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Prochain séminaire SOGIP « Perspectives comparatives sur les droits des Peuples autochtones » sur le thème « le développement en question « bien vivre » ou « vivre mieux »? », Paris, EHESS, 13 mars 9h-13h

L’équipe SOGIP a le plaisir de vous inviter à la 5ème séance du séminaire SOGIP 2013-2014 « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones » sur le thème :

Le développement en question : « bien vivre » ou « vivre mieux » ?

Le jeudi 13 mars 2014. De 9 h à 13 h.

En salle du conseil A, R -1, bâtiment Le France, 190 198 avenue de France, 75013 Paris. Ouvert à tous.

Depuis 20 ans, les représentants des peuples autochtones critiquent les programmes de développement qui les concernent ou les affectent. Ils sont aujourd’hui engagés, au niveau international, dans une révision des Objectifs du Millénaire et la définition de leur contribution à l’agenda dit post-2015. La distinction entre les perspectives du « bien vivre » (option autochtone) et du « vivre mieux » (option occidentale) mérite d’être revisitée, à partir des indicateurs, des critères, des logiques de mesure du développement. Est-il possible de proposer des critères alternatifs à ceux proposés par les agences de développement ? Comment mesurer ce que développement durable veut dire dans la temporalité du court terme des projets dits de développement ? Est-il possible de concilier des tendances totalement contradictoires par le seul usage d’une catégorie à la mode ?

•    Raphaelle Pariset (CERAPS/CNRS/Université Lille 2) – Une expertise normalisatrice. Les impensés sociaux et culturels de la mesure du développement.

Depuis une dizaine d’années, des indicateurs développement présentés comme « culturellement pertinents » sont élaborés au sein d’organismes internationaux comme le PNUD ou au sein d’agences nationales comme la Commission nationale pour le développement des peuples autochtones (CDI) au Mexique. La « pertinence culturelle» des indicateurs est présentée comme un modèle d’action ancré dans la connaissance du tissu social qui traduirait une expression du « bien vivre ». Elle passe par l’utilisation et la transformation du savoir des sciences statistiques et sociales. Il semble en effet que la finalité des « indicateurs avec identité » comme pratique de ciblage renvoie à la construction d’une catégorie d’intervention de l’action publique.
Cette communication propose d’appréhender de manière critique la construction d’indicateurs de développement et considère deux d’entre eux élaborés au Mexique, l’Indice de développement humain – peuples autochtones (IDHPI) et l’Indice de retard social (IRS). Présentés comme alternatifs, ceux-ci s’avèrent des plus classiques et s’inscrivent dans une logique institutionnelle historique. Loin de ne renvoyer qu’à un seul discours « calculateur » de cadrage de la question autochtone, l’action néo-indigéniste passe par des instruments de gouvernement qui se traduisent dans des pratiques et des modalités concrètes de gestion des populations indiennes. En plus d’être une technique intellectuelle, ce sont des dispositifs de pouvoir qui constituent une des facettes de l’« art de gouverner » les populations autochtones, dans le sens où ils contribuent à les « façonner ». Si les savoirs experts sont présentés par leurs promoteurs comme traduisant une vision neutre et apolitique de la question autochtone, ils renvoient à une expertise normalisatrice et à une forme de production sociale du politique spécifique, celle du « vivre mieux » occidental, construite à partir des activités techniciennes de la CDI et du PNUD.

•    Denis Chartier (CEDETE, Université d’Orléans) – La guerre des Mondes. Du télescopage entre modèles de développement durable  en Amazonie brésilienne.
L’Amazonie brésilienne est le théâtre d’une confrontation entre différents modèles de développement durable. Schématiquement, il existe d’un côté une version « molle » du développement durable, portée par les grands propriétaires terriens,  par les « organisations du capital ». Il s’agit ici d’accéder à un « vivre mieux » par la croissance économique, en favorisant des conceptions productivistes et néodéveloppementistes parées de leurs plus beaux atours « verts ». De l’autre côté, existe une version du développement durable en rupture avec le récit dominant productiviste et développementiste, plutôt portée par les paysans familiaux et les populations autochtones (caboclo, amérindiens). Dans ce cas, ce sont les capacités de reproduction des écosystèmes qui déterminent un développement qui s’appuie sur les pratiques des populations traditionnelles (pratiques à travers lesquelles on mobilise de plus en plus les notions de justice environnementale, de buen vivir, de biens communs, de Terre-mère).
À partir des résultats de terrains, réalisés principalement auprès de populations caboclo dans des réserves extractivistes, dans des réserves de développement durable et autour du site du barrage de Belo Monte (Para-Brésil), nous questionnerons ces différentes versions du développement durable et tenterons de cartographier les Mondes qui s’entrechoquent ici. Nous montrerons que ces différentes conceptions du développement, que ces différentes visions du Monde s’interpénètrent, se télescopent et rendent extrêmement difficile l’émergence, la mise en place et la pérennisation de modèles de développement alternatifs favorisant un « vivre bien » plutôt qu’un «vivre mieux ».

•    Jean-Michel Sourisseau (CIRAD) – Ruralité et développement durable en Nouvelle-Calédonie

En Nouvelle-Calédonie, le référentiel du développement durable diffusé à l’échelle internationale semble avoir peu influencé les représentations locales du développement, et notamment du développement rural. La configuration politique spécifique de décolonisation négociée (enclenchée à partir de 1988), et la dépendance au modèle d’économie assistée (construit dans la relation avec la France), ont conduit à « neutraliser » cette référence globale. L’espace discursif est d’abord occupé par les notions de rééquilibrage et de destin commun, qui présentent la particularité de ne pas relever de la stratégie dépolitisante induite par les programmes de développement durable et préconisée à l’échelle internationale. Ce n’est ainsi qu’au milieu des années 2000 que des acteurs, pour la plupart extérieurs au territoire, ont introduit le discours du développement durable par rapport à des enjeux spécifiques (négociations minières, politique environnementale). Ce discours sera repris pour « mettre en forme » des opérations déjà en cours, et notamment les opérations de développement local et agricole. Mais au final les dispositifs de politique publique mis en œuvre continuent de se référer davantage au rééquilibrage et au destin commun qu’à la rhétorique classique du développement durable, à savoir la prise en compte simultanée de l’environnement naturel, de l’économique et du social.

Pour plus d’information http://www.sogip.ehess.fr

Programme Séminaire de la Formation à la recherche dans l’aire océanienne 2014

 

Séminaire de la FRAO

(Formation à la recherche dans l’aire océanienne)

2013-14

Amphithéâtre François Furet, EHESS

105 bd Raspail, 75006 Paris, le jeudi de 10h à 13h.

 

Alban Bensa (EHESS)  – Yannick Fer (GSRL-CNRS)  – Gwendoline Malogne-Fer (GSRL) – Marie Salaün (Université de Nantes) – Eric Wittersheim (EHESS).

En 2013-2014, le séminaire abordera l’Océanie contemporaine à travers la projection et l’analyse d’une série de films, documentaires ou de fiction, consacrés à cette région. La structuration d’une industrie audiovisuelle régionale – notamment autour de festivals organisés en Nouvelle-Calédonie (Anûû-rû âboro), en Polynésie française (FIFO, Festival international du film océanien), et en France métropolitaine (Festival de Rochefort) – et le développement d’une anthropologie visuelle en Océanie contribuent aujourd’hui à la constitution d’un champ d’études à part entière. On dispose désormais d’un ensemble de films suffisamment large pour croiser les regards et éclairer ainsi les réalités et les représentations de l’Océanie : qu’ils soient réalisés par des anthropologues ou des cinéastes, ces films soulèvent des enjeux méthodologiques importants et permettent de mieux comprendre la complexité de ces sociétés insulaires. Chaque projection sera suivie d’une discussion avec le réalisateur et/ou avec des chercheurs spécialistes des enjeux évoqués par le film.

6 mars : Black Harvest (1992, Grand Prix au Cinéma du Réel), de Bob Connolly et Robin Anderson, présenté par l’équipe du séminaire

13 mars : Grassroots, Ceux qui votent (2003, prix du jury au Festival international du film documentaire océanien), réalisé par Eric Wittersheim, cinéaste et ethnologue (IRIS-EHESS). La discussion sera animée par Jean-Louis Briquet (CNRS, CESSP-Paris 1)

20 mars : Pain ou coco. Moorea et les deux traditions (2012), un film réalisé par Gwendoline Malogne-Fer et Yannick Fer, tous deux chercheurs au GSRL. Discussion animée par Jean-Claude Penrad (EHESS-IMAF).

27 mars : Le Ciel dans un jardin (2003), de Stéphane Breton, cinéaste et ethnologue (EHESS-LAS), en présence du réalisateur

3 avril : Cannibal Tours (1988) de Dennis O’Rourke. La discussion sera animée par Anne Doquet, chercheuse à l’IRD (IMAF)

10 avril : Le Gendarme Citron (2008), réalisé par Gilles Dagneau (en présence du réalisateur). Dans cette séance consacrée aux relations raciales en Nouvelle-Calédonie, nous verrons aussi Enculés de Kanaks (1998), réalisé par Manu Bonmariage (émission « Strip Tease »)

15 mai : Pouvanaa Te Metua. L’élu du peuple (2011, prix du public au Festival international du film documentaire océanien), en présence de la réalisatrice du film, Marie-Hélène Villierme

22 mai : Une Justice entre deux mondes (2013), réalisé par Eric Beauducel. Discussion animée par Jean-Paul Jean, avocat à la Cour de cassation et par Benoît Trépied (IRIS-CNRS)

5 juin : Samson and Delilah, un film de Warwick Thornton (2009, Caméra d’or au Festival de Cannes), la discussion sur la représentation des Aborigènes sera animée par Martin Préaud, postdoctorant (SOGIP-EHESS) et Estelle Castro (laboratoire TransOceanik, CNRS-LAS-James Cook University, sous réserve)

Parution de l’ouvrage « La déclaration des droits des peuples autochtones : genèse, enjeux et perspectives de mise en oeuvre, ss dir. Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen, version française 2013 IWGIA-GITPA-EHESS/SOGIP

18 février 2014

IWGIA – GITPA et EHESS – SOGIP
vous informent de la parution de l’ouvrage collectif :
La Déclaration des droits des peuples autochtones : Genèse, enjeux et perspectives de mise en œuvre, sous la direction de Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen (Version française 2013) –

La version française de l’ouvrage Making the declaration work : The United Nations Declaration on the Rights of Indigenous peoples, dirigé par Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen (IWGIA/2009) est parue sous le titre La Déclaration des droits des peuples autochtones : Genèse, enjeux et perspectives de mise en œuvre aux éditions l’Harmattan. La coordination de l’édition française a été assurée par IWGIA-GITPA et SOGIP, avec un avant-propos d’Irène Bellier.

Référence : Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen (dirs.), La Déclaration des droits des peuples autochtones : Genèse, enjeux et perspectives de mise en œuvre. Traduction : Simone Dreyfus-Gamelon et Sabrina Melenotte. Coordination pour l’édition française : IWGIA-GITPA et SOGIP, Paris l’Harmattan, 2013, collection horizons autochtones, 394 p.

Liste des contributeurs : Claire Charters (dir.), Rodolfo Stavenhagen (dir.), Irène Bellier, Augusto Willemsen-Díaz, Asbjørn Eide, Erica-Irene A. Daes, John B. Henriksen, Andrea Carmen, Luis Enrique Chávez, Luis Alfonso de Alba, Adelfo Regino Montes, Gustavo Torres Cisneros, Albert Barume, S. James Anaya, Mattias Åhrén, Chandra K. Roy, Henriette Rasmussen, Kuupik Kleist, Naomi Kipuri, Dalee Sambo Dorough, Julian Burger, Luis Rodríguez-Piñero Royo, Bartolomé Clavero, Wilton Littlechild. (par ordre d’apparition)

4ème de couverture : La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones est le point culminant d’un combat séculaire des peuples autochtones pour la justice. Parce qu’elle promeut l’égalité pour les peuples autochtones du monde et qu’elle reconnaît leurs droits collectifs, elle constitue une avancée et un nouvel apport, important, à l’arsenal de défense des droits de l’homme que les Nations unies possèdent. La Déclaration est le résultat du travail effectué par de nombreuses personnes pendant plus de 25 ans au cours d’intenses et longues négociations. Pour la première fois, dans ces négociations multilatérales, les peuples autochtones, détenteurs de droits, siégeant aux côtés de responsables des Nations unies, de dirigeants gouvernementaux et de diplomates, obtinrent la reconnaissance de leurs droits dans le droit international.

Les auteurs de ce livre collectif, destiné aux spécialistes comme au grand public, furent pendant des années intimement mêlés à l’élaboration de la Déclaration. Le livre conte cette histoire, vue de l’intérieur, détaillant sa genèse, le contenu des négociations et sa signification la plus large, en regard de l’avenir social, culturel et politique des peuples autochtones. Ses contributeurs viennent du monde entier, allant des militants autochtones aux membres du Conseil des droits de l’homme, des participants aux groupes de travail et aux différents mécanismes aux hauts fonctionnaires de l’ONU et aux représentants des gouvernements. Tous furent à l’œuvre, du début à la fin, pour la construction de cet édifice.

Sommaire
Introduction
– Avant-propos -Irène Bellier
– La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones : Comment elle devint réalité et ce qu’elle nous
annonce – Claire Charters et Rodolfo Stavenhagen

Première partie : Les débuts
– Comment les droits des peuples autochtones sont entrés à l’ONU-Augusto Willemsen-Díaz
– Les peuples autochtones, le groupe de travail sur les populations autochtones et l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones-Asbjørn Eide
– La contribution du groupe de travail sur les populations autochtones (GTPA) à la genèse et à l’évolution de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones Erica-Irene A. Daes

Deuxième partie : La négociation de la Déclaration
– La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones : quelques questions clés et événements survenus au cours de son élaboration-John B. Henriksen
– Un rapport du Conseil international des traités indiens (CITI) depuis le champ de bataille – la lutte pour la Déclaration-Andrea Carmen
– La Déclaration sur les droits des peuples autochtones rompt l’impasse : le point du milieu-Luis Enrique Chávez
– L’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones au Conseil des droits de l’homme-Luis Alfonso de Alba
– La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones : base d’une nouvelle relation entre les peuples autochtones, les États et les sociétés-Adelfo Regino Montes et Gustavo Torres Cisneros
– Répondre aux inquiétudes des États africains-Albert Barume

Troisième partie : Les droits des peuples autochtones
– Le droit des peuples autochtones à l’autodétermination après l’adoption de la Déclaration-S. James Anaya
– Une introduction aux dispositions sur les terres, territoires et ressources naturelles de la Déclaration des droits des peuples autochtones-Mattias Åhrén
– Peuples autochtones d’Asie. Droits et défis du développement-Chandra K. Roy
– Droits culturels au Groenland-Henriette Rasmussen Déclaration de M. Kuupik Kleist, Premier ministre du Groenland, à la deuxième session du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones,
– La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones dans le contexte africain-Naomi Kipuri

Quatrième partie : La mise en œuvre de la Déclaration
– La signification de la Déclaration des droits des peuples autochtones et son application future-Dalee Sambo Dorough
– La légitimité de la Déclaration sur les droits des peuples autochtones-Claire Charters
– Rendre effective la Déclaration comme instrument des droits de l’homme dans le système de l’ONU-Julian Burger
– « S’il y a lieu » : supervision et mise en œuvre des droits des peuples autochtones conformément à la Déclaration-Luis Rodríguez-Piñero Royo
– Suprématie culturelle, constitutions des États et Déclaration sur les droits des peuples autochtones-Bartolomé Clavero
– Comment rendre la Déclaration effective-Rodolfo Stavenhagen
– Quand les peuples autochtones gagnent, le monde entier est gagnant-Wilton Littlechild

Annexe La Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones

Vous pouvez commander ce livre en nous informant par réponse à ce courriel
suivi de l’envoie d’un chèque de 25 euros (port compris) à l’ordre du GITPA
à l’adresse suivante : GITPA 3 Rue de La Chataigneraie 92130 SEVRES

Publicacion de la antologia « Mensaje Indigena del Agua » en version digital y fisica

(Lea la versión es español abajo)

The Indigenous Message on Water is part of an international initiative, the Indigenous  World  Forum  on  Water  and  Peace  2014,  a  coalition  of Indigenous  leaders,  Indigenous  organizations,  academics  and  like­minded people globally who wish to protect water for future generations. It is a vision from the Elders, and has the support of 60 organizations globally (at the UN Permanent  Forum  on  Indigenous  Issues)

=> http://waterandpeace.wordpress.com/

This  multilingual  anthology  (English/Spanish/Native  language/s)  has gathered  wisdom,  thoughts,  verses,  short­stories,  poems,  and  general reflections  on  the  various  local  issues  pertaining  to  Water,  written  by East/West/North/South indigenous elders, activists and poets: Pinay, Maori, Hau’ula  and  Chamoru  friends  from  the  Pacific;  Sakha  from  Russia;  Cree, Tsalagi, Cherokee, Yoeme, Anishinaabe, Lakota, Lipan Apache, Metis, Lōh and  Gitxan  friends  from  North  America;  K’iche’,  Kaqchikel,  and  Q’anjob’al friends  from  Guatemala;  Maya  and  Nahuatl  friends  from  Mexico;  Wayuu, Palenque and Guna friends from the Caribe; Uitoto, Okaina and Tikuna from the Amazonia; Camëntá from Putumayo; Yanakuna and Mapuche­Huilliche friends from the Andes and the farthest lands of the Deep South.

If you would like to have this unique compilation, you can get the e­book through Payhip

=> https://payhip.com/b/5H0g

Also, if you want to help us in the organization of Indigenous World Forum on Water and Peace 2014, please share this link with all your contacts.

In peace and friendship.

Juan Sanchez, editor

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El  Mensaje  Indígena  de  Agua  es  parte  de  una  iniciativa  global,  el  Foro Indígena  Mundial  sobre  el  Agua  y  la  Paz  2014,  una  coalición  global  de líderes  y  organizaciones  indígenas,  académicos  y  voluntarios  en  general, interesados en proteger el agua para las futuras generaciones. Es una visión desde los mayores, la cual tiene el patrocinio de más de 60 organizaciones internacionales  y  cuenta  con  la  ayuda  del  Foro  Permanente  de  Asuntos Indígenas de las Naciones Unidas

=> http://waterandpeace.wordpress.com/

Esta antología multilingüe (español/inglés/lenguas nativas) reúne consejas, pensamientos,  versos,  cuentos, poemas  y reflexiones  sobre problemáticas locales relacionadas con el agua, donados para el proyecto por activistas y escritores  del  Este,  Norte,  Oeste  y  Sur:  amigos  Chamoru,  Pinay,  Maori  y Hau’ula  del  Pacífico;  Sakha  de  Russia;  amigos  Cree,  Tsalagi,  Cherokee, Yoeme,  Anishinaabe,  Lakota,  Lipan  Apache,  Metis,  Lōh  y  Gitxan  de Norteamérica;  K’iche’,  Kaqchikel,  y  Q’anjob’al  de  Guatemala;  Maya  y Nahuatl de México; Wayuu, Palenque y Guna del Caribe; Uitoto, Okaina y Tikuna  de  la  Amazonía;  Camëntá  del  Putumayo;  Yanakuna  y  Mapuche­ Huilliche de los Andes y de las tierras últimas del Sur Profundo.

Si quieres conseguir un ejemplar de esta compilación, puedes ir al sitio en Payhip y adquirir el e­book

=> https://payhip.com/b/5H0g

También, si quieres colaborar en la organización del Foro Indígena Mundial Sobre el Agua y la Paz 2014, por favor comparte este link de arriba con todos tus conocid@s.

Paz y amistad.

Juan Sanchez, editor

Version digital del Mensaje Indigena de Agua (texto completo) : Indigenous message on water_IN-WEB-DEF

Kenya: Évacuation forcée des autochtones Sengwer – GITPA

Si cette page s’ouvre mal cliquer ici

Au nom d’une approche « sanctuarisée » de la conservation de la nature

Le Gouvernement du Kenya cherche à évincer les habitants autochtones Sengwer de la forêt d’Embobut, leurs terres ancestrales, en incendiant leurs maisons

Appel Urgent contre l’évacuation forcée des communautés autochtones

Nous sommes profondément interpellés par l’imminence d’évacuations forcées qui menacent le mode de vie et l’habitat en forêt de 6 à 7000 personnes issues de populations autochtones ainsi que d’autres populations de la Forêt d’Embobut située dans les Monts de Cherangany (Comté d’Elgeyo Marakwet, Kenya).

Depuis longtemps, le Gouvernement cherche à évincer les habitants autochtones d’Embobut de leurs terres ancestrales en incendiant leurs maisons.

Il le fait au nom de l’approche « sanctuarisée » de la conservation qui consiste à exclure les populations locales de leurs terres.

Ainsi que le reconnaît l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (IUCN) et les autres principales agences de conservation, une telle approche ne fait qu’aggraver la crise environnementale en cours avec à la clé un désastre en matière de droits de l’homme.

Le nouveau Président, Uluru Kenyatta, était venu en novembre 2013 avec la promesse d’une contrepartie financière à leur éviction. Cependant, maintenant que les choses se sont clarifiées, les premiers concernés se refusent à partir d’autant plus que la menace d’évacuation s’est depuis précisée.

Nous en appelons au Gouvernement et au Parlement du Kenya ainsi qu’à tous ceux en charge de la protection des droits fondamentaux de telles communautés, afin qu’ils s’opposent à la menace d’évacuation forcée qui pèse sur les communautés autochtones et les autres populations résidant à Embobut.

En effet, celle-ci serait exécutée en violation de leurs droits de l’homme et du Droit International. Conformément à la Constitution du Kenya de 2010 (Article 63) et au Droit International, les autochtones Senguru/Cherangany ont le droit de ne pas être déplacés de leurs terres ancestrales à moins qu’ils n’aient donné leur Consentement libre, préalable et en connaissance de cause.

Nous en appelons au Gouvernement du Kenya pour qu’il mette un terme à ces menaces d’évictions illégales et aussi pour qu’il dialogue avec les résidents d’Embobut et résolve les deux points de désaccords suivants, à savoir :

1- que les arrivants de fraîche date et tous ceux désireux d’aller ailleurs aient tout le soutien nécessaire pour ce faire ;

2- que le droit des personnes à vivre et à prendre soin de – sur – leurs terres ancestrales, soit respecté.

Texte traduit pour le GITPA par Xavier Peron,
membre du réseau des experts du GITPA pour l’Afrique


Lien pour signature de la pétition

Prochaine séance du Séminaire d’Anthropologie Américaniste : Renato Athias « Savoirs indigènes, biodiversité et développement dans le Haut Rio Negro (Brésil-Colombie) – 7 février 11-13h EHESS Paris

Séance du Séminaire d’Anthropologie Américaniste , a lieu ce vendredi 7 février, à  l’EHESS  105, bld Raspail. – salle 10.

Vendredi 7 février 2014 de 11h à 13h 105 bd Raspail, salle 10

Renato ATHIAS  Cordinateur du Núcleo de Estudos e Pesquisas sobre Etnicidade (NEPE) du Programa de Pós-Graduação de l’Antropologia da Universidade Federal de Pernambuco (Brésil)

Savoirs indigènes, biodiversité et développement dans le Haut Rio Negro (Brésil-Colombie)

L’’Amazonie est, on le sait, un laboratoire privilégié pour les études, expériences et analyses systématiques de la relation entre biodiversité et populations indigènes. En attestent de nombreux travaux d’anthropologues, ainsi que leur importance pour les décisions politiques et pour les réflexions sur la protection des populations «marginalisées» et de l’environnement. En illustration, cette présentation fondée sur la mythologie et des recherches de terrain chez les Hupdah et les Tukano du Brésil s’attachera à identifier parmi leurs savoirs traditionnels ceux qui entrent le plus directement en résonance avec ces problématiques, les plus à même d’établir un interface entre les exigences actuelles de ces sociétés et les préoccupations formulées en termes de gestion des ressources environnementales.

Prochaine séance doctorants du CERMA Camila Dias « Guerre, commerce et mission : la traite d’esclaves amérindiens et la construction de l’Amazonie brésilienne aux XVIIème et XVIIIème sicèles »

Nous avons le plaisir de vous annoncer la prochaine séance du séminaire des doctorants du CERMA (Centre de Recherches sur les Mondes Américains), qui aura lieu ce vendredi 7 février, au 105 bd Raspail, salle 1 (et non en salle 6 comme d’habitude), de 15h à 17h.
Camila Dias, doctorante au CRBC (Centre de Recherche sur le Brésil Colonial et Contemporain), présentera ses travaux en cours sur « Guerre, commerce et mission : la traite d’esclaves amérindiens et la construction de l’Amazonie brésilienne aux XVIIe et XVIIIe siècles ».
Résumé de son intervention :
 « Cette thèse porte sur la traite d’esclaves indigènes qui s’est développée en Amazonie portugaise pendant l’époque coloniale, entre les XVIIe et XVIIIe siècles. L’intérêt porté à cet objet est dû au fait que cette traite a été en grande partie responsable de l’actuelle conformation géographique, autant du point de vue humain que physique, du territoire brésilien connu aujourd’hui sous le nom d’Amazonie. En effet, les pratiques commerciales concernées ont joué un rôle essentiel non seulement dans le développement économique, mais aussi dans l’expansion des frontières de cette région, qui à l’époque était administrativement séparée de la province du Brésil. Ces pratiques – ainsi que le choc épidémiologique – ont été, en outre, la cause de la désorganisation, voire de l’extermination de plusieurs sociétés autochtones. Cette enquête vise à recueillir des éléments de description de la dynamique et du mécanisme du trafic des esclaves amérindiens, en mettant en évidence son processus de formation, développement et déclin, autour de ses principaux axes de fonctionnement : les pratiques de guerre, de commerce et de mission. Il s’agit de confronter les textes normatifs de la politique coloniale portugaise avec les pratiques locales, repérées dans des diverses sources, telles que des chroniques, des rapports de voyageurs et de missionnaires, ainsi que des documents des administrations coloniales.« 
En espérant vous y voir nombreux,
Kyra Grieco et Félix Landry,
Doctorants au CERMA / Mondes Américains (EHESS)

Livre d’Alejandra Aquino sur les migrations autochtones du Mexique, aux Presses Universitaires de Rennes

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Des luttes indiennes au rêve américain. Migrations de jeunes zapatistes aux États-Unis

Fruit d’une recherche menée entre le Chiapas et les États-Unis, produit d’une observation participante réalisée durant 18 mois auprès de jeunes, ce livre constitue une réflexion novatrice sur les rapports entre migration et mobilisations collectives, entre mobilité et résistances. Il privilégie l’étude de la subjectivité de ces jeunes migrants indiens qui quittent leur communauté et, une fois la frontière franchie, font l’expérience de l’« illégalité », du racisme et de l’exploitation de leur force de travail au sein de secteurs d’emploi dégradés tels le nettoyage, la restauration, l’agriculture…

Avec une préface d’Yvon Le Bot.

Prix de thèse de l’Institut des Amériques 2011.

Alejandra Aquino Moreschi est chercheuse au Centro de Investigaciones y Estudios Superiores en Antropología Social à Oaxaca (Mexique), membre associé au Centre d’analyse et d’intervention sociologiques (CADIS-EHESS) et lauréate du prix de thèse 2011 de l’Institut des Amériques. Elle s’intéresse aux mouvements indiens et à la migration internationale.

 

 Sommaire

  • Le militantisme dans le mouvement zapatiste (1990-2003)
  • Entre « rêve zapatiste » et « rêve américain » : la migration de jeunes zapatistes aux États-Unis
  • Franchir la frontière : expériences en marges
  • De la milpa au field : l’expérience dans les champs californiens
  • Les nouveaux nomades du travail : flexibilité, incertitude et précarité

Introduction (Fichier pdf, 446 Ko)

Table des matières (Fichier pdf, 216 Ko)

4e de couverture (Fichier pdf, 28 Ko)

http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=3388

 

Prochain séminaire Situations coloniales et postcoloniales : vues du Pacifique et d’ailleurs – 21 janvier, EHESS Paris

Le séminaire Situations coloniales et postcoloniales : vues du Pacifique et d’ailleurs accueillera demain, mardi 21 janvier, en salle 2 au 105 Bd Raspail, de 15 à 17 heures, Jennifer Hays (Sogip/EHESS) pour discuter un exposé de Marie Salaün et Eric Wittersheim intitulé « Politiques linguistiques postcoloniales : perspectives océaniennes ».

Le Pacifique est un hotspot  de la glottodiversité : alors que la population de l’Océanie ne représente que 4,5% de la population mondiale, les langues austronésiennes (1000 à 1200 langues) représentent 20% des langues de la planète. Si l’entrée de la région dans le champ de vision des Européens a vu l’arrivée de leurs langues dans le paysage sociolinguistique, elle a également contribué à la naissance de pidgins qui sont devenus des véhiculaires nationaux après les indépendances, à défaut de pouvoir réellement concurrencer l’anglais et le français dans nombre de domaines de la vie sociale. L’exposé de Marie Salaün et Eric Wittersheim  s’attardera sur les paradoxes de la domination linguistique en contexte postcolonial à travers l’exemple du Vanuatu (234 000 habitants, 108 vernaculaires, 3 langues officielles dont le pidgin bislama). Il sera discuté par Jennifer Hays à l’aune de son expérience en Afrique australe (Botswana et Namibie).

Vous y êtes les bienvenu-e-s,
L’équipe du séminaire : A. Bensa, M. Salaün, B. Trépied, E. Wittersheim

Programme des prochaines séances

28 janvier 2014 : « L’africanisation » du Pacifique en question

Exposé – Éric Wittersheim

Discutant – Riccardo Ciavolella (CNRS, IIAC-LAIOS)

Séminaire : L’ autonomie zapatiste, vingt ans après – Paris, le mercredi 15 janvier 2014

ChercheursVous êtes cordialement invités au séminaire exceptionnel organisé par SOGIP et CADIS qui portera sur les 20 ans du soulèvement zapatiste au Mexique.

Sogip

Séminaire organisé par le programme de recherche SOGIP (IIAC/LAIOS) et le CADIS (EHESS)/Collège d’études mondiales (FMSH) :

 Bruno Baronnet, Sabrina Melenotte et Yvon Le Bot interviendront sur le thème

L’autonomie zapatiste, vingt ans après

Modération : Irène Bellier  

Mercredi 15 janvier 2014, de 11 à 13h en Salle 638, 190 Avenue de France, 75013 Paris.

Dans la foulée du soulèvement des autochtones Mayas au Chiapas le 1er janvier 1994, les nouvelles municipalités zapatistes s’engagent sur la voie de la construction politique des autonomies en l’étendant à l’ensemble des activités économiques et sociales de plus d’un millier de villages au Sud-est du Mexique. Comment s’exprime aujourd’hui l’exercice des droits collectifs dans la réalité quotidienne ? Quels sens prennent les initiatives récentes de l’Armée zapatiste vis-à-vis de l’indigénisme de l’État mexicain ainsi qu’au regard des enjeux internationaux autour de l’articulation des luttes pour les droits et la dignité…

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Prochaine séance Séminaires « Situations coloniales et postcoloniales : vues du Pacifique et d’ailleurs » : Benoît Trépied « L’invention administrative de « l’indigène » et Laure Blévis « L’invention française de « l’indigène » en Algérie coloniale »- 7 janvier 2014 15h

Au sein du séminaire « Situations coloniales et postcoloniales : vues du Pacifique et d’ailleurs »,

la prochaine séance intitulée L’invention administrative de l’« indigène » comptera sur les interventions de :

Benoît Trépied : Définir les « indigènes » dans le Pacifique français et américain

et Laure Blévis (Université Paris X) : L’invention française de « l’indigène » en Algérie coloniale

Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, salle 2, 105  boulevard Raspail, 75006 Paris.

Ouverts à tous étudiants et chercheurs – océanistes comme non-océanistes -, ce séminaire a pour ambition d’examiner les débats sur le colonial et le postcolonial à partir de dialogues inédits organisés, lors de chaque séance, entre chercheurs spécialistes du Pacifique et d’autres régions.

Présentation

Le Pacifique occupe une place importante dans l’histoire de l’anthropologie et des sciences sociales (Durkheim, Mauss, Bateson, Mead, Malinowski…), mais demeure nettement moins connu pour le rôle central qu’il a joué dans la mondialisation des échanges commerciaux, la formation des empires coloniaux et l’émergence des débats sur le postcolonial (et ce malgré les travaux de Sahlins ou Clifford). La « situation coloniale » (Balandier 1951) n’y a guère été appréhendée en tant que telle, et le renouveau historiographique sur la colonisation et les empires fait le plus souvent l’impasse sur le continent océanien. Cette région a pourtant été un lieu de confrontation des modèles impériaux européens, américain et asiatiques, et a elle joué un rôle majeur durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a ensuite connu une décolonisation tardive et inachevée, sous des formes institutionnelles très diverses : État associé, indépendance, territoire sous tutelle, reconnaissance des droits autochtones… Ce séminaire veut donc à la fois aborder des situations coloniales et postcoloniales océaniennes très importantes pour l’étude de la formation et du déclin des empires coloniaux, et intégrer ce continent aux débats historiographiques les plus récents.

Nous travaillerons à partir de textes classiques et contemporains, et inviterons des chercheurs travaillant sur ces problématiques, en Océanie ou ailleurs. Les séances du séminaire seront généralement organisées autour d’échanges entre chercheurs océanistes et non-océanistes, sous la forme d’un ou deux exposé(s) suivi(s) d’une discussion générale.

Organisateurs :

Alban Bensa, Directeur d’études à l’EHESS (IRIS)

Marie Salaün, Professeure à l’Université de Nantes (CREN)

Benoît Trépied, Chargé de recherche au CNRS (IRIS)

Eric Wittersheim, Maître de conférences à l’EHESS (IRIS)

Soutenance de thèse Verónica González-González « La pensée institutionnelle sur les peuples autochtones. Les cas de l’UNESCO et de la FAO (1945-2012) » 10 janvier 2014 à 14h

Verónica González-González soutiendra sa thèse de doctorat en sociologie intitulée :

 « La pensée institutionnelle sur les peuples autochtones. Les cas de l’UNESCO et de la FAO (1945-2012) »,

le vendredi 10 janvier 2014, à 14 heures, au Centre Censier (13, rue Santeuil, Paris 5ème), salle 410,

Devant un jury composé de :

  • BELLIER, Irène, Directrice de recherches au CNRS (directrice de thèse)
  • BENGOA, José, Professeur à l’Université Academia de Humanismo cristiano du Chili (rapporteur)
  • GROS, Christian, Professeur émérite, Université Paris III – Sorbonne Nouvelle, IHEAL (directeur de thèse)
  • MORIN, Françoise, Professeur émérite  à l’Université de Lyon II (rapporteur)
  • RECONDO, David, Chargé de recherches au CNRS
  • RODRÍGUEZ-PIÑERO ROYO, Luis, Professeur à l’Université de Séville

Résumé de la thèse

Les activités menées au sein de l’ONU, ainsi que de son prédécesseur, la Société des Nations, ont jouées un rôle fondamental dans la détermination de la position qu’occupent actuellement les “peuples autochtones” dans le champ politique international. En adoptant une approche constructiviste, l’auteure montre que le comportement des organisations internationales face aux peuples autochtones relève de processus anciens, qui sont désormais codifiés dans les “identités” de ces institutions. Elle explique en suite comment l’interaction entre un tel héritage et des conjonctures historiques et politiques particulières (le système colonial, la décolonisation et le scénario postcolonial contemporain) a généré ce qu’on appelle ici « lo indígena » : une “pensée institutionnelle sur les peuples autochtones”, définie comme un ensemble de catégories, de connaissances et de normes que ces organisations associent aux peuples autochtones, et qui déterminent leur relation institutionnelle avec eux.

A l’aide des outils méthodologiques et conceptuels propres à l’anthropologie politique et au droit international, l’auteure analyse dans une perspective historique l’évolution de la “pensée institutionnelle sur les peuples autochtones” au sein de l’UNESCO et de la FAO. Jusqu’aux années quatre-vingt-dix, ces organisations ont établi une relation avec les peuples autochtones qui reproduisait la domination exercée sur eux dans le cadre du système international westphalien. Cette recherche démontre que la relation institutionnelle entre ces agences spécialisées et les peuples autochtones change graduellement, sous l’influence du développement des “questions autochtones” au sein de l’ONU et notamment après l’adoption de la Déclaration des droits des peuples autochtones en 2007. Si les initiatives prises par les deux agences en réponse aux nouveaux contextes ne réfléchissent qu’un premier stade de transformation institutionnelle, elles ouvrent tout de même une fenêtre d’opportunités pour que les peuples autochtones jouent un rôle dans la construction de leur réalité et, par conséquent, dans la concrétisation de leurs aspirations politiques au niveau national et international.

Mots clés : peuples autochtones, ONU, UNESCO, FAO, OIT, organisations internationales

Contact : veronica.gonzalezgonzalez@etud.sorbonne-nouvelle.fr

Séance 3 du séminaire SOGIP : Vie et futur de la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail – le jeudi 9 janvier 2014

by

Sogip

La 3ème séance du séminaire de l’équipe SOGIP «Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones» coordonné par Irène Bellier et Laurent Lacroix, intitulée : Vie et futur de la Convention 169 de l’Organisation internationale du travail, aura lieu le jeudi 9 janvier 2014.

A l’EHESS-Salle 1, bât. Le France, 190-198 avenue de France 75013 Paris de 9h à 13h.

Attention : cette séance se déroulera exceptionnellement en salle 1.

Intervenants :

Luis Rodriguez Piñero (Universidad de Sevilla)
Jérémie Gilbert (University of East London)  – Le droit des peuples autochtones en Afrique centrale : Challenges et Perspectives comparées

Jennifer Hays(SOGIP-LAIOS) – « Tout ce que nous voulons, c’est d’être traités de manière égale. » L’Organisation International du Travail Convention 169 et les droits des autochtones en Namibie.

Présentation de la séance

Avec l’adoption de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, la Convention 169 est…

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Dossier sur les 20 ans du soulèvement zapatiste au Mexique

« Nous sommes en  territoire zapatiste, nous sommes au Chiapas, nous sommes au Mexique, nous sommes en Amérique latine, nous sommes sur la Terre. Et c’est le mois de décembre 2013, il fait froid comme il y a vingt ans, et comme en ce temps, une bannière nous abrite : celle de la rébellion. »

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La rébellion, patrimoine de l’humanité

L’Armée zapatiste de libération nationale (EZLN) vient de célébrer le vingtième anniversaire du soulèvement en armes du 1er janvier 1994 en manifestant son objectif de consolider l’autonomie des indiens et en appelant à la rébellion. Devant des milliers d’invités et de membres des communautés « bases d’appui », c’est la Sous-commandante Hortensia qui a lu un communiqué où elle a insisté sur la lutte pour l’autonomie et l’auto-gouvernement comme pratiques démocratiques. Par la bouche de la femme tsotsile, l’EZLN accusa le gouvernement fédéral de mener une « véritable guerre d’extermination » à son encontre, de vouloir lui reprendre les terres récupérées en 1994 en envoyant des dizaines de milliers de soldats qui occupent leurs territoires. Résister et gouverner sans aide de l’État ni des partis politiques, telles ont été les deux consignes lancées par la Commandante au nom de la direction de l’EZLN, et destinées en grande partie aux générations futures. L’organisation, la résistance, la rébellion, maniées avec vérité, justice et raison, restent les principales armes de l’EZLN : « il est temps de consolider et globaliser la résistance et la rébellion ».

Discours de la Sous-commandante Hortensia dans le Caracol d’Oventik (en espagnol):

Cette célébration s’est réalisée dans le Caracol d’Oventik avec des milliers de jeunes venus de plusieurs États du Mexique et d’autres pays, venus assister aux « petites écoles zapatistes ». La presse ne fut pas conviée, comme l’avait annoncé le sous-commandant Moisés dans un communiqué publié le 19 décembre.

Retour sur le 1er janvier 1994

– Audio original de la Première déclaration de la forêt lacandone du 1er janvier 1994 (en espagnol) :

– Entretien inédit (en espagnol) du Sous-commandant Marcos réalisé par Gloria Muñoz Ramirez dans la communauté tseltale de Pedro Payacal. Les questions-réponses portent sur l’origine de l’EZLN,  la stratégie du soulèvement de la guerre en 1994. Enregistrement de mars 1994, publié en décembre 2013 :

Entretien inédit avec le Sous-commandant Marcos

Deuxième partie de l’entretien

Troisième partie de l’entretien

marcos 1994 raul ortega

Quelques communiqués préalables au 1er janvier 2014: (traductions en français issues du site La voie du jaguar)

en espagnol : Cuando los muertos callan en voz alta (Rebobinar 1)   et en français : Quand les morts se taisent à haute voix

en espagnol : Rebobinar 2 : De la muerte y otras coartadas et en français : Rembobiner 2 : De la mort et autres alibis

en espagnol : Rebobinar 3 et en français : Rembobiner 3

Retour sur la marche silencieuse des 40 000 indiens le 21 décembre 2012, date de la « fin du monde » le 13 Baktun selon le calendrier maya, et début d’une nouvelle ère de la lutte zapatiste:

Après six années de silence, tout « recommença » le 21 décembre 2012 où, pendant une dizaine d’heures, des milliers d’indiens masqués défilèrent dans un silence solennel, de manière ordonnée et pacifique, dans les rues d’Ocosingo, Las Margaritas, Palenque, Altamirano et San Cristobal de las Casas :

Au même moment, le Comité Clandestin Révolutionnaire Indigène (CCRI) et le Commandement Général de l’Armée zapatiste de libération nationale (CG-EZLN) publièrent un communiqué aussi incisif qu’énigmatique, adressé « aux personnes concernées »:

« Vous avez entendu? C’est le bruit de votre monde qui s’écroule. C’est le son du nôtre qui resurgit. Le jour qui a été le jour, était nuit. Et nuit sera le jour qui sera le jour. »

Ce communiqué a été un pied-de-nez à tous ceux qui pensaient que l’organisation zapatiste s’essoufflait, mais aussi à l’histoire qui annonçait la fin du monde dans la prophétie maya. Les zapatistes, par cette marche silencieuse, suscitèrent non seulement la surprise totale, mais annoncèrent en silence la préparation d’une nouvelle étape de leur processus de lutte.

Les petites écoles zapatistes (traductions en français issues des blogs « La voie du jaguar » et « Le serpent à plumes »).

Suite à cette mobilisation massive de la fin du mois de décembre 2012, le Sous-commandant Insurgé (SCI) Marcos diffusa au premier semestre 2013 une série de communiqués appelés « Eux et nous » :  I ; II ; III ; IV ; V ; VI ; VII

Il s’est agi d’un appel à constituer un réseau global des luttes, qui s’appellerait « la Sexta », en référence à la sixième Déclaration de la forêt lacandone qui avait marqué le début de l’Autre Campagne en 2006.

Ecole zapatiste de la liberté (photo Promedios Mexique)

Bien que le processus d’autonomie des zapatistes soit en marche depuis des années, ces nouvelles déclarations constituent de nouvelles initiatives adressées à la société civile nationale et internationale. Elles représentent également une présentation de soi auto-critique, dressant un bilan des « bons gouvernements » zapatistes, et rendant public le processus de construction collective de l’alternative des indiens rebelles. Ceux-ci affirment et affichent leurs expériences qui se détachent d’un modèle à suivre mais se construisent en cheminant. L’initiative des « petites écoles zapatistes » fut lancée dès le mois d’août 2013, et la première petite école eut lieu au Chiapas, avec la participation de plus de 1500 personnes. En décembre, les familles zapatistes renouvelèrent leur invitation aux visiteurs pour partager leur quotidien pendant une semaine et l’on compta près de 5000 participants venus apprendre des zapatistes.

Les petites écoles zapatistes I ; II ; III ; IV ; V ; VI ; VII ; VIII ; IX ; X ; XI

Série de communiqués appelés « Votán » publiés en juillet 2013 et qui complètent les communiqués sur les petites écoles zapatistes: Votán IIIIII ; IV

Ces « petites écoles » furent l’occasion de dresser un bilan de leur autonomie et leur auto-gouvernement, tout en reconnaissant leurs difficultés, leurs lacunes et leurs erreurs : « Nous avons commis des erreurs… de graves erreurs », Nicolas, milicien de l’EZLN (en espagnol).

Les projets autonomes zapatistes : une lutte quotidienne

Voici un reportage réalisé par des jeunes femmes et hommes zapatistes qui racontent leurs expériences d’autonomie dans la santé, l’éducation, la justice, l’agriculture, la radio communautaire, les coopératives d’artisanat, les productions de café, de maïs, l’élevage, l’organisation politique et économique. On y voit des jeunes, des anciens, des autorités, hommes et femmes des cinq Caracoles et des 29 municipalités autonomes zapatistes, qui racontent chacun depuis leur communauté ou municipalité le fonctionnement de leurs projets autonomes. On y trouvera un bilan réalisé par les zapatistes dans un effort pour chiffrer et nommer les avancées mais aussi les limites de ce processus politique.

Les 20 ans de l’EZLN dans la presse

Voici quelques liens publiés dans la presse nationale (en espagnol) et qui résument les différentes étapes de l’organisation zapatiste, les négociations et les ruptures avec le gouvernement, les grandes initiatives :

Resumen 20 años EZLN Aristegui Noticias

Photographies de journalistes ayant suivi l’organisation zapatiste depuis le 1er janvier 1994

Generaciones armadas 20 años representativas delos 20 años del movimiento zapatista

20 años de la insurrecion zapatista. Los dias de la guerra – Desinformemonos

Dossier Proceso-n°1939 – 20 años EZLN – Marcos y el CISEN

Analyse de Jérôme Baschet dans un entretien paru dans Demain Le Monde n°23 janvier-février 2014 : dlm_dossier sur 20 ans EZLN

Entretien des deux journalistes de El Tiempo, Gaspar Morquecho et Concepcion Villafuerte qui racontent le 1er janvier 1994 : A 20 años del levantamiento zapatista – Vice

Luis Hernandez Navarro, Zapatismo, veinte años después ; Zapatismo, la riqueza de la dignidad

Analyse sur la manière dont la Secretaria de Gobernacion a « géré » le conflit armé au Chiapas : 20 años EZLN Documentos secretos de Gobernacion

Voici un dossier constitué lors du centenaire de la Révolution mexicaine par la Chaire Nycole Turmel à la UQAM. On y trouvera de nombreux articles et analyses de 2010:

Dossier sur l’EZLN  : La construction de l’autonomie et la création de nouveaux imaginaires

Pour en savoir plus sur les savoirs alternatifs au Chiapas

Pour ceux qui s’intéressent aux savoirs alternatifs et « décolonisants », il existe depuis 2004 un Séminaire Immanuel Wallerstein à San Cristobal de las Casas, organisé à l’Université de la terre-CIDECI. Dans ce cadre, eut lieu peu après le décès soudain d’André Aubry le « Premier Colloque Internationale in Memoriam Andrés Aubry » en décembre 2007. Il convoqua une série d’intellectuels engagés dans plusieurs parties du monde. Pour écouter et voir l’intégralité des présentations de ce colloque, cliquer ici : Coloquio internacional André Aubry

D’autres réunions eurent lieu les années suivantes. En décembre 2008, le Festival de la Digne Rage se tint à nouveau à San Cristobal de las Casas, puis en 2009, 2011 et 2012, eurent lieu les premiers Séminaires Internationaux de réflexion et d’analyse Planète Terre Mouvements Anti-systémiques.

Ces rencontres cherchent autant à réfléchir à l’expérience zapatiste depuis la vie quotidienne des communautés qu’à réfléchir au rôle des chercheurs dans la transformation de la société, prenant à contre courant l’histoire et la science, en vue de décoloniser le savoir et faire de la recherche un espace de collaboration avec les mouvements d’émancipation comme l’est l’organisation zapatiste.

La nouvelle initiative de Loi Indigène :

Sur la nouvelle initiative de Loi Indienne – Boca de Polen

Journée FABRIQ’AM (ANR) La Fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui – 9 décembre 2013 Paris EHESS

Fabriqu'am
Projet FABRIQ’AM (ANR)

La Fabrique des « patrimoines » : Mémoires, savoirs et politiques en Amérique indienne aujourd’hui

*** Les termes de la patrimonialisation ***
Journée FABRIQ’AM
coordonnée par Anath Ariel de Vidas (CNRS-Mondes Américains) et Marie Chosson (EREA-LESC)

Lundi 9 décembre 2013, de 10h à 17h,
EHESS, Bâtiment France, Salle du conseil B
190, avenue de France, Paris 13e

Cette journée FABRIQ’AM sur les termes de la patrimonialisation se propose d’interroger les notions, concepts, mots et formules qui alimentent les processus de patrimonialisation au sein des sociétés amérindiennes que nous étudions. Quel est le vocabulaire élaboré dans ces processus ? Dans quels contextes sont employés tels ou tels termes  ? À qui sont-ils destinés  ? D’où proviennent-ils  ? Quelles sont leurs trajectoires ? Quelles relations entretiennent-ils avec les termes vernaculaires qui les ont précédés ? Quels types de temporalité véhiculent-ils  ?

La contextualisation sociale et historique de l’usage de ces termes permettra sans doute de déterminer le régime de savoir qui le soutient à un moment et un lieu donné, toujours sujet à la rétroalimentation tout comme à la fixation.

Cette approche contextualisée et comparatiste tentera de suivre les glissements sémantiques vers le métalangage de la patrimonialisation en s’attachant aux pratiques, aux acteurs et aux interlocuteurs engagés dans la mise en œuvre des ces processus. Elle essaiera de saisir le jeu des référents et des sens mis en relation à l’action et à leurs effets sociaux.

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Prochain séminaire SOGIP « Perspectives sur les droits des peuples autochtones » – 12 décembre EHESS Paris, bât. France

Nous avons le plaisir de vous inviter à la 2ème séance du séminaire

« Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones » de l’équipe SOGIP

le 12 décembre 2013 : La consultation et la problématique du consentement (Philippines, Bolivie, Pérou)

En salle du conseil A, R-1, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 Paris de 9h à 13h.

Cette séance examinera les différentes manières dont s’organise la consultation des communautés locales et peuples autochtones, en s’attachant à la problématique de l’avant – au stade de la définition des procédures par l’Etat qui les met en place – et de l’après – en suivant les effets de l’opération « consultation » dans le système régional et national. À partir de données de terrain, nous nous poserons la question de savoir si « la consultation » est organisée aux seules fins d’obtenir le consentement – ce qui ouvre une interrogation sur les conditions de possibilités des peuples consultés de s’opposer, soit au processus, soit à l’objet de la consultation. Nous réfléchirons aussi au rôle que jouent la mobilisation des peuples autochtones – et la représentation de leurs cultures et identités  – dans les stratégies d’autres acteurs, concurrents ou collaborateurs sur le terrain.

·      Cathal  Doyle (Middlesex University Business School) – Making Free Prior and Informed Consent a reality: Indigenous Peoples and the Extractive Sector

The talk will address a year-long research project aimed at elaborating a shared rights-based understanding upon which the requirement for FPIC can be operationalized. The research adopted a four-fold approach towards achieving this objective. The first component was to synthesize the international normative framework of indigenous peoples’ rights underpinning the requirement for State and corporate actors to obtain FPIC. The second sought to provide an overview of indigenous perspectives on the consent requirement, drawing from interviews with representatives of mining impacted indigenous communities and individuals involved in the transnational indigenous peoples’ movement. The third component explored, through a series of interviews with individuals responsible for formulating and operationalizing corporate policy, the evolving perspectives on FPIC of four of the world leading mining companies as well as the industry body representing many of the major players in the sector. The fourth component consisted of contextualizing these perspectives by producing, in collaboration with the companies and impacted indigenous communities, a range of concrete case studies in which FPIC constituted a central element of the indigenous / corporate engagement. Based on these four components a series of areas for further discussion between the industry and indigenous peoples were identified and a set of principled recommendations proposed.

·      Irène Bellier (LAIOS-IIAC/SOGIP) – La « consultation » : produit ou moteur d’une transformation de la relation des Maihuna  au gouvernement régional et national ?

Premier peuple autochtone du Pérou à être consulté, les Maihuna (environ 500 personnes) ont approuvé, en 2013, la création d’une aire de conservation régionale limitrophe des territoires qui leur ont été légalement reconnus, et qui porte leur nom : ACR Maijuna. Nous reviendrons brièvement sur les cadres juridiques, les principes politiques et les modalités qui ont organisé cette consultation, pour nous attarder sur la manière dont les Maihuna répondent à un outil (la consultation) et s’approprient l’espace (ACR) mis en place par des acteurs plus conservationnistes et développementalistes que connaisseurs des droits des peuples autochtones. Le retour sur le terrain, 25 ans après y avoir réalisé mes recherches doctorales, permet de comprendre comment est mobilisée la logique des droits collectifs aujourd’hui, et d’identifier les enjeux contemporains de l’usage des ressources locales dans une région frontalière avec la Colombie, où les projets économiques d’infrastructures sont d’abord destinés aux élites du commerce (international).

·      Laurent Lacroix (SOGIP-LAIOS) – Bolivie : la consultation en débat

Le conflit qui perdure depuis 2011 entre les principales organisations autochtones et l’État plurinational de Bolivie autour d’un projet autoroutier devant traverser le Territoire Indigène et Parc National Isiboro Securé (TIPNIS) a engagé un large débat sur le sens et les modalités d’application du droit à la consultation et au consentement en Bolivie. Une loi spécifique y est actuellement en discussion et fait d’ores et déjà l’objet de nombreuses critiques de la part des organisations autochtones qui menacent de s’opposer à son application si leurs propositions ne sont pas prises en considération dans l’élaboration de la nouvelle législation. Par ailleurs, les conflits locaux liés à des procédures consultatives se multiplient un peu partout dans le pays. À la suite d’une première réflexion exposée l’an passé dans ce séminaire sur les modalités d’application du droit à la consultation et au consentement des peuples autochtones en Bolivie, j’interrogerai cette année la pertinence, l’opportunité politique et la possibilité concrète d’appliquer ce droit, en questionnant la relation qui lie les principes de consultation, de consentement et de coopération entre lesquels  la Déclaration des Nations Unies tisse des liens.

Programme 2013-2014 Séminaire « Anthropologie des sociétés post-esclavagistes. Etudes comparées à partir de la Caraïbe et des Amériques Noires »

Anthropologie des sociétés post-esclavagistes. Études comparées à partir de la Caraïbe et des Amériques Noires. Année 2013-2014

EHESS, Ave France, Paris 75013, Le troisième lundi du mois de 9 à 13 heures. Salle 1.

Un séminaire CERMA – URMIS – Centre Norbert Elias – CIRESC

(Coord. Jean-Luc Bonniol, Odile Hoffmann, Marie-José Jolivet, Anne-Marie Losonczy).

Informations : urmis@univ-paris-diderot.fr

25 nov 2013

Richard Wilk. Consequences  of  Slavery  ?  Food  and  Labor  in  Belize (Conférence en anglais).

Aline Helg. Résistance et révolte des esclaves des Amériques: réflexion sur les stratégies de libération avant l’abolitionnisme.

16 décembre 2013 (exceptionnellement à 10 heures)

Corinne Fortier. Haratin de la société maure de Mauritanie : genre, statuts, ressources.

20 janvier 2014

Gaetano Ciarcia. Le  passé  de  l’esclavage  en  héritage  culturel  au  Bénin. Réflexions sur une mémoire promise (Réflexion autour d’un film).

Anne Doquet. Traditions  et  « décolonisation  culturelle »  au  Mali : démocratie,  diplomatie,  décentralisation  et  droits  de  l’Homme  avant l’heure.

17 février 2014

Anne-Marie Losonczy. Résistance  ou  recomposition ?  Emergence  de nouvelles territorialités indigènes en contexte urbain (Colombie).

Odile Hoffmann. Territorialités en concurrence, identités mouvantes : afro, indiens et paysans en Colombie.

17 mars 2014

Marcel Dorigny. Frédéric Régent. Figures  de  la  soumission  et  de  la  résistance  dans  les interrogatoires d’esclaves lors des procès.

19 mai 2014

Marie-José Jolivet. La conversion  aux cultes  protestants chez les marrons de  Guyane  ou  l’ambivalence  du  religieux  en  matière  de  résistance  et  de soumission.

Kali Argyriadis. Catholiques, apostoliques et non-sataniques. Le culte à la Santa Muerte à Veracruz (Mexique)

16 juin 2014

Dominique Rogers.

Capucine Boidin. Les  mots  guarani  de  la  vassalité  et  de  l’esclavage  à l’époque coloniale (1752-1813).

Prochain séminaire « Situations coloniales et postcoloniales: vues du Pacifique et d’ailleurs » – 3 décembre 15h-17h EHESS Paris

Nous sommes heureux de vous convier à la séance 5 du séminaire « Situations coloniales et postcoloniales : vues du Pacifique et d’ailleurs », le mardi 3 décembre (15h-17h, salle 2, 105 bd Raspail, 75006 Paris), consacrée au thème « Mémoires indigènes, mémoires postcoloniales« .

Deux interventions sont programmées pour cette séance :

Thomas Grillot (CNRS, CENA) : La mémoire de la violence, un fondement de l’ordre colonial. L’exemple des Sioux (Etats-Unis).

 – Alban Bensa (EHESS, IRIS) : Ancêtres et/ou héros. Autour d’une stèle à la mémoire de Noël Pwatiba, guerrier kanak de 1917.

Asesinan a un Médico Tradicional en Jambaló – Cauca – Colombia

Asesinan a un Médico Tradicional en Jambaló – Cauca

En horas de la mañana del día viernes 15 de noviembre del 2013, el The´Wala (Médico Tradicional), MIGUEL ÁNGEL CONDA de 45 años se disponía a trabajar en su tierra, cortando las pencas de cabuya como suele hacer un comunero indígena, para buscar recursos económicos para el sustento de su familia. Eran las 10:20 de la mañana, se escucharon tres tiros de fusil y eso alerto a la comunidad de la vereda Altamira Bateas del Resguardo de Jambaló – Cauca.
La comunidad acudió de manera inmediata al lugar de los hechos, cuando llegaron, vieron al comunero indígena, MIGUEL ANGEL CONDA, tirado en su parcela con tres impactos de fusil en su cuerpo. Una de las comuneras de esta vereda dijo que había escuchado los tres tiros pero que ella pensó que solamente eran algunos cazadores pero al acudir al lugar de los hechos vio que habían asesinado a The` Wala. El Médico Tradicional deja varios huérfanos en la familia.
El levantamiento del cuerpo sin vida del comunero se llevó a cabo a eso de las 2:00 de la tarde, por el inspector del municipio de Jambaló, con el acompañamiento de la comunidad y de la guardia indígena del resguardo.
La comunidad dijo que este comunero era colaborador activo en su vereda y que participaba en los trabajos comunitarios, asambleas, reuniones tanto en la vereda y como en el resguardo. Además curaba a las personas que padecían de enfermedad, nos relató el hijo MARDEN CONDA con la vos entre cortada, también nos dijo que: “Hoy mataron a mi padre pero el espíritu de mi padre seguirá acompañando, él no tenía ningún problema, con nadie solamente se dedicaba al trabajo, la familia y la comunidad”.
Marden hace un llamado a la comunidad jambalueña, para que ayuden con el revuelto (maíz, papa, yuca, plátano, arracacha entre otros productos) o con cualquier cosa, ya que MIGUEL ANGEL CONDA ayudó mucho a la comunidad, trabajó varios años en el grupo comunitario y en la junta de acción comunal de la vereda Bateas. Según el hijo nos comentó que el finado ya estaba amenazado hace seis años pero él no creía que lo iban a asesinar de esta forma. “Esperamos que nos colaboren con el sepelio” dijo su hijo.
Igualmente el presidente del grupo comunitario de la vereda Altamira Bateas, Efraín Cuetia, dijo que él no sabía de lo que había pasado pero a las 11:00 de la mañana se dio cuenta del asesinato porque escuchó la emisora comunitaria “Voces de nuestra tierra”. “No sabemos por qué nos asesinaron de esta forma, el Médico Tradicional venía acompañando en los trabajos comunitarios, inclusive también teníamos con él un grupo de trabajo pequeño denominado Grupos de Amistad, trabajábamos con el finado, solamente les invito a la comunidad para que nos solidaricemos con esta familia que hoy se encuentra de luto”, expresó el presidente de la junta de acción comunal de Bateas.
El sábado 16 de noviembre el cuerpo sin vida del The´ Wala, será llevado a la morgue de Jambaló para hacer la respectiva necropsia y su cuerpo será devuelto a la Madre Tierra el día domingo 17 de noviembre del 2013.
Denunciamos el asesinato del nuestro The´ Wala, Médico Tradicional y recalcamos que no estamos de acuerdo con todas las formas de terror y guerra y que siempre defenderemos la vida, el territorio y la Madre Tierra. Exigimos nuestros territorios libres de los grupos armados.
Programa de comunicación 
Voces de nuestra tierra – Jambaló – Cauca – Colombia

Festival VISEUR Semaine du cinéma documentaire mexicain – 27 novembre – 3 décembre – Cinéma Action Christine

Viseur est le premier festival de cinéma documentaire contemporain mexicain en France. L’objectif du festival est de rapprocher le public français, latino-américain, les résidents mexicains en France et le public hispanophile, au talent des réalisateurs et des histoires uniques qu’ils ont suivi.

Déjà en 2012, l’IMCINE (Institut Mexicain de la Cinématographie) a participé à la production et coproduction de 77 longs métrages de fictions et 38 documentaires réalisés au Mexique, sans compter les productions indépendantes. Aujourd’hui, les noms de prestigieux cinéastes mexicains tels que Reygadas, Iñarritu, Cuarón ou Escalante, sont reconnus dans le monde entier. La richesse du cinéma documentaire mexicain mérite à son tour d’être partagée!

L’association Films d’Altérité, en collaboration avec MéxicoDOCS, et DOCSDF, présente pendant la semaine du 27 novembre au 3 décembre, une sélection de 7 documentaires inédits et non distribués dans le circuit commercial français, parmi lesquels 5 ont été réalisés par des cinéastes mexicaines.

Venez découvrir le cinéma documentaire mexicain à Paris!

Cinéma Action Christine
4 rue Christine,75006 Paris.
Métro. Saint Michel
Plein Tarif: 5 euros
Tarif Réduit: 3 euros

Les films présentés:
(Tous les films sont en Version Originale sous-titrés en français)

Mercredi 27 novembre 
20H30 

Canícula de José Álvarez / 2012 / Mexique / 65′ 
Dans un petit coin de la forêt

de Veracruz, l’argile prend
vie et la sagesse prend son vol. Canícula dépeint les
histoires d’un groupe de potiers indigènes Totonacas 
et d’une école de voladores du  Zapotal à Santa Cruz,
où les enfants en étant
suspendus dans l’air pour
maintenir l’équilibre universel poursuivent le rituel ancestral.

Dimanche 1 décembre
20H30

Palabras mágicas. Para romper un 

encantamiento de Mercedes Moncada / 2012 / Mexique, Nicaragua, Guatemala
 / 83′ 
Le lac de Xolotlan au Nicaragua est une métaphore de l’échec
de la révolution sandiniste. Là se déversent
aujourd’hui tous les
déchets de la ville.
Là aussi sont versées les cendres du leader révolutionnaire Sandino.  Ce film est la vision émotionnelle de la réalisatrice sur la
révolution
Nicaraguayenne.

Jeudi 28 novembre 20H30

La revolución 

de los alcatraces 
de Luciana Kaplan / 2012 / Mexique / 93’
Eufrosina Cruz Mendoza
est originaire de Santa María Quiegolani, un
village indigène de l’Etat de Oaxaca, au Mexique. Lorsqu’on lui refuse le
droit de devenir maire
de son village, sous
prétexte qu’elle est une femme, Eufrosina
commence une lutte pour l’égalité des sexes dans les communautés indigènes, remettant en question les traditions et défiant les caciques de la région.

Lundi 2 décembre 20H30

El árbol olvidado  de Luis Rincón / 2009 / Mexique / 80’
Il’y a 50 ans, Luis Buñel réalisé Los Olvidados dans un quartier pauvre de Mexico. Sur le lieu même

de tournage, 50 ans plus tard les habitants continuent à vivre dans les mêmes conditions de pauvreté extrême. Juan, Gaby,
Noemi et Ivonne luttent
pour s’en sortir. Mais comment échapper à ce destin tragique ?

Vendredi 29 novembre 20H30

Los otros californios 

de César Talamantes / 2010 / Mexique / 90’ 
Dans l’immensité du désert de la Basse Californie au Mexique, les autres californiens travaillent dans leurs champs et nous font partager leur quotidien, loin de la modernité du monde et de son rythme effréné. Des vies apparemment simples où la volonté
et la force de ces hommes et femmes sont enregistrées par
le réalisateur avec une profonde poésie.

Mardi 3 décembre 20H30

El General de Natalia Almada / 2010 / Mexique-Etats-Unis / 83’
Le présent et le passé se mêlent lorsque la cinéaste Natalia Almada donne vie à des enregistrements sonores sur son arrière-grand-père, Plutarco Elias Calles,

un général révolutionnaire qui devint président du Mexique en 1924. Connu pour son mandat autoritaire, il incarne, avec sa vie légendaire, à la fois
les promesses et les trahisons de l’Histoire poignante du Mexique. Le temps s’efface dans ce fascinant portrait d’une famille et un
pays qui vivent à l’ombre du passé.

Journée d’étude à l’EHESS avec Pablo Mamani (21 novembre)

by

Mondes Américains (UMR 8168) avec le concours de l’IHEAL – Sorbonne Nouvelle Paris 3 nous invite à la Journée d’étude Axe 6 « Régimes d’historicité, politiques de la mémoire et identités ethniques et nationales dans les Amériques, XVIe-XXI siècles », Organisée par Guillaume Boccara, Gilles Rivière et Gilles Havard.

 Jeudi 21 novembre 2013, 9h30-17h

 9h30 -12h30     Salle 4, 105 Bd Raspail

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Gilles Havard – CENA: Les transformations de l’historicité arikara (Dakota du Nord)

Francis Ferrié – Centre EREA, LESC, Paris X-Nanterre/ CAS, St Andrews : Le hiatus mémoriel comparé des deux peuples indigènes leco (piémont bolivien)

Gilles Rivière – CERMA : ¿ De las comunidades al suyu ? Mitos, historias y memorias en las comunidades de Carangas (Bolivia)

Pablo Mamani Ramírez – Universidad de El Alto (UPEA), Bolivie,  Responsable de Revista Willka / Membre de la Comisión Política de CONAMAQAwatiris y política del ayllu en Jach’a Karangas

14h30-17h – Salle 2, 105 Bd Raspail

 Kyra Grieco (Cerma) et Carmen Salazar-Soler (Cerma): Se souvenir d’une histoire ou éviter que l’histoire ne se répète. Régimes d’historicité et conflits miniers socio-environnementaux dans le Pérou andin

 Michael Barbut – Doctorant en Science politique, Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP), Paris1 : De l’histoire incorporée à l’histoire mobilisée. Histoire(s) et mobilisations mapuche pour la terre et le territoire

 Marie-Laure Guilland – IHEAL-Paris 3: La réappropriation de vestiges préhispaniques par des communautés indigènes de trois régions de Colombie

 PARO CONTRA PROYECTO MINERO EN CAJAMARCA

Prochain séminaire SOGIP/LAIOS : « Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones » – 14 novembre 9-13h EHESS Paris

L’équipe SOGIP (LAIOS-IIAC, EHESS-ERC) a le plaisir de vous inviter à participer au séminaire

« Perspectives comparatives sur les droits des peuples autochtones » 

de 9 h à 13 h en salle du conseil A, R-1, bât. Le France, 190-198 av de France 75013 

14 novembre 2013 

Face à la bureaucratie et à l’État (Australie, Venezuela, Nouvelle-Calédonie)

Rowena Dickins Morrison (LAIOS-SOGIP, EHESS)– Le Sénat coutumier de Nouvelle-Calédonie : enjeux politiques et articulations discursives autour de l’institutionnalisation de l’« identité kanak » et de la coutume

Un des résultats de l’Accord de Nouméa de 1998 fut la transformation du Conseil coutumier de la Nouvelle-Calédonie en Sénat coutumier, doté d’importantes prérogatives (administrative, consultative, propositionnelle, législative) en matière d’identité kanak. Cependant, le Sénat coutumier se plaint depuis sa création d’une marginalisation systémique de la part des autres institutions politiques du pays. Alors que ses membres et ses partisans présentent le Sénat comme le représentant légitime, non seulement du monde coutumier Kanak, mais aussi du peuple Kanak dans son ensemble, d’autres parties mettent en cause sa légitimité politique. L’exclusion apparente des femmes comme membres du Sénat, ainsi que la possibilité de passer à l’élection comme mode de désignation des « sénateurs », ont été des points de friction importants. Cependant, le rapport final du Mécanisme d’experts sur les droits des peuples autochtones (MEDPA) du Conseil des droits de l’homme de l’ONU (CDH) «sur le droit de participer à la prise de décisions »(2011) désigne le Sénat coutumier comme un exemple de « bonne pratique ». De même, le rapport sur la Nouvelle-Calédonie, du Rapporteur spécial sur les droits des peuples autochtones (2011) souligne la place du Sénat comme institution contribuant à la réalisation du droit du peuple kanak à l’auto-détermination, recommande que soient accordés des fonds plus importants au Sénat et que lui soit reconnue une influence plus conséquente, voire une autorité prépondérante, sur la prise de décision dans les domaines concernant le peuple kanak. Ce work-in-progress retracera la généalogie du Sénat coutumier et explorera les questions politiques relatives à ses fonctions et à sa légitimité, à travers une analyse des discours produits sur l’« identité kanak », la coutume et son institutionnalisation dans, et par, le Sénat coutumier. La présentation discutera  plusieurs questions relatives au travail actuel du Sénat coutumier sur le pluralisme juridique et le projet d’écrire, donc d’institutionnaliser davantage, le « droit coutumier » kanak. Quelles sont les questions que ce projet soulève en termes des processus transversaux politiques et juridiques qui traverse le champ néo-calédonien aujourd’hui ? Quelles peuvent être les implications sociopolitiques de ces processus et de la montée du pluralisme juridique sur le projet pluriethnique de « destin commun » porté par l’Accord de Nouméa ?

Olivier Allard (Université de Picardie ; EREA/LESC) – La bureaucratie comme instrument de contrôle et comme technique d’action : l’appropriation des documents par les Amérindiens.

Dans les basses-terres d’Amérique du Sud, le développement des organisations autochtones est inégal et le poids des Amérindiens dans les institutions étatiques est limité, mais l’action de la bureaucratie se fait sentir à travers la documentation officielle (« les documents »)– et celle-ci paraît aujourd’hui incontournable. Les documents administratifs matérialisent la présence de l’État dans l’espace villageois et ils ont longtemps représenté une manière de contrôler les populations autochtones, ou inversement de les exclure. Cependant les Amérindiens peuvent se les approprier, et rédiger leurs propres documents à destination d’institutions administratives et /ou para-publiques, voire les utiliser « en interne ». Types d’écrit particulier, les documents administratifs constituent une technique d’action sur autrui, un moyen dont les fins ne sont pas prédéfinies. À partir de mon propre travail avec les Warao du Venezuela, et des recherches de plusieurs anthropologues dans d’autres pays d’Amérique du Sud, j’essaierai de mettre en évidence les caractéristiques des documents qui fondent leur appropriation par les Amérindiens comme moyen d’(inter-)action efficace. J’évoquerai enfin les conséquences de cette appropriation pour l’attitude, faite de doute et d’assertion, qu’ils adoptent aujourd’hui face aux non-autochtones, et notamment aux représentants d’institutions étatiques de quelque niveau que ce soit.

Elodie Fache (CREDO) – La gestion autochtone des ressources naturelles, support d’une bureaucratisation multiforme. Le cas du système des rangers en Australie du Nord.

Depuis les années 1990, des emplois d’éco-gardes ou « rangers » aborigènes ont été créés dans de nombreuses communautés d’Australie du Nord. Ils sont issus de la rencontre entre initiatives locales, politiques de l’État australien, contexte international et activisme promouvant l’auto-détermination aborigène. Ce dispositif a impliqué de nouvelles formes d’organisation de la gestion des ressources naturelles donnant, en principe, un rôle prépondérant aux communautés autochtones, tout en les maintenant sous le contrôle de l’État australien qui finance des programmes combinant des objectifs de conservation environnementale et de développement économique. Basée sur une ethnographie multi-niveaux et une analyse critique, la présentation montrera que ces nouvelles formes d’organisation de la gestion des ressources naturelles reposent sur un processus de bureaucratisation multiforme. Explorer ce processus tel qu’il se traduit dans le quotidien des éco-gardes ou rangers aborigènes nous amènera à discuter les ambivalences et les négociations complexes induites par l’articulation continue entre logiques sociales préexistantes et logiques bureaucratiques imposées par l’État australien et/ou orchestrées par divers acteurs et institutions exogènes. Face à ces logiques divergentes, les rangers apparaissent à la fois comme des représentants et des résistants.

VOUS TROUVEREZ LE PROGRAMME COMPLET ICI: Programme_Seminaire SOGIP 2013-14

Journée d’études Mondes Américains : « Régimes d’historicité, politiques de la mémoire et identités ethniques et nationales dans les Amériques, XVI-XXIe sècles » – 21 novembre 2013, EHESS Paris

Mondes Américains (UMR 8168)

avec le concours de l’IHEAL – Sorbonne Nouvelle Paris 3

Journée d’étude Axe 6 « Régimes d’historicité, politiques de la mémoire et identités ethniques et nationales dans les Amériques, XVIe-XXI siècles »

Organisée par Guillaume Boccara, Gilles Rivière et Gilles Havard

Jeudi 21 novembre 2013, 9h30-17h

9h30 -12h30

Salle 4, 105 Bd Raspail

Gilles Havard

CENA

Les transformations de l‘historicité arikara (Dakota du Nord)

Francis Ferrié

Centre EREA, LESC, Paris X-Nanterre/ CAS, St Andrews

Le hiatus mémoriel comparé des deux peuples indigènes leco (piémont bolivien)

Gilles Rivière

CERMA

¿ De las comunidades al suyu ? Mitos, historias y memorias en las comunidades de Carangas (Bolivia)

Pablo Mamani Ramírez

Universidad de El Alto (UPEA), Bolivie

Responsable de Revista Willka

Membre de la Comisión Política de CONAMAQ

Awatiris y política del ayllu en Jach’a Karangas

14h30-17h

Salle 2, 105 Bd Raspail

Kyra Grieco (Cerma) et Carmen Salazar-Soler (Cerma)

Se souvenir d’une histoire ou éviter que l’histoire ne se répète.

Régimes d’historicité et conflits miniers socio-environnementaux

dans le Pérou andin

Michael Barbut

Doctorant en Science politique, Centre Européen de Sociologie et de Science Politique (CESSP), Paris1

De l’histoire incorporée à l’histoire mobilisée.

Histoire(s) et mobilisations mapuche pour la terre et le territoire

Marie-Laure Guilland

IHEAL-Paris 3

La réappropriation de vestiges préhispaniques par des communautés indigènes de trois régions de Colombie

Publication Monde Autochtone 2013

Si vous avez des difficultées pour ouvrir cette lettre, cliquez ici.

Le GITPA Groupe International de Travail pour les Peuples Autochtones,
Membre institutionnel de l’International Work Group for Indigenous Affairs (IWGIA)
vous communique le rapport :

Monde Autochone 2013

Le rapport annuel « Monde Autochtone » présente une revue des évènements marquants de l’année 2012 sur la situation des peuples autochtones et de leurs droits. Une soixantaine de représentants autochtones, d’universitaires et de chercheurs non-autochtones ont participés à cette publication.
Ce rapport est une source d’information essentielle et un outil de travail pour tous ceux qui souhaitent être informés sur l’état actuel de la situation des peuples autochtones dans le monde.
Le « Monde autochtone » est la traduction par le GITPA des rapports annuels d’IWGIA en anglais (Indigenous World) et en espagnol (El Mundo Indigena) présentés par IWGIA au cours de l’Instance Permanente sur les Questions Autochtones 2013 au siège des Nations unies à New York du 20 au 31 mai 2013.


Éditorial du rapport
Liste des traducteurs du réseau des experts du GITPA et des bénévoles

PROCESSUS INTERNATIONAUX

Système interamericain de défense
des droits de l’homme

Association des États du sud est asiatique
Sommet RIO +20

RAPPORT PAR PAYS

NORD CIRCUMPOLAIRE

Groenland
Russie
Régions inuit du Canada

AMERIQUE DU NORD

Canada
États – unis

MEXIQUE et AMÉRIQUE CENTRALE

Mexique
Guatemala
Costa-Rica
Nicaragua

AMERIQUE DU SUD

Suriname
Colombie
Equateur
Pérou
Bolivie
Brésil
Paraguay
Argentine
Chili
Venezuela

ASIE de l’EST
et du SUD EST

Japon
Chine
Taiwan
Philippines
Indonésie
Viet – Nam

Thaïlande
Laos
Birmanie
Nagalim
Malaisie









MOYEN ORIENT

Israël
Palestine

ASIE DU SUD

Bengladesh
Inde
Népal

AFRIQUE du NORD
et de l’OUEST

Maroc
Algérie
Burkina-Faso
Mali
Niger

CORNE de l’AFRIQUE
et AFRIQUE de l’EST

Kenya
Ouganda
Tanzanie

AFRIQUE CENTRALE

Burundi
Cameroun
République Démocratique
du Congo

République Centrafricaine

AFRIQUE AUSTRALE

Namibie
Botswana
Afrique du Sud
Zimbabwe

PACIFIQUE

Australie
Nouvelle Zelande
Kanaky-Nouvelle Calédonie
Rapa Nui

Papouasie occidentale

http://www.gitpa.org

12 octobre : Journée internationale de Solidarité avec les peuples amérindiens – CICP Paris

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article500

Le samedi 12 octobre 2013, de 14h à 23h

au Centre international de culture populaire (CICP)
21ter rue Voltaire, Paris 11e
Paf. 8 euros (adhérent.e.s du CSIA et tarifs réduits : 6 euros)

Projections / débats en présence de délégués amérindiens (Amérique du Nord et du Sud)

Diné / Navajo (Dinetah, USA) – Choctaw (Oklahoma, USA) – Innu (Nitassinan, Canada) – Mapuche (Chili)- Palikur-Téleuyu (Guyane “française” – sous réserve) – Information “Idle no more” (Canada) – Information sur les “escuelitas” zapatistes au Chiapas (Mexique)

ainsi que de Jean-Paul Guevara, Ambassadeur de l’’état plurinational de Bolivie en France et de Sergio Cáceres, Ambassadeur de l’’état plurinational de Bolivie auprès de l’’UNESCO.

Tables de presse – librairie amérindienne – bar – artisanat – exposition de lithographie de Leonard Peltier


Programme détaillé du 12 octobre 2013

JOURNÉE INTERNATIONALE DE SOLIDARITÉ AVEC LES PEUPLES AUTOCHTONES DES AMÉRIQUES

(Paris – Centre international de culture populaire, 21ter rue Voltaire, Paris 11e)

- 14h : Ouverture des portes avec la diffusion d’un diaporama photo : « Célébrations des 40 ans de l’occupation de Wounded Knee en 1973 par l’American Indian Movement (AIM) » sur la réserve Sioux-Lakota de Pine Ridge.

- 14h30 : Présentation de la Journée par le CSIA-Nitassinan et hommage à Russell Means (Sioux Oglala Lakota, figure historique de l’AIM, décédé il y a presque un an, le 22 octobre 2012) avec la lecture d’un de ses textes, co-écrit avec Glenn T. Morris (Shawnee, co-directeur de AIM-Colorado et organisateur des manifestations contre le Colombus Day à Denver) : « Why AIM opposes Columbus Day and Columbus Day Parades »

Mexique (Chiapas) : Retour sur l’Escuelita zapatiste

- 15h : Film sur le l’Escuelita zapatiste (en version originale, non sous-titrée)

- 15h20 : Intervention du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) et témoignages de personnes ayant participé à la première session de l’Escuelita zapatiste qui s’est déroulée l’été dernier.

- 15h50 : Pause

Chili : Situation du peuple Mapuche 40ans après le coup d’État

- 16h : Film Mapuche : « Kallul Trawun »de Francisco Huichaqueo

- 16h25 : Interventions de Gabriela Chihuailaf (Mapuche, chercheuse en maîtrise de communication audiovisuelle des peuples originaires), Anna Guevara (anthropologue argentine et chilienne) et Nestor Vega (Terre et liberté pour Arauco)

Canada : IDLE NO MORE, fini la passivité pour les communautés autochtones

- 17h : Film documentaire sur le mouvement IDLE NO MORE au Canada

- 17h30 : Intervention d’Annie Hervieux, Nation Innu, militante du mouvement IDLE NO MORE – Québec
+ Chant en langue Innu du Nitassinan

Guyane « française », Guyane AUTOCHTONE – sous réserve

- 18h : Intervention de Florencine Edouard, Nation Palikur-Téleuyu, représentante de l’Organisation des nations autochtones de Guyane (ONAG) – sous réserve

Droit international / Droits des peuples autochtones :
Retour sur la « Conférence internationale contre la discrimination à l’encontre des populations autochtones des Amériques » de l’ONU en 1977

- 18h30 : Diffusion d’un Diaporama des photos de la Conférence historique de 1977, réalisées par le Photographe Jean-François Graugnard, suivie d’une intervention de Bill « Jimbo » Simmons, Nation Choctaw (Oklahoma, USA), représentant de AIM-West et un des participants au Symposium « Peuples autochtones aux Nations Unies : de l’expérience des pionniers à l’ ’’empowerment » des jeunes générations », organisé par le Centre de Documentation, de Recherche et d’Information des Peuples Autochtones (doCip), en septembre dernier, au siège des Nations unies à Genève.

Bolivie : A dix ans de la révolte indigène à El Alto

- 19h : Film documentaire « Octobre rouge », de J.P. Guevara,
suivi des interventions de Jean-Paul Guevara, Ambassadeur de l’état plurinational de Bolivie en France et de Sergio Cáceres, Ambassadeur de l’état plurinational de Bolivie auprès de l’UNESCO.

- 20h : Pause

EN SOIRÉE : PROJECTIONS – DÉBAT – MUSIQUE

Dinetah, Arizona – Diné / Navajo : Respectez l’Existence ou attendez-vous à la Résistance

- 20h30 : Klee Benally et Princess Benally (Diné – Navajo), membres de la Coalition « Save the Peaks » et représentants de Indigenous Action Media et du projet Siléì.

Projections de documentaires sur la lutte pour protéger San Francisco Peaks et sur le projet Siléì (pour l’émancipation de la jeunesse autochtone à Flagstaff, Arizona), films réalisés par Indigenous Action Media et Outta Your Backpack Media Project / Intervention de Klee Benally / Musique militante et chants traditionnels par Klee Benally.

- 22h30 : Clôture de la soirée par un Chant traditionnel Sioux-Lakota, en honneur au prisonnier politique amérindien, Leonard Peltier, membre de l’AIM, incarcéré depuis 38 ans aux États-Unis. Chant également dédié aux autres prisonnier.e.s politiques autochtones dans les Amériques, notamment Oso Blanco aux USA, Alberto Patishtán et Alvaro Sebastian Ramiez (prisonniers membres de la Sexta zapatiste au Mexique), ainsi qu’à tous les prisonnier.e.s Mapuche en résistance au Chili.

http://www.csia-nitassinan.org/spip.php?article500

Programme sous réserve de modification de dernière minute.

www.csia-nitassinan.org

Sorties des documentaires de Terra Nostra « Paroles indigènes du Nord-Ouest Mexicain » et « Ito’Te Swane »

En vue de « l’autre célébration » du 12 octobre prochain, nous vous informons que sont en ligne les documentaires de la série « Paroles Indigènes du Nord-Ouest Mexicain » (2006/2007) et le documentaire ITO’TE SWANE (2010).

PAROLES INDIGÈNES DU NORD-OUEST MEXICAIN

Cette série de dix documentaires visite des peuples indiens, des communautés paysannes et des villages de pêcheurs du nord-ouest du Mexique, à la découverte de la vie quotidienne de leurs protagonistes et des situations qu’ils affrontent pour défendre leurs terres et leur identité.

Où voir la SÉRIE:

sur VIMEO: http://vimeo.com/album/2539920

sur YouTube: http://www.youtube.com/user/TerraNostraFilms/videos?tag_id=UCpTkCjVUv07imPVCKyADMTQ.3.s%C3%A9rie-paroles-indig%C3%A8nes-du-nord-ouest-mexicain&sort=dd&view=46&shelf_index=4

ITO’TE SWANE nous devrions prendre soin de nous

Documentaire sur les conditions de santé dans le Nord-Ouest Indigène du Mexique.

Où le voir: 

Journée Spéciale sur Arte « Peuples en danger » 28/09/2013

Pour le programme détaillé, clic ici

 

Primer festival internacional de cine y video mapuche y del Abya Yala – 4-9 de noviembre de 2013 – Temuco Wallmapu Chile

Clic aqui para la inscripcion

Mas informacion aqui

IDLE NO MORE! Rencontre/discussion sur la résistance indigène dans les Amériques – 21 septembre 2013

IDLE NO MORE !

Rencontre / discussion sur la résistance indigène dans les Amériques (Zapatistes / Wounded Knee ‘73 / Leonard Peltier / Idle No More)

samedi 21 septembre 2013 – 20h au Centre international de culture populaire (CICP), 21ter rue Voltaire,  Paris 11e (Métro : Rue des Boulets ou Alexandre Dumas , RER : Nation)
– entrée prix libre – infos : http://www.csia-nitassinan.org

#A partir de 14h : Distribution de café des coopératives zapatistes et projection de documentaires (organisé par Échanges solidaires) – http://produitszapatistes.free.fr

#A 20h – Point sur l’Escuelita zapatiste par des membres du Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) et interventions de :
–  LENNY FOSTER (Diné/Navajo) – vétéran de l’occupation de Wounded Knee en 1973, membre de l’American Indian Movement (AIM) et conseiller du
prisonnier politique amérindien, Leonard Peltier ;
– de BILL SIMMONS (Choctaw) –  représentant de AIM-West ; – et de RON LAMEMAN (Cree du Canada) –  représentant du Conseil international des traités Indiens (IITC) et membre du mouvement IDLE NO MORE au Canada.

Événement organisé par : Le Comité de solidarité avec les Indiens des Amériques (CSIA-Nitassinan), le Comité de solidarité avec les peuples du Chiapas en lutte (CSPCL) et Echanges solidaires.

Guerriers de la Paix, les Teko de Guyane : exposition, table ronde, films et danses traditionnelles amérindiennes – 11 septembre-13 novembre – Université de Strasbourg

Le GITPA signale les manifestations suivantes

l’Association des Étudiants et Amis de l’ Institut d’ Ethnologie organise une exposition, une table ronde, des projections de films

et un spectacle de danses traditionnelles amérindiennes

entre le 15 septembre et le 4 octobre 2013.

Programme détaillé

La Délégation amérindienne est actuellement constituée de :
– Joachim Panapuy, président de l’association Kumaka et directeur de la Compagnie Teko Makan.
– Jammes Panapuy, chef de la délégation territoriale de l’Oyapock du Parc Amazonien de Guyane.
– Jérémie Matta, coordinateur Socio Culturel de l’Oyapock du Parc Amazonien de Guyane
– René Monerville, maire de la commune de Camopi.
– Ti’ iwan Couchili, artiste plasticienne traditionnelle.
– La Compagnie Teko Makan, (chants et danses traditionnels), constituée d’une quinzaine de jeunes Teko de Camopi.

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