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Le GITPA signale les manifestations suivantes
l’Association des Étudiants et Amis de l’ Institut d’ Ethnologie organise une exposition, une table ronde, des projections de films
et un spectacle de danses traditionnelles amérindiennes
entre le 15 septembre et le 4 octobre 2013.

Programme détaillé
La Délégation amérindienne est actuellement constituée de :
– Joachim Panapuy, président de l’association Kumaka et directeur de la Compagnie Teko Makan.
– Jammes Panapuy, chef de la délégation territoriale de l’Oyapock du Parc Amazonien de Guyane.
– Jérémie Matta, coordinateur Socio Culturel de l’Oyapock du Parc Amazonien de Guyane
– René Monerville, maire de la commune de Camopi.
– Ti’ iwan Couchili, artiste plasticienne traditionnelle.
– La Compagnie Teko Makan, (chants et danses traditionnels), constituée d’une quinzaine de jeunes Teko de Camopi.


Le GITPA et le SOGIP se sont associés à l’organisation du

À Paris, le festival, animé par Sophie Gergaud, Présidente de De la Plume à l’Ecran, se décline en 6 réunions, des projections de films de réalisateurs amérindiens
et une table ronde sur le Cinéma autochtones d’Amérique latine
Des projections ont également lieu à Nante, Genève et Marly

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Centre culturel canadien
5 rue de Constantine -Paris 7e Jeudi 3 octobre -20h |
EHESS Amphithéatre François Furet
105 bd Raspail – Paris 6è Lundi 7 octobre 16h00 à 19h |
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e Lundi 7 octobre 18h30 |
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RETROSPECTIVE WAKIPONI MOBILE (CANADA)
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TABLE RONDE « CINEMA AUTOCHTONE D’AMERIQUE LATINE »
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DESCENDANCE ET IDENTITES EN QUESTIONS
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Les ateliers Wapikoni Mobile sont partenaires du Festival Ciné Alter’Natif depuis la première édition. Chaque année, depuis 5 ans, le festival a le privilège et le plaisir de diffuser et de promouvoir ces courts-métrages de grande qualité réalisés par des jeunes amérindiens issus de 19 communautés autochtones du Canada. Structure hors du commun, le Wapikoni Mobile sera à l’honneur lors de cette 5ème édition du Festival Ciné Alter’Natif. En présence de Nahka Bertrand (Déné) et Emilie Monnet (Anishnabe), représentantes du Wapikoni Mobile et chanteuses du groupe traditionnel ODAYA.
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En partenariat avec le GITPA et le SOGIP Aujourd’hui, en Amérique du Sud, les peuples autochtones participent activement à l’usage du cinéma comme moyen d’expression et de découverte de soi. L’existence de ces réalisateurs est valorisée à l’occasion de festivals de cinéma autochtone, organisés dans différents pays d’Amérique du Sud. L’émergence et le développement de telles platesformes cinématographiques permettent de questionner les différentes propositions artistiques de ces réalisateurs, les thèmes et les sujets traités, ainsi que l’origine de leur besoin de s’exprimer à travers le cinéma. L’analyse des représentations de l’Indien dans le cinéma en Amérique latine est un champ de recherche relativement nouveau. Et c’est ce qui rend d’autant plus important et passionnant le travail des deux intervenantes de cette table ronde, qui sont allées sur le terrain à la rencontre des personnes clés de cette histoire du cinéma autochtone en mouvement, encore en ébullition, en construction. Angelica Mateus Mora abordera l’image de l’Indien dans l’histoire du cinéma et de l’audiovisuel latino-américains, plus particulièrement, colombiens, depuis les premiers films de « découverte » jusqu’à l’appropriation contemporaine du cinéma et de la vidéo par les Amérindiens. Gabriela Chihuailaf interrogera le cinéma documentaire mapuche qui, selon elle, cherche à établir en images les rapports des réalisateurs avec leur réalité sociale, culturelle, identitaire, travaillant sur un « invisible » – les peuples autochtones dans les pays où ils ont été soumis – afin de les rendre « visibles » aux yeux de la société nationale dominante |
Projection de 3 films et OK BREATHE AURELEE Auralee cherche à s’évader d’une vie qui lui semble fade. Elle veut un bébé. Mais Colin, son petit-ami, n’est pas vraiment décidé. Souhaitant désespérément renouer avec ses origines autochtones, Auralee se met à la recherche d’un donneur de sperme amérindien. Un court-métrage sur la vie, l’amour, la maternité et la quête identitaire CORRIGER LE TABLEAU Les jeunes de Manawan décrivent et écrivent les préjugés dont ils sont souvent les victimes. Puis, le tableau s’efface pour qu’ils réécrivent leur propre vie. LAST CALL INDIEN A la mort de son grand-père, Sonia perd l’un des derniers liens qui l’unissaient à son héritage mohawk. Elle essaie de savoir pourquoi elle connaît si peu de choses sur sa culture autochtone et ce que cela signifie d’être mohawk aujourd’hui. Sa quête identitaire est le prétexte pour explorer la complexité de la situation des Premières Nations du Canada. |
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Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e lundi 7 octobre à 20h45 |
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e mardi 8 octobre à 18h30 |
Cinéma La Clef
34 rue Daubenton –Paris 5e mardi 8 octobre à 20h45 |
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SMOKING FISH Cory Mann, jeune tlingit excentrique, se bat pour faire tourner sa petite entreprise à Juneau, en Alaska. Comme chaque année, il est rattrapé par une fringale de saumon fumé et par la nostalgie de son enfance. Il décide alors de passer l’été au camp de pêche traditionnel de sa famille pour y préparer du poisson dans le fumoir à saumon. L’histoire insolite de sa vie et l’histoire inédite de son peuple se mêlent à la préparation de la nourriture traditionnelle, aux difficultés pour payer factures, impôts et garder son entreprise à flot. A travers un humour décapant, Smokin’ Fish raconte les tentatives d’un homme pour évoluer dans cet espace de collision chaotique du monde moderne et d’une culture ancienne, pour composer avec les exigences de la modernité et la simplicité de la plénitude heureuse. Smokin’ Fish, ou comment gagner sa vie tout en profitant des petits bonheurs que la nature procure et que la famille assure.
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CANADA : IDLE NO MORE ! VOTRE VOIX, NOTRE FUTURE, Alors que l’entreprise Enbridge souhaite construire un double oléoduc qui transporterait le pétrole brut des sables bitumineux d’Alberta jusqu’à l’Océan Pacifique, traversant de nombreuses terres tribales, les Wet’suwet’en (Colombie Britannique) nous confient leurs craintes et leur volonté de protéger leur environnement. EXTRACTION Extraction est un court-métrage qui explore l’opposition entre la nation cree de Beaver Lake et la province d’Alberta alliée au gouvernement fédéral du Canada, afin de stopper l’expansion de l’extraction de sables bitumineux sur ses territoires traditionnels. BLOCUS 138 9 mars 2012, un groupe d’autochtones de la réserve innue de Maliotenam, proche de Sept-Îles, bloque depuis cinq jours la route 138 pour s’opposer aux travaux d’Hydro-Québec sur la rivière Romaine. La Sûreté du Québec, appuyée par l’escouade anti-émeute, intervient alors pour démanteler les barricades
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GENERATION NAVAJO BLACK MESA WATER COALITION L’organisation autochtone Black Mesa Water Coalition lutte pour la préservation et la protection de la Terre Mère et le respect des cultures amérindiennes, afin d’instaurer un mode de vie sain et durable dans les communautés tout en responsabilisant la jeune génération. TO EI ‘IINA ATÉ -WATER IS LIFE, Water is life explore le caractère sacré de l’eau et montre à quel point l’industrialisation de la Nation navajo perturbe son mode de vie traditionnel. Deidra Peaches et Jake Hoyungowa s’adressent au public en montrant à quel point ils seront pour toujours affectés par les impacts de l’industrialisation et ses ramifications liées à leur environnement, leur gouvernement, leur santé et, surtout, leur mode de vie.
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GUATEMALA.- La noche del 7 de septiembre de 2013, actores armados ingresaron en la comunidad maya kakchikel de San José Nacahuil,asesinando a 11 personas e hiriendo gravemente a otras 15, entre las que se encuentran varias niñas. Según denuncia la comunidad, los hechos se produjeron tras una campaña de amedrentamiento contra los pobladores, en la que participó la Policía Nacional Civil (PNC).
La comunidad, que tiene sus propias autoridades y que desde 2005 es responsable de su seguridad interna -no había presencia policial desde entonces-, se ha caracterizado por una decidida defensa de su territorio ante las amenazas de las empresas extractivas, formando parte activa del movimiento de resistencia pacífica de La Puya contra la Mina « El Tambor ».
La resistencia de La Puya
Los habitantes de San José del Golfo y San Pedro Ayampuc se vienen organizando desde el año 2010 en un movimiento social de resistencia frente a los impactos que identifican y en base a derechos reconocidos en Guatemala. En el 2011 se inició la construcción de la Mina « El Tambor » -proyecto minero Progreso Siete Derivada- operada por la empresa norteamericana Kappes Kassiday & Asocciates KCA y la guatemalteca Exploraciones Mineras de Guatemala S.A. (EXMINGUA). Este proceso se vio paralizado por la resistencia pacífica de los pobladores de ambos municipios.
Desde marzo de 2012, el plantón pacifico en La Puya -el nombre con el que se conoce al campamento establecido a la entrada de la mina- es el principal instrumento que el movimiento de resistencia ha desarrollado frente al proyecto de minería. Dicho plantón se inició a raíz de que un vecino impidió el paso a un camión de la minera y se le sumaron otras personas del lugar. Desde entonces, vecinos y vecinas mantienen una presencia continua en La Puya. Su lucha se ha convertido, en poco tiempo, en un caso emblemático de resistencia pacífica frente a la minería en Guatemala, logrando hasta la fecha poner en cuestión la proyección minera en el área y evitar el avance de trabajos de explotación con los que no están de acuerdo. Una gran parte de la población perteneciente a pueblos cercanos potencialmente afectados por la minería, forma parte de la resistencia.
La comunidad de San José Nacahuil ha participado desde un inicio en este movimiento, habiendo participado en distintas acciones de resistencia pacífica (recientemente, impidieron el ingreso de los vehículos de la empresa distribuidora de electricidad).
El proceso de intimidación previo y las alertas comunitarias
El movimiento de resistencia pacífica de La Puya alertó en un comunicado que desde el 31 de agosto que los activistas contra la minera estaban siendo intimidados por la PNC, comprobándose la presencia de patrullas que no son de la jurisdicción a esos municipios. Ante estos hechos, representantes del movimiento acudieron a la Procuraduría de los Derechos Humanos (PDH), y presentaron una queja al Secretario del Director de la PNC, para pedir explicaciones, sin que estas instancias pudieran justificar la presencia irregular.
Los activistas señalan que, a partir de sus experiencia de resistencia pacífica, se han podido percatar de « que acciones como éstas sirven de preámbulo para ejecución de acciones represivas en contra de la resistencia: intentos de desalojos o bien acciones intimidatorias en contra de mujeres y hombres que hacemos parte de La Puya. » En dicho comunicado denuncian que « con estas acciones, queda claro que las autoridades encargadas de la seguridad pública no tienen conciencia social y en lugar de optimizar los recursos puestos a su disposición para prevenir hechos delictivos, los están utilizando para intimidar a las comunidades que estamos en pleno uso de nuestros derechos. »
La masacre del 7 de septiembre de 2013
Como relata el comunicado emitido por la comunidad y por distintas organizaciones sociales, el 7 de septiembre a las 22:45 horas ingresó una patrulla policial a la comunidad, « revisando tiendas de productos diarios y de bebidas alcohólicas, preguntando el nombre de los propietarios y exigiendo hablar con ellos, pusieron contra la pared y registraron a todas las personas que se encontraban en las tiendas », en una actitud que no es usual en Nacahuil -cabe recordar que la seguridad interna está en manos de las autoridades comunitarias, una vez decidieron expulsar a la PNC en el año 2005-. Poco tiempo después, ingresó al pueblo un grupo armado a bordo de un coche no identificado, que disparó indiscriminadamente sus armas en las principales calles de la comunidad, « con mayor atención a los negocios que estaban abierto a esa hora ». El saldo que dejaron fue de al menos 11 personas muertas, y 15 gravemente heridas, entre ellas, dos niñas.
Si bien diferentes medios de comunicación adjudicaron en las primeras horas, la masacre a un enfrenamiento de pandillas, esta versión fue tajantemente negada por las autoridades comunitarias de Nacahuil, que denuncian la manipulación de los medios, rechazaron las declaraciones del Ministerio de Gobernación y exigen que estos hechos no sirvan de pretexto para militarizar el territorio. Recuerdan también que los índices de criminalidad en la comunidad se redujeron desde que la PNC fue expulsada, en 2005.
Estos hechos se dan a pocas semanas del aniversario de la masacre de Totonicapán -4 de octubre de 2012-, en la que miembros del Ejército asesinaron a 8 activistas indígenas, y en el marco de un proceso de criminalización de los movimientos sociales y de militarización de los territorios indígenas que ha dado lugar a la declaratoria de dos estados de sitio para defender los intereses de las transnacionales.
Más información:
- Boletín « La Puya en Resistencia. Haciendo frente a la explotación de la tierra« , de Brigadas Internacionales de Paz (PBI).
- Artículo « Consternación y dolor por masacre contra pobladores de San José Nacahuil« , en ComunitariaPress.
- Comunicado Urgente de las autoridades comunitarias y las organizaciones sociales de San José Nacahuil.
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INDONÉSIE – PAPOUASIE OCCIDENTALE
Accaparement de terres : Famine et la pauvreté
Appel des organisations de la société civile pour la suspension d’un mégaprojet
agro – industriel dévastateur, en attente de réparation pour les collectivités locales.
Cliquer ici pour aggrandir (Région Merauke en rouge)
Le gouvernement indonésien a délivré un permis de plantation industrielle du bois et de production d’agro carburant sur les terres coutumières du peuple papou Malind (de la commune de Zanegi) à une compagnie forestière, dont la concession s’étend sur 169 400 ha, et qui appartient à un mégaprojet agro-alimentaire de plus de 80 sociétés opérant avec le gouvernement indonésien et parrainé par Merauke Integrated food and Estate énergie (MIFEE ).
Le projet MIFEE a été officiellement lancé en 2010 par le Ministre Indonésien de l’Agriculture et couvre aujourd’hui environ 2,5 millions d’hectares, soit plus de la moitié de la superficie de 4,5 millions d’hectares de Merauke.
Des conditions d’indemnisation ont été imposées unilatéralement aux communauté autochtones Malind plutôt que négociées à des taux inférieurs à 0,86 USD par hectare et par an et par clan. Sans exception, les « négociations » entre la compagnie et les communautés se sont déroulées en présence des forces militaires armées, si bien que la liberté d’expression a été restreinte et les objections au projet étouffées. Même l’église n’a pas été épargnée dans ce frénétique accaparement des terres. Des représentants de la MIFEE se faisant passer pour des prêtres ont encouragé les membres de la communauté à coopérer et à abandonner leurs terres.
Déforestation en Papouasie occidentale (Photo Life Mosaic)Le développement social et l’aide économique qui avaient été promis aux Malind sont invisibles. Il en résulte qu’aujourd’hui le peuple papou Malind vit dans une pauvreté sans précédent, avec à peine suffisamment de terres pour chasser et recueillir les denrées nécessaires à leurs besoins quotidiens.
Faisant suite au dépôt, le 25 juillet 2013, d’un rapport au cours de la 83e session du Comité des Nations Unies sur l’élimination de la discrimination raciale (CERD), le Comité a transmis à l’Indonésie ses préoccupations et recommandations sur la situation du peuple autochtone Malind.
Depuis, il n’y a eu aucun changement perceptible concernant la politique du projet MIFEE qui se poursuit aux mépris des droits internationaux qui garantissent le respect du peuple Malind, comme le mentionne la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones.Franky YL Samperante , directeur exécutif de l’ONG indonésienne Pusaka , note : » l’aménagement du territoire basé sur la conversion des forêts à grande échelle et l’importation de main-d’œuvre qualifiée ne bénéficiera pas au peuple Malind. Ils ne profiteront plus de leurs terres, de leurs ressources, de leurs moyens de subsistance coutumiers et ils deviendront des ouvriers agricoles pauvres. L’existence même de ce peuple est en danger. Il est impératif que le gouvernement suspende la poursuite du développement du projet MIFEE et donne la reconnaissance et le respect au pouvoir coutumier, aux valeurs et aux droits des personnes Malind. «
Avec les premiers signes de la campagne pour les élections présidentielles en 2014, il est à espérer que l’élan politique se mette à évoluer vers une justice tant attendue et donne réparation aux peuples autochtones et aux communautés locales de Merauke. D’autre part, cette dynamique pourrait redynamiser un gouvernement qui ne répond plus. Dans ce contexte volatile, la soumission des organisations de la société civile au Comité CERD cherche à faire entendre les voix des milliers de Malind dont la subsistance et l’existence sont menacées par le projet MIFEE.
Source: Forest Peoples Programme, 1er septembre 2013
Traduction par Damien Faure, membre du réseau des experts du GITPA pour le Pacifique
Accès aux informations sur le site du GITPA
Papouasie occidentale
Accaparement des terres
Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples 2013 (6th session), Geneva | Rowena Dickins Morrison – 23 juillet 2013
Rowena Dickins Morrison comments on the 6th session of the Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples (8–12 July 2013, Geneva).
To cite this article :
Rowena Dickins Morrison, Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples 2013, 6th session, Geneva, SOGIP-Scales of governance and Indigenous Peoples [Online], 23 July 2013. ISSN 2260-1872
http://www.sogip.ehess.fr/spip.php?article519
The Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples (EMRIP) held its sixth annual session from 8 to 12 July 2013 at the United Nations (UN) Office in Geneva (1). EMRIP was created by the UN Human Rights Council (HRC) in December 2007, following the adoption in September of that year of the United Nations Declaration on the Rights of Indigenous Peoples (UNDRIP) by the UN General Assembly. HRC Resolution 6/36 thus establishes EMRIP as a subsidiary expert mechanism with a mandate to provide the HRC with thematic expertise on the rights of Indigenous Peoples through studies and research-based advice, on the request of the Council, and through suggesting proposals to the HRC, within the scope of EMRIP’s work as set out by the Council. EMRIP is constituted by five independent experts holding three-year terms, with the possibility of renewal for an additional term. Significantly, four of the five current EMRIP experts are indigenous, although the terms of two of those four indigenous experts will expire in 2014 and their replacements are as yet unknown (2).
EMRIP holds annual meetings that are open to the participation, as observers, of a broad range of stakeholders, including : representatives of Indigenous Peoples’ organizations and NGOs ; States ; UN mechanisms, bodies and specialized agencies, funds and programmes ; intergovernmental organizations ; regional and national human rights bodies ; academics and experts on Indigenous Peoples ; and NGOs with ECOSOC (3) consultative status.
Both State and indigenous representation at EMRIP’s sixth session was strong. In addition to the five EMRIP experts, the meeting’s proceedings also benefited from the presence and input of James Anaya, UN Special Rapporteur on the Rights of Indigenous Peoples (SR), Paul Kanyinke Sena, Chairperson of the UN Permanent Forum on Indigenous Issues (PFII), José Francisco Cali Tzay, Vice-Chairperson of the UN Committee on the Elimination of Racial Discrimination (present at EMRIP in his personal capacity), Joenia Batista de Carvalho, Member of the Board of Trustees of the UN Voluntary Fund for Indigenous Populations, Rafendi Djamin, Representative of Indonesia to the ASEAN Intergovernmental Commission on Human Rights, and Mick Gooda, Australian Human Rights Commission’s Aboriginal and Torres Strait Islander Social Justice Commissioner.

- EMRIP meeting in 2011 in the Human Rights and Alliance of Civilizations Room at the Palais des Nations, Geneva. Photo : Irène Bellier
The five-day meeting’s agenda included discussion of the upcoming World Conference on Indigenous Peoples, follow-up to EMRIP’s previous thematic studies and advice, the current EMRIP thematic study on access to justice in the promotion and protection of the rights of Indigenous Peoples (to be presented to the HRC at its 24th session in September 2013), and UNDRIP.
World Conference on Indigenous Peoples : first post-Alta discussions
EMRIP’s sixth session was the first major international gathering of indigenous and State representatives to be held subsequent to the Alta Global Indigenous Preparatory Conference for the 2014 high-level plenary meeting of the UN General Assembly, known as the World Conference on Indigenous Peoples (WCIP). The Alta Conference, hosted by the Sami Parliament of Norway from 10 to 12 June 2013, represents the culmination of the indigenous preparations for the WCIP to date. These preparations have included notably the formation and work of the indigenous Global Coordinating Group (GCG), the work of the indigenous co-facilitator for the WCIP appointed in April 2012 alongside a State co-facilitator by the President of the General Assembly to conduct inclusive informal consultations on his behalf, and the preparatory meetings on the WCIP held by each of the seven indigenous regions and two indigenous caucuses (4) between October 2012 and April 2013. The primary goal of the Alta Conference was for indigenous representatives from the seven regions and two caucuses to adopt a collective position on the WCIP, so as to be able to effectively lobby States to adopt the collective indigenous proposals for both the themes to be treated during the WCIP and the recommendations to be included in the ‘concise, action-oriented outcome document’ that will constitute the most significant outcome of the WCIP (5). Through the hard work and dedication of all of the indigenous representatives involved, the goal of the Alta Conference was achieved with the adoption of the Alta Outcome Document.
References to the WCIP were frequently made throughout EMRIP’s sixth session. Furthermore, the WCIP was the first substantive item to be treated on the agenda. The three UN mechanisms devoted to Indigenous Peoples and their rights (EMRIP, SR, PFII) expressed their support for the Alta Outcome Document and emphasized its importance for the WCIP process and beyond.
EMRIP released a conference room paper consisting of a work-in-progress compilation of recommendations, conclusions and advice from EMRIP studies that correspond to and support different sections of the Alta Outcome Document (see A/HRC/EMRIP/2013/CRP 1). The Alta Outcome Document was itself given the status of an official UN document, being introduced by EMRIP as the second conference room paper for the session (A/HRC/EMRIP/2013/CRP 2). This was considered important by a number of EMRIP experts and indigenous representatives, who viewed it as a first step towards raising State awareness of and support for the collective indigenous position articulated in the Alta Outcome Document.
These kinds of circular plays of legitimation between indigenous representatives and the international system (especially the indigenous-specialist UN mechanisms, which still tend to be marginalized within that system) were also particularly apparent in the intervention of the SR on the WCIP (6). James Anaya noted the involvement of the three indigenous-focused UN mechanisms in the indigenous preparatory process to date, including the Alta Conference. He strongly affirmed the significance of the Alta Outcome Document, not only in terms of the organization of the WCIP, but also as ‘an important normative and programmatic instrument and plan of action in its own right’, regardless of the outcome of the WCIP (7). In this connection, Anaya stressed the Alta Outcome Document’s high level of legitimacy, stemming from its mode of production and adoption, involving a lengthy and extensive global indigenous process. Moreover, Anaya identified a large degree of congruence between the focus of his prior and current work and the priorities of Indigenous Peoples expressed in the Alta Outcome Document, and affirmed that the work of the SR, EMRIP and the PFII should be guided by it into the future.
During the half-day discussion of this agenda item, the statements made by State representatives were similarly designed to bolster those States’ claims to legitimacy, both internationally and domestically, through expressions of broad support for the WCIP process, including indigenous participation therein, and for EMRIP’s continuing work (and that of the SR and the PFII) in this connection. At one end of the spectrum, Mexico affirmed that the Alta Outcome Document, including particularly its four major themes, should guide and form the basis of reflection on not only the upcoming regional and thematic meeting on the WCIP to be hosted by Mexico in early 2014, but also the WCIP itself and its action-oriented final outcome document. At the other end of the spectrum, the CANZUS States (8), all of which made statements on this agenda item, were more circumspect regarding the Alta Outcome Document, while nevertheless reaffirming their support for the WCIP and indigenous participation therein (qualified restrictively by the USA as ‘appropriate and broad participation’) (9). Canada, Australia and New Zealand all acknowledged the Alta Outcome Document and stated that they would consider and review its recommendations closely. In contrast, the United States did not refer to the Alta Outcome Document in its intervention. Rather, the USA affirmed that the themes of the interactive round-table discussions of the WCIP are ‘to be decided by the General Assembly in accordance with Resolution 66/296’, and gave some indication as to possible themes that were different to (if overlapping with) those advanced in the Alta Outcome Document (10).
With very few exceptions, indigenous representatives expressed their support for the Alta Outcome Document. They also called for its adoption by States in defining the WCIP process into the future, including particularly its final, action-oriented outcome document. The affirmation in the Alta Outcome Document’s preamble that ‘nothing in this [the WCIP] process or its outcomes may be interpreted as diminishing or eliminating any of the rights of Indigenous Peoples’, was strongly reiterated, particularly in light of the comments made by the United States during the PFII’s twelfth session that ‘self-determination, as expressed in the Declaration [UNDRIP], is different from self-determination in international law’ (11). Calls were made by numerous indigenous representatives for more State funding and technical support for continuing indigenous preparations and participation in the WCIP process.
Many of the positions articulated by indigenous representatives were reflected in Proposal 2 adopted by EMRIP on the WCIP at the end of its sixth session, which includes proposals to the HRC that : the themes identified in the Alta Outcome Document be considered as the themes for the WCIP ; the HRC support the consideration of the Alta Outcome Document in the drafting of the WCIP outcome document ; the HRC recommend to the President of the sixty-eighth session of the General Assembly the continuation of the practice of appointing both a State and an indigenous co-facilitator for the WCIP ; and that the HRC support and urge States to provide increased financial, technical and political support for the participation of Indigenous Peoples in the preparations for and at the WCIP (12).
Strengthening UNDRIP implementation mechanisms and indigenous participation within the UN system
Another recurring theme throughout EMRIP’s sixth session was the limitations of the UN system’s current recognition and protection of Indigenous Peoples and their rights. This subject has been frequently raised in past sessions of both the PFII and EMRIP. Unsurprisingly, it was also selected by indigenous representatives as one of the four major themes elaborated in the Alta Outcome Document for the WCIP – ‘Theme 2 : United Nations system action for the implementation of the rights of Indigenous Peoples’.
Particularly during discussion of agenda item 6, UNDRIP, which included a panel followed by an interactive dialogue (breaking from the routine delivery of pre-prepared interventions in succession), indigenous representatives continued their calls for more effective international review and redress mechanisms in relation to State implementation and State violations of UNDRIP and indigenous rights more broadly. EMRIP, the SR and the PFII all frankly acknowledged the great challenges in this area and the current limitations of their mandates and the UN system. The three mechanisms discussed the implications and scope of UNDRIP article 42, emphasizing the need to push their respective mandates further in following up on UNDRIP’s effectiveness and the promotion of respect for and full application of its provisions by States and the UN. The final report on EMRIP’s sixth session includes a proposal to have UNDRIP explicitly included in the list of standards on which the existing HRC’s Universal Periodic Review process is based (this also features as a recommendation in the Alta Outcome Document), as well as a proposal for States to establish, with indigenous participation, independent mechanisms to oversee and promote implementation of UNDRIP and the recommendations made by UN bodies and mechanisms relating to indigenous rights.
In this panel discussion on UNDRIP, both the SR and the PFII Chairperson indicated a persisting lack of awareness within the UN system of indigenous rights and the consequent failure by many UN actors to consistently consider and effectively promote the implementation of those rights. Anaya thus affirmed the need to ‘mainstream’ UNDRIP within the UN system itself (13). This discussion of the application of UNDRIP within and by the UN system resonated with the numerous statements made by indigenous representatives throughout EMRIP’s sixth session highlighting the hypocrisy of the international system in relation to indigenous rights. Despite the adoption by the General Assembly of UNDRIP in 2007, the systemic marginalization of indigenous representatives and participation in the UN has remained, in contravention of the now internationally recognized rights of Indigenous Peoples to self-determination and to participate in decision-making in matters affecting them through their own representatives (see particularly UNDRIP articles 3, 18 and 42).
In its final report, EMRIP consequently reiterates its previous proposal (from its fourth session, which was also echoed in a recommendation in the Alta Outcome Document) that the General Assembly adopt appropriate permanent measures to ensure that Indigenous Peoples’ governance bodies and institutions are able to participate at the UN as observers with, at a minimum, the same participatory rights as NGOs with ECOSOC consultative status. Moreover, EMRIP also proposes a review of language used in UN documents to ensure consistency with UNDRIP (14). One proposal made by an EMRIP expert during the sixth session which was not included in the proposals adopted in the final report was the call made by Albert Deterville for the HRC to allow Indigenous Peoples and Nations to display their names during EMRIP’s future sessions in a manner similar to States, as a means of restoring and respecting the dignity of Indigenous Peoples.
Another topic that sparked debate was raised during the panel and interactive dialogue on UNDRIP by the State representative for Indonesia, who noted that the participants of EMRIP meetings rarely refer to UNDRIP article 46, despite the fact that UNDRIP needs to be considered and construed in a holistic manner and despite the importance of article 46 for States, both during the negotiation of UNDRIP and subsequent to its adoption, given its clear recognition that UNDRIP rights remain subordinate to the UN Charter and to the territorial integrity and political unity of sovereign and independent States (15). The SR stressed the character of UNDRIP as a ‘remedial instrument’, and an ‘instrument of peace and reconciliation, not of destabilization’. Indeed, Anaya argued that article 46 should not be viewed as a counterpoint or limitation to UNDRIP rights, but rather as providing the context for the full realization of those rights : the existing framework of States. The SR thus concluded that the implementation of UNDRIP can only strengthen State sovereignty and stability, whereas destabilization and the undermining of State sovereignty come when indigenous rights are not respected. The majority of the other members on this panel (including EMRIP expert Jannie Lasimbang, Paul Kanyinke Sena, José Francisco Cali Tzay and Rafendi Djamin) concurred with the view expressed by the SR.
While ultimately affirming Anaya’s analysis, EMRIP Chairperson-Rapporteur Wilton Littlechild recalled the difficult negotiations between indigenous representatives and States on UNDRIP, stating :
at certain points of the debates and negotiations, it was becoming […] not a UN Declaration on the rights of Indigenous Peoples, but a UN Declaration on the rights of States. So it was very difficult, at least […] for my delegation, to accept that article [46] in there, because the whole rest of the UN system is about the territorial integrity of states. What about territorial integrity of Indigenous Peoples ?
This exclamation was met with vigorous applause in the room. Nevertheless, Littlechild went on to note that certain other elements (such as paragraphs 16 and 17 of the Preamble) were then included in UNDRIP in an effort to create a more balanced framework, from which ‘we could go forward and seek […] healing and reconciliation’.
Tensions surrounding the limits of EMRIP’s mandate
Consideration of the different kinds of engagements of State and indigenous representatives in EMRIP’s sixth session throws into sharp relief the limits of EMRIP’s mandate and the partial subversion of those limits by indigenous participants. In opening the session on follow-up to EMRIP’s previous thematic studies and advice (agenda item 4), EMRIP Vice-Chairperson Danfred Titus stated :
Unfortunately, we are all too aware that a lot remains to be achieved in order to guarantee the full enjoyment of the human rights of Indigenous Peoples […]. However, I would like to recall that the purpose of the discussion is not to list violations or to monitor the implementation of the Declaration. Rather, the aims [sic] of this discussion is to identify positive practices and challenges to improve the implementation of the Declaration […].
Similarly, in their lunchtime side event entitled ‘How to participate effectively in the Expert Mechanism on the Rights of Indigenous Peoples’, doCip and the UN Voluntary Fund for Indigenous Populations stressed that EMRIP cannot receive or pass on complaints or denunciations, or develop new standards, address situations by country or monitor the implementation of UNDRIP.
The interventions made by State representatives generally complied with these prescriptions, in most cases affirming the commitment and presenting the work of the State in relation to Indigenous Peoples and their rights domestically and/or internationally in a very positive light, if often also vaguely acknowledging the persisting challenges to be addressed. In contrast, indigenous representatives’ interventions regularly denounced specific rights violations by particular States. This was especially pronounced in the indigenous interventions addressing agenda item 5, EMRIP’s current study on access to justice in the promotion and protection of the rights of Indigenous Peoples. These interventions often went so far as to denounce individual cases of wrongful imprisonment of indigenous activists and other rights violations relating to access to justice.
At one point, the State representative for Algeria refuted the ‘unfounded allegations’ made by Algerian ‘civil society’ groups during the session, and expressed their regret that EMRIP’s meeting was being used to ‘unjustly’ raise individual cases and to make ‘unfounded’ comments regarding their country, and having nothing to do with the objectives of the meeting. The State representative spoke in this connection of the risk of the ‘diversion’ of EMRIP from its calling as a forum for the promotion of UNDRIP, to being a source of disharmony within populations and societies, and harmful to the national cohesion of States.
Regardless of these comments and the limitations of EMRIP’s mandate, all of the accredited representatives who followed the established procedures to have their names inscribed on the list of speakers under the various agenda items were allowed to speak freely during the session, until their allotted time had expired. This aspect of EMRIP’s annual meetings might consequently be seen to mirror, in very small part, the public testimony and witnessing functions of the kinds of truth and reconciliation processes discussed in EMRIP’s most recent study on access to justice, thereby also recalling Anaya’s characterization of UNDRIP as an instrument of peace and reconciliation.
Nevertheless, in the majority of instances, State and indigenous interventions routinely followed their parallel paths uninterrupted, often at cross-purposes. The treatment of the different agenda items consequently often gave the impression of an unbroken so-called ‘dialogue de sourds’ (‘dialogue of the deaf’), with perhaps one of the most flagrant examples being the affirmation by Vietnam that its country has no Indigenous Peoples, despite the participation of indigenous representatives from Vietnam in this same EMRIP session (16).
It is also worth noting the reflection of the limitations of EMRIP’s mandate in the formulation of its questionnaire seeking the views of States and Indigenous Peoples on best practices regarding possible appropriate measures and implementation strategies to attain UNDRIP’s goals. Nevertheless, EMRIP’s final summary of responses to the questionnaire, presented and discussed during the sixth session, does interrogate and directly confront State and indigenous responses, thereby avoiding simply replicating the ‘dialogue de sourds’ which generally characterized EMRIP’s annual meeting.
Towards EMRIP’s seventh session
Throughout the sixth session, EMRIP’s experts particularly stressed the importance of EMRIP’s role in the WCIP process at all stages from this point onwards. They highlighted on several occasions that EMRIP’s seventh session is likely to be the last major international gathering attended by representatives of States, Indigenous Peoples, UN mechanisms and other stakeholders to take place before the WCIP itself, thereby offering one of the last opportunities to influence the WCIP and its outcomes.
In addition to the WCIP, the provisional agenda adopted for EMRIP’s seventh session also includes the post-2015 UN development agenda. This subject and its significance for Indigenous Peoples and rights was evoked in passing on numerous occasions during the sixth session, but was never discussed in detail. Proposal 4 adopted at the end of the sixth session proposes that the HRC support EMRIP and Indigenous Peoples’ representatives ‘in their efforts to ensure that the rights of Indigenous Peoples are firmly incorporated in the post-2015 UN Development Agenda, including the participation of the Expert Mechanism in related activities.’
General consensus emerged during the sixth session on the major significance of access to justice in the promotion and protection of the rights of Indigenous Peoples. In keeping with the position articulated by the Global Indigenous Peoples Caucus that EMRIP should extend its study on access to justice for a further year, adding a focus on conflict resolution and peace (17), EMRIP’s experts adopted a proposal to the HRC that it authorizes EMRIP to continue its study on access to justice, ‘with a focus on restorative justice and indigenous juridical systems, particularly as they relate to achieving peace and reconciliation’ (Proposal 1). This proposal also states that the study ‘will include an examination of access to justice related to Indigenous women, children and youth and persons with disabilities.’ This attention to the special issues facing these groups was already apparent in EMRIP’s initial study and advice on access to justice, and in the panel discussion held on this agenda item during the sixth session. It confirms the broader trend of increasing awareness of the particular issues and challenges faced by indigenous women, children, youth and persons with disabilities, and the increasing recognition and inclusion of indigenous representatives of these groups in the international arena (exemplified by the creation of the ‘thematic’ indigenous Women, Youth and Disability Caucuses).
EMRIP’s sixth session concluded on a sad note for many participants, given that the terms of Wilton Littlechild and Jannie Lasimbang as EMRIP experts, and the term of James Anaya as SR, will come to an end in April 2014. This highlighted the need for Indigenous Peoples to identify and lobby in favor of their preferred candidates for these positions. Many heartfelt expressions of thanks for the work of these three individuals were articulated by indigenous and State representatives alike. At the close of EMRIP’s sixth session, James Anaya received a standing ovation.
L’ouvrage « peuples autochtones dans le monde : les enjeux de la reconnaissance » vient de paraître aux éditions L’Harmattan dans la collection « horizons autochtones ». Il a été conçu à partir d’un atelier international consacré aux peuples autochtones, à leur reconnaissance et aux enjeux autour de l’autodétermination, organisé par l’équipe SOGIP en juin 2011.
Le livre peut être commandé en ligne sur le site de l’éditeur L’Harmattan (format papier, PDF ou e-book) en cliquant ici
Liste des contributeurs par ordre d’apparition :
Rodolfo Stavenhagen ; Irène Bellier ; Leslie Cloud, Verónica González, Laurent Lacroix ; Silvia Lopez da Silva Macedo ; Stéphanie Guyon, Benoît Trépied ; Martin Préaud ; Virginius Xaxa ; Scott Simon, Awi Mona ; Yves-Marie Davenel ; Nigel Crawhall ; Raquel Yrigoyen Fajardo ; Marco Aparicio Wilhelmi ; Jean Leclair ; Clive Baldwin, Cynthia Morel ; Lesle Jansen ; Mick Gooda.
4ème de couverture :
Le 13 septembre 2007, l’Assemblée générale des Nations unies adopte la Déclaration des droits des peuples autochtones. Après plus de 20 ans de négociations compliquées, les peuples indigènes qui partagent une histoire de domination, de marginalisation et d’exclusion dans la construction des États sont reconnus comme sujets de droit, jouissant du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Cette reconnaissance internationale ouvre toute une série de questions sur la place des peuples autochtones dans le monde aujourd’hui, sur les luttes menées pour les respecter comme êtres humains, comme citoyens, comme peuples, égaux et différents.
Ce livre a été conçu à partir d’un atelier international, financé par le Conseil européen de la recherche, organisé par l’équipe SOGIP (ERC 249236) qui travaille sur les échelles de la gouvernance reliant les Nations unies, les États et les peuples autochtones, et sur les sens de l’autodétermination à l’heure de la globalisation. La première partie porte sur le legs colonial et les enjeux politiques et sociaux des processus de catégorisation, la seconde aborde les évolutions du champ juridique et des constitutions. En mettant en évidence les héritages de l’histoire et les spécificités régionales de différents processus, les chapitres évoquent la diversité des situations dans le monde, en faisant ressortir les points communs et les lignes de transformation.
Les contributions d’anthropologues, de sociologues, de juristes et d’acteurs autochtones montrent les articulations entre les domaines du social, du politique et du juridique qui témoignent des mécanismes – et des résistances – à l’oeuvre dans le processus d’ouverture d’un espace de reconnaissance des peuples autochtones.
Table des matières :
Préface
La protection des droits autochtones : le défi de la mise en œuvre
Rodolfo Stavenhagen
Introduction
La reconnaissance internationale des peuples autochtones
Irène Bellier
Première partie—-LES ENJEUX POLITIQUES DES CATEGORIES
Catégories, nominations et droits liés à l’autochtonie en Amérique latine. Variations historiques et enjeux actuels
Leslie Cloud, Verónica González, Laurent Lacroix
Pourquoi vous nous appelez Indiens ? La catégorie d’indien et son appropriation par les populations autochtones au Brésil
Silvia Lopez da Silva Macedo
Les autochtones de la République. Amérindiens, Tahitiens et Kanak face au legs colonial français
Stéphanie Guyon, Benoît Trépied
Peuples autochtones dans le Pacifique. Héritages coloniaux et gouvernance autochtone
Martin Préaud
La conscience adivasi (indigenous peoples) en Inde
Virginius Xaxa
L’autonomie autochtone à Taiwan. Un cadre légal en construction
Scott Simon et Ahwa Mona
Des inorodcy aux korennye narody : modalités de la reconnaissance des peuples « autochtones » en Fédération de Russie
Yves-Marie Davenel
L’Afrique et les droits des peuples autochtones : un bilan des réactions à la Déclaration des Nations unies
Nigel Crawhall
L’appréhension du concept « peuples autochtones » dans le contexte africain
Seconde partie—–CE QUE LE DROIT FAIT AU POLITIQUE
Constitutionnalisme pluraliste et peuples autochtones en Amérique latine
Du multiculturalisme à la décolonisation
Raquel Yrigoyen Fajardo
La (re)construction de l’autonomie autochtone comme composante du
projet de décolonisation en Bolivie : le cas de Jésus de Machaca
Marco Aparicio Wilhelmi
Institutions autochtones et traditions juridiques nationales. Articulations et contradictions : le cas canadien
Jean Leclair
Recourir à la déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans des actions en justice
Clive Baldwin, Cynthia Morel
Les peuples autochtones dans le droit international : le cas des San de Namibie
Lesle Jansen
Etablir une relation entre le gouvernement et les peuples autochtones d’Australie
Un entretien de Martin Préaud avec Mick Gooda
Télécharger la table des matières (PDF)
Référence :
Bellier, Irène (dir.), 2013, Peuples autochtones dans le monde : les enjeux de la reconnaissance, préface : Rodolfo Stavenhagen, avec la collaboration d’Yves-Marie Davenel, L’Harmattan, coll. Horizons Autochtones, ISBN : 978-2-343-01120-2.
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call for papers

Call for Papers: aboriginal policy studies
General Call for Submissions
aboriginal policy studies is accepting general submissions. Submissions include:
- scholarly articles;
- commentary articles; and
- book reviews.
aboriginal policy studies is an online, peer-revieweed and multidisciplinary journal that, on a bi-annual basis, publishes original, scholarly, and policy relevant research on issues relevant to Métis, non-status Indians, and urban Aboriginal peoples in Canada. We encourage the submission of articles by and for a wide audience of scholars, researchers, community activists, and policymakers. Though focused on the Canadian milieu, we welcome comparative work from an international Indigenous context pertinent to Canadian readers. A similarly broad scope of methodological approaches is encouraged.
You can view the journal’s editorial policies here, and submission requirements here. For more information regarding submission requirements, contact Kirsten at apsjournal@ualberta.ca.
You can view the latest issue of aboriginal policy studies at http://ejournals.library.ualberta.ca/index.php/aps/issue/current.
Thank-you for your continuing interest in our work,
Chris Andersen
Editor, aboriginal policy studies
BOSA Bastien, 2013, Itinéraires aborigènes. Histoire des relations raciales dans le Sud-Est australien, Karthala, 664p.
Fruit d’une longue enquête menée tant sur le terrain que dans les archives, cet ouvrage donne une image inédite des Aborigènes d’Australie, bien au-delà des clichés éculés qui continuent de prévaloir. À rebours des conceptions primitivistes qui situent cette population hors du temps et l’enferment dans une altérité radicale, il montre comment elle est au contraire prise dans l’histoire. L’auteur place au coeur de son analyse les contradictions, les ruptures et les à-coups de la vie sociale que tend à éluder l’ethnologie, dans un mouvement d’épuration du réel.
S’appuyant sur l’étude de destins singuliers et sur la description de cas concrets, il rend compte du caractère crucial du rapport colonial dans lequel ont été insérés les Aborigènes par le truchement de la coercition et de la violence institutionnelle. Il incite à repenser les questions des minorités, de la subalternité, de la race et de la domination, dans le double contexte d’une société industrielle et d’une situation postcoloniale. Ce faisant, il enrichit la réflexion sur les politiques de discrimination positive et sur la capacité d’action des assujettis. Mais surtout il nous fait rencontrer des personnes et partager des existences concrètes, là où trop souvent l’ethnologie nous enferme dans une vision holiste, organique et volontiers misérabiliste des Aborigènes australiens.

BELLIER Irène (sous la direction), 2013, Peuples autochtones dans le monde, Les enjeux de la reconnaissance. L’Harmattan, Collection Horizons autochtones, 369p.
Cet ouvrage a été conçu à partir d’un atelier international consacré aux peuples autochtones, à leur reconnaissance et aux enjeux de l’autodétermination. Leur reconnaissance internationale ouvre toute une série de questions sur la place des peuples autochtones dans le monde aujourd’hui, sur les luttes menées pour les respecter comme êtres humains, comme citoyens, comme peuples, égaux et différents. La première partie du livre porte sur le legs colonial et les enjeux politiques et sociaux des processus de catégorisation, la seconde aborde les évolutions du champ juridique et des constitutions à travers des contributions d’anthropologues, de sociologues, de juristes et d’acteurs autochtones portant sur les cinq continents.
RECHERCHES AMÉRINDIENNES AU QUÉBEC, Relocalisation et résilience autochtone. 225p.
À la surface de la planète, les déplacements forcés de populations existent en si grand nombre et dans une telle variété qu’une vatégorie générique demeure difficile à trouver. Par ailleurs, les différences qui permettent de distinguer » la relocalisation » de « la migration forcée » ou même « d’un déplacement volontaire » sont parfois ténues. Plutôt que de se perdre en conjectures ou dans une typologie stérile, nous avons choisi de retenir, pour les cas amérindiens et inuits qui nous intéressent, la notion de » relocalisation », en la définissant comme une opération au cours de laquelle un groupe se déplace dans un espace-temps donné, sous la pression plus ou moins forte d’un autre groupe, habituellement maître du pouvoir. Introduction par Frédéric Laugrand.
SALAÜN Marie, 2013, Décoloniser l’école? Hawai’i, Nouvelle-Calédonie. Expériences contemporaines,
PU Rennes, 304p.
Comment penser une éducation postcoloniale ? Cet ouvrage analyse empiriquement deux cas de décolonisation inachevée dans le Pacifique, et deux modèles nationaux a priori incomparables : celui des États-Unis d’Amérique à Hawai’i et celui de la France en Nouvelle-Calédonie. L’institutionnalisation récente d’un enseignement des langues et cultures autochtones est un angle privilégié pour saisir la portée du mot d’ordre d’une « décolonisation » de l’école.
SCOTT James C., 2013, Zomia ou l’art de ne pas être gouverné, Seuil, 530p
Depuis deux mille ans, les communautés montagneuses d’une vaste région d’Asie du Sud-Est refusent obstinément leur intégration à l’État. Zomia : c’est le nom de cette zone d’insoumission qui n’apparaît sur aucune carte, où les fugitifs – environ 100 millions de personnes –, se sont réfugiés pour échapper au contrôle des gouvernements des plaines. Traités comme des « barbares » par les États qui cherchaient à les soumettre, ces peuples nomades ont mis en place des stratégies de résistance parfois surprenantes pour échapper à l’État, synonyme de travail forcé, d’impôt, de conscription. Privilégiant des modèles politiques d’auto-organisation comme alternative au Léviathan étatique, certains sont allés jusqu’à choisir d’abandonner l’écriture pour éviter la consignation, synonyme d’appropriation de leur mémoire et de leur identité. Poursuivant les intuitions et travaux de Pierre Clastres et Michel Foucault, l’auteur nous propose une étonnante contre-histoire de la modernité. Car Zomia met au défi les délimitations géographiques traditionnelles et les évidences politiques, et pose des questions essentielles : que signifie la « civilisation » ? Que peut-on apprendre des peuples qui ont voulu y échapper ? Quelle est la nature des relations entre États, territoire, populations, frontières ? Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, la disparition de la rebelle Zomia paraît inéluctable. Mais son histoire nous rappelle que la « civilisation » peut être synonyme d’oppression, et que le sens de l’histoire n’est aussi pas univoque qu’on le croit.
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UNION AFRICAINE, 2013, Manuel sur la promotion et protection des droits des populations / communautés autochtones à travers le système africain des droits de l’homme, 85p
Depuis les dix dernières années, la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (commission africaine) a pris des mesures audacieuses pour comprendre, expliquer et aborder la situation des droits humains des communautés autochtones en Afrique. Le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones (Groupe de travail) a été le point d’ancrage institutionnel de ces efforts. À travers différents séminaires de sensibilisation, missions/pays et visites d’étude, le Groupe de travail a engagé les acteurs étatiques et non-étatiques dans les défis spécifiques auxquels sont confrontées les communautés autochtones sur le continent. Bien que ces initiatives aient considérablement contribué à une large sensibilisation sur la thématique, la Commission Africaine n’en reste pas moins préoccupée par la capacité limitée des groupes autochtones à se servir des normes émergentes en matière des droits de l’homme, face aux violations des droits auxquelles sont confrontées leurs communautés. Le manque d’informations de qualité, bien synthétisées et simplifiées sur la manière dont fonctionne la Commission africaine pour défendre les droits collectifs et individuels, à travers son mandat de promotion et de protection persiste encore. Le présent Manuel de formation est conçu pour pallier cette insuffisance. Ce manuel est appelé à être un outil de formation à l’intention des militants des droits des populations autochtones en Afrique. Il est également destiné à être un instrument pratique à utiliser dans la formation des praticiens du droit, des journalistes activistes et des fonctionnaires travaillant sur les droits des populations autochtones en Afrique. L’utilité de ce manuel ne se concrétisera que lorsqu’il sera mis en application, en faveur du renforcement des capacités des populations autochtones à s’engager de manière constructive et durable dans le système africain des droits de l’homme.
Accès au pdf

UNION AFRICAINE /IWGIA, 2013, Séminaire de sensibilisation aux droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est, 51p.
Cette publication donne un aperçu des présentations faites lors du séminaire régional de sensibilisation organisé par le Groupe de travail de la Commission africaine sur les populations/communautés autochtones en République du Congo du 22 au 25 août 2011. Un des objectifs de ce séminaire était d’informer les acteurs clés d’Afrique centrale et de l’est sur l’approche de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour la promotion des droits des peuples autochtones.
Le séminaire s’est penché, entre autres, sur les points suivants:
– Le rôle du Groupe de travail de la Commission africaine dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique et la jurisprudence pertinente de la Commission africaine sur la question.
– Les développements positifs et les défis rencontrés pour la reconnaissance et la protection des droits des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
– L’impact du changement climatique sur la vie et le bien-être des populations/communautés autochtones en Afrique centrale et de l’est.
– La contribution économique du pastoralisme en Afrique.
– Le rôle des différents acteurs dans la promotion et la protection des droits des populations/communautés autochtones.
Accès au pdf.
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Veuillez noter que la nouvelle adresse courriel du GITPA est : gitpa@orange.fr
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Lire en ligne la lettre semestrielle d’information du GITPA: http://www.gitpa.org/Qui%20sommes%20nous%20GITPA%20100/lettre%202-2013.htm
Jeudi 27 juin 2013, 20h40 France 5
CAMEROUN: BAKA, L’APPEL DE LA FORÊT
Vingt-cinq ans après un séjour de deux ans au cœur de la forêt camerounaise, chez les Pygmées Baka, Phil Agland est retourné dans leur village. Il y a trouvé un peuple dépossédé de son territoire, en perte de repères et ravagé par l’alcool…

Vingt-cinq ans après son premier film sur les Baka, l’un des groupes pygmées qui peuplent la forêt équatoriale camerounaise, Phil Algland part retrouver le fils de l’un d’entre eux, Ali. A l’époque, le garçon avait 5 ans, son père était un flamboyant chef de village et les images du réalisateur étaient empreintes d’un magique clair-obscur.
Aujourd’hui, Ali est père de famille et vit avec sa fille handicapée Iéié, 6 ans, dans une lumière aveuglante : la déforestation massive, conséquence d’une exploitation intensive, a supprimé la pénombre de la canopée et, avec elle, la majeure partie des ressources de ce peuple millénaire de chasseurs-cueilleurs.
Le coupe-coupe a remplacé l’ingénieuse panoplie des outils d’antan, les coutumes se sont étiolées, les précieux remèdes traditionnels, fruit d’un savoir ancestral, ont été supplantés par un poison fatal, l’alcool de banane douce, consommé à haute dose par tous, femmes, hommes, enfants.
Les seigneurs de la forêt sont devenus des parias ivres et méprisés, spoliés et exploités.
Sans jamais verser dans la victimisation ou la dénonciation, le documentariste pleure avec pudeur une culture qui n’est plus que l’ombre d’elle-même. Même l’escapade organisée par Ali au plus profond de la végétation, parenthèse enchanteresse au goût de paradis perdu, restera sans lendemain.
Florence Broizat pour Télérama
DOCUMENTAIRE
DURÉE 52’
RÉALISATION PHIL AGLAND
PRODUCTION BBC / FRANCE TÉLÉVISIONS / RIVER FILMS
ANNÉE 2011
Informations sur les pygmées sur le site du GITPA
Vidéo de présentation du film
Nawa huni, regard indien sur l’autre monde
qui aura lieu le vendredi 14 juin, à l’horaire habituel de 18h.à 20h.
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En Chine, l’exploitation minière à outrance réveille
le sentiment national mongol
MONGOLIE INTÉRIEURE : « NOUS EXIGEONS FORTEMENT LE RETOUR DE NOTRE TERRE SACRÉE »
Des éleveurs de Mongolie intérieure, qui vivent des pâturages de leurs troupeaux, protestent contre « l’affermage illégal » de leur terre à de grandes compagnies par le gouvernement local.
Selon un rapport antérieur du Centre d’information sur les droits de l’homme en Mongolie du sud,

SMHRIC, le gouvernement chinois veut actuellement forcer trois groupes minoritaires à abandonner les derniers vestiges de leur nomadisme.
Des membres du peuple mongol affirment que des fonctionnaires chinois afferment illégalement leurs pâturages à des grandes compagnies.
Selon un groupe de défense des droits de l’homme, des éleveurs mongols, venus de Mongolie intérieure, ont manifesté, la semaine dernière, dans les rues de leur ville pour protester contre la perte de leurs pâturages au profit de compagnies chinoises.

Manifestation à Xilinhot (Mongolie intérieure), 23/05/2011 Reuter
L’information a été relayée par un courriel du SMHRIC disant que ces éleveurs « exigent le retour de leur terre sacrée ».
Les éleveurs des groupes Bagnaa, Gungaa et Bodolt ont pris la tête des douzaines de nomades mongols qui vivent des pâturages, dans une marche de protestation, en octobre dernier, en direction du gouvernement d’Ejinee Banner. « Quand les protestataires ont atteint un pont près de la capitale, une douzaine de représentants du gouvernement et de membres du personnel de sécurité ont stoppé leur marche et essayé d’arracher la bannière qu’ils tenaient. Plusieurs éleveurs furent frappés. »
Un rapport du SMHRIC fait savoir qu’actuellement, le gouvernement chinois veut forcer trois groupes appartenant à des peuples minoritaires à abandonner les derniers vestiges de leur vie nomade dans les trois prochaines années.
Le groupe a cité des déclarations récentes de ce gouvernement annonçant « l’étape finale de l’élimination des restes de populations nomades et l’éradication en Chine du mode de vie nomade, vieux de milliers d’années«
Le CSMHRIC fait campagne pour leur respect et déclare que les politiques de relocalisation des éleveurs nomades les affecteront dans les régions troublées du nord-ouest du Xinjiang, de la Mongolie intérieure et du Tibet.
Le plan du gouvernement chinois, étalé sur 12 ans, vise à la relocalisation des populations nomades restantes, d’ici à 2015, soit 1 157 000 personnes.
Cependant, selon la Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones, dont Pékin est signataire « les peuples autochtones ne peuvent pas être forcés à quitter leurs terres et territoires ».
Les experts disent que les liens culturels aux pâturages et au mode de vie nomade traditionnel sont profondément enracinés; les menacer a provoqué une vague de protestations à travers la Mongolie intérieure en mai 2011. Les autorités chinoises ont envoyé des forces de police et de sécurité armées en Mongolie intérieure pour réfréner les manifestations qui ont éclaté à la suite de la mort d’un éleveur de la région de Shiliin-Gol , écrasé durant des affrontements avec les camions d’une compagnie minière. Des milliers d’étudiants étaient enfermés dans les écoles, lycées et campus d’universités de la capitale régionale, Hohhot, à la suite des manifestations de centaines de membres de minorités ethniques mongoles. Les commentateurs mongols disent que ces manifestations reflètent la profonde colère répandue partout contre l’exploitation des pâturages, cœur de la culture mongole.
Les écologistes dénoncent la destruction de l’environnement, sur une grande échelle, en Mongolie intérieure là où se fait l’exploitation minière; ailleurs s’exercent également des pressions plus subtiles sur l’environnement.
Les mines à ciel ouvert sont une des formes le plus destructrice de l’environnement, s’attaquant à l’écosystème sur de larges surfaces et dégageant des polluants dans l’air.
Le peuple mongol, qui constitue presque 20% des 23 millions d’habitants de la Mongolie intérieure, se plaint de l’injustice et du résultat dévastateur des politiques de développement de la région qui est le plus gros producteur de charbon de Chine. L’écrasante majorité des résidents sont des Han Chinois.
Projection du film « Shawantama’ana » le mercredi 12 juin à 21h00
à la Maison de l’Amérique latine 217 Boulevard St Germain 75007 Paris
suivie d’une débat avec la réalisatrice Yanilu Ojeda.
Arts et lettres
Shawantama`ana en lengua indígena wayuu significa lugar de espera. Es un Terminal-mercado que está ubicado en la parte norte de la ciudad de Maracaibo (Venezuela), desde allí comienza el largo viaje en camiones desvencijados que nos transportarán al mágico territorio de la Guajira, el destino de muchos wayuu, quienes, los días domingo, toman el camión que los llevará de vuelta a su territorio ancestral, al encuentro de sus memorias que atraviesan las palabras de los ancestros y que hoy habitan hasta las ciudades.
Con Yanilú Ojeda, directora de cine venezolana, que ha dirigido los documentales Mea Culpa (2000), Hijos de la Tierra (2002), Yo soy Luis Terán (2003), Los Lienzos del Pueblo (2004), Al otro lado del río (2005), El Hospital (2005), El terminal de Pasajeros de Maracaibo (2006), El Noticiero Indígena, 32 reportajes documentales (2004-2006) y Alirio Díaz Corazón de Guitarra (2008).
Organizado por el GEIVEN (Groupe d’études interdisciplinaire sur le Venezuela).
« Territorialités, ethnicités et conflits«
Atelier – discussion autour de cas latino-américains
Organisé par Mondes Américains et Urmis
Jeudi 6 juin 2013, 9h30 – 17h00
EHESS, Avenue de France, Paris 13e
Programme
Salle 1
9h30 – 9h45 Introduction et bienvenue
9h45 – 10h45 Véronique Boyer (CNRS) : « La constitution de « groupes-territoires » en Amazonie brésilienne : Politiques de l’Etat, actions militantes et conflits territoriaux »
Mini pause
11h00 – 12h00 Odile Hoffmann (IRD-URMIS) : « Les Maya du Belize entre assignation et émancipation territoriale »
Salle 2
14h00 -15h00 Anne-Marie Losonczy (EPHE) : « Usages stratégiques des catégorisations ethniques et émergences de nouvelles territorialités urbaines en Colombie »
15h00 -16h00 Patricia Birman (UERJ) : « Territorialisation des conflits urbains et relations de genre, Brésil. »
Mini pause
16h15 -17h00 Discussion générale, modérée par Maïté Boullosa (Université d’Amiens)
Contact : Natalia.Mesquita@ehess.fr
Pour en savoir plus
Karine Penalba
Chargée de communication
Mondes Américains (CNRS / EHESS / Univ. Paris 1 et 10)
Secrétariat de rédaction de la revue Nuevo Mundo, Mundos nuevos
190-198 avenue de France – 75244 Paris cedex 13
Tel : +33 (0)1 49 54 24 33
Pouvoir et ethnicisation: réflexions autour des politiques foncières au Belize
19ème-20ème siècles
El Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social,
a través de su Seminario de Antropología Política
le invita a la
Presentación de una investigación antropológica
Sabrina Melenotte (EHESS. París)
La matanza de Acteal en Chenalhó, Chiapas.
Víctimas en competencia
A mas de quince años de los graves acontecimientos de Acteal, es desde sus estudios etnográficos del municipio de San Pedro Chenalhó como Sabrina Melenotte examina las diversas y encontradas interpretaciones acerca de los hechos y de las víctimas. En un primer momento, se difundió inmediatamente en los medios el relato de los sobrevivientes y se enjuiciaron a numerosos « autores materiales ». A los diez años de sus encarcelamientos, una nueva versión fue puesta en circulación y casi todos los reos ya condenados fueron liberados, absueltos por irregularidades en el debido proceso. Nuevas categorías de víctimas compiten así con las primeras. Se reflexiona acerca del uso local presente de normas diversas, sucesivamente emanadas de un sistema de justicia que pasa por notables modificaciones.
Comentaristas
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David Recondo (Sciences Po-CERI) |
François Lartigue (CIESAS) |
Miércoles 12 de junio de 2013. 11:00 hrs.
Salón de Actos
Juárez 87. Col. Tlalpan.
México D.F.
Coordinador: François Lartigue
Informes: Ma. del Carmen Orozco
Correo: seminariolartigue1@gmail.com
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PHILIPPINES
LA MONOCULTURE D’AGROCARBURANTS IMPOSE LA PAUVRETÉ AUX AUTOCHTONES
DE PALAWAN ET DE MINDANAO
Les plantations de palmiers à huile s’étendent déjà sur 50.000 ha aux Philippines.
Selon le Plan national de développement, qui a pour objectifs de réduire les importations d’huiles alimentaires et d’éradiquer la pauvreté, 304.000 ha de terres supplémentaires sont susceptibles d’être converties en plantations.
Aux yeux des décideurs politiques, ces terres sont « incultes » ou « sous-exploitées ».
Ce que le projet du gouvernement oublie de mentionner, c’est que ces terres « incultes » appartiennent en fait aux populations autochtones qui y cultivent riz, légumes, fruits et plantes médicinales, les forêts et rivières avoisinantes les approvisionnant en matériaux de construction et en eau propre.
Les monocultures industrielles ne contribuent pas à la prospérité des populations autochtones. Au contraire, elles anéantissent les moyens de subsistance de celles-ci. Elles détruisent aussi la biodiversité unique de la Réserve de biosphère de l’UNESCO qu’est Palawan et les forêts restantes de Mindanao.

« L’expansion des plantations de palmiers à huile est une tragédie pour nous. En détruisant nos terres ancestrales et les forêts, celles-ci nous plongent dans la misère » raconte Artiso Mandawa du réseau autochtone ALDAW à Palawan.
Dossier Philippines sur le site du GITPA
Dossier Agrocarburants sur le site du GITPA
Signons la pétition d’ALDAW pour demander aux autorités philippines d’abandonner leurs plans d’expansion des plantations de palmier à huile et de garantir les droits des populations autochtones.
L’équipe SOGIP (Scales of Governance and Indigenous Peoples -ERC 249236) a le plaisir de vous inviter à la Conférence donnée par
ARTURO ESCOBAR
Kenan Distinguished Professor of Anthropology, University of North Carolina-Chapel Hill, Director, Institute of Latin American Studies, UNC-Chapel Hill, intitulée
TERRITORIES OF DIFFERENCE :
THE POLITICAL ONTOLOGY OF ‘RIGHTS TO LAND’
Mardi 18 juin 2013 -15h-17h
EHESS, Amphithéâtre F.Furet, 105, Bd raspail, 75007 Paris
Traduction en français vidéoprojetée
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This presentation argues that Indigenous peoples’ rights to land can be fruitfully seen in terms of three intertwined processes: occupations, perseverances, and transitions. First, while the ‘occupation’ of indigenous territories has often involved armed, technological, territorial, cultural, and ecological aspects, their most important dimension is ontological. Second, ‘perseverance’ similarly involves resistances, oppositions, defense, and affirmations, yet not infrequently these can most radically be seen as ontological. What ‘occupies’ in this framework is the One-World modern project of making many worlds into One; what perseveres is precisely the affirmation of a multiplicity of worlds. By interrupting the One-world project of neoliberal globalization, many indigenous, afro-descendant, and peasant communities may be seen as engaged in ontological struggles. Thirdly, these struggles can be interpreted as contributing to ecological and cultural transitions towards the pluriverse. These transitions are necessary to redress the ecological and social crises created by the One-World ontology and its accompanying narratives, practices, and enactments. The argument is illustrated with the case of afrodescendant struggles in the Colombian Pacific region, particularly their reframing and radicalization of legislation for free, prior and informed consultation and consent in defense of their territories against the armed, developmentalist, and extractivist onslaught of the past ten years. |
Arturo Escobar est professeur émérite d’anthropologie et directeur de l’Institut des études latino-américaine à l’Université de Chapel Hill, en Caroline du nord. Ses recherches actuelles portent sur les interactions entre l’État, le capital/la finance et les mouvements sociaux dans une région forestière de Colombie. Il examine les interactions entre ces acteurs à partir des luttes culturelles et politiques sur la définition, et le contrôle, des ressources de la biodiversité de la région. Il est par ailleurs membre d’un groupe de recherche sur les mouvements sociaux latino-américains depuis la fin des années 1980. Ces travaux sont disponibles sur le site http://www.unc.edu/~aescobar/
Si cette lettre s’ouvre mal cliquez ici
Au cours de la réunion de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones qui vient de se tenir à New York.
L’ONU a salué le renforcement de la protection des droits des peuples autochtones d’Afrique
Population autochtone en République du Congo. Photo FNUAP23 mai 2013 – Le responsable des questions liées aux peuples autochtones et tribaux de l’Organisation internationale du travail (OIT), Albert Kwokwo Barume, a souligné les mesures prises par les pays d’Afrique pour renforcer la protection de ces peuples sur le continent, tout en indiquant qu’il fallait continuer d’apprendre des erreurs du passé et de celles commises dans d’autres régions du monde.
Les peuples autochtones d’Afrique comptent environ 50 millions de personnes. « L’Afrique a renforcé et consolidé le cadre légal protégeant les peuples autochtones », a déclaré M. Barume devant les représentants de ces peuples réunis en ce moment à New York pour les travaux de la douzième session de l’Instance permanente des peuples autochtones des Nations Unies.En 2011, la République du Congo est devenue le premier pays d’Afrique à adopter une loi spécifique visant à la promotion et la protection des droits des populations autochtones, alors qu’en 2010, la République centrafricaine fut le premier pays africain à ratifier la Convention 169 de l’OIT, qui concerne tout spécialement les droits des peuples autochtones et tribaux.
La Constitution du Kenya reconnaît historiquement les groupes marginalisés, notamment les populations autochtones, tandis que la Constitution du Cameroun en fait également mention.
Le Burundi, quant à lui, prévoit dans sa loi suprême une représentation particulière des autochtones Batwa à l’Assemblée nationale et au Sénat.
Le sort des autochtones d’Afrique est au cœur des discussions de la douzième session de l’Instance permanente. La plupart d’entre eux sont des pasteurs et des chasseurs-cueilleurs, nomades et semi-nomades, confrontés à de multiples difficultés, dont la spoliation de leurs terres, l’accaparement des ressources, l’assimilation forcée au mode de vie des groupes dominants, la marginalisation, la pauvreté ou bien encore l’analphabétisme.
Source : Centre d’actualité des Nations unies
Lire sur le site du GITPA:
Informations sur les peuples autochtones d’Afrique
Informations sur la Groupe de travail sur les peuples autochtones de la Commission des droits de l’homme de l’Union Africaine
L’équipe SOGIP (Scales of Governance and Indigenous Peoples – ERC 249236) a le plaisir de vous inviter à la Conférence donnée par
Kenan Distinguished Professor of Anthropology, University of North Carolina-Chapel Hill, Director, Institute of Latin American Studies, UNC-Chapel Hill, intitulée
TERRITORIES OF DIFFERENCE :
THE POLITICAL ONTOLOGY OF ‘RIGHTS TO LAND’
Mardi 18 juin 2013 -15h-17h
EHESS, Amphithéâtre F. Furet, 105, Bd raspail, 75007 Paris
(distribution prévue du texte en français)
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This presentation argues that Indigenous peoples’ rights to land can be fruitfully seen in terms of three intertwined processes: occupations, perseverances, and transitions. First, while the ‘occupation’ of indigenous territories has often involved armed, technological, territorial, cultural, and ecological aspects, their most important dimension is ontological. Second, ‘perseverance’ similarly involves resistances, oppositions, defense, and affirmations, yet not infrequently these can most radically be seen as ontological. What ‘occupies’ in this framework is the One-World modern project of making many worlds into One; what perseveres is precisely the affirmation of a multiplicity of worlds. By interrupting the One-world project of neoliberal globalization, many indigenous, afro-descendant, and peasant communities may be seen as engaged in ontological struggles. Thirdly, these struggles can be interpreted as contributing to ecological and cultural transitions towards the pluriverse. These transitions are necessary to redress the ecological and social crises created by the One-World ontology and its accompanying narratives, practices, and enactments. The argument is illustrated with the case of afrodescendant struggles in the Colombian Pacific region, particularly their reframing and radicalization of legislation for free, prior and informed consultation and consent in defense of their territories against the armed, developmentalist, and extractivist onslaught of the past ten years. |
Arturo Escobar est professeur émérite d’anthropologie et directeur de l’Institut des études latino-américaine à l’Université de Chapel Hill, en Caroline du nord. Ses recherches actuelles portent sur les interactions entre l’État, le capital/la finance et les mouvements sociaux dans une région forestière de Colombie. Il examine les interactions entre ces acteurs à partir des luttes culturelles et politiques sur la définition, et le contrôle, des ressources de la biodiversité de la région. Il est par ailleurs membre d’un groupe de recherche sur les mouvements sociaux latino-américains depuis la fin des années 1980. Ces travaux sont disponibles sur le site http://www.unc.edu/~aescobar/
- Latin America at a Crossroads: Alternative Modernizations, Postliberalism, or Postdevelopment? 2010 [.PDF]
- Other Worlds Are (Already) Possible: Self-Organization, Complexity, And Post-Capitalist Cultures 2009 [.PDF]
- World and Knowledges Otherwise: The Latin American modernity/coloniality Research Program. 2007 [.PDF]
Pour tout renseignement sur le programme SOGIP : www.sogip.ehess.fr
Cliquer ici pour consulter le Programme Autochtonie & Globalisation
Dans un monde qui se pense de plus en plus sur un mode global, on assiste parallèlement à l’émergence de revendications locales qui recourent à une notion apparemment contradictoires à la mondialisation, à savoir l’autochtonie. Cette dernière se rapporte à la fois à des contextes ethniques (ou ethnicisés), avec l’élaboration de droits aux « peuples autochtones » sur la scène internationale, mais elle est également mobilisée au sein des sociétés occidentales dans un contexte de compétition pour certaines ressources dans des situations spécifiques.
Dans un cas comme dans l’autre, cette invocation des origines géographiques, inscrite dans des temporalités plus ou moins longues, constitue un puissant levier en matière de légitimation des modes de vie, manières de faire ou des formes
adoptées pour le lien social.
L’objectif de notre journée vise à croiser des travaux qui portent tant sur les aires culturelles historiquement privilégiées par l’ethnographie que sur les régions plus investies par la sociologie. Cette démarche nous semble heuristiquement féconde pour traiter des points communs comme des différences entre deux procédures de légitimation empruntant finalement aux mêmes catégories de pensée.
En France, de récentes recherches ont remis sur le devant de la scène scientifique des approches jusque-là plutôt cantonnées aux cercles ruralistes. Nicolas Renahy, en développant l’inspiration de Michel Bozon et de Jean-Claude Chamboredon sur la chasse française des années 70-80, en arrive à traiter des liens territoriaux dans le cadre de la théorie bourdieusienne des capitaux. Le capital d’autochtonie devient alors une ressource dans le champ local . Sur le plan international, la reconnaissance de droits aux « peuples autochtones » sur leurs territoires peut être également pensée en termes de ressources dans les négociations pour la répartition des autorisations à exploiter les richesses naturelles.
L’angle adopté pourra ainsi intéresser les approches des anthropologues et des sociologues, mais plus généralement celles des chercheurs en sciences sociales qui portent sur l’articulation du temps et de l’espace dans les processus d’affirmations identitaires.
P r o g r a m m e
10h30 – 13h00
Introduction
Fabrice Ripoll – lab’urba – Paris Créteil : « Capital d’autochtonie, une manière parmi d’autres d’analyser la dimension spatiale des capitaux »
Patricia Martin – CERIUM – Montréal : Catégories, espaces et mouvements: L’autochtonie dans l’État de Oaxaca
Discussion
Pause
Odile Hoffmann – URMIS – IRD : L’autochtonie prise entre assignation et émancipation territoriale (les Maya au Belize)
Stéphanie Guyon – CURAPP/LAIOS – UPJV : Le mouvement amérindien de Guyane : Appropriation de l’autochtonie et reproduction d’une élite politique locale
Discussion
14h00 – 17h30
Christophe Baticle – Habiter – UPJV : Autochtonie : Le recours à l’identification territoriale face au délitement de l’identité de de classe dans les milieux populaires français ?
Sylvain Crépon – Sophiapol – Nanterre : La citoyenneté comme héritage autochtone. Retour sur les paradoxes du discours républicain du Front national de Marine Le Pen.
Discussion
Pause
Maité Boullosa Joly – CURAPP-UPJV : L’autochtonie : D’une catégorie juridique sur la scène internationale à ses appropriations ambigües sur la scène locale (Nord-Ouest argentin).
Alban Bensa – IRIS – EHESS :
« Les usages politiques de l’autochtonie en Nouvelle-Calédonie ».
Discussion
Formation à la Recherche dans l’Aire Océanienne
Geoffrey White (anthropologue, University of Hawai’i at Manoa) interviendra sur le thème suivant :
“Thinking through Church and State in Post-Conflict Solomon Islands”
Research on the cultural underpinnings of local politics in Melanesia has frequently noted the importance of three influential institutions in local society: kastom (“custom”), church, and government. In Solomon Islands, which was labeled a “failed state” in the early 2000s, traditional “chiefs” have taken on renewed importance for efforts to rebuild structures of governance from the grassroots. In the island of Santa Isabel, the Anglican Church of Melanesia has played a particularly active role in empowering an island-wide Paramount Chief and creating a Council of Chiefs to represent traditional leadership in a “tripod” of kastom, church and state. This paper reflects on recent efforts to sustain this distinctive conjunction of power in post-conflict Solomon Islands.
Programme :
- 30 mai 2013 – Haidy Geismar, anthropologue, Lecturer University College London, Treasured Possessions : Thinking about Intellectual and Cultural Property in Vanuatu and New Zealand
- 6 juin 2013 – Bastien Bosa, anthropologue, Prof. associé, Universidad del Rosario, Bogota, Présentation de l’ouvrage Aborigènes. Histoire des relations raciales dans le Sud-Est australien, Paris, Ed. Karthala, 2012
Contact et renseignements : Marie Chosson : mchosson5@hotmail.com
La Universidad Autónoma Indígena de México (UAIM) y el Cuerpo Académico de Migración, Grupos Vulnerables y Desarrollo Regional del Departamento de Estudios Culturales, Demográficos y Políticos del Campus Celaya-Salvatierra de la Universidad de Guanajuato, convocan a investigadores, profesores y alumnos a postular artículos y ensayos
para la edición especial de la revista RA XIMHAI que será publicada en el mes de octubre de 2013.
TEMA: MIGRACIÓN INTERNACIONAL
Para leer la Convocatoria Ra Xinhai_Migración-1 (1)
Apertura de Convocatoria : 1 de mayo de 2013
Recepción de Artículos : Hasta el 28 de junio de 2013
Elaboración de Dictámenes : Del 1 al 6 de julio de 2013
Periodo de Correcciones : Del 8 al 20 de julio de 2013
Límite de Artículos Definitivos : Del 22 al 31 de julio de 2013
Dictamen Definitivo : Del 1 al 9 de agosto de 2013
Publicación : Octubre de 2013
Interesados favor enviar postulaciones a:
kutibirrin10@gmail.com
Dr. Eduardo Fernández Guzmán
Coordinador de la Edición
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Vous êtes tou(te)s les bienvenu(e)s!
Formation à la Recherche dans l’Aire Océanienne
- 23 mai 2013 – Geoffrey White, anthropologue, Pr. University of Hawai’i, Thinking Through Church and State in Post-Conflict Solomon Islands
- 30 mai 2013 – Haidy Geismar, anthropologue, Lecturer University College London, Treasured Possessions : Thinking about Intellectual and Cultural Property in Vanuatu and New Zealand
- 6 juin 2013 – Bastien Bosa, anthropologue, Prof. associé, Universidad del Rosario, Bogota, Présentation de l’ouvrage Aborigènes. Histoire des relations raciales dans le Sud-Est australien, Paris, Ed. Karthala, 2012
L’Equipe de recherche société, identité et pouvoir en Amérique latine (ERSIPAL)
en partenariat avec l’association De la Plume à l’Écran
a le plaisir de vous convier à la rencontre
CINEMA ET VIDEO AUTOCHTONES EN AMERIQUE LATINE
Le vendredi 17 mai 2013 à 14h
A l’Institut des Amériques (8e étage)175 rue du Chevaleret – 75013 Paris
Pour voir l’invitation, cliquer ici FLYER Cinéma et vidéos autochtones en Amérique latine
14h : Introduction par Sophie Gergaud (ethno-cinéaste, présidente de De la Plume à l’Ecran et membre du RRT Peuples Autochtones)
14h30-17h : Présentations croisées sur le Mexique, le Brésil et le Chili avec Coralie Le Clec’h, Marcelo Korp et Gabriela Chihuailaf
Les Interventions
Coralie Le Clec’h est titulaire d’un Master 2 Recherche Etudes latino-américaines, majeure Anthropologie et est l’auteure du mémoire « De la censure à l’oubli… L’expérience pionnière de cinéma communautaire au Mexique : paradigme d’une indianité fantasmée ? » sous la direction de Capucine Boidin (IHEAL-CREDAL).
Gabriela Chihuailaf est titulaire d’un M2 en Etudes cinématographiques et audiovisuelles, membre du RRT Peuples Autochtones et l’auteure du mémoire « Cinéma et peuples indigènes : l’appropriation du regard ? » sous la direction de Matthias Steinle (UFR arts et médias-CAV, Paris 3). )
Marcelo Korp prépare un Master 2 à l’IHEAL sur le collectif de cineastes mbya- guarani au Brésil et, notamment, les travaux d’Ariel Ortega.
Sophie Gergaud est titulaire d’une thèse en anthropologie visuelle (FRC Nanterre) et cofondatrice de l’association De la Plume à l’Ecran visant à promouvoir la diffusion de films amérindiens et la recherche sur la vidéo et le cinéma autochtones.
Contact : De la Plume à l’Ecran – delaplumealecran@yahoo.com – http://www.delaplumealecran.org

Le soleil se lève sur la prairie sacrée de Pe’Sla près du lac Deerfield (Benjamin Brayfield/Rapid city Journal)
La Grande Nation Sioux, Oceti Sakowin, a réussi à rassembler les 9 millions de dollars nécessaires à la mise en sécurité de la terre sacrée des Black Hills dans le Dakota du sud.
Entre la famille Reynolds et les représentants de la Grande Nation Sioux des contrats privés ont été signés qui mettent la terre, de nouveau, entre les mains de la Nation.
Selon le Président de la tribu sioux Rosebud, Cyril « Whitey » Scott, l’achat est chose faite. « Je peux vous dire que Pe’Sla, la terre sacrée, dont les Oceti Sakowin sont chargés, est mise en sécurité. Les 9 millions de dollars ont été rassemblés, Pe’Sla a été achetée« .
Lors d’une interview, le Président Scott a lu la seule déclaration officielle communiquée par la Grande Nation Sioux et dit que tout ce qui avait été annoncé avant ses commentaires n’était « pas officiel ».
« La restitution historique de Pe’Sla s’accomplit aujourd’hui à Rapid City, Dakota du sud. Les communautés de la tribu Rosebud, de la tribu Creek des Crow et de la tribu Sioux des Shakopee Mdewakanton se sont réunies dans une assemblée historique des Tribus unies (United Tribes).
Pe’Sla est sacré parce qu’il est lié à la création pour les Lakota et qu’il est le site de cérémonies annuelles.
Dans l’histoire, il fut le lieu de rassemblements de nombreux villages. Black Elk, le visionnaire lakota, y eut ses visions. C’est une haute montagne dressée dans une prairie au coeur des Black Hills.
La terre de Pe’Sla fut autrefois protégée par les traités de 1851 et de 1868 passés avec les Nations Sioux.
Les Etats Unis les ont violés et se sont emparés des Black Hills en violation du cinquième amendement de la Constitution.
Aujourd’hui la restitution est un événement historique pour les peuples Lakota, Dakota et Nakota.
Les tribus travailleront ensemble pour former la Commission de protection de Pe’Sla, terre sacrée des Oceti Sakowin.
Nous préserverons ce site sacré pour y accomplir nos cérémonies traditionnelles et culturelles et le conserver dans son état premier pour nos générations futures.
Nous sommes reconnaissants d’être réunis devant le créateur et de pouvoir aider notre peuple en revendiquant l’un de ses sites les plus sacrés.
Nous n’attendons pas de justice des Etats Unis sur la question des droits sur les Black Hills et nous demandons maintenant d’exercer notre souveraineté inhérente pour protéger le plus sacré des sites.
Nous devons perpétuer notre mode de vie pour les générations futures. Nous remercions les personnes qui ont donné à la cause de la justice pour tous les peuples et nous sommes plus déterminés que jamais à réclamer justice aux Etats Unis pour notre peuple. Nous remercions la famille Reynolds d’avoir travaillé avec nous pour la restitution de Pe’Sla comme site sacré des peuples Lakota, Nakota et Dakota« .
Selon Scott, la famille Reynolds était présente à la signature. Bien qu’il ait déclaré ne pas pouvoir donner d’autres détails, il a ajouté : « Ce fut une des expériences de ma vie qui m’a le plus réchauffé le coeur, avec celle d’être devenu un dirigeant des Oyate Sakowin« .
Source : Indian Country, Today Media Network.com, Vincent Schilling, 11/2012
http:// indiancountrytodaymedianetwork.com/article/tribes-reach-9-million-goal-and-purchase-sacred-site-pe-sla-146015
Traduction pour le GITPA par Simone DREYFUS-GAMELON
En el marco del panel « migración y recomposición de jerarquías etno-raciales », organizado durante la Tercera Conferencia sobre Etnicidad, Raza y Pueblos Indígenas en América Latina y en el Caribe, les rogamos a los autores que desean participar que manden un abstract antes del 30 de mayo a las dos organizadoras Anna Perraudin et Alejandra Aquino-Moreschi :
Le pedimos a los autores que el abstract no rebase las 6 000 palabras. Los idiomas de trabajo son el español y el inglés.
El 15 de junio se notificará a los autores la respuesta en cuanto a la aceptación de su ponencia.
Los participantes deben inscribirse a la conferencia antes del 15 de julio. Se pueden solicitar becas hasta el 20 de junio. Para más información, referirse a la página de la conferencia:
http://www.tercera-conferencia-erip-lasa-2013.org/paneles-aceptados
Gracias por su interés y no duden en hacer circular la información en sus redes.
Panel 2: Migración y recomposición de jerarquías etno-raciales
Tanto en los lugares de origen, como de destino, de circuitos migratorios cada vez más complejos, los migrantes se encuentran posicionados en jerarquías etno-raciales que van cambiando de un contexto al otro. Ser identificado como diferente es una experiencia recurrente en la vivencia de la migración, a menudo vinculada con la experiencia del racismo. En función de los contextos de interacción, el racismo experimentado en el país de partida puede repetirse en el lugar de destino, desembocando en una situación de “doble discriminación”, pero a veces la migración también puede permitir aliviarse de una parte del estigma sentido en el lugar de origen.
En el panel nos interesa analizar de qué forma la migración confronta a los hombres y mujeres migrantes a nuevas jerarquías etno-raciales y de qué manera se adaptan o resisten a estas. Por supuesto, siempre considerando de qué manera las jerarquías etno-raciales se articulan de manera variable, indeterminada y a menudo impredecible con otros ejes de opresión, como la clase, el género, la sexualidad y el status migratorio.
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