernement dans les années 30, isoler les enfants au nom de l’assimilation. On nous interdisait de parler notre langue, d’entonner nos chants. J’ai dû parler anglais pendant des années dans un environnement entièrement américain. Ma langue était enfouie en moi. Il y a dix ans, j’ai décidé de me réinstaller là où je suis né, à Leech Lake, et j’ai retrouvé l’essentiel de ma langue. Aujourd’hui, mes petit-fils, apprennent l’ojibway à l’école.»
—————————————–
Dennis Banks en 10 dates
1937: Naissance dans la réserve de Leech Lake (Minnesota).
1964: Prison pour ivresse et cambriolages.
1968: Co-fondation de l¹AIM à Minneapolis.
1973: Siège de Wounded Knee. Fuite en Californie.
1978: Organise The Longest Walk d¹Alcatraz à Washington.
1984: Il se rend à la justice. Quinze mois de prison.
1985: Libéré, il est assigné à résidence dans le Dakota-du-Sud.
1986: Il prend la tête de la campagne pour la libération de Leonard Peltier, membre de l¹AIM, prisonnier politique, incarcéré depuis 1976.
1992 : Organisation de The Sacred Run, course spirituelle en relais de communautés autochtones en communautés autochtones d’Alaska au Nouveau-Mexique, dans le cadre des célébrations de 500 ans de résistance amérindienne.
2013: Responsable d’une coopérative de riz sauvage et de sirop d’érable sur la réserve de Leech Lake et participation au célébrations des 40 ans de l’occupation de Wounded Knee.
Pour de plus amples informations : CSIA-Nitassinan : 0143730580 / info@csia-nitassinan.org freepeltier@no-log.org

Marshall Sahlins offre un exemple moral et intellectuel

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National Academy of Sciences: Change policies that have led to the resignation of Marshall Sahlins

National Academy of Sciences: Change policies that have led to the resignation of Marshall Sahlins

Le geste inédit de Marshall Sahlins, en se retirant de l’Académie Nationale des Sciences, donne un exemple lumineux de la fonction critique de l’anthropologie, aussi bien dans la défense des droits des peuples autochtones et des minorités que dans celle de l’intégrité scientifique contre la collusion indésirable de l’université avec le pouvoir.
Par son retrait de la plus puissante institution scientifique des Etats unis en protestation contre l’appui donné par cette dernière à des recherches destinées à améliorer l’efficacité des missions de l’armée américaine, Sahlins réaffirme son histoire personnelle d’opposition aux guerres néocoloniales des dernières décennies, dans le sillage de son rôle de premier plan au sein du mouvement étudiant et universitaire contre la guerre du Vietnam.
Également motivée par l’élection de Napoleon Chagnon à l’Académie Nationale des Sciences, la protestation de Sahlins reflète sa critique persistante du réductionnisme biologique dans les sciences humaines ; réductionisme qui, dans le cas de Chagnon, se voit amplifié par une anthropologie du peuple Yanomami que son mélange d’ethnocentrisme et d’incompétence scientifique rend digne de la presse tabloïde.
En protestant simultanément contre la militarisation de la recherche universitaire et contre la consécration du préjugé, Sahlins offre un exemple moral et intellectuel qui mérite d’être suivi non seulement par les anthropologues mais encore par le milieu universitaire dans son ensemble.

Petition by

 

GITPA : En Australie, un Aborigène déjoue un projet de mine d’uranium

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Face aux 14 000 tonnes d’uranium logées dans les terres septentrionales d’Australie, Areva nourrissait de grandes ambitions. Le gisement était estimé à 2 milliards de dollars. Mais le géant du nucléaire français peut mettre au placard ses permis d’exploitation et ses velléités minières : des Aborigènes ont gagné le combat qu’ils menaient depuis des décennies contre les mines qui devaient être creusées sur leur territoire de Koongarra.

Après la découverte de gisements d’uranium en 1970, cette zone d’une douzaine de km2 avait été exclue du Parc national de Kakadu, se retrouvant de ce fait privée de protection légale. La bataille de ces Aborigènes, et en premier lieu du propriétaire traditionnel de cette terre, Jeffrey Lee, a permis de la classer l’année dernière au patrimoine mondial de l’humanité de l’Unesco, puis de la réintégrer pleinement, en février 2013 , au Parc national.

En 2011, une délégation australienne avait ainsi fait le voyage jusqu’à Paris pour rencontrer le comité de l’Unesco et le convaincre de classer le site.
Selon le média australien : « le gouvernement a déclaré que le géant de l’énergie Areva avait formellement demandé que la nomination de Koongarra soit retirée de l’agenda de la rencontre ». Le journal avance également que l’Aborigène a reçu « d’énormes pressions » pour cesser d’entraver les projets miniers d’Areva, et aurait pu devenir « l’homme le plus riche d’Australie » s’il avait cédé. « Il est légitime d’estimer que ces offres d’Areva relevaient de la corruption, pas nécessairement sur le plan juridique mais assurément sur le plan moral », accuse l’Observatoire du nucléaire

.

Quoi qu’il en soit, Jeffrey Lee a fait savoir, que « le fait que les Blancs m’offrent ceci ou cela ne m’intéresse pas », et qu’il n’était pas « intéressé par l’argent. J’ai un travail. Je peux acheter de la nourriture, je peux aller pêcher et chasser ».
Il explique aussi :

« J’ai dit non aux mines d’uranium à Koongarra, car je crois que la terre et les croyances propres à ma culture sont plus importantes que l’exploitation minière et l’argent. L’argent va et vient, mais la terre est toujours là, subsiste toujours si nous nous en occupons, et s’occupera toujours de nous. »

Source: Jounal Le Monde

Dans le site du GITPA:
Informations sur les aborigènes d’Australie
La chaine du nucléaire et les peuples autochtones


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Prochain Comité de thèse CEMCA, Vincent Basset, 13 mars : Wirikuta : sur les traces du cerf bleu

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Desafiando fronteras. Juventudes migrantes en el contexto capitalista – 15-16 de marzo 2013, Oaxaca, México

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Reunión de trabajo /Proyecto Equinoccio Desafiando fronteras. Juventudes migrantes en el contexto capitalista.
15 y 16 de marzo de 2013, Oaxaca de Juárez.

Objetivo: En continuación con el simposio que tuvimos en febrero de 2012 (Desafiando Fronteras. Control de la movilidad y experiencias migratorias) la propuesta para 2013 es realizar una reunión de trabajo en la que se presenten avances o resultados de investigación sobre los temas de migración y juventud en el marco del capitalismo neoliberal, con énfasis en los jóvenes pertenecientes a los pueblos originarios. La idea es analizar colectivamente cuál es la situación que enfrentan estos jóvenes al momento de su migración y qué impactos están teniendo sus desplazamientos en sus comunidades de origen y en sus propias subjetividades. La reunión también será un esfuerzo para superar la separación aún existente entre los estudios sobre migración y los estudios sobre juventud.

Viernes 15 de marzo de 2013

Panel 1. Los que se van… Jóvenes migrantes en Estados Unidos.

10:30 – 10:55
Jóvenes indígenas migrantes: el caso de Tzeltales en California.
Tania Cruz Salazar (Colegio de la Frontera Sur)

10:55 – 11:20
Integración y militancia étnica de jóvenes indígenas migrantes. Hacia el encuentro identitario.
Sarait Martínez (Frente Indígena Oaxaqueño Binacional, California)

11:20 – 11:50
Discusión.
Moderadora Amarela Varela (UACM)

11:50 – 12:10 Pausa

12:10 – 12:35
Saliendo de las sombras: jóvenes migrantes indocumentados y el poder del testimonio público.
Susana Chávez (Los Angeles, California)

12:35 – 13:00
“OaxAmericans”: La construcción de la identidad étnica en las y los jóvenes de origen indígena de Oaxaca en Madera y Fresno, California, Estados Unidos.
María Eugenia Hernández Morales (Colegio de la Frontera Norte)

13:00 – 13:30
Discusión.
Moderadora Amarela Varela (UACM)

13:30 – 15:30 Comida

Panel 2. Los que regresan… Migrantes retornados

15:30 – 15:55
Procesos de reinserción laboral de jóvenes migrantes retornados en Tamazulapam Mixe.
Telmo Jiménez (IIS-­‐UABJO, Oaxaca)

15:55 – 16:20
¡Más allá del llamado sueño americano! La vivencia del  retorno de algunos jóvenes migrantes chiapanecos.
Iván Francisco Porraz Gómez (CESMECA, Chiapas)

16:20 – 16:45
De la montaña al Norte. Fronteras, migración y reinserción de jóvenes indígenas.
Jaime García Leyva (UAG)

16:45 – 17:45
Discusión.
Moderador
François Lartigue (CIESAS-­‐DF)

19:00 – 20:00
Inauguración de exposición fotográfica “Saliendo de las sombras: Indocumentados y sin miedo”, de jóvenes migrantes desde Los Angeles, California.

En librería La Jícara : http://lajicara-­‐libreria-­‐restaurante.blogspot.mx

Sábado 16 de marzo de 2013
Panel 3. Los que se quedan… jóvenes y transformaciones sociales

10: 00 – 10:25
¿Huérfanos de padres vivos?
Virginia Guadalupe Reyes (IIS-­‐UABJO)

10:25 – 10:50

Migración y transición a la adultez. Cambios en las subjetividades juveniles en un municipio zapoteco.
Alejandra Aquino (CIESAS-­‐Pacífico Sur)

10:50 – 11:15

Participación en el sistema de cargos de las y los  jóvenes hñahñu en contextos de migración.
Dalia Cortés (UAM-­‐X)

11:15 – 12:10
Discusión.
Moderadora Julieta Briseño (CSEIIO)

12:00 – 12:15
Pausa

12:15 – 12:40
Reconfigurando la ciudad: Jóvenes y la autonomía en la Ciudad de Oaxaca
Mauricio Magaña (Universidad de Oregon)

12:40 – 13:05
Jóvenes en movimiento: Culturas juveniles  ayuujk y la configuración de proyectos políticos-­‐culturales.
Isis Contreras (CIESAS-­‐Pacífico Sur, Oaxaca)

13:05 – 13:30
Ach’ix-­‐keremetik: Ser joven tseltal en Oxchuc.

Marco Antonio Gómez López (CIESAS-­‐ Pacífico Sur)

13:30 – 14:25
Discusión y cierre de la reunión.
Modera Amarela Varela (UACM)

Prochain séminaire Histoire et anthropologie du Pacifique Sud – Benoît Trépied 1er mars – EHESS Paris

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Dans le cadre du séminaire EHESS « Histoire et anthropologie du Pacifique Sud » 

Benoît Trépied ( CREDO) interviendra vendredi 1er mars de 11 à 13h  au 105 bd Raspail, salle 5.

Voici le titre de sa présentation : 
 

Pour une anthropologie des relations coloniales : enquête dans une commune rurale de Nouvelle-Calédonie

Prochain séminaire Mondes Américaines (ex MASCIPO) Alain Beaulieu « La genèse d’une institution coloniale : le cas des réserves indiennes de la vallée du Saint-Laurent » – 4 mars 17h EHESS Paris

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Chères et chers collègues,

Nous avons le plaisir de vous inviter à la prochaine séance du séminaire Mondes Américains (ex MASCIPO) qui se tiendra lundi prochain, le lundi 4 mars 2013 de 17h à 19h (salle du conseil A, R -1, bât. Le France, 190-198 av. de France, 75013 Paris) avec l’intervention de:

Alain Beaulieu (Université du Québec à Montréal): « La genèse d’une institution coloniale : le cas des réserves indiennes de la vallée du Saint-Laurent (1651-1851) »

Dans le cadre juridique canadien, une réserve indienne est une parcelle de terrain destinée à l’usage exclusif d’une bande indienne. S’il se déploie pleinement au XIXe siècle, le système des réserves indiennes a des origines plus anciennes. Dans les colonies britanniques, l’idée de réserver des terres pour les Indiens apparaît ainsi dès le milieu du XVIIe siècle. Au Canada, les octrois de terres en faveur des Autochtones possèdent aussi une longue histoire. L’exposé se propose de cerner, sur la longue durée, l’évolution de cette institution coloniale pour voir comment elle émerge et comment elle se transforme progressivement dans deux régimes politiques distincts. L’analyse permet de saisir la part d’improvisations dans l’élaboration de la politique indienne, tant sous le régime français que britannique. Il est possible de sortir de l’image convenue d’un plan étatique toujours clairement établi à l’égard des Autochtones et de prendre conscience que le système qui se met en place résulte en partie d’une série d’expérimentations et qu’il implique de nombreux intervenants, du monde colonial, bien sûr, mais également les Autochtones eux-mêmes, qui utilisent aussi les outils du colonisateur pour tenter de faire valoir leurs intérêts, même si, en définitive, le résultat finit souvent par renforcer la logique coloniale.

Bien cordialement,
Anath ARIEL DE VIDAS (CERMA-Mondes Américains) et Gilles HAVARD (CENA-Mondes Américains)
Coordinateurs du séminaire Mondes Américains

***********************************************************************************
Anath ARIEL DE VIDAS
Anthropologue, CNRS
Mondes Américains (UMR 8168)
École des Hautes Études en Sciences Sociales
CERMA – bureau 427
190 Avenue de France, 75013 Paris, France
T : 01 49 54 20 85 / F : 01 49 54 25 36

Film documentaire « Incident à Oglala », Michael Apted, 1994 disponible en France

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N’hésitez pas à diffuser l’information à vos contacts !
Une exclusivité De la Plume à l’Ecran !


INCIDENT A OGLALA

de Michael Apted, 87′, 1994
VO ST Français


Années 1970. Dans la réserve amérindienne de Pine Ridge, dans le Dakota du Sud, la violence couve, des exactions ont lieu, perpétrées sous les ordres d’un responsable à la solde du gouvernement. Le 26 juin 1975, deux agents du FBI pénètrent dans la réserve et sont tués au cours d’une fusillade. Léonard Peltier (Sioux/Chippewa), membre de l’American Indian Movement, est arrêté au Canada où il s’était réfugié. Extradé, il est condamné au cours d’un procès où se succèdent faux témoignages et preuves contradictoires…
Un grand classique sur l’histoire contemporaine des Amérindiens aux Etats-Unis, enfin en DVD !

De la Plume à l’Ecran a réalisé les bonus pour Tamasa Distribution.
Retrouvez les courts-métrages « coup de cœur » de l’association :
Shimasani de Blackhorse Lowe et Goodnight Irene de Sterlin Harjo, ainsi que trois courts-métrages du Wapikoni Mobile (Nous sommes et L’amendement de Kevin Papatie et La Tonsure de Marie-Pier Ottawa).

Ces courts-métrages, réalisés par de jeunes amérindiens, étoiles montantes de l’industrie cinématographique au Canada et aux Etats-Unis, ont tous été projetés lors des différentes éditions du Festival Ciné Alter’Natif et, pour certains, sous-titrés par De la Plume à l’Ecran.

Prix de vente : 16€ + 2€ frais de port
Bulletin de commande ci-joint.

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Proximo Comité de tesis CEMCA 26 février 10h : Ana Kondic, Los Teenek de la Sierra de Otontepec y su lengua. Un proyecto de documentacion linguistica – CEMCA México

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Proximo seminario Antropologia politica « Paisajes étnicos en la construccion ciudadania. Algunas reflexiones metodologicas ». CIESAS México DF – 4 de marzo

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El Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social,

a través de su  Seminario de Antropología Política

le invita a la Sesión de Trabajo 

Paisajes étnicos en la construcción ciudadana.

Algunas reflexiones metodológicas

Raquel Baltazar

Comentaristas

Paloma Bonfil

François Lartigue

Regina Martínez Casas

Lunes 4 de marzo de 2013. 11:00 hrs.

Salón de Actos del Ciesas

Juárez No. 87. Col. Tlalpan

México D.F.

Coordinador: François Lartigue

Informes: Ma. del Carmen Orozco

Correo: seminariolartigue1@gmail.com

Exposition Maori Aotearoa à partir du 1er mars – Espace Cosmopolis Nantes

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Whenua est une exposition photographique d’Amandine Désétables
qui vous emmène à la découverte des maori
le peuple autochtone d’Aotearoa, le nom originel de la Nouvelle Zélande.

Le GITPA ( Groupe international de travail pour les peuples autochtones)
et
L’association DPAE ( De la Plume à l’Écran)
sont partenaires de l’évènement

Patrick Kulesza, directeur du GITPA
Sophie Gergaud, présidente de De la Plume à l’Écran
donneront le vendredi 1er mars à 19h
une conférence sur le thème

Peuples autochtones en mouvement – territoire(s) et autodétermination

ESPACE COSMOPOLIS
Passage Grasim
18 rue Scribe – Nantes

Accès au programme complêt

Prochain séminaire CERMA 27 février Pablo Perazzi : De « autoctonistas », difusionistas e « hiper-difusionistas » : nacionalismo y americanismo en la antropologia argentina – Paris, IdA

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SEMINAIRE CERMA 2012-2013
 
Racialisation, Etat-Nation et Capitalisme
en Amérique Latine et Ailleurs (II)
Dominations / Résistances
LIEU & HORAIRES
Salon des Amériques de l’Institut des Amériques (IDA) 8ème étage
175 rue du Chevaleret, 75013, Paris, Métro Chevaleret
10:30 – 12:30
 
27 février 2013
Pablo PERAZZI
(CONICET, Universidad de Buenos Aires)
 
«De ‘autoctonistas’, difusionistas e ‘hiper-difusionistas’:
nacionalismo y americanismo en la antropología argentina »
 
 
Pablo Perazzi es Doctor en Antropología Social de la Universidad de Buenos Aires. Se desempeña como docente regular de Historia de la Teoría Antropológica y profesor adjunto de seminarios sobre Historia de la Antropología Argentina y Latinoamericana en la Facultad de Filosofía y Letras de la UBA. Desde 2010 ejerce como Investigador de Carrera del Consejo Nacional de Investigaciones Científicas y Técnicas (CONICET). Ha publicado diversos artículos sobre su especialidad en revistas científicas nacionales e internacionales y el libro Hermenéutica de la barbarie. Una historia de la antropología en Buenos Aires, 1935-1966.
 
RESUMEN DE LA PRESENTACION
Las teorías sobre el poblamiento americano han dominado la agenda antropológica argentina desde mediados del siglo XIX hasta bien avanzado el siglo XX. Inspiradas en fuentes, técnicas y saberes de naturaleza diversa, cultivadas por legos y profanos, las ideas acerca del acervo racial y cultural de los primitivos habitantes del nuevo mundo han dado lugar a complejas formulaciones que, aunque respaldadas por la pretendida neutralidad del discurso científico, se inscribieron en disputas que excedían ampliamente los muros de museos, bibliotecas y laboratorios. Detrás de las hipótesis americanistas se alzaba un vasto campo de tensiones entre la cultura letrada y el delineamiento de la identidad nacional. En un clima gobernado por las disputas sobre el pasado patrio y la definición de la nacionalidad, no era improbable la emergencia de teorías que, a menudo extralimitando la evidencia probatoria, buscaran anudar los cimientos nacionales con pueblos y civilizaciones varias veces milenarios. En ese sentido, el propósito de la presenta exposición es abordar dichas disputas y tensiones a través de las principales teorías que alimentaron el debate americanista en el medio rioplatense: desde el autoctonismo hasta el inmigracionismo, desde el arioperuanismo hasta el Imperio de las Llanuras.

Colloque Les Amérindiens face à l’État et au droit : appropriations de la bureaucratie et des documents en Amazonie – 28/02-01/03 Madrid

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Les Amérindiens face à l’État et au Droit :

appropriations de la bureaucratie et des documents en Amazonie

28 février -1 mars 2013, Madrid, Colloque

Coord. : Olivier ALLARD (Université de Picardie Jules Verne), Harry WALKER (London School of Economics and Political Science)

Org. : École des hautes études hispaniques et ibériques (Casa de Velázquez, Madrid), London School of Economics and Political Science

Col. : Universidade Federal de São Carlos

Lieu de célébration : Casa de Velázquez, C/ de Paul Guinard, 3, 28040 Madrid

Présentation

Les Amérindiens sont aujourd’hui confrontés à des formes toujours plus diverses et complexes de bureaucratie : ils obtiennent des papiers d’identité, participent aux élections, luttent pour la reconnaissance formelle de droits territoriaux, s’engagent dans des procès, ou encore remplissent des formulaires pour obtenir des allocations sociales. Comment interprètent-ils et manipulent-ils les documents et les procédures bureaucratiques ? De quelle manière une telle thématique peut-elle éclairer les changements politiques et sociaux que connaissent aujourd’hui les populations indiennes des basses terres d’Amérique du Sud ? En réunissant des anthropologues spécialistes de la région, cette rencontre vise à analyser le rapport des Amérindiens à la bureaucratie, qui, loin de se réduire à un instrument de domination étatique, représente souvent à leurs yeux un nouveau moyen d’influencer ou de contraindre leurs interlocuteurs.

Programme

JEUDI 28 FÉVRIER

Ouverture Jean-Pierre ÉTIENVRE Directeur de la Casa de Velázquez

Introduction

  • Olivier ALLARD Université de Picardie Jules Verne
  • Harry WALKER London School of Economics and Political Science

9h30-13h ACTION RITUELLE ET TECHNIQUES BUREAUCRATIQUES

Présidence Philippe ERIKSON Université Paris Ouest Nanterre La Défense

  • Chloé NAHUM-CLAUDEL University of Cambridge : The to and fro of documents, vying for a conquest of perspective in Enawene-nawe dealings with the Brazilian state
  • Olivier ALLARD Université de Picardie Jules Verne : Efficacité bureaucratique et efficacité rituelle : les usages de la nomination chez les Warao du Venezuela

15h-18h LES DOCUMENTS AU MILIEU DES CHANGEMENTS POLITIQUES

Présidence Jean-Frédéric SCHAUBÉcole des hautes études en sciences sociales (Paris)

  • Catherine ALÈS Centre national de la recherche scientifique (Paris) : « Le papier, nous, on ne sait même pas ce que c’est ». Nomination, identité et transformations politiques en Amazonie vénézuélienne
  • Aline IUBEL y Piero LEIRNER Universidade Federal de São Carlos : « Burocracia » e o movimento indígena no Alto Rio Negro
  • Maria GUZMAN-GALLEGOS, Rainforest Foundation Norway : Legal texts and indigenous renegotiation of state space in Ecuadorian Amazonia

VENDREDI 1 MARS

9h30-13h BUREAUCRATIE ET BIEN-ÊTRE SOCIAL

Présidence Véronique BOYER Centre national de la recherche scientifique (Paris)

  • Johanna GONÇALVES University of Cambridge : Writing as a medical technology in a Yanomami health post: on censuses, epidemiological registries, referral letters and others papers
  • Amy PENFIELD London School of Economics and Political Science : Passage with papers: how documents enable mobility among the Sanema of Western Amazonia
  • Juan Álvaro ECHEVERRI Universidad Nacional de Colombia : La sal de la vida: De la fecundidad amerindia y las cuestiones burocráticas

Débat général

Entrée libre et gratuite

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